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 Super Randonnée de la Haute Provence

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bison couché
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VPH : Thys 209 "Aquarius", vd Vortrieb&Rohloff "IP67", vd Open Cycle U.P. "Bucéphale", anciennement: Schlitter Encore "Zéphir", metaphysic 700 "la libellule", Waw
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MessageSujet: Super Randonnée de la Haute Provence   Mer 30 Mai 2018, 19:36

J'arrive à peine à le croire, de pouvoir poster de nouveau et enfin dans cette rubrique sacrée!

Deux ans après ma dernière longue distance j'avais un besoin furieux de rouler du 'gros' ...

https://www.strava.com/activities/1600955321/overview

Après l'interruption brutale de l'an passé ma cheville se trouve toujours avec sa quincaillerie et lors d'une sortie de 220 km avec beaucoup de d+ au mois d'octobre dernier j'avais du abréger pour cause de douleurs excessives. J'avais donc des craintes plus que justifiées sur la faisabilité de rouler une SR. Mais depuis le mois de février, après des dizaines de séances de kiné, d'ostéo et quelques unes d'acupuncture, le rétablissement était arrivé dans une accélération et lors de quelques sorties vtt, impensables encore cet automne, je me suis rendu compte que côté cycliste la récupération était presque totale.

Bon, tout ceci était bon mais ces derniers mois la vie familiale et professionnelle m'a énormément occupé, rien que du bon mais un déménagement qui a pris et prend toujours beaucoup de temps, un boulot énorme mais heureusement ça s'est calmé un peu, et donc l'impossibilité de prendre du temps pour faire quelques grosses sorties à titre de préparation, du coup, j'ai du optimiser mon temps disponible et j'ai préparé cette SR en roulant, à quelques exceptions près, des sorties de quelques heures, mais nombreux ...
Autre contrainte professionnelle: aucune certitude de pouvoir me libérer le temps d'une SR à partir de début juin jusqu'à mes vacances.
Le résultat est que j'avais exactement un weekend, plus 1 ou 2 jours, pour rouler et ceci du 26 au 29 mai.
Donc pas de BRM 400 non plus pour me mettre dans le bain.

Pour couronner le tout, avec les retards que le projet Pelso a pris et mon Schlitter Encore vendu au mois de février, je n'avais jusqu'à mercredi dernier pas de vh, ni pour rouler cette SR et encore moins pour m'entraîner. D'ailleurs, la nécessité de monter le Pelso m'a privé de précieuses heures de sommeil dans les nuits précédents la SR.

C'était donc, je peux bien le dire je pense, de la folie totale de prendre le départ en vélo couché sans en avoir fait les 4 mois précédents et aussi de choisir une SR comme LD de 'reprise' après une absence de 2 ans.

Mais voilà l'appel du large était là, il fallait que je le fasse. Et à côté de toutes ces choses qui était plutôt inquiétantes il y en avait quelques unes de positives aussi:

- Premièrement le Pelso Brevet, que j'ai eu en test sur 2000 km sous forme de prototype, il n'y avait rien à redire, j'avais une confiance totale dans la bestiole.
- Sur le Pelso j'ai monté un pédalier ovale, ce que j'ai également sur un de mes vd, et sur ce vd justement j'ai fait de nombreuses sorties en prenant soi de travailler ma cadence et surtout la rondeur de mon pédalage (ce qui convient bien aux pédaliers ovales je trouve) et je savais que j'allais pouvoir 'transposer' cette dynamique sur le Pelso, même si la position est couché.
- En une sortie j'allais faire presque autant de km que ce que l'on croit nécessaire à un novice pour s'habituer à rouler en vh. Avec d'autres mots, je m'attendais à avoir des jambes douloureuses les premières heures mais j'avais toute confiance à ce que les sensations deviennent bonnes en cours de route. L'inconnu était à quel moment? Au km 599 aurait été un peu tard ...
- Grosses nouveauté: le délai des SR est passé à 60 heures pour l'ensemble des épreuves. Je n'avais aucune envie de mettre autant de temps mais au moins ça me donnait une chance supplémentaire de réussir en cas de difficulté. A titre de renseignement: mon tableur qui me calcule mes feuilles de route me donnait un temps de 42.5 heures pour le parcours.

Et oui, aussi un dernier petit hic encore : j'ai cru que j’allais pouvoir rouler 'mon' Léman dément mais j’ai du apprendre que la route des Glières était totalement fermé pour cause de travaux, puis qu’elle était quand-même ouverte les weekends, puis, le mardi avant le brevet j’ai appelé la mairie du Grand-Bornand qui m’a confirmé autre chose: Le col de la Colombière (qui s’ouvre habituellement vers le 20 mai) allait resté fermé car impossible à déblayer avec les quantités de neige qu’il y avait encore …
Le mardi avant le brevet je choisis donc de rouler la SRHP.

Quand j’ai commencé la LD j’avais l’habitude de préparer mes brevets minutieusement; je connaissais chaque col et ces différents secteurs, je savais par quels villages j’allais successivement passé, où se trouve les fontaines, etc…

Après, disons deux ans, j’ai changé un peu et j’ai découvert lors de sorties LD individuelles le plaisir de rouler sans passer en revue toutes ses paramètres et aussi que je ne roule pas du tout plus lentement en prenant les cols tel qu’ils viennent.

Puis pour ce brevet je suis venu à un paroxysme (pour moi en tout cas) en ce qui concerne l’absence de préparation. Ma feuille de route j’aime bien quand-même, d’autant plus que j’était en manque totale de repères, puis il suffit d’y entrer les données de chaque point de contrôle pour me donner des estimations assez précises d’heures d’arrivée pour chacun des endroits. De toute façon ça ne prend qu’une demi-heure à remplir.
J’ai aussi jeté un rapide coup d’oeil sur le profil de la sortie, ça donne une indication pour trouver des endroits où dormir.

Je voulais donc rouler aussi longtemps que possible le premier jour (départ à 8h du mat) pour rouler jusqu’à ne plus en pouvoir et dormir après Sisteron (environs 280 km) tout en sachant que le profil Openrunner montre une grosse bosse après Sisteron (Montagne de Lure) et que si je pensais ne pas arriver à la passer, il fallait mieux que j’évite de dormir à 1500 ou 1600 mètres d’altitude à quelques kms du sommet.
Dormir 3 ou 4h dans un coin herbeux accueillant et à trouver à l’improviste.
Et re-rouler toute la journée pour voir jusqu’où j’arrive et retrouver un coin sommeil durant la nuit.
Puis terminer le reste en 2-3 heures de façon à arriver, j’espérais, vers 9-10 h le lundi-matin.
Seul problème: ce calcul me donne un ‘retard’ de 7-8 h par apport à ma feuille de route qui devrait pourtant être précise.
Je me suis donc dis que ces calculs pour l’instant n’étaient pas tenables pour moi au vue de la situation.

La météo m’a également donné des sueurs, surtout des froides les jours avant car les prévisions annonçaient de l’orage sur le Ventoux  le dimanche après-midi à l’heure de mon passage…

Ayant roulé pas mal dans le sud déjà j’ai quand-même eu le bonheur de constater qu’il y avait beaucoup de nouvelles routes, disons 95% et j’en étais ravi car à part le Ventoux, que je ne connaissais que de réputation, et la Montagne de Lure (que je ne connaissais même pas de réputation mais que j’ai vu quelques fois sur le forum) je ne savais absolument pas où j’allais passer. Et ça ne m’embêtait pas le moins du monde.

Départ donc samedi-matin, il fait beau sans plus. Ma chambre d’hôtel était au rez de chaussée et j’avais pris mon vélo avec moi en arrivant la veille de façon à pouvoir tranquillement terminer la préparation. S’il n’y avait pas eu un angle un peu méchant après la porte (qui donnait directement sur l’extérieur) j’aurais pu entamer cette SRHP directement depuis ma chambre …



Rapidement j’allais arriver à Gréoux-les-Bains et c’était la seule route dont je savais en avant que je l’avais déjà prise. Il y a quelques années, lors du 600 de Carcès, je m’y suis trouvé sous des tonnes d’eau et un orage qui ferait fendre en deux un rocher de peur.

Mais rien de tout ça maintenant. L’absence de difficulté météorologique me permet d’ailleurs de me concentrer sur plusieurs choses.
Je ne l’avais d’ailleurs pas mentionné plus haut mais j’ai également fait un gros travail sur ma respiration (je crois que j’ai fait feu de tout bois pour me préparer ;-) et je passe très régulièrement en hyperventilation volontaire durant 2-3 minutes. J’ai l’impression (mode pincettes ON) que cela m’aide vraiment à oxygéner les muscles. En tout cas, je me sens encore ;-) mieux en roulant en procédant ainsi.
Puis le vélo, dès les premiers tours de pédales (j’avais fait une 30-aine de km avant) la sensation est bonne, je suis bien dessus, les bosses passent bien, la vision, l’ergonomie, tout est là …


Et finalement les jambes. J’avais déjà remarqué lors de ces premiers km comment mes jambes protestaient contre les efforts en vh. Je sais maintenant exactement quelle partie du quadriceps est utilisé plus en vh qu’en vd.

Premières bosses prises je vois que des panneaux montent la direction des Gorges du Verdon, et c’est la route que je suis sensé suivre … ça c’est sympa! J’ai toujours voulu voir et je ne m’attendais pas à ce que le spectacle allait être si magnifique.




Entre-temps le voile nuageux avait laissé la place à un ciel joliment ensoleillé, ce qui était très bien pour les photos, mais un peu moins bien pour ma climatisation interne.





En partant ce matin j’avais mis mes manchettes et jambières qui sont en matière anti-uv et assurent une protection parfaite, or, avec la chaleur je remarque que mes bras surchauffent et c’est là que je me rends compte que dans la précipitation du départ j’avais pris mes manchettes d’hiver …

Tant pis, il n’y avait aucun endroit pour me laver les mains donc il était hors question que j’enlève mes manchettes pour mettre de la crème solaire à la place.
Je roule et il devient de plus en plus chaud, je jette un coup d’oeil sur mon Garmin, il m’annonce 32°, ouf, c’est chaud, ça passe mais c’est juste.
Toutefois, je commence à être à court d’eau. Mais pas de panique, j’ai beaucoup bu et je peux pédaler sans soucis encore 1 bonne heure sans rien boire.
J’arrive vers le km 100 et je décide de faire une petite pause à l’ombre de quelques petits chênes.
Je constate toute de suite qu’il va falloir faire attention aux pneus durant les pauses: la douceur maquisarde percerait sans vergogne le suave et brillant caoutchouc de mes pneus Hutchinson.
Bref, à boire il n’y a plus rien mais je me prends un de mes petits sandwich, ça fait du bien aussi, et je compte sur ma bonne étoile pour m’apporter de l’eau bientôt.

Après cette pause, qui m’a permis de constater que j’avais bien avancé quand-même, je lève un peu le pied, je n’ai pas besoin d’aller plus vite que ma feuille de route.
Et une 10-aine de km plus loin je trouve de quoi faire le plein d’eau à Trigance.
J’ai l’impression de boire des litres avant de faire le plein du camelback.
Jusqu’à là j’avais également mis du malto dans l’eau mais puisque je roule à un tempo pas très élevé j’hésite un instant d’en remettre avant de le faire quand-même.
Je suis à la limite de la saturation de sucre mais mon manque d’appétit général me fait décidé de forcer un peu. J’ai confiance dans mon ressenti mais je crains aussi un peu de passer à côté de quelque chose et de me retrouver avec une fringale.

Je reprends le chemin pour faire, je m’en rends vite compte, l’autre moitié des Gorges du Verdon, c’est à dire la rive droite, en passant à distance visuelle - même quelques dizaines de mètres à un moment donné - des routes sur la rive gauche que je venais d’emprunter plusieures heures avant. C’était marrant.
De ce côté ça passe d’abord par la route des crêtes -qui montent à presque 1300 mètres en une petite 20-aine de km- et j’avais profité de la fontaine à Trigance pour me mettre de la crème solaire et d’enlever les machettes et jambières. Encore une fois la précipitation du départ avait été mauvais conseiller: je m’étais trompé de tube et avait pris une crème vieille de 6 ou 7 ans qui m’avait déjà joué des tours: il est très épaisse, inétalable, ne pénètre pas dans la peau, et il faut se laver les mains pendant 15’ avec de l’eau à 60° et un décapant de chantier naval pour l’enlever. Bref, tant pis, j’avais beaucoup trop chaud et il fallait assumer.
Une bonne partie du parcours j’avais un look clownesque.




Arrivé en haut des Crêtes il faut évidemment redescendre et là Sophie a bien rendu attentif au fait qu’il n’y a pas de barrière de sécurité. Une petite vérification sur la carte en tapant ce récit montre qu’il y a facilement 500 - 600 mètres de vide à côté de la route.
N’empêche, l’état des routes est bonne, je croise très régulièrement des cyclistes (parfois en randonneuses hyper-chargées) et les automobilistes sont sympas.



A chaque descente j’envoie le Pelso (ou plutôt je le laisse rouler parce que avec le 42 x 10 je suis de toute façon trop 'court' pour atteindre des vitesses astronomiques) comme il l’entend. J’ai à peine à le guider ;-)



A suivre
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bison couché
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MessageSujet: Re: Super Randonnée de la Haute Provence   Ven 01 Juin 2018, 12:29

Je commence petit à petit à retrouver mes repères et je remarque aussi que la douleur dans mes jambes s’atténue et devient moins constante ce qui me réjouis vraiment.

Etant donné que ceci est ma deuxième SR (après le Dauphiné Gratiné en 2016) et que ce deuxième SR - après plus de 150 km et 3500 mètres de d+ - est bien entamée maintenant, je dresse un petit tableau comparatif entre les deux.

Si c’est vrai que la SRDG (640 km et 14500 mètres de d+ avec le détour que j’ai du faire) est plus lourd en ce qui concerne l’effort à fournir, il offre l’avantage de n’avoir presque que des montées franches. La SRHP par contre (600 km et 11500 mètres de d+) est nettement plus doux. Mais, et la constatation est toute personnelle, il faut aimer les faux plats (ce qui n’est donc pas mon cas). Les cols y sont beaucoup plus espacés que dans la SRDG ce qui ne veut pas dire pour autant que les routes qui relient ces cols sont plates. Et ‘se traîner’ sur un faux plat montant à 2% durant 1 heure et voir qu’au bout de ce temps on a roulé que 14 km tout en n’ajoutant que 280 mètres au dénivelé, ce n’est pas ce qu’il y a de plus moralisant.
En roulant j’évite donc de faire une fixation sur les données qui s’affichent. D’ailleurs en parlant de GPS, je constate un oubli fâcheux de ma part: j’ai poussé le fichier en entier sur le garmin, c’est à dire la totalité des 600km, et pour des raisons d’économie de la batterie je n’affiche la carte que quand j’ai un doute. La contrepartie est qu’à chaque fois que je reviens sur la carte le Garmin doit recharger la trace et recalculer la position pour l’affichage, ce qui prend passablement de temps (enfin, disons jusqu’à 30” mais quand on s’approche d’un carrefour ça peut être long). Avant j’avais pris l’habitude de découper la trace en tronçons d’une centaine de kms, je me souviens pourquoi maintenant ;-)

N’empêche que la progression est plus rapide aujourd’hui qu’elle n’avait été sur la SRDG et je me dis que je n’ai pas tant perdu de mes capacités de randonneur que ça.

Les premières heures d’une LD se passe toujours un peu dans l’expectative pour moi. Je me cherche, je cherche mes repères, un rythme et aussi un certain état d’esprit qui est bien particulier par rapport aux sorties d’une journée. Logiquement, puisque ça fait bien moins de 12 h que je suis en route, je me retrouve donc encore un peu dans un état de ‘sortie pas trop longue’, mais au même temps, quand j’essaye d’envoyer quelque chose dans les pédales il est tout simplement impossible d’atteindre une puissance ne serait-ce que proche de ce que je fais habituellement sur une sortie tranquille. Je constate que mon corps s’est tout simplement mis en tête (ou en jambes …) de ne délivrer que le minimum syndical pour passer ce brevet. Si je voudrais faire un temps, il faudrait bien que je me résouds à minimiser les pauses.
Durant toute la randonnée donc je serai trimballé entre l’envie de minimiser le chrono et celui de ne pas me cramer.

Après la route des Crêtes, qui descendait par à-coups, ce qui sera d’ailleurs caractéristique pour le reste du parcours hormis la descente de quelques cols, j’arrive sur des petites routes et vers 20 h au col de l’Espinousse, avant-dernier col avant la nuit.



La météo est vraiment douce et je peux entamer la descente sans mettre de couche supplémentaire. Le caractère pourri de ces petites routes fait que mes jambes sont bien secouées en descente ce qui me fait rapidement mal. Je m’oblige donc à accompagner les descentes en pédalant ce qui résout presque entièrement le problème.
A l’occasion d’un petit arrêt au bord de la route je retire une méchante épine de mon pneu avant, ouf, la chambre n’est pas traversée (et oui, pas réussi à monter mes roues en tubeless) (D’ailleurs, vous l’ai-je déjà dis comme le caoutchouc de mes pneus Hutchinson est suave et doux?)

Presque toute de suite après la descente de l’Espinousse commence la montée du col de Fontbelle qui avec ses 1300 mètres va clôturer cette journée, 750 mètres en une bonne 20-aine de kms qui me prendront bien deux heures.
A un certaine moment la route devient vraiment très étroite et j’ai la malchance qu’à mi-chemin une soirée/concert ou autre chose est organisée et cette route -qui normalement aurait dû être abandonnée à cette heure-ci- draine pas mal de monde. Et ce n’est pas de leur faute mais à chaque fois qu’une voiture me dépasse je stresse parce que ça passe tout juste. A une occasion je me suis carrément arrêté pour me pousser de côté et laisser passer une voiture qui attendait patiemment derrière moi depuis quelques minutes.
Heureusement tout le monde s’arrête au lieu festif et je peux terminer tranquillement les derniers kms du col.



Je suis toujours sensible à la présence de l’eau -naturel ou pas- sur mes parcours et je constate avec pas mal de bonheur qu’une source se trouve dans un petit parc au niveau du col. Ceci m’assurera une provision au moins jusqu’à demain-matin.

Entre temps il est 23h00, j’ai presque 250 km dans les pattes et il n’y a plus que la descente (qui sera en à-coups bien-sûr!) vers Sisteron et un début de montée vers la Montagne de Lure à faire. Je me sens en bonne forme et la lune m’accompagne dans toute sa splendeur.

Quand je me suis arrêté à côté de la source j’ai entendu un renard qui glapissait, juste à côté, bien fort et de façon répété. A partir de ce moment j’en entendrai tout le temps jusqu’au lever du jour. Très surprenant, ce n’est pas la première fois que je roule la nuit en forêt ou en montagne à cette période de l’année pourtant je n’ai jamais encore entendu des renards se manifester aussi bruyamment et abondement.

Le temps est vraiment doux et en descendant j’ai quand-même un petit coup de barre, je suis tout seul et je chante à tue-tête pour me garder réveillé, j’ai du sortir toute mon répertoire de chansons grivoises!

Une fois à Sisteron -arrivée un peu magique dans la nuit- la fatigue a disparu.



En traversant le centre -qui est bien animé- quelques ivrognes beuglent à mon passage. Je ne m’attarderai évidemment pas et je roule les derniers kms de la journée, premières kms d’une nouvelle montée, celle de La Lure, pour trouver un endroit dans la forêt où dormir après 286 km et bien 5500 mètres de d+.

En me couchant dans mon bivy je suis bercé par les douces berceuses chanté en glapissement par les -toujours- nombreux renards qui se balade aux alentours.
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veloblan
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MessageSujet: Re: Super Randonnée de la Haute Provence   Ven 01 Juin 2018, 21:32

Dommage qu'on ait pas le son Very Happy Very Happy
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Pimprenelle
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MessageSujet: Re: Super Randonnée de la Haute Provence   Dim 03 Juin 2018, 16:55

Ma, fois, je suis bien heureux 😃 pour toi. Je lirai ça à mon retour.
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Lolo39
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MessageSujet: Re: Super Randonnée de la Haute Provence   Dim 03 Juin 2018, 17:08

Passionnant... On attend la suite avec impatience.

Et le relive doit être bien joli a visionner aussi Wink
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bison couché
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MessageSujet: Re: Super Randonnée de la Haute Provence   Dim 03 Juin 2018, 22:15

@veloblan : Pour avoir le son faut venir avec moi!

@Pimprenelle : Si tu restes quelques jours en Bavière j'aurai sûrement terminé mon cr.

@Lolo : j'ai hâte de terminer mais je suis toujours débordé!
La version gratuite de relive ne permet pas de dépasser 12h de route.
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Lolo39
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MessageSujet: Re: Super Randonnée de la Haute Provence   Lun 04 Juin 2018, 21:16

Pas grave, y a pas de délai limite pour le compte rendu Smile
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bison couché
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MessageSujet: Re: Super Randonnée de la Haute Provence   Mar 05 Juin 2018, 23:49

Alors que je m'étais couché vers 2h du mat, dans l'intention de dormir 4h, je suis reveillé vers 5h par une averse.
Le côté sommaire de mon bivy fait que petit à petit l'eau coule dedans (avec la pente de mon 'lit') et que je sens chaque goutte qui tombe dessus.
N'empêche, il est plus tôt que prévu et je décide d'aller au bout de ma sieste planifiée, ce que je fais tant bien que mal.

A l'heure de réveil il pleut toujours et pour me donner du peps je mange un petit sandwich et j'avale un tube de nourriture liquide. Il ne fait plus que 7 ° ce qui n'invite pas à traîner (sous la pluie en plus)

Je me remets en route tout en ayant pris soin d'enlever ma frontale de mon casque, à cette heure-ci je n'en ai point besoin.

D'ailleurs, la veille au soir, quand j'avais monté la frontale, j'ai eu assez rapidement mal au coup. En fait les douleurs avaient déjà commencé avant mais je ne les avaient pas associées à la position de ma tête sur mon vh. Je roule sans appuie-nuque depuis quasi toujours mais l'absence de kms en vh les mois précédents a sûrement eu comme effet que mes muscles de ma nuque se sont déconditionner et ce que leur demande de faire maintenant va sûrement bien au-delà de ce qu'ils estiment être leur cahier de charge!

Ma première SR j'avais gardé ma frontale sur le casque de la première nuit jusqu'à la fin.

La Montagne de Lure donc, je me souviens avoir vu que ça allait être long, et au vue des km qui me séparaient du prochain point de contrôle sur la feuille de route -le sommet- il fallait mieux que je prenne mon mal en patience. Mais il n'y a pas de soucis, grimper des cols je sais faire et je m'en fous que ça dure longtemps, il suffit de mettre le petit braquet et de mouliner (n'ayant eu le temps de terminer le montage de mon vélo et de mettre une pile dans mon pédalier rotor, je n'ai pas ma cadence exacte -que j'ai de peine à estimer- mais j'ai bien l'impression qu'elle est plus élevé qu'à l'habitude)
Pas de la Graille puis Montagne de Lure deux heures plus tard. (dont environs une heure sous la pluie)





Je fais quelques photos envoie un message et me remets en route. Il y a un vent à décorner des boeufs et je dois faire attention dans la descente de ne pas me laisser déstabiliser.

J'espérais trouver une boulangerie à Saint-Etienne-Les-Orgues - au pied du col- mais à mon passage le village -que le parcours ne traverse pas vraiment- semble bien endormi. Je décide donc de continuer sans perdre du temps à chercher quelque chose ici.

40 minutes plus tard je trouverai de quoi me sustenter à Banon. 2 pains au choc, 2 espressos et une boisson amère dont je ne me souviens plus du nom.

Peu de temps je me trouve en haut du col de l'homme mort qui n'est en fait pas grande chose depuis ce côté. J'échange quelques mots avec un cyclotourist suisse-allemand et nous discutons 5 minutes avant que j'entame la grandiose descente vers Montbrun-les-Bains. C'est sûrement ce qu'il y a eu de plus beau dans cette partie de la SR.



Depuis ma reprise de ce matin je n'avais que 140 km à faire pour arriver au pied du Ventoux et au vue du temps que je mets je constate que je suis en train de ralentir. A vrai dire, je suis toujours bloqué en ce qui concerne la puissance que je peux atteindre en pédalant mais ça fait un bon moment que je ne m'en inquiète plus. Par moment je voudrais bien y aller un peu plus fort mais quand je regarde l'ensemble de ma progression depuis Manosque je trouve que je peux plutôt être satisfait. A l'occasion de la traversée d'un village je vois un cycliste qui traverse la route à pied pour apporter une barquette de fraises à sa cycliste et je me verrais bien déguster ces belles fraises aussi (imaginez-vous la vitesse à laquelle j'ai du passer si j'ai même pu voir que les fraises étaient belles!) mais non, j'ai vraiment du chemin à faire encore et le Ventoux, que je suis en train de longer en suivant le Toulourenc, se coiffe de nuages bien sombres qui laissent de temps en temps échapper un grondement.



Me voilà pas très rassuré. De toute façon je n'ai pas le choix pour l'instant, il faut déjà que j'arrive à Malaucène et qu'ensuite j'aviserai en fonction de la météo.

Vers 14h je suis au pied du fameux sommet.
Je n'ai jamais été très attiré par cette montagne, les images que j'ai vu des hordes de cyclos qui viennent spécialement ici pour faire LA montée et qui -pour certains- ont leur propre voiture suiveuse, bref toute cette engouement me paraît ne pas être très propice à profiter d'une montée comme je l'aime faire.

Or, à mon arrivée à Malaucène et après je croise surtout des cyclistes qui descendent, presque plus personne ne commence la montée, ni à vélo, ni en véhicule motorisé. Evidemment que c'est bien la météo menaçante qui en est la cause mais j'ai l'impression que la menace est passée et je me lance plein de confiance.

Les premiers km donnent toute de suite le ton de la difficulté bien-sûr et je dois avouer que faire le Ventoux après une mise en jambe de 420 km n'est pas une mince affaire.
Au bout d'une dizaine de km, peut-être même un peu moins, j'ai commencé à avoir très mal à la plante de mes deux pieds qui étaient -on aurait dit- en feu. Tellement que j'ai été obligé de faire une pause après 12 km. J'y suis bien resté en enlevant mes chaussures et en posant -plein d'espoir- mes pieds nus dans l'herbe (qui n'était ni froide ni mouillée, ce qui aurait pu m'aider)

Après ce petit peu de soulagement je reprends la route, mon arrêt m'a quand-même fait un peu de bien ce qui me paraît de maintenir un certain rythme pour terminer cette longue ascension.

La vue que l'on a du sommet lors des derniers km est quand-même quelque chose qui vaut la peine.




D'ailleurs, si j'ai eu la chance de pouvoir faire la montée sans orage, je ne peux pas en dire autant du vent. Très régulièrement des bourrasque me déstabilisent et je suis bien content qu'il n'y a pas beaucoup de voitures sur la route.

Arrivé en haut je ne m'attarderai pas très longtemps. Il n'y fait pas très chaud et des vents très forts m'empêche même de laisser mon vélo en appuie, il avait failli tomber quand je l'avais essayé.



En me lançant dans la descente je me rends compte que le vent est bien plus fort encore de ce côté et je suis bien heureux de ne pas avoir du faire la montée par ici. Heureusement qu'avec la vitesse de la descente ça se maîtrise mieux.

Les larges virages me permettent de laisser rouler le vélo avec très peu de freinage.

Et c'est à peine plus lentement que j'arrive à Ville-sur-Auzon.

Jusqu'à la j'avais vraiment très peu mangé me laissant avec plusieurs petit sandwich encore et au moins 2/3 de mes portions de malto.
Je ne me l'explique pas, à part que j'ai roulé à allure très modéré, mais bref, en traversant ce village, qui est étonnement construit en rond-point autour de son centre, je sens un tout petit creux au fond de mon estomac. Ne sachant pas quand j'allais tomber sur la prochaine occasion de manger ( je ne savais pas que seulement quelques centaines de mètres plus loin j'allais entamer les gorges de la Nesque et que après j'allais devoir traversé un partie du Vaucluse, plusieurs dizaines de km en dehors de la 'civilisation') je tire mes freins et vais vers la première pizzeria que je vois.

Il n'est que 18.30 mais je pense que c'était une des meilleures décisions de toute la SR ;-)

A peine une demi-heure plus tard je suis reparti et le soleil du soir rends les Gorges de la Nesque presque féerique. Cette lumière de fin de journée au printemps a quand-même vraiment un don pour sublimer des paysages je trouve.
Bref je me régale du début jusqu'à la fin.






Après Sault je monte en direction de Lagarde d'Apt, une 20-aine de km en faux plat montant et je remarque que le bonhomme commence à être entamé.
D'autant plus que je suis de plus en plus obligé de me tenir la tête pour soulager ma nuque.
Mais je me réjouis aussi de cette longue route très large sur laquelle je n'ai croisé aucune voiture.
En penssant à la nuit qui arrive et à ma progression (je venais de passer mon 510-ième km) je prends la décision de ne pas faire de pause nocturne et de continuer jusqu'à la fin. La prévision de pluies un partie de la nuit et du lendemain n'a évidemment pas été étrange à ma décision.

Peu avant de franchir le col à L'Agarde d'Apt je m'arrête pour m'équiper pour la nuit et j'appelle également l'Hôtel pour leur demander s'ils veulent bien laisser la clé quelque part, ce qu'ils veulent heureusement!



Le routes deviennent plus étroites, à commencer déjà par la descente du col, ce qui m'oblige à faire la descente déjà bien sur mes freins.

Puis viennent encore une succession de petites côtes. En temps normal cela n'aurais pas été grande chose mais là, avec les km que j'avais dans les jambes et la nuit bien tombée c'était vraiment difficile.

Notamment la dernière trentaine de km, sur des routes qui ressemblaient plus à des chemins, était interminable!

A quatre heure du matin j'entre dans Manosque, 44 heures après mon départ.


Dernière édition par bison couché le Mer 06 Juin 2018, 16:11, édité 2 fois
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veloblan
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MessageSujet: Re: Super Randonnée de la Haute Provence   Mer 06 Juin 2018, 08:02

Me voila rassuré de savoir que tu souffres un peu ( du cou et des pieds) Very Happy J'ai emprunté quelques unes de tes routes lors du 300 de Pinprenelle, une bien belle région.
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MessageSujet: Re: Super Randonnée de la Haute Provence   Mer 06 Juin 2018, 09:20

Ta décision de t'arrêter à Villes sur Auzon à la pizzeria a été sage d'autant plus qu'elle a une excellente réputation (je ne m'y suis jamais arrêté car mon frère habite à 2 km de là et sa femme est une vraie cordon bleu Wink )
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MessageSujet: Re: Super Randonnée de la Haute Provence   Mer 06 Juin 2018, 16:18

veloblan a écrit:
Me voila rassuré de savoir que tu souffres un peu ( du cou et des pieds)

C'est pas vrai en fait, inventé de toute pièce, juste une question de ne pas faire de jaloux ;-)

veloblan a écrit:
J'ai emprunté quelques unes de tes routes lors du 300 de Pinprenelle, une bien belle région.

Oui, ça change de mes Alpes et Jura verts!

grand pierre a écrit:
Ta décision de t'arrêter à Villes sur Auzon à la pizzeria a été sage d'autant plus qu'elle a une excellente réputation

Ce qui a caractérisé cette SR pour moi est l'improvisation. Je n'avais vraiment pas préparé grande chose et ça m'a plu énormément.
Mais quand j'y pense, si je ne m'étais pas écouté à Villes-sur-Auzon, je serais sûrement tombé sans jus quelques heures après et ça aurait été bien difficile de trouver quelque chose.
J'aurai été obligé de me forcer à m'alimenter avec ma poudre malto mais mon corps n'en avait vraiment pas envie!
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MessageSujet: Re: Super Randonnée de la Haute Provence   Jeu 07 Juin 2018, 23:36

BRAVOS pour la performance sportive et le CR !  

Te lire donne envie de se lancer sur ces routes aussi... mais en prenant plus de temps et en roulant moins vite !  
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bison couché
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MessageSujet: Re: Super Randonnée de la Haute Provence   Ven 08 Juin 2018, 15:33

Merci Tijojo!
Avec le delai de 60h cette SR est quand même accessible à beaucoup de monde.
En partant à 8h du matin ça donne 3 belles journées de roulage avec nuit à l'hôtel.

En ce qui concerne ma tentative, que je trouve toute à fait réussit, et ceci de tous les points de vue, je me suis rendu compte qu'en partant plus tôt, p.ex. vers 4h du matin, j'aurais pu arriver à la fin de la première journée à Saint-Etienne-Les-Orges, après la Montagne de Lure donc, ce qui m'aurait laissé avec une deuxième partie beaucoup plus light.
Je pense que dans ce cas il aurait été possible de grignoter 1 ou 2 heures minimum.
Comme dit avant, parce que la journée aurait été plus légère, et aussi parce que je n'aurais pas eu toute cette navigation nocturne sur des minuscules routes en fin de brevet.

Pas que je cours après le chrono mais si on peut faire une LD d'une façon plus rapide, sans plus d'effort (et même moins puisqu'on termine plus rapidement), à la fin c'est toujours ça de pris! ;-)

Et oui dernière chose encore: sur cette SR je n'ai pas beaucoup mangé:

600 g de pain de sils
200 g de viande séché
800 g de malto
4 bars énergétique à l'avoine
2 tubes de gel
une pizza
2 pains au chocolat
3 sodas
et comme d'habitude beaucoup beaucoup d'eau (proche des 20l je crois)

Calculé vite fait ça me donne 8000 Kcal.
Selon Garmin Connect j'en aurais dépensé 12.000.

4.000 de différence, environs 500 g de graisse pris de mon stock personnel donc ;-)
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MessageSujet: Re: Super Randonnée de la Haute Provence   Ven 08 Juin 2018, 16:06

Bravo pour ce brevet et merci pour ce beau compte-rendu.
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MessageSujet: Re: Super Randonnée de la Haute Provence   Ven 08 Juin 2018, 18:30

Super expérience
Bravo Bison Couché
Cela m'a donné envie de faire la randonnée du sud au départ de Toulon, on verra à l'automne...
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bison couché
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MessageSujet: Re: Super Randonnée de la Haute Provence   Ven 08 Juin 2018, 20:17

@figaro Merci figaro, je trouve le cr un peu long mais de cette façon ça peut me servir aussi comme archive ;-)

@Samdisa Merci, ça me fait très plaisir si ça te donne envie de faire une SR ! La lecture des expériences des autres m'avait donnée envie aussi de me lancer dans la LD il y a plusieurs années en arrière, c'est bien une des raisons pour lesquelles je publie mes cr ;-)
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MessageSujet: Re: Super Randonnée de la Haute Provence   Sam 09 Juin 2018, 08:44

bison couché a écrit:
@figaro  Merci figaro, je trouve le cr un peu long mais de cette façon ça peut me servir aussi comme archive ;-)


Pour moi, même si je ne pratique pas la LD, aucun detail ne me semble fortuit. Surtout en ce qui concerne le ressenti de ce qu’on peut considérer comme une aventure au bout de soi même. Un cr comme le tien vaut largement un roman et il ne faut pas avoir peur d’etre trop long et craindre l’ennui ou le dedain des lecteurs. Du moment que c’est bien ecrit... et c’est le cas !

Donc bravo et merci !
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MessageSujet: Re: Super Randonnée de la Haute Provence   Sam 09 Juin 2018, 10:56

Ton CR est aussi chouette qu'un récit de voyage...
C'est juste un voyage concentré dans le temps.
Ton 600 correspond pour moi à 8/10 jours de vacances...
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bison couché
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MessageSujet: Re: Super Randonnée de la Haute Provence   Sam 09 Juin 2018, 15:06

Merci à vous deux, vous me faîtes Embarassed

Tout à fait d'accord sur l'aspect voyage d'une SR.
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bison couché
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MessageSujet: Re: Super Randonnée de la Haute Provence   Jeu 14 Juin 2018, 11:41

Il est carrément dans les nuages avec son d+ (alors que je suis resté juste en-dessous) mais ce n'est pas trop mal:

http://doarama.com/view/2223536
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