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 Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008

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arafolie
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MessageSujet: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Sam 11 Oct 2008, 09:08

trouvé sur son site. Mis pour information.

ALLOCUTION DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Salon mondial de l’Automobile - Jeudi 9 octobre 2008
Monsieur le ministre d'Etat, Cher Jean-Louis,
Monsieur le ministre Cher Luc,
Messieurs les Présidents,
Mesdames et Messieurs, si vous le permettez, chers amis,
Après la visite que je viens de faire, je voudrais partager avec vous une conviction très profonde :
l’histoire d’amour entre les Français et l’automobile n’est pas prête de se terminer. La passion de
l’automobile est bien vivante dans notre pays. Ce n’est pas un hasard si le Mondial de l’Automobile
est le plus grand salon du monde pour ce secteur. Devant Tokyo, devant Detroit, loin devant Francfort.
Je ne le dirais pas samedi. Ce n’est pas un hasard si, cette année, l’affluence est plus grande encore. Ce
n’est pas un hasard, si le salon de l’Automobile fête en 2008 son centième anniversaire, ici dans notre
pays qui est aussi le berceau de l’industrie automobile et qui doit le demeurer.
Du reste, nous avons quelques raisons, nous Français, de tenir à notre industrie automobile qui
emploie près de 2,5 millions de personnes, dans l’ensemble de la filière, ce n'est pas rien, c'est 10% de
la population active. Au-delà des grands constructeurs bien connus, existent un nombre considérable
d’équipementiers et de sous-traitants qui sont au coeur de la compétitivité et de l’innovation dans ce
secteur, qui reste d'ailleurs le premier secteur industriel en termes de dépenses de recherche et de
développement. Avec l’automobile, nous sommes au coeur de l’économie réelle dont nous avons tant
besoin, c'est-à-dire une économie qui produit, qui investit, qui innove, pour répondre aux besoins des
femmes et des hommes.
Mais l’industrie automobile est aujourd’hui, j’en suis convaincu, à un tournant de son histoire. Quelle
chance, vous les responsables d'être placés à un moment où il y a tant de choses à changer. Je me sens
très solidaire de vous. Trois enjeux :
Un enjeu énergétique bien sûr : la récente hausse du prix du baril de pétrole, même si depuis les cours
ont baissé de nouveau, ils ont baissé mais ils sont encore le double de ce qu'ils étaient en 2004. Nous
dépendons pour la quasi-totalité de nos transports routiers. Or le monde est sur le point d’atteindre –
avant 2020 en tout état de cause– le plafond de sa capacité de production d’hydrocarbures. En somme,
il suffirait d’attendre… Mais si l’offre de pétrole ne peut s’élever et que la demande dans les
transports, dans les pays émergents continue, elle, à progresser fortement, alors nous pouvons craindre
que le choc récent qu’a connu notre économie sur le prix du brut ne soit que le début d’un long
processus. Je rappelle qu'avant la crise financière que nous connaissons, nous avons affronté une crise
sans précédent des matières premières. Il conviendrait de ne pas l'oublier. Ma responsabilité n’est pas
d’attendre, d’espérer et de faire confiance. Ma responsabilité est de préparer l’après-pétrole dès
maintenant. Le XXIème siècle sera le siècle de la fin du pétrole, il verra donc la fin de la voiture telle
que nous la connaissons. La sécurité de nos approvisionnements énergétiques exige, dans les
transports comme dans le logement, que nous organisions dès à présent la transition énergétique. Il est
crucial de réduire notre dépendance vis-à-vis des énergies fossiles, en réalisant des économies
d’énergie bien entendu, mais en développant toutes les formes d’énergies renouvelables et durables.

2ème enjeu non moins important, c'est l’enjeu environnemental : le secteur des transports représente à
lui seul le quart des émissions mondiales de CO2, l’automobile ne peut pas rester à l’écart de l’enjeu
écologique majeur que représente la lutte contre le changement climatique. Partout où cela est
possible, tout doit être mis en oeuvre pour réduire les émissions de dioxyde de carbone. Le fait qu’il
soit possible de réduire nos émissions de CO2, plus facilement et à un moindre coût dans d’autres
domaines comme le bâtiment, ne peut servir de prétexte à l’inaction dans les transports. Je ne laisserai
personne caricaturer l’automobile comme le symbole d’une société d’épuisement des ressources et de
destruction de l’environnement. L'automobile a trop souvent servi de cible facile aux tenants de la
décroissance. Les transports individuels rapides sont un acquis extraordinaire du XXième siècle pour la
qualité de vie, l’efficacité économique, l’ouverture au monde. Y renoncer au nom de l’écologie serait
un contresens majeur alors que la technologie nous permet aujourd’hui de concilier déplacements
individuels et respect de la planète. Le développement durable, ce n’est pas d’abolir la liberté, ce n’est
pas le retour en arrière, ce n’est pas de renoncer à la mobilité que permet la voiture, c’est d’inventer
des modes de déplacement confortables, sûrs, économes et les plus respectueux de l’environnement.
C'est une affaire sérieuse l'environnement, qui ne demande que des gens se mettent ensemble pour
chercher, pour innover et pour concilier la liberté, la mobilité et le respect de la planète.
Le 3ème enjeu, que vous avez à affronter, c'est l'enjeu industriel : l’industrie automobile est présente à
la fois sur chacun de nos territoires et partout dans le monde. Elle constitue une composante
absolument fondamentale de l’outil industriel français. Je n’accepte pas l’idée que la France, qui a
produit jusqu’à 3,2 millions de voitures en 2004, n’en fasse plus que 2,5 millions en 2007. Je
n’accepte pas l’idée qu’un pays qui a notre industrie automobile soit devenu importateur net dans le
secteur automobile. Il y a urgence à agir. Je veux affirmer que l’industrie automobile, aujourd’hui
comme demain, a toute sa place en France. Je l’ai dit lundi dernier, avec Carlos GHOSN, aux salariés
de Renault à Sandouville, l’automobile en France, ce n’est pas fini. Je m’inscris en faux contre tous
ceux qui voudraient cantonner notre pays dans les activités de services, la finance et le tourisme. Je me
souviens de ceux qui parlaient de l'économie virtuelle, celle où on n'avait pas de client, pas de produit,
où le seul truc était de lever des fonds. On peut avoir des envies non avouables quand on se remémore,
tous ces gens qui donnaient des leçons. La vieille économie, c'était l'industrie, un produit, un client.
Vous vous souvenez de tout cela. Bien sûr qu'il faut des services mais si l'industrie s'en va, les services
partiront aussi d'autant plus qu'ils sont encore plus facilement délocalisables. Une absurdité ! La
France a besoin d'industrie, c'est une conviction que j'ai, profondément ancrée en moi depuis bien
longtemps. La responsabilité des pouvoirs publics français, c’est d’accompagner les mutations
technologiques et industrielles, pour garantir notamment la pérennité des sites, des activités et des
emplois du secteur automobile français.
Ces défis fondamentaux, très difficiles pour vous, je vous propose que nous les relevions ensemble en
nous donnant les moyens de les relever.
Nous allons d’abord accompagner la demande de nos concitoyens vers des véhicules plus sobres et
moins émetteurs de CO2. Nous maintiendrons donc le bonus/malus institué à la fin de l’année dernière
sur les voitures particulières vendues dans notre pays. Il a fait la preuve, cher Jean-Louis
BORLOO, de son indéniable efficacité, puisque les ventes des véhicules bénéficiant d’un bonus, c’està-
dire les plus sobres et les moins émetteurs de CO2, ont progressé de 50% sur les six premiers mois
de 2008. Ce maintien se fera, sur l’ensemble de l’année 2009, avec les mêmes seuils et les mêmes
montants. Au-delà de son succès pour inciter les Français à s’équiper en véhicules plus propres, un tel
soutien pour le marché automobile me semble bienvenu dans la période que nous traversons. J’ajoute
que ce mécanisme du bonus/malus sera étendu à d’autres biens d’équipement, progressivement, et
dans la concertation. Je crois au bonus/malus. Je crois à la nécessité des pouvoirs publics d'inciter à
acheter des véhicules propres pour créer un marché et un cercle vertueux. Parce que plus on aura des
gens qui achètent des véhicules propres, moins ces véhicules couteront chers à fabriquer. Cela
s'appelle la solvabilité d'un marché. Cela n'a rien d'intelligent, ce que je dis mais je crois au
bonus/malus. Que le message soit entendu une bonne fois pour toute. Jean-Louis BORLOO pourrait d'ailleurs témoigné de la constance du soutien à son idée que j'ai manifesté depuis le début. Et
d'ailleurs, on n'aurait pas eu de bonus/malus que le dernier indice de production industriel ne serait pas
au niveau où il a été. Le bonus/malus, cela a été un bonus puisqu'en solde, je crois, que l'Etat a versé
250 millions d'euros de plus. C'est très bien, vous en avez besoin. Il faut vous aider.
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Sam 11 Oct 2008, 09:08

L’Etat se doit aussi lui-même d’être exemplaire en matière de développement durable. Il va donc
prendre sa part, en limitant strictement par un décret, le plafond d’émission des véhicules achetés par
l’Etat à 130 grammes au kilomètre parcouru, soit le seuil maximal des véhicules bénéficiant du bonus,
à compter du 1er janvier prochain. Moi je ne suis pas celui qui va dire aux autres faites ce que nous ne
faisons pas. C’est clair. L’Etat demande, l’Etat s’applique la même règle - ce n’est pas la peine de
reporter cela à la Saint Glinglin - à partir du 1er janvier prochain. Et je souhaite surtout que l’Etat et ses
établissements publics s’engagent dans un effort particulier de renouvellement de leur parc
automobile : trop de véhicules, trop puissants, trop consommateurs en carburants et trop polluants. Je
souhaite une très sérieuse réorganisation, y compris et surtout dans les conditions d’octroi de véhicules
dits « de fonction », mais j’entends aussi que la totalité des véhicules âgés de plus de 10 ans soit
remplacée, dès 2009, par des véhicules neufs, plus sobres et plus respectueux de l’environnement. Ce
chantier sera conduit dans le cadre de la 2ème étape de la réforme de l’Etat, que j’ai bien l’intention
d’engager dès les toutes prochaines semaines, dès 2009. On va dépenser de l’argent pour investir. Au
fond, cela fera des économies et à l’arrivée et soutiendra le marché qui en a par ailleurs bien besoin.
Au niveau européen, la France exerçant la Présidence de l’Union européenne entend contribuer à la
poursuite des efforts engagés pour concevoir des véhicules, là encore, plus sobres et rejetant le moins
possible de CO2. C’est très précisément l’objet du projet de règlement européen sur les émissions de
CO2 des véhicules, qui est actuellement en cours de négociation. La France continuera d’y défendre
un accord ambitieux sur le plan environnemental, c’est-à-dire un accord qui permette de réduire
nettement, dès 2012, les émissions de CO2 par rapport à aujourd’hui et qui débouchera après 2020, sur
une nouvelle réduction importante des seuils d’émission. Mais pour que cette ambition prenne corps,
je veux rappeler qu’un accord doit se faire avec tous nos partenaires. Nous ne sommes pas seuls. En
tout état de cause, c’est l’absence totale d’accord qui constitue l’option la plus défavorable pour
l’environnement. On négocie.
De même que la France soutient l’objectif de 20% d’énergies renouvelables dans notre consommation
énergétique finale en 2020, je souhaite que notre pays continue à augmenter la part des énergies
renouvelables dans les transports. Dès l’année prochaine, nous allons commencer à remplacer des
pompes de super sans plomb 98 par un carburant à 10% d’éthanol, l’E10. L’objectif d’incorporation
de biocarburants par les pétroliers est confirmé à hauteur de 7% jusqu’en 2010, soit au-delà même des
objectifs européens. Dans la même perspective, je souhaite que les véhicules flex-fuel, fonctionnant à
l’E85, puissent être exonérés rapidement du malus qui les frappe aujourd’hui et qui ne tient pas
compte du bénéfice environnemental complet de tels véhicules. Enfin, l’Etat va continuer de s’engager
aux côtés de projets pilotes de production de biocarburants, mais de la 2ème génération, c’est
extrêmement important. Ces projets ont vocation à devenir des références en Europe et dans le monde
en matière de chimie verte et de biocarburants du futur. Ce n’est pas la peine que l’on reste à la
première génération, surtout avec l’histoire de l’augmentation des prix des matières premières
agricoles. La deuxième génération est beaucoup plus prometteuse.
Enfin, comme au temps des pionniers français de l’automobile, je souhaite que la France redevienne le
lieu où s’imaginent et se préparent les ruptures technologiques de demain, le lieu où s’invente le
véhicule du futur, celui qui permettra au monde de réconcilier mobilité, croissance et respect de
l’environnement. Voici la très haute ambition que je nous assigne pour les années à venir. Pour y
parvenir, la France va s’engager, dès maintenant, dans un vaste plan de recherche et de soutien aux
« véhicules décarbonés », c’est-à-dire, de véhicules ayant le plus faible niveau d’émission de CO2
possible, qu’il s’agisse de véhicules entièrement électriques ou de véhicules hybrides rechargeables.

J’ai le sentiment que nous sommes à un tournant historique dans le mode de propulsion des véhicules.
Je sais bien qu’on a cent fois prédit la fin du moteur à explosion et que jusqu’à présent on s’est cent
fois trompé. Mais je crois qu’en cette année 2008 trois changements majeurs s’additionnent : la hausse
du pétrole rentabilise comme jamais les énergies alternatives, les batteries qui ont fait des progrès
technologiques absolument extraordinaires et enfin la prise de conscience collective de l’urgence
climatique. Tout ceci est survenu très vite, en quelques années. Je crois donc que d’ici 3 ans, plus
aucun constructeur ne pourra se priver de compléter sa gamme par une offre de « véhicules
décarbonés ». J’en veux pour preuve les accords de coopération signés aujourd’hui même entre EDF
et nos deux grands constructeurs nationaux, Renault et Peugeot-Citroën, sur le véhicule électrique.
Cette évolution qui est aujourd’hui possible, il nous appartient de la faire déboucher au plus vite, et au
mieux des intérêts des Français.
J’ajoute que personne ne comprendrait que la France qui est le pays le mieux placé pour favoriser le
développement du véhicule électrique, car elle dispose d’une électricité sans CO2, à un coût garanti sur
le long terme, sans aucune, quasiment aucune dépendance extérieure. Aucun autre pays n’a autant de
raisons de favoriser le développement de cette filière. Nous n’allons pas nous priver de le faire.
Ce plan que je vous annonce comportera un important volet de soutien à la recherche et au
développement aux véhicules décarbonés. Pour les rendre disponibles, avec toutes les garanties de
coût, de performance et de sécurité, il faut que l’on investisse massivement dans la recherche. Au
total, nous allons mobiliser 400 M€ de financement public au cours des quatre prochaines années,
exclusivement pour la R&D sur les véhicules décarbonés. Ces crédits sont d’ores et déjà disponibles
sur le milliard d’euros supplémentaire alloué à la recherche par le Grenelle de l’environnement et dans
les pôles de compétitivité et sur le fonds « démonstrateur » de l’ADEME qui vient justement de lancer
son 1er appel à projets.
Sur le sujet spécifique des batteries qui équiperont demain tous les véhicules décarbonés, je demande à
Jean-Louis BORLOO et à Luc CHATEL de se saisir de ce sujet industriel absolument stratégique, afin
de coordonner au mieux les efforts publics et privés, notamment dans les pôles de compétitivité
concernés par cette technologie. Je rappelle que l’on a remis 1 milliard et demi d’euros sur les pôles de
compétitivité pour favoriser la recherche et le développement.
Le plan « véhicules décarbonés » que je vous propose aujourd’hui, comportera aussi un volet
important de soutien à la demande pour de tels véhicules. Soyons pragmatiques, pour une fois. Pour
que le prix des véhicules soit abordable, il faut qu’ils soient produits en série. C’est absolument
incontournable. Pour que les investissements dans une production en série soient réalisés, il faut
l’assurance qu’une demande solvable existe. Je crois qu’il est temps de sortir de ce dilemme. Le bonus
écologique de 5 000 €, d’ores et déjà disponible pour tout véhicule émettant moins de 60 grammes de
CO2/km, sera d’une part étendu aux véhicules utilitaires légers et d’autre part maintenu dans ces
termes d’ici à 2012. Il s’agit de donner de la visibilité aux acheteurs comme aux constructeurs et ce
dispositif n’a vocation à être réexaminé éventuellement, que lorsque le seuil de 100 000 véhicules
décarbonés aura été atteint. Comprenez-moi, c’est assez logique. Jusqu’à présent on me dit : « les
consommateurs disent je n’achète pas c’est trop cher ». Et les fabricants disent : « Je ne fabrique pas, il
n’y a pas assez de demande ». On se regarde tous en chien de faïence. Il faut solvabiliser une
demande. On va donc solvabiliser massivement la demande par le bonus, que l’on garde, que l’on
étend. Mais naturellement je le dis, nous n’avons pas vocation à subventionner l’achat de véhicule à
vie. Ce n’est pas la vocation de l’Etat. Donc je retombe sur mes pieds en quelque sorte, au moins au
niveau de la cohérence. Lorsque la demande solvabilisée sera suffisamment grande, j’ai fixé l’objectif
à 100 000 véhicules carbonés, on peut discuter, on peut négocier, on peut débattre. Jean-Louis
BORLOO, Luc CHATEL conduiront cela. Est-ce que c’est 100 000 ? Est-ce que c’est plus ? C’est
moins ? Peu importe mais à ce moment-là, j’estime que l’on rentre dans une production en série et que
l’on doit laisser le marché remplir sa fonction d’adéquation entre l’offre et la demande. J’estime qu’à
ce moment-là on aura vraiment pu baisser le coût d’une production en série.
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Sam 11 Oct 2008, 09:09

Je pense qu’en annonçant la date de 2012 on donne aux constructeurs suffisamment de lisibilité pour
vous pour investir là-dedans.
Dans le même temps, toujours le même raisonnement, je ne supporte pas cette idée où l’Etat fait les
injonctions et puis se comporte différemment. Ce n’est plus acceptable. Dans le même temps je
souhaite que l’Etat se donne l’objectif de mieux coordonner les achats, cher Jean-Louis, de flottes de
véhicules décarbonés par les organismes tant publics que privés. Je demande aux administrations et
aux dirigeants des grands établissements et entreprises publiques de faire connaître rapidement - c’est
à dire avant la fin de l’année -la contribution qu’ils pourraient apporter à cet objectif. J’ai bien noté
@que la Poste, cher Jean-Paul BAILLY, - s’il n’est pas là on lui transmettra mon amitié et ma demande,
enfin, ma demande et mon amitié -, était disposée à acquérir 10 000 véhicules décarbonés d’ici à 2012,
et je n’ose imaginer, cher Pierre GADONNEIX, que vous attachiez moins d’importance à mon amitié
et à ma demande. EDF ne peut pas être en reste, s’agissant de véhicules dont elle produira et
distribuera le carburant. Vous voyez, l’objectif pour nous, Jean-Louis BORLOO et Luc CHATEL
c’est de créer un marché solvable. On va vous aider sur la recherche, on vous aide à amorcer le
marché, après, c’est à vous avec vos équipes, vos techniciens, votre savoir-faire, de continuer l’effort.
Mais la France pays de l’énergie nucléaire doit être absolument leader dans le véhicule électrique,
j’imagine que dans la famille il y a plein de possibilités, il faut laisser faire là aussi la concurrence et le
marché.
Le développement du véhicule décarboné, implique, en outre, une profonde évolution de la manière
dont on distribue l’électricité dans notre pays. Il faudra d’abord que l’on puisse recharger à domicile.
Chaque particulier devra s’organiser dans les bâtiments existants, mais je souhaite à tout le moins que
les nouvelles constructions intègrent d’emblée les prises de rechargement des véhicules.
Rechargement absolument majeur, vous voyez dans quel cadre on se situe. Il faudra que l’on puisse
recharger à chaque arrêt, au travail, au supermarché, au parking. Je veux qu’on mobilise les
gestionnaires de chacun de ces espaces, Jean-Louis, soit par la réglementation, soit par les contrats de
concession, soit par le simple intérêt commercial, à entreprendre un programme d’équipement
permettant le rechargement des véhicules. Enfin, il faudra équiper l’espace urbain, la voie publique,
avec la création de bornes adaptées à un rechargement rapide.
Il est essentiel de coordonner cet équipement, de le programmer, et je veux que l’Etat s’engage sur ce
programme. Car les constructeurs ne feront pas de véhicules s’ils ne peuvent pas les vendre, et les
constructeurs ne vendront pas les véhicules si l’infrastructure de rechargement n’est pas disponible.
On a compris le boulot qu’on a à faire de notre côté.
Ces investissements représentent des sommes considérables. Mais ils seront étalés sur une longue
durée et répartis entre les particuliers, les collectivités, les distributeurs d’électricité, les gestionnaires
d’espaces publics, et sans doute amortis sur la vente du courant. Je rappelle que la France, quand
même, à ceux qui me diront que je veux dépenser de l’argent, je veux rappeler que la France a payé 47
milliards d’euros de facture pétrolière en 2007, dont plus de la moitié pour le transport. Ce n’est donc
pas un investissement qui doit nous faire peur. La France a les moyens d’investir, la France n’a pas les
moyens d’accumuler des dépenses de fonctionnement.
Mais la réalité c’est que l’équipement de notre pays suppose un travail approfondi d’adaptation de nos
normes techniques, de nos règles d’urbanisme et de copropriété, voire de la tarification énergétique,
Pierre. Je demande donc à Jean-Louis BORLOO et Luc CHATEL de constituer dans les meilleurs
délais, un groupe de travail sur ces questions, réunissant les distributeurs d’énergie, les constructeurs
automobiles, les représentants des collectivités locales, les professions du bâtiment et plus largement
tous les gestionnaires de l’espace public. Les propositions devront être disponibles au mois de juin
2009 sur les évolutions normatives nécessaires, la programmation des investissements et leur
financement, parce que mon ambition c’est que nous ayons voté tous les textes de loi et pris tous les
décrets nécessaires avant le 1er janvier 2010. 2009, c’est l’année où nous on fait évoluer la norme, les

équipements, la tarification, pour que vous les constructeurs vous puissiez aller à fond dans les
développements des véhicules décarbonés.
Enfin – c’est le dernier volet du plan de développement des « véhicules décarbonés » que je vous
annonce et non le moindre –, l’Etat sera présent aux côtés de tous les industriels français de
l’automobile engagés dans la vaste mutation technologique qu’impose le développement du moteur
électrique. Je n’ai jamais eu le moindre scrupule à défendre une intervention forte de l’Etat pour
défendre notre patrimoine industriel. Qu’on me donne au moins le crédit de l’ancienneté de la
réflexion sur le sujet. C’est aussi ce qui me guidera dans la réforme que je souhaite de la taxe
professionnelle, qui a la particularité absolument ridicule et unique au monde, de taxer et donc de
décourager l’investissement sur notre territoire. Et je ne laisserai pas les choses en l’état. Alors je
n’ignore nullement les problèmes que cela peut poser pour les collectivités territoriales. Je n’ignore
nullement tout cela, mais moi, je n’ai pas l’intention de conserver un impôt qui pénalise notre
industrie, qui pénalise notre compétitivité, qui pénalise notre développement. Et l’année 2009, sera
l’année du chantier de la taxe professionnelle et de l’allégement de la carte territoriale française. Alors,
je sais bien que c’est difficile mais je crains que je n’aie été élu pour m’attaquer aux dossiers difficiles.
Les dossiers faciles, rassurez-vous, mes prédécesseurs n’ont pas hésité à les résoudre ! Il y a
naturellement aucune critique, mais comme c’est drôle, je ne vois que des dossiers difficiles, c’est
donc que les dossiers faciles… enfin, chacun commence par ce qu’il veut.
Alors enfin, je voudrais terminer avec quelque chose que je crois profondément vrai, moi je suis pour
la liberté du commerce, je suis pour l’économie de marché. Enfin, je vois que le Trésor américain
s’apprête à accorder 25 Md$ de prêts à long terme, à des taux imbattables, à ses trois constructeurs
automobiles pour qu’ils rénovent leurs usines de plus 20 ans, alors le vrai doute qui m’étreint - parce
qu’il m’arrive de douter - c’est : ne sommes-nous pas, nous européens, beaucoup, beaucoup, beaucoup
trop naïfs ? Quand je dis que je doute… Mais moi je crois qu’on est trop naïfs et je crois surtout que
cela a trop duré. Cela veut dire que cela a assez duré. Je suis pour l’amitié avec les Etats-Unis, je n’ai
pas besoin de le démontrer. Nos partenaires et nos amis soutiennent à bout de bras leurs constructeurs.
C’est leur droit le plus strict. Mais alors moi, je ne veux pas que nous vivions nous dans un cadre où
nous n’aurions pas le droit d’aider de la même manière nos constructeurs à s’engager sur la voie d’une
mutation technologique majeure, décisive pour la protection de l’environnement et capitale pour la
sécurité énergétique de notre pays. J’entends donc proposer à la Commission européenne et à nos
partenaires européens de réviser le cadre communautaire des aides d’Etat. Pourquoi ? Eh bien tout
simplement pour mettre ce cadre communautaire des aides d’Etat en accord avec les buts mêmes que
nous poursuivons, dans le cadre du paquet climat-énergie. Il y a là une question de cohérence
manifeste. On ne peut pas dire à nos constructeurs voilà les objectifs de protection de l’environnement
qui sont les nôtres et en même temps, on ne vous aide pas à les obtenir. Pire, non seulement on ne
vous aide pas parce qu’on s’est donné des règles de concurrence, dont on n’a pas compris que la
concurrence était un moyen et pas une fin. Ce que je ne cesse d’expliquer depuis des années. Mais en
plus, on nuit gravement à votre compétitivité en voyant les autres faire ce qu’on interdit nous-mêmes
de faire. Cela n’a aucune cohérence. Et je en laisserai personne, d’ailleurs, dire que je ne suis pas pour
l’Europe. L’Europe elle est faite à mes yeux pour protéger, pour inciter, pour encourager et non pas
pour être cette espèce d’organisation informelle où on ne peut rien dire et rien faire. A la suite
d’ailleurs d’une absence de pensée manifeste.
Alors, je veux proposer à nos partenaires européens de réfléchir à l’ouverture d’un axe d’intervention
stratégique de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) en faveur des entreprises européennes de
l’automobile, dès lors que celles-ci s’engagent résolument sur la voie des « véhicules décarbonés ». La
BEI est jadis intervenue dans les domaines stratégiques de l’aéronautique et du spatial. Il est tout aussi
stratégique et urgent que l’industrie automobile européenne réussisse la mutation technologique et
industrielle qui s’annonce.
Mesdames, Messieurs, nous sommes à l’aube d’une période passionnante pour l’industrie automobile,
pour les Français et pour les décideurs politiques que nous sommes. Il n’est pas si fréquent de pouvoir,

autour de grands projets technologiques, fédérer et concilier nos intérêts économiques,
environnementaux et humains. C’est aujourd’hui le cas. C’est le cas grâce à vous, aux chercheurs, aux
industriels, aux consommateurs, à la société civile, aux ONG environnementales. Si nous sommes ici
aujourd’hui, c’est grâce à tous ceux qui ont préparé et permis que s’engage désormais une vraie
transition énergétique, pour préparer l’après-pétrole. Comme dans l’isolation thermique des bâtiments,
ou le développement des énergies renouvelables, il s’agit d’une véritable dynamique de croissance.
Une croissance durable, une croissance riche en emplois, une croissance respectueuse de
l’environnement, bénéfique à tous et économe de nos ressources. Je suis venu aujourd’hui vous
proposer que la voiture, symbole de la croissance et de la prospérité d’hier, soit aussi le vecteur de la
croissance de demain.
J’espère que vous avez compris, l’Etat français est bien derrière l’industrie automobile.
Je vous remercie.

@Lien origine avec pdf en bas a gauche
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Sam 11 Oct 2008, 10:03

Notre niveau de confort pour les déplacements n'est pas négociable. Tant pis si nous en crevons, main crèverons en voiture!
C'est à fond sur la voiture décarbonée. Le problème est intégral, ou global:
Energie totale consommée = consommation x km parcourus.
L'état ne s'intéresse qu'à la consommation par véhicule et affirme que nous auront le droit de faire toujours autant voire plus de km. C'est une erreur je pense. Le message est surtout de dépenser de l'argent publique pour soutenir l'industrie automobile française. Je crois qu'il ne faut pas se leurrer, la production des voitures "propres" sera délocalisable.
D'ailleurs si on passe au tout électrique, il faut stocker, dans des batteries au Li qui n'est disponible qu'en quantité limitée.
Je pense que la solution est plutôt .

J'espère que les véhicules tels ceux de Cavallo, Joebar, et autres trikes assistés, qui émettent moins de 60g de CO2/km pourront profiter d'une aide de 5000€. Les commandes de XStream vont pleuvoir à Montpellier.
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cavallo pazzo
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Sam 11 Oct 2008, 22:19

Il y a des passages qui font plaisir, comme de découvrir que ceux qui lui écrivent ses discours connaissent la décroissance, les ONG environnementales, les défauts de l'industrie automobile et ses faiblesses...
Et des passages me font froid dans le dos, comme lorsqu'il parle de véhicules décarbonés de grand confort et roulant vite.
Cela va faire mal, très mal, lors du réveil.
Il n'a rien dit des ordres de grandeur nécessaires à cela. La consommation actuelle d'électricité est bien inférieure à celle de la mobilité, et quand bien même elle serait égale, cela voudrait simplement dire doubler la capacité de production électrique. Inconcevable, même en nucléaire. Avec les réserves actuelles, si la France construit dans l'urgence de quoi assurer sa production, donc quelques dizaines de réacteurs de dernière génération, le combustible va s'épuiser sacrément vite et je doute que l'on puisse finir l'exploitation de ces réacteurs, considérant que d'autres pays feraient certainement de même.
Sans parler des batteries...
Au delà de 50 kg par personne de poids mort et 50-60 km/h en pointe, il n'y aura pas les ressources pour de la mobilité électrique à grande échelle. Croire le contraire c'est se leurrer. Faire croire le contraire c'est mentir.
Alors oui, de l'hybride aura moins de soucis, considérant qu'une Prius 2 contient 1.3 kWh de batteries et qu'un Vélo assisté moderne a entre 0.3 et 0.6 kWh, tandis qu'une tesla contient 58 kWh. donc l'épuisement des ressources se fera moins vite, mais pas en décarboné.
Les compromis ne vont que repousser l'échéance d'un peu, mais les choix décisifs aussi.
Comme il est difficile politiquement d'expliquer que le changement sera encore plus grand que cela, avec une remise en cause des pilliers même..
Il n'a pas osé, ou pas voulu. Dommage, la direction est bonne, seule manque l'intensité et la profondeur du changement.
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Dim 12 Oct 2008, 01:10

En même temps, Sarkozy comme Borloo ne connaissent de l'écologie que ce qu'ils peuvent en lire dans la presse quotidienne (ou au 20h à la TV) ... du coup faut pas espérer des miracles.
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Dim 12 Oct 2008, 17:52

ALagrange (Alex) a écrit:
[/url].
J'espère que les véhicules tels ceux de Cavallo, Joebar, et autres trikes assistés, qui émettent moins de 60g de CO2/km pourront profiter d'une aide de 5000€. Les commandes de XStream vont pleuvoir à Montpellier.
Tu veux dire qu'il va filer de l'argent aux décroissants ?
Rolling Eyes
je ne sais plus quoi dire... mais cela me motive de plus en plus, à choisir une empreinte de plus en plus douce.
Le sevrage est long ... mais j'apprends...

A dieu ... les andes...
Y a un forum... spécial ? Genre 0 impact ?
Mais merci pour toute ces infos...


a+

jeff
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Dim 12 Oct 2008, 18:12

hysope a écrit:
Y a un forum... spécial ? Genre 0 impact ?
Ca n'existe pas le zéro impact.
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Dim 12 Oct 2008, 18:32

Et l'utopie ? Elle existe ?
Jeff
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Dim 12 Oct 2008, 18:56

En tant que concept théorique, oui.
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Dim 12 Oct 2008, 19:07

Edlamouette a écrit:
hysope a écrit:
Y a un forum... spécial ? Genre 0 impact ?
Ca n'existe pas le zéro impact.
Ben si le suicide imédiat !
Mais bon on peu xaussi diminuer son impacte sur la terre au minimun.

LAF ! ! ... !
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Dim 12 Oct 2008, 19:12

laf_ange a écrit:
Edlamouette a écrit:
hysope a écrit:
Y a un forum... spécial ? Genre 0 impact ?
Ca n'existe pas le zéro impact.
Ben si le suicide imédiat !
Mais bon on peu xaussi diminuer son impacte sur la terre au minimun.

LAF ! ! ... !
Même le suicide immédiat a des effets, ne serait-ce que la prise en charge humaine du corps, jusqu'à la putréfaction souterraine.

On peut diminuer son impact sur Terre, mais à quel prix (équilibre individuel contre global), et surtout pourquoi ?
Chacun a ses propres réponses à ces questions, mais l'idéal est d'accepter et de respecter les choix d'autrui.
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Dim 12 Oct 2008, 20:01

cavallo pazzo a écrit:

Il n'a pas osé, ou pas voulu. Dommage, la direction est bonne, seule manque l'intensité et la profondeur du changement.
Ben pourquoi ne ferait-t-il pas plaisir à ses copains.
Il faut le respecter, respecter ses choix c'est vrai enfin !


http://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Bollor%C3%A9
Code:
Comme de nombreux hommes d'affaires français, Bolloré entretient de nombreuses relations avec le milieu politique, et plus particulièrement avec le parti UMP.

http://www.batscap.com/ => bleue car un véhicule nucléaire ou au charbon capable de bousiller les Andes ou le Tibet c'est au choix !

Et en plus il fait croire qu'il va relancer la machine... top !

Very Happy

Jeff
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Lun 13 Oct 2008, 23:28

Si quelqu'un doit se coltiner une vie de m..isère pour que quelques uns s'engraissent, il doit respecter leurs choix, bordel.

C'est vrai quoi, bande de décroissants, respectez donc les choix de ceux qui vous soufflent au visage la fumée de leurs cigares payés sur votre labeur, bon sang!

J'adore. C'était de l'humour, j'en suis certain. Pas d'alternative possible.
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Mer 15 Oct 2008, 09:11





Respect !

Pas de problème ! C'est loin Niger ... la chine... "on s'en fou... on y va pas ..."

a+

Jeff
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Mer 15 Oct 2008, 10:05

Vos 2 photos hysope me font penser au très bon documentaire "manufactured landscapes" qui illustre le travail du photographe Edward Burtynsky.
Connaissez vous ce film?
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Jeu 16 Oct 2008, 12:52

Je réagis suite à une conference à laquelle j'ai assistée hier (Didiier Bloch du CEA grenoble).
D'accord evidemment avec les grandes lignes "idéologiques" de l'aberration énergétique que représente la voiture. La science n'a pas cela en tete et pour cause: c'est d'ordre sociologique (quantification du besoin).


cavallo pazzo a écrit:
Il n'a rien dit des ordres de grandeur nécessaires à cela. La consommation actuelle d'électricité est bien inférieure à celle de la mobilité, et quand bien même elle serait égale, cela voudrait simplement dire doubler la capacité de production électrique. Inconcevable, même en nucléaire.
En France, la production nucléaire est de 430TWh (soit 37Mtep) par an (et elle represente environ 80% de la prod totale).
La mobilité, c'est 50Mtep, dont la moitié pour le vehicule individuel. ça, c'est avec un parc 100% thermique. En passant à du 100% élec, sans optimiser les bagnoles (hypothese : 150Wh/km), cela donne pour la France (30 millions de vehicules, trajet moyen annuel 13000km) environ 60Twh (5Mtep). La prod. électrique (nucléaire + renouvelable) devrait augmenter de 14% si la transition est brutale.
Comme elle sera(it) progressive, cela n'apparait pas comme une limitation.

cavallo pazzo a écrit:
Sans parler des batteries...
Justement: la communauté scientifique semble refuser l'article du monde au sujet de la pénurie du lithium. Erreur d'au moins un facteur 10. De plus, la techno bouge vite et beaucoup de choses sont sur le feu.
Par contre, les Terres Rares (le néodyme des aimants des moteurs brushless) pourraient elles poser problème bien plus vite. Et les stocks sont en chine.

cavallo pazzo a écrit:
Comme il est difficile politiquement d'expliquer que le changement sera encore plus grand que cela, avec une remise en cause des pilliers même..
Il n'a pas osé, ou pas voulu. Dommage, la direction est bonne, seule manque l'intensité et la profondeur du changement.
je partage pleinement cette analyse.

Il faut absolument qu' "on" trouve un moyen efficace de faire valoir nos arguments "décroissants" attribués au catastrophisme du club de rome. C'est à mon avis la seule solution pour que la science aille dans le bon sens. Pour la politique, je me garde de tout jugement.

(la presentation de mr Bloch est dispo par mp)


Dernière édition par joebar le Jeu 16 Oct 2008, 18:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Jeu 16 Oct 2008, 13:39

facteur 10, il y aurait donc assez de lithium pour 80 millions de véhicules et non 8, alors.. ça ferait pas encore le compte...
mais il semble y avoir des tas d'autres solutions de batteries.

la voiture électrique est sans doute possible, mais elle devrait n'exiger que moins de 40wh/km plus 20wh/km par place, ce que on nous propose actuellement fait 100 à 200...

(la twique fait 40 à 80)

donc une voitures du gabarit de la lorémo ou des exam de la gamme intérmédiaires entre voiture sans permis et avec permis (celles ci sont encore des gouffres énergétiques: elle consomment 3 litres de gazoil au cent avec un moteur à injection indirect et une courroie de variateur entre 2 flasque, donc équivalent de 3 litres en cent essence avec un petit effort, cela fait 80wh/km d'énergie à produire, autant que la twique conduite à la même allure (en roulant autant que possible à 75km/h, avec 4 personnes les bagages sur les genoux)
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Jeu 16 Oct 2008, 13:42

et alors on en revient toujours à la même problématiques. ça sera un peu moins du KIPULPIR mais suffisant pour couter trop cher, tenir quasiment la même place dans les villes... il faudrait vraiment que ces voitures ne soient plus utilisées de la même façon: occasionellement, au service de la collectivité... etc.
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Jeu 16 Oct 2008, 13:52

joebar a écrit:
... sans optimiser les bagnoles (hypothese : 150Wh/km)...
Ca signifie 1.5l/100 en moyenne. Il y a donc optimisation. Sans optimisation c'est 25Mtep(déplacement individuel)/37Mtep(production totale électrique)=67% d'augmentation de la production d'énergie électrique!!!
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Jeu 16 Oct 2008, 13:57

houla, je viens de relire l'article du monde où ils parlent d'un potentiel de 8 millions de voiture. (je pensais que c'etait bien plus!!)

Selon les gens d'hier, c'est donc un facteur 100. Comme d'habitude, difficile de se faire sa propre idée car les chiffres sont impossibles à obtenir.


@Jean: essaie d'éditer ton message lorsque tu postes coup sur coup, ça rendrait tes interventions plus lisibles. Very Happy
A ton avis, comment faire valoir ces arguments en faveur d'un changement (pas si brutal qu'il n'y paraît) d'utilisation de la voiture individuelle?


ALagrange (Alex) a écrit:
joebar a écrit:
... sans optimiser les bagnoles (hypothese : 150Wh/km)...
Ca signifie 1.5l/100 en moyenne. Il y a donc optimisation. Sans optimisation c'est 25Mtep(déplacement individuel)/37Mtep(production totale électrique)=67% d'augmentation de la production d'énergie électrique!!!

non, car le rendement global du systeme "thermique" est bien plus mauvais.
Quand je dis "non optimisé", c'est par rapport aux solutions avancées ça et là sur ce forum, sans parler de la solution idéale hybride.


@Laf: corrigé, tu as raison
(mais on ne peut pas supprimer son message une fois créé)


Dernière édition par joebar le Jeu 16 Oct 2008, 14:19, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Jeu 16 Oct 2008, 13:59

.


Dernière édition par joebar le Jeu 16 Oct 2008, 14:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Jeu 16 Oct 2008, 14:11

@ Joebar: faite ce que je dit pas ce que je fait.
A propot du double posting.

LAF ! ! ... !
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Jeu 16 Oct 2008, 14:46

Citation :
joebar aurait remarqué que.

Selon les gens d'hier, c'est donc un facteur 100. Comme d'habitude, difficile de se faire sa propre idée car les chiffres sont impossibles à obtenir.

c'est que les chiffres sont SI ÉNORMES que les journalisles pédalent dans la choucroute.
ainsi, il fut un temps où était chiffré le prix du réchauffement climatique: tentôt c'était des billons d'euros et puis c'est devenu, simplement des millions ou des milliards d'euros.
(je pense que le coût du réchauffement climatique est AU MOINS d'à peu près le prix d'une maison par habitant, soit dans les 700000 milliards d'euros. ce qui ferait soit dans les environ du millions de milliards d'euros.
pour dire ça je me base sur le fait que dans la plupart des pays ça coûte effectivement de déménager, ou bien de construire en valeur autant qu'une maison pour survivre ou retrouver un confort acceptable.)
Abeilles: pertes agricoles 153 milliards d'euros par an.
et 1000 milliards d'euro? c'était pour quoi déjà?
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   Jeu 16 Oct 2008, 15:12

"Billion" est un mot anglais qui signifie "milliards". Billion n'existe pas en français.
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MessageSujet: Re: Discours de Nicolas au Salon de l'Auto 2008   

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