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 PBP: Je raconte mon aventure

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masterod73
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MessageSujet: PBP 2015, récit d'un grand cru   Ven 21 Aoû 2015, 16:37

A l'heure qu'il est, je n'ai pas encore lu tous mes messages de soutien; je le ferai patiemment, mais je tiens déjà à vous envoyer un gros bouquet de merci, merci et encore merci

Merci également à  Zapilon, qui dans les moments difficiles (et il y en a eu plus que ce que j'avais imaginé!) a été présent pour me soutenir. Dans les périodes plus délicates, il faut impérativement avoir des pensées positives, et penser à Zapilon en était une!
Difficile, comme par exemple lors de la quatrième nuit avant d'arriver à Mortagne, où il y avait un rhinocéros la gueule grande ouverte avec ses grandes dents dans le fossé prêt à me croquer! Il avait du s'échapper d'un zoo ou d'un cirque mais en tous cas, il n'avait qu'une envie: ne faire qu'une bouchée de moi! c'est pour cela que je suis resté sur la route!!!

En faite , résumé le PBP, c'est simple: 90 heures = 89h56 de plaisir + 4 minutes de bonheur absolu!!

Tout avait pourtant bien mal démarré; 2h00 environ avant le départ, je monte (je m'assoie plutôt!) sur le vélo plein d'envie et là tout s'écroule: le dérailleur avait du prendre un coup lors du transport et au premier coup de pédale, la chaine est sortie de son logement au niveau des roulettes arrières; je n'avais jamais vu cela et je ne pensais même pas que cela puisse être possible:
Bon on reste calme, avec mes amis du club on réussit à remettre la chaine dans son logement, mais Sram est plutôt fin en réglage (par rapport à Shimano par exemple) et le dérailleur n'a pas apprécié cette manipulation, le passage des vitesses doit impérativement être réglé.
Direction le vélociste présent au départ; cela va durer environ une heure, où là les émotions sont fortes, trop fortes et je craque littéralement. Finalement le vélociste parvient à remettre de l'ordre dans cela (bravo à lui), direction le départ, mais que d'énergie dépensée!

Au départ je retrouve un espagnol et un italien sur leur Vortex; on discute un peu; tout le monde n'a qu'une envie: que 17h15 sonne pour la libération finale! Je cherche Philippe de Velofasto que je ne vois pas; je regrette de ne pas avoir pris son numéro de téléphone avec moi, on devait rouler un peu ensemble; plus tard je verrai qu'il a essayer de m'appeler: avec le bruit du départ je n'ai pas entendu le téléphone; dommage; on s'est retrouvé entre Brest et Carhaix (à Sizun précisément), mais nos besoins et situations étaient trop différentes à ce moment là!

A Mortagne, après une pause technique pour le bonhomme (!) je retrouve mes collègues de club partis à 17h30 avec qui je roulerais que jusqu'à Fougères (il avait pourtant été convenu que nous ferions ce PBP ensemble!).

De Villaines à Fougères les soucis techniques recommencent: d'abord mon dérailleur qui refait des siennes (il le refera une fois encore dans le début de la montée au Roc Trévézel et puis j'ai une pédale automatique qui tient de moins en moins le pied (la tenue du pied est indispensable sur les trike; une jambes qui passe sous le triangle a des chances d'être immobiliser quelque temps pour une fracture!!)
On ressert cette pédale mais rien n'y fait!
A Fougères , avec un anglais et mes 2 piliers prévus pour mon assistance (les cyclos du club étaient déjà repartis...), nous tentons de remédier au problème: la pâte de serrage ne veut plus faire son travail sur le ressort (cales SPD). Direction une nouvelle fois le vélociste; là bonheur il a des pédales de rechanges (1 seule paire, merci Marie), mais arrêt de 2h30 non programmé!!

Je repart de Fougères, le moral dans les chaussettes: trop de temps perdu et me voilà seul (il reste 1230 km - 220!!)
Mais le tronçon pour aller à Tinténiac est roulant et je me refais une santé de warrior!

A Loudéac, je retrouve des amis qui habitent non loin de là; on mange au self, on discute cela me fait beaucoup de bien, surtout que les 20 kms au sortir de Loudéac ne s'annoncent pas très simple! Mais je repart en battant et revigorer par cette pause.
Ces kms se passent bien et là, contrôle secret à St Nicolas du Peleem; heureusement un gars du club est là par hasard et m'aide pour ce contrôle (ceux qui me connaissent comprennent mieux)

Je mets mes lumières et là au bout de quelques kilométres, mon éclairage avant (pourtant testé lors des brevets et re-testé quelque temps avant le départ!) donne des signes de faiblesse, je ne vois presque plus rien; tant qu'il y a des traits latéraux ou médiaux, je m'en sorts, mais après Plounévez et jusqu'à Maël-Carhaix ce n'est pas le cas; me voilà seul (rouler dans un groupe est quasi impossible, ils vont généralement trop vite);
Je fais du 4-5 km/h et j'enrage; allez, à Carhaix j'avais décidé de dormir un peu. Mais je sais que le temps perdu là devra se rattraper sur mon temps de sommeil: je ne dormirais que 2 heures (c'est déjà du luxe)!
A Carhaix, ma merveilleuse équipe d'assistance, a équipé la voiture break en petit hôtel! Je dors profondément grâce a eux.

Bonne nuit et à bientôt pour la suite!!

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pascal35
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MessageSujet: PBP: Je raconte mon aventure   Ven 21 Aoû 2015, 16:58

Premier PBP et abandon : c'est vraiment une grosse déception.

Je vais être un peu long, si certains ont des idées pour m'aider dans ce qui n'a pas été.
Les conditions climatiques étaient idéales. Aucun problème mécanique ni de crevaison.
Il me semble avoir fait une bonne préparation (environ 7700 km) car la forme était là, je faisais attention d'être toujours "en dedans", de m'alimenter à tous les contrôles (2 ou 3 fois un sandwich, le reste du temps un repas) et de m'hydrater régulièrement.
Je me suis accordé 1 heure de sommeil à Carhaix à l'aller (j'avais prévu 2, mais au bout d'1 impossible de me rendormir), et 4 heures de pause (dont 2 heures 15 de sommeil) au point accueil des VC à La Chèze.
J'avais 2h24 d'avance sur le délai à Mortagne.
Ma petite famille venue à ma rencontre à Tinteniac me trouve déterminé.
J'avais des hauts et des bas, mais je prenais du plaisir, tout semblait bien se passer.
Deux éléments ont tout gâché

1) La peur lors de la 4ème nuit
Avec l'arrivée de la 4ème nuit, j'ai peur. Peur quand les autres cyclos me doublent, peur quand j'en double, peur quand les voitures me croisent. déjà qu'en plein jour, je trouve que l'attitude de bcp de participants sur la toute est dangereuse (malgré le réglement qui dit de rester à droite, bcp sont au milieu, voire à gauche).
Et même moi j'ai conscience que je peux être un danger pour les autres dans les montées : en VC, lorsque ma vitesse passe en dessous des 10 km/h, l'équilibre devient instable. Et j'ai du mal aussi à voir la route lorsqu'une voiture me croise, si en plus je suis entouré d'autres cyclos...
Avec aussi les reflets des lampes avant dans mon rétro et des lampes arrières via mes lunettes blanches...
Ca s'était plutôt bien passé les 3 premières nuits, mais là, avec la fatigue et peut-être aussi le fait que je côtoyais bcp plus de cyclos au même endroit et au même moment, ça devenait ingérable.
Alors que lors des BRM j'aimais plutôt rouler de nuit, là j'ai peur.
Arrivé à 22:29 à Mortagne, je prends la décision de ne reprendre la route que le lendemain en plein jour, donc de finir hors délai, mais de finir.

2) Arrêt sur conseil médical
Depuis Fougères, la circulation sanguine dans mon pied droit (et le gauche dans une moindre mesure) se fait mal : picotements de plus en plus fréquents et de plus en plus douloureux (m'obligeant à m'arrêter tous les 30 km pour me masser les pieds) jusqu'à des douleurs insupportables (piqûres) à 5 km de Mortagne.
Je me dit que le lendemain matin ça irait mieux. Au réveil, je n'ai plus de sensibilité sur 3 orteils aux 2 pieds. L'assistance médiacle étant déjà fermée, j'appelle le SAMU qui me met en relation avec un médecin, qui me conseille de ne pas continuer, éventuellement de passer un doppler pour vérifier la pression artérielle des membres inférieurs.
J'ai continuellement eu ce pb depuis que je suis en VC au bout de 150/200 km (apparemment normal puisque les pieds sont en l'air et sont moins bien irrigués), mais jamais à ce point. J'ai suivi les conseils : recul des cales par rapport au VD, passage aux sandales cyclistes, massage et marche lors de l'apparition des pb, mais là, c'était trop fréquent et est devenu insupportable.
J'ai consulté mon médecin aujourd'hui : le diagnostic est la compression d'un nerf là où j'appuie sur la pédale. La sensibilité va revenir dans les prochains jours. Et j'ai bien fait de m'arrêter (sinon, le risque d'aggraver la situation était là). Par contre, il faudrait que je change ma cale de position, et ça ça ne m'enchante pas. Peut être aussi faire une étude posturale par la médecine du sport.
Je pense que ces 2 raisons sont dues à la durée du PBP par rapport à ce que j'ai pu faire déjà, et que même si je me sentais encore bien, la fatigue s'accumulait et a généré ces pb.

Je suis évidemment très déçu.

Mais je retiendrai quand même :

Les + :
- la foule tout le long du parcours et aux contrôles (à Villaines, wouaaaaaah)
- des bénévoles super serviables au départ et au contrôles (à l'arrivée je n'en sais rien....)
- les rencontres mêmes furtives avec les autres participants
- le point accueil organisé par les VC à La Chèze
- la météo idéale

Les - :
- les toilettes aux contrôles : sauf à Villaines, on touche le fond (si je peux dire) : 2 ou 3 toilettes pour les hommes, autant pour les femmes, c'est grotesque (et à Brest, c'est indigne)
- le parking longue durée à St Quentin fermé à 15:00 dimanche, alors que j'avais pris la prestation, obligé de trouver une place à l'arrache, heureusement le mois d'août c'était gratuit.

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marcel
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MessageSujet: Re: PBP: Je raconte mon aventure   Ven 21 Aoû 2015, 17:20

Pour ceux et celles qui veulent lire mon compte rendu
voir blog
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lmdu78
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MessageSujet: Re: PBP: Je raconte mon aventure   Ven 21 Aoû 2015, 18:11

Merci Marcel pour ton récit,
La montée de Gambaiseuil sur le grand plateau après 1200 kms, je suis scotché !
De quoi alimenter Papy Volant, je crois que cette bosse est sa favorite.
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marcel
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MessageSujet: Re: PBP: Je raconte mon aventure   Ven 21 Aoû 2015, 18:52

pas le grand plateau le 44
je ne suis pas un surhomme quand même
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papou53
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MessageSujet: Re: PBP: Je raconte mon aventure   Ven 21 Aoû 2015, 21:57

Second abandon après celui de 2011 ! scratch
je n'étais pourtant pas trop mal parti (bien qu'un peu limite pour les délais) d'autant que je n'avais plus d'éclairage AV depuis avant Villaines (patte de fixation fendue, obligé de le démonter) sauf une cateye 500 de secours (autant dire rien en VC) mais voilà le sort en a décidé autrement Sad
Pour faire court, mardi vers 22h30/23h près de Loudéac (un passage usant en terme de dénivelé depuis St Nicolas du Pélem) une perte de contrôle du vélo (toujours difficile la nuit, fatigue aidant et avec un éclairage déficient) m'a fait "verser" sur le bas côté.
Pas de conséquences au vélo ni au bonhomme mais je me suis bien aperçu qu'il fallait que je me repose au moins 2/3h (que je n'avais pas « en stock ) Par chance, un peu plus loin, des personnes offraient sur le bord de la route des boissons et autres ravitaillements aux randonneurs qui le désiraient. Je m'arrête, prend un café mais je n'étais "pas bien" (d'ailleurs je ne l'étais pas depuis Brest) On discute un instant, je parle de mon manque (et besoin) de sommeil et tout de suite on me propose de dormir (et dans un lit !) Tant pis je ne résiste pas mais j'insiste pour qu'on me réveille 2 h plus tard (je serai un peu hors délai, n'ayant qu'1h30 d'avance, mais je pourrai le récupérer l'étape suivante pensais-je)  
En fait je n'ai pas réussi à m'endormir, me sentant toujours mal avec une douleur thoracique (que je mettais sur mes brûlures œsophagiennes fréquentes sur le long et qui commençaient à m'ennuyer depuis le matin)
Là ça sentait mauvais pour finir ce PBP !
Devant ma "sale tête" (et avec mon accord) mon hôte appelle les secours.
Après tout a été rapide, pompiers, samu, 6 personnes dans le petite chambrée, électrocardiogramme, contrôle de glycémie (trop faible), tension basse, fatigue excessive, rythme cardiaque un peu trop rapide, ce fut ambulance des pompiers et direction les urgences de St Brieux (où d'ailleurs un cyclo russe attendait) J'en suis sorti le mercredi après midi après toute une batterie de tests cardiaques et autres analyses sanguines.
On m'a surtout rassuré sur la gravité de ce phénomène de flutter et maintenant c'est rdv avec mon cardiologue pour voir le traitement qu'il faut envisager. I love you
Aujourd'hui après 2/3 jours ça va bien mieux et je n'ai pas trop de regrets de la fin prématurée de cette aventure PBP 2015, la santé passe avant tout non !
Et puis le bilan est loin d'être négatif. C'est vrai une crevaison avant Mortagne et la casse de mon phare à led avant Villaines on un peu « miné » le début de la randonnée et sur le plan alimentation et hydratation j'ai toujours des progrès à faire même si j'ai été « en jambes » durant les quelques 800km que j'ai fait. Autre leçon à tirer de ce PBP 2015, la poursuite d'une telle épreuve sans un éclairage de secours efficace alors qu'on a 3 ou 4 nuits où il faut obligatoirement rouler, c'est inévitablement se confronter à des problèmes voire se mettre en danger.
Sur le plan sportif et humain cette épreuve de 1200km et avec 6000 cyclos est plus que jamais« un monument » incontournable ! Et que dire du départ des vélos spéciaux, une nouveauté pour moi, tous ensembles dans la diversité des machines portés par des milliers de spectateurs, ça été un moment très très fort et rien que pour ça...
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l'auvergnat
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MessageSujet: Re: PBP: Je raconte mon aventure   Sam 22 Aoû 2015, 06:30

Tu as su t'arrêter au bon moment et donc tu supprimes ce carton rouge qui représente la sanction d'une faute grave.
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masterod73
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MessageSujet: Re: PBP: Je raconte mon aventure   Sam 22 Aoû 2015, 10:26

J'étais arrivé à Carhaix, le moral un peu en berne. J'avais la chanson de U2 (sunday bloody sunday) en tête. Certes il n'y avait pas eu de sang, mais je ne pouvais m'empêcher de faire la comparaison entre la révolte irlandaise et la lutte bretonne. Carhaix n'est-il pas un fief important des bonnets rouges et de la contestation paysanne?

Mon objectif avait changé: aller jusqu'à Brest et puis rendre ma puce et mon carnet de route là-bas: l'aventure s'arrêterait à Brest.
C'était sans compter sur ma petite flamme restée allumée (mais ça je ne le saurais que plus tard!)

Avant Carhaix, je commençais a avoir des douleurs dans la hanche gauche et l'adducteur du même côté: pas bon signe ça!!

Après mes 2 heures de dodo très profond (merci à mon assistance adoré), nous décidons d'aller prendre un café et un croissant (non j'avoue, il y en avait 2!!) Là je rencontre Nono78 et sa femme; nous discutons et puis c'est le départ
Direction le Roc de Trévezel!

La montée commence mal: les changements de plateaux font des leurs! Arrêt, on change de nom pour s'appeler Mc Gyver! Pas simple avec la protection des plateaux et une main gauche qui ne répond pas bien aux ordres demandés (mais bon, depuis des années que cela dure, je m'y suis habitué)
On repart (ce sera le dernier soucis technique)

J'ai adoré la montée au Roc Trévézel; je sais que je suis plus un grimpeur qu'un rouleur; je ne sais pas si le parcours avait été vallonné si j'aurais réagi de la même manière. En guise de préparation, j'ai mis à mon tableau de chasse les cols de l'Iseran, du Glandon, de la Croix de fer, du Galibier...
Trévézel, c'est un peu, dans une moindre mesure, la montée du col du Petit Saint Bernard: pas très raide, régulier et très roulant: bref j'adore ce genre de grimpette!
Elle m'a redonné du baume au cœur.

Et puis il y a eu cette vision magique: la mer au dessus de Brest; du pure bonheur; cette vision a été fantastique et inoubliable, tout comme la traversée du pont Albert Louppe.
Mais il fallait arriver au contrôle et là j'ai été surpris par le profil raide. Je m'attendais à de la montée après le contrôle mais pas avant; erreur!!

A Brest, je pointe, je mange un peu et puis si j'ai aimé Trévézel dans un sens, dans l'autre ça va être pareil: je repars!
Le retour vers Carhaix est plus difficiles pour moi; je paie peut-être un peu mes efforts de l'aller et puis les douleurs côté gauche se renforcent, je ralentie
Pour conclure cette étape, une ampoule pointe le bon de son nez au pied gauche; pourtant je n'en ai pas besoin, il fait jour!! heureusement j'ai pris des Compeeds dans la trousse médicale.
A Sizun je rencontre Philippe de Velofasto; on discute un peu mais je ne m'arrête pas.

A Carhaix, je me fait un arrêt "médical": Compeed et Ibuprofène et puis la gentillesse de tous les bénévoles me font oublier les douleurs maintenant persistantes.
Compte-tenu des délais, nous décidons avec mon assistance de perdre beaucoup moins de temps lors des contrôles/ ravitaillement; cette stratégie s'avérera payante.

Direction Loudéac. Je savais cette étape plus difficile et je voulais la faire dès le mardi; l'éclairage préparé et le moral au beau fixe, je file vers les raidillons annoncés.
Là je réussi à rester avec un groupe dont l'allure me convient; ils me font gagner un temps précieux; la nuit est déjà là!

Loudéac: soupe et dodo de 2 heures, toujours dans la voiture préparée avec amour par mon assistance; massage des cuisses, petite toilette, changement de tenue...bref des petites attentions bien appréciées!!

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kmkaplan
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MessageSujet: Re: PBP: Je raconte mon aventure   Sam 22 Aoû 2015, 12:17

Je raccroche peu à peu avec le quotidien, je rattrape le retard dans tous les courriers, etc. Et je fais mon compte rendu aussi dès que j’ai le temps…

En tous les cas merci au forum et à l’AFV pour le soutien !
Kim Minh.
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rouedevelo
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MessageSujet: Re: PBP: Je raconte mon aventure   Sam 22 Aoû 2015, 12:43

kmkaplan a écrit:
je rattrape le retard dans tous les courriers, etc. Et je fais mon compte rendu aussi dès que j’ai le temps

incroyable kim, qui a très bien géré son PBP, et qui tient absolument à payer ses impots avant de faire le CR Wink

CR ?:
 
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masterod73
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MessageSujet: Re: PBP: Je raconte mon aventure   Sam 22 Aoû 2015, 15:37

et voici la fin!

Bien sur, j'avais oublié le contrôle secret de Maël-Carhaix; en arrivant dans la localité je suis surpris par le nombre de bénévole; j'ai vbite compris!!! Là je fais appel à l'un deux pour m'aider à me relever et à aller jusqu'au contrôle secret pour pointer; en discutant avec cette personne, j'apprends qu'elle a fait la semaine fédérale FFCT à Albertville en 1997! Le monde est bien petit!!

Le réveil à Loudéac est difficile. Les jambes sont encore plus douloureuses à froid; mais je sais que les faire tourner un peu permettra d'en diminuer le ressenti.
Je mange un peu et direction Tinténiac puis Fougères; ces deux étapes se passent plutôt bien, sans incidents ni particularité. J'essaie de faire abnégation de mes douleurs; je me motive avec la chanson "sunday, monday, happy day..." que je fredonne; après tout, oui c'est un happy day car nous sommes là où nous avons voulu être (bon une centaine de kilométres devant ne serait pas plus mal!!!)

Après Fougères, cela se corse! Houlala mais ils l'ont trouvé où cette montée; elle me semble interminable! Et puis il n'y a plus à tergiverser, si je veux rentrer dans les délais, il me faut continuer; la pression commence à monter!
Enfin Villaines; mes "ordres" pour mon assistance deviennent secs (les pauvres, mais en fait ils sont aussi tendu que moi et aussi solidaires pour que je fnisse dans les délais!)

La "montée" vers Mortagne est délicate, le sommeil fait son apparition; je commence à avoir des hallucinations (cf le méchant rhinocéros!)
mais la solidarité entre cyclos s'opère; une personne reste à ma droite, une autre à ma gauche (une personne du club que j'avais retrouvé par hasard) et je reste sur la ligne médiane; à chaque écart de ma part, je me fais rappeler à l'ordre par ma garde rapprochée; merci merci et encore merci pour ce comportement; j'ai pu atteindre Mortagne et me reposer un peu, il le fallait.

Mais là le calcul était simple: si je voulais rentrer dans les délais départ à 3h00 grand maximum
Entre temps l'une des personnes de mon assistance s'était renseigné auprès des gens du secteur pour avoir une idée du profil: 20 kilomètres vallonnés et après tout à droite!!

Depuis le départ de Mortagne je reste sur le 52 dents et j'avale les petites bosses: voilà à quoi va servir les efforts fournis durant des mois!

Mais à présent voilà la pluie; pas cool pour la vitesse; rapidement je suis trempé et pas question de mettre les vêtements de pluie: plus le temps.
Arrivé à Dreux, c'est la catastrophe : les lunettes sont pleines de buée et de gouttelettes d’eau, je ne vois plus beaucoup et je loupe le fléchage. Je me retrouve sur une rocade, perdu avec des camions qui me frôlent et me klaxonnent ; vite il faut que je parte c’est trop dangereux.
Je ne peux pas utiliser mes rétros dans le même état que mes lunettes et je ne peux plus tourner le cou devenu trop raide.
La situation est critique mais je parviens à me mettre en sécurité. Coup de téléphone à mon assistance qui va encore réaliser des prouesses. En moins de 30 secondes un bénévole pensera savoir où je suis ; l’un d’eux saute dans la voiture de ce bénévole pour me retrouver et me guider jusqu’au point de contrôle ! Ouf mais encore du temps perdu et de l’énergie dissipée !

Je pointe à 7h37, il faut que j’arrive avant 11h16 ! C’est jouable mais il reste tout de même 65 kms

La route à la sortie de Dreux est étroite et parsemée de « stop » : la moyenne en prend un coup
Je n’ai plus de compteur depuis plusieurs étapes ; sur celle-ci cela m’aurait bien aidé !

Sur le bord de le route un anglais m’indique arrivée 15 kms ; je regarde ma montre, il reste 1h20, c’est gagné !
Mais je suis dubitatif ; j’ai bien appris le parcours et je doute de la véracité de ces propos ; je ne ralentie pas

Plus loin, à un carrefour dangereux, des motards de l’Anec présents, indiquent 25 kms ! Je me renseigne auprès des cyclistes présents autour de moi, oui c’est 25 et il me reste 1h05 !!

2 solutions : la plus raisonnable, c’est cuit
celle de Rodolphe qui dit qu’il y a encore une petite chance

Je finis avec 1 minute d’avance à ma montre (4 pour les organisateurs), le pari est gagné, j’éclate en sanglot !

Rétrospectivement, je dirai que ces minutes ont été gagnées grâce à mon assistance : ce PBP leur appartient également.

Pour terminer je dirai bravo aux organisateurs, bravos à tous ces bénévoles fantastiques, bravo aux spectateurs présents sur le bord de le route, parfois même en pleine nuit et merci à vous tous pour votre soutien.

Ce PBP restera un GRAND événement avec énormément d’émotions.
Ces souvenirs resteront présents très très longtemps

Rodolphe/Masterod F178
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3tigouille
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MessageSujet: Re: PBP: Je raconte mon aventure   Sam 22 Aoû 2015, 15:56

bravo à tous (et merci pour les récits)
je trouve significatif des valeurs de notre société que des gens raisonnables arrivent à penser que qq minutes comptent quand on peut faire 1200km en vélo!
un défi perso c'est sur, mais bon!
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rouedevelo
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MessageSujet: Re: PBP: Je raconte mon aventure   Sam 22 Aoû 2015, 17:15

CR de 2 PBP ...  Wink
après les qualifications 200 mayenne, 300 flins, 400 et 600 béthune j'espérais faire 1 diagonale en juin et une autre en juillet pour maintenir les objectifs de l'année et espérer être en pleine forme sur le départ de cette édition 2015.
les vacances étaient posées de longue date mais le sort en a voulu autrement avec un accident de travail le 13/05 et une rupture totale du talon d'achille.

3 jours d'immobilisation et pas encore opéré je pense hanbike car l'arrêt va être conséquent.
le 01/06 me v'la parti dans l'idée qu'en l'espace de quelques semaines je dois pouvoir faire 1/10ème environ de la distance du PBP !
la distance va s'échelonner de 700m au premier essai sur home trainer à 30 kms sur terrain avec Maya et beaucoup d'incertitudes. La première côte de rien du tout est franchie ! je vais continuer et début juillet les progrès de ma musculature sont palpables !
une fenêtre météo semble au top le lundi 10/08 et je réalise cet objectif en atteignant 128 kms entre 16h et 2H30 ! trop content, voilà une bonne chose de faite, le moral est bon et c'est bon pour le tendon.

parallèlement je me suis mis dans la tête qu'il était peut-être possible de le réaliser d'une toute autre façon encore en tentant de tenir 90h sur  l'ordi et de relayer des infos en direct émanant des candidats eux-même.
dans la semaine précédente tout se met en place et en concertation avec l'association AFV dont je suis membre, une fine équipe de compétences bien complémentaires se met en place.
le challenge sera de tenir et de rendre la chose au mieux !!
mais alors quel pied ! suffisammment de candidats pour avoir de l'activité cérébrale et suffisamment de reporter volontaires sur le terrain pour envoyer les infos qui vont bien !
bilan un post énorme pour une couverture permanente avec un téléphone largement dépassé par l'évènement mais qui fonctionne parfaitement en mode sms.
le cerveau quant à lui m'a bien conduit dans les méandres d'un PBP ! génial, l'euphorie s'est mise en place, l'endurance aussi, la randonnée a donc été à la hauteur de l'évènement.

bilan : 577 sms échangés avec les participants et les reporters terrain.
queques chiffres : 198 avec cyclaudax, 82 avec fab78, 72 avec nono78, 24 an mangeolle, le reste avec les candidats !
en les récrivant au mieux sur le forum au fil de l'eau j'ai forcèment atteint une vitesse d'écriture bien supérieure au point de départ !
et aussi quelques mails pour clarifier des actions avec l'AFV qui dans l'ombre a fait un travail remarquable !
avec l'arrivée de Bernard Faucheux et de masterod73 au vélodrome, je me relâche et comme en 2011 je suis pris par une forte émotion, les larmes du bonheur !

merci à tous d'avoir joué le jeu, d'avoir su prendre le temps de le faire, de m'avoir permis de réaliser ce défi par procuration.
la séance de kiné du jeudi après-midi a été tout en décontraction malgré la fermetée du kiné ! François a pu visionner la video de sebastien sur mon téléphone avec Bertrand79  et son magnifique fanion.
la nuit de jeudi à vendredi : 15h ... superbe récupération ... si c'était à refaire oui bien sur mais avec de bonnes raisons que je ne souhaite à personne.
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sebm
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MessageSujet: Re: PBP: Je raconte mon aventure   Sam 22 Aoû 2015, 17:36

Bravo à vous, j'étais en vacances à côté de Maël-Carhaix, je suis tombé dans le pbp par hasard j'ai croisé 2 vm et 3 vc dans des côtes interminable..... Il faut vraiment un sacré moral.
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Tijojo
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MessageSujet: Re: PBP: Je raconte mon aventure   Dim 23 Aoû 2015, 12:57



Un peu de lecture... study


Une bleusaille sur le PBP 2015

Ayant entendu et lu tant de récits au sujet du Paris-Brest-Paris, j’ai voulu goûter à cette légende par moi-même… L’occasion aussi de fêter mon cinquantième anniversaire par un cadeau original : 1230km de vélo avec une foule de supporters enthousiastes, prêts à m’applaudir nuit et jour !…
Mon ambition sera de boucler le parcours avec Michel, mon acolyte de BRM de ces deux dernières années qui m’a proposé de m’accompagner dans cette aventure, en respectant le délai des 90 heures.

Que de monde ! Que de vélos présents ce dimanche 16/08/15 pour le départ du PBP 2015.  J’y retrouve des amis, des têtes connues du forum velocouché et en découvre d’autres grâce aux numéros de plaque ; on croise aussi des amis venus assister à notre départ original : 165 vélos couchés et vélomobiles, 50 tandems et 1 triplette, quelques tricycles « mono ou bicephale », 1 handbike, des étonnants vélos elliptiques et 2 vélos anciens du début du siècle.
A 17h15, notre départ est donné et déjà, ça file à bonne allure… à si bonne allure que rapidement nous nous retrouvons avec Michel en fin de peloton, à rouler à notre rythme.
Nous faisons une pause casse-croute au km100, il est 21h. Nous sommes autonomes en nourriture jusqu’au lendemain soir.  Les premières pentes du Perche sont abordées à la nuit tombante ; nous passons le ravito de Mortagne (km 140) sans nous arrêter et poursuivons notre voyage dans la nuit, accompagnés par le serpent ondulant des loupiotes rouges et blanches des nombreux vélos présents sur le parcours.
Comme déjà ressenti lors des BRM préparatoires, la conduite de nuit lorsque la fatigue n’est pas encore présente, offre des sensations délicieusement étranges  : le temps s’écoule différemment, le relief est perçu autrement qu’en journée, seulement rythmé par le chant des dérailleurs, qui montent ou descendent pignons ou plateaux,  mon attention se fixe sur la ligne médiale pendant que mes pensées vagabondent à mille lieux… et bientôt nous nous présentons au premier contrôle de Villaines la Juhel : foule nombreuse en liesse, concerts d’applaudissements… C’est la première fois que je connais ça et c’est plutôt sympathique !...
Pas de fatigue particulière, nous nous remettons tranquillement en route après avoir fait les niveaux. Fougères (km300) marque le 1er quart du périple et nous rencontrons toujours beaucoup de monde pour nous encourager, ainsi qu’un grand nombre de bénévoles, qui assurent guidage et circulation dans les villes contrôles, pointage, ravito et restauration, gestion des couchages… Casque bas, mesdames et messieurs pour tout ce travail !
Le jour est levé, nous avons petit-déjeuné et notre objectif est de nous rendre au ravito AFV à La Chèze, un peu avant le contrôle de Loudéac, pour y prendre du repos, du réconfort et faire le plein de sourires : Fabienne, ma femme, y joue les bénévoles avec Annabelle, Elodie, Gilbert, Alain et sa femme Jacqueline.
Nous faisons une pause casse-croûte – bière après Tinteniac en terrasse quand arrive Pimprenelle qui se joint à nous. Ce Nicolas est quand même impressionnant : s’aligner sur PBP après avoir été sévèrement blessé, il y a 2 mois !
Nous arrivons à 15h10 au ravito AFV : c’est top ! L’ambiance est chaleureuse, la salade de riz bienvenue, la douche magique et les 20’ de sieste divines !
Je puise dans mes réserves de motivation, bien aidé par quelques coups de pied dans le derrière assénés par mon acolyte, pour redécoller et aller pointer à Loudéac. La description du parcours entre Loudéac et Carhaix laisse présager quelques chauds moments de grimpette mais étonnamment, j’en garde un excellent souvenir : mes jambes tournent bien, les côtes s’enchaînent sans trop de peine et avec du plaisir ; je suis même surpris de ne pas me faire rattraper par les vélos droits doublés dans les descentes.
Le ciel est bleu, la température idéale… les pignons montent sans peine jusqu’à ce que… aie !... ils ne montent plus du tout ! La panne : le câble du dérailleur a cassé ! Je serai incapable de continuer jusqu’à Carhaix uniquement avec les plateaux et le 12 dents : j’ai bien fait d’avoir un câble de rab’ dans la sacoche ! Michel me rejoint à ce moment là et nous commençons la réparation. La tête du câble est restée coincée dans la manette et nous devons démonter le boitier pour la libérer ; le câble de rechange semble un peu trop gros et coulisse mal dans la gaine mais le dérailleur fonctionne malgré cela, même si tous les pignons ne passent pas de façon optimale.
Peu de temps après, contrôle secret à St Nicolas de Pelem : je profite de la présence d’un vélociste pour lui faire régler le dérailleur ; sa compétence est mise en défaut par la faute de ce câble trop gros, qu’il finira par remplacer par un câble plus fin et miracle, bientôt les changements de vitesse sont un enchantement pour l’oreille. Cet incident nous aura fait perdre beaucoup de temps mais il aurait triste de devoir abandonner pour un bris de câble !
Quelques portions assez roulantes nous amènent jusqu’à Carhaix : il est 22h15 et l’accueil des spectateurs et des bénévoles est toujours aussi chaleureux.
Nous retrouvons Jean-Lou et Alex et repartons tous les quatre en direction de Brest. Nous entamons la longue ascension du Roc Trevezel. Magie du Paris-Brest, au milieu de nulle part, dans la nuit noire la plus totale, surgit du bord de la route un sonore « Bravo » accompagné d’applaudissements. Au sommet du Roc, sympathique ravito sauvage, avec un excellent café pour moi, offert par ces généreux spectateurs  qui veillent toute la nuit pour encourager les cyclos. Merci à eux : cela contribue à la Légende du PBP.
Dans la longue descente qui suit, j’essaie de m’accrocher aux roues d’Alex et Jean-Lou en me laissant griser par la vitesse. A Sizun, nous attendons Michel qui accuse un gros coup de fatigue. Jean-Lou et Alex poursuivent leur route vers Brest et nous trouvons avec Michel un coin abrité pour dormir 2 heures, emmitouflés dans nos sacs-couvertures de survie. Le sommeil ne sera pas de grande qualité : la faute au sol froid et dur, et aux quelques cyclos qui parlent comme s’ils étaient seul au monde, en s’arrêtant juste à côté de nous.
Le réveil est dur : le brouillard est tombé et les descentes sont délicates par manque de visibilité… En plus, il ne fait pas bien chaud avec cette humidité… Heureusement, quelques sévères montées arrivent pour réchauffer les corps à défaut des cœurs ! Les montagnes russes de Plougastel & Guivapas nous amènent jusqu’à Brest dont nous découvrons les lumières qui se reflètent dans la rade.
Nous pointons avec Michel au contrôle au petit matin ; après une pause casse-croûte sorti du sac, nous entamons le retour dans le jour naissant. Une boulangerie ouvre juste et nous faisons une pause gourmande… Plus loin, c’est un bistrot déjà fréquenté par les habitués du lieu, qui nous permet de faire glisser les croissants précédents avec un café allongé comme nous. Il fait beau sur Brest ; je cherche du regard le vélomobile de Magnum, figure locale du forum ; le moral est bon et les jambes tournent encore bien.
L’ascension du Roc Trevezel se fait par Landerneau où nous retrouvons le brouillard… puis nous émergeons des brumes et le paysage est enthousiasmant ! Nous croisons une file quasi continue de cyclos qui poursuivent encore leur route vers Brest… Je salue au passage les têtes connues en jouissant intérieurement d’être déjà sur le retour !
Cette montée vers le Roc Trevezel est déjà très fréquentée par de nombreux véhicules et notamment des camions qui débaroulent à toute blinde… Les cyclos ne leur laissant pas toujours la possibilité de se rabattre, je redoute l’accident et le drame…
Au sommet, je refais une halte au ravito sauvage de la nuit passée… suis interviewé par deux jeunes filles qui travaillent au film sur le PBP… puis vavavoum, c’est la longue descente vers Carhaix : je me fais plaisir en emmenant mon plus grand développement, doublant comme une balle certains groupes de vélos droits… jusqu’au faux-plat montant suivant où ils me rattrapent… Je pensais attendre Michel à Huelgoat mais nous n’y passons pas au retour : je suis tout surpris d’arriver à Carhaix !
La portion suivante entre Carhaix et Loudéac est bien accidentée et je me demande comment cela va se passer : à l’aller, il me semblait avoir descendu de sérieux raidards ? Le fait de bientôt retrouver Fabienne au ravito, me rend les jambes légères et cette portion est vécue avec plaisir. J’y retrouve Alex qui ne tarde pas à filer loin devant, suivi de près par Gruig : 2 TD avec des moteurs puissants, ça dépote !... J’y retrouve également Pimprenelle qui me laisse aussi sur place à la faveur de grandes lignes droites qu’il avale à fond de 52x11 ! Respect !
Je n’attends pas Michel au contrôle de Loudéac pour filer au plus vite au ravito AFV où nous avons prévu de faire une longue pause dodo (km 800).
Douche, salade de pâtes & de fruits (pas en même temps quand même !) et hop, c’est parti pour 4 heures de sommeil que j’espère réparateur, les muscles des cuisses étant maintenant bien durs et sensibles.
Nous nous remettons en route vers 22h avec Marcel qui a fait une courte pause au ravito et qui prévoit d’aller dormir à Tinteniac chez des amis. Nous roulons un moment ensemble puis à la faveur de nos divers arrêts « techniques », Marcel poursuit sa route un peu devant.
Contrôle et pause dodo 20’ à Tinteniac, dans les fourrés à la sortie du site. A notre réveil, nous apercevons Sébastien et Bertrand avec qui nous reprenons la route. Bertrand disparait rapidement de nos écrans radar pour aller dormir dans un coin secret et Sébastien, qui roule plus vite que nous, trace sa route. Nous le retrouvons 4h plus tard à Fougères où il prévoit de dormir un peu. Nous faisons aussi une sieste de 20’ dans la salle de contrôle, vautrés sur un tapis de gym, où lumières, bruits et bips stridents à chaque passage de puce ne gênent en rien les nombreux cyclos qui « comatent ».
Petit-déjeuner avec croissants et café et hop ! restent encore 300km avant SQ : quand faut y aller, faut y aller !... Le redémarrage est difficile : les muscles sont raides et aspirent au repos. La fatigue joue sur les organismes. Michel est désormais de plus en plus tordu sur son vélo : il penche à droite, sa tête ne pouvant plus reposer sur l’appui-tête ; heureusement, cette mauvaise position ne génère pas pour le moment de douleur. Je penche aussi à gauche ce qui explique peut-être le fait que j’ai l’impression que mon guidon n’est pas horizontal et que mon repose-nuque est tordu !
Nous nous laissons surprendre par le lever du soleil. Alex nous double ainsi que Christophe74 qui roule à bonne allure : quelle santé ! Au ravito sauvage de la Tanière, nous croisons Jean-Marie (Breizh44), impressionnant « roule-toujours », avaleur d’asphalte. Je bois mon café et mange la crêpe offerte si sympathiquement, assis. Un cyclo indien s’arrête à son tour : j’essaie de lui expliquer en anglais que la coutume est d’envoyer une carte postale au retour au pays.
La route chemine dans des paysages bucoliques… ça monte doucement, le moteur étant un peu poussif et la centrale de contrôle a des sautes d’humeur : je commence à voir des bonhommes à la place des poteaux ou autres bornes signalétiques. Dans une combe délicieusement exposée au soleil du matin, sous la surveillance bienveillante d’un troupeau de génisses, un carré d’herbe rase me tend ses brins doux et je succombe une nouvelle fois à 20’ de sommeil lent. Michel se laisse attendrir également.
Sms de Fabienne : Dominique est à Fougères et abandonne : douleurs dorsales. Fabienne, une fois le campement ravito plié, passera le récupérer et le descendra sur SQ.
Nous repartons vers Villaines la Juhel où c’est la fête au village : contrôle noir de spectateurs enthousiastes, accueil souriant de Gilbert (Cyclaudax) à la descente du vélo, zone de remplissage des bidons avec savons pour se laver les mains (extra !). Je fais un petit tour vers les bénévoles de la Protection Civile pour l’application de froid sur mon tendon d’Achille droit qui commence à me titiller. Nous prenons notre premier repas chaud (nouilles – ratatouille – poulet) dans l’espace restauration où les enfants s’offrent de porter nos plateaux-repas : a-t-on autant des têtes de déterrés ?
J’aime beaucoup le tracé emprunté jusqu’au Fresnay sur Sarthe : grandes montées régulières, belles descentes, vaste panorama… et déteste la portion suivante entre le Freynay et Mamers : grande route avec trop de circulation – un camion me double à 30cm du rétro et je manque me vautrer dans le fossé par le déplacement d’air – ; gros cagnard et un seul point d’ombre sur 25km ; heureusement, le vent est favorable.
Après Mamers, le Perche me rappelle l’usage des trois plateaux et nous sommes à Mortagne pour le goûter. Ensuite, ce sera une succession de raidards pendant 35km avant de finir par une longue portion de Beauce roulante jusqu’à Dreux.
Nous y sommes à 21h30 et nous décidons, n’ayant aucun objectif de temps si ce n’est de finir dans les délais et ne souhaitant pas arriver au milieu de la nuit au Vélodrome, de s’y arrêter faire un gros dodo, histoire de déjà travailler la récupération : cela me convient parfaitement d’autant plus que lors des 20 derniers kilomètres avant Dreux, une piquante douleur est apparue derrière mon genou droit ? Fabienne qui a déposé Dominique à SQ nous y rejoint et nous mangeons ensemble.
Grosse nuit de sommeil et décollage au petit matin pour la dernière étape. Point de Papy Volant dans la côte de Gambaiseul, péniblement montée tout à gauche, malgré les encouragements d’un jeune à dreadlocks posé au pied avec le panneau « last jump before Paris »… Nous faisons les 20 derniers kilomètres sous un crachin parisien et arrivons au Vélodrome de SQ, terme de ce Paris-Brest-Paris. Le public est rare mais de qualité : Alex arrivé la veille au soir, Fabienne, Fab78 et Nono78 sont là. Bertrand vient d’arriver, Marcel et Christophe (Marau) arrivent peu après.
L’aventure se termine autour du plat chaud offert par l’organisation dans l’enceinte du Vélodrome : les visages sont burinés, les yeux brillent plus de plaisir que de fatigue, à ce moment.
Mon PBP est une réussite : nous l’avons bouclé avec Michel et dans les délais ; Fabienne l’a aussi bien vécu à sa façon depuis le ravito AFV.

Quelques chiffres :
1247km au compteur.
57h22 de roulage pour 87h20 de temps total (fichtre : près de 30h d’arrêts !)
21.75km/h vit moyenne roulée.
67.15km/h vit max

Dehors, c’est le déluge ! Je plains les amis qui finissent sous la pluie…
Nous partons en vélo rejoindre le camion et hop ! Retour à la maison pour d’autres aventures…

Epilogue : j’ai dormi entre SQ et Orléans où nous avons déposé Michel puis fais 20’ de sieste après le repas. Nous sommes allés marcher 1h avec nos chiennes l’après-midi pour foutre une claque à l’acidose lactique des gambettes…
Mon tendon d’Achille gauche qui n’avait rien dit jusqu’alors, chuinte un peu : un peu de repos, glaçages et massages devraient permettre un retour à la normale sous peu. Quelques fourmillements dans les orteils et les chevilles gonflées 24h.

Merci aux organisateurs et aux nombreux bénévoles souriants.
Merci aux spectateurs enthousiastes et généreux, présents aux bords des routes et aux contrôles, à toutes heures du jour et de la nuit.
Merci aux amis couchistes et à l’AFV.
Merci à Michel de m’avoir accompagné.
Merci à Fabienne pour son soutien bienveillant et son amour constant.

__________________________________
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MessageSujet: Re: PBP: Je raconte mon aventure   Sam 29 Aoû 2015, 23:08

Mon PBP 2015

La préparation.
Après un échec en 2007 où un soucis de santé a interrompu mes brevets, j'avais très envie de participer à PBP. A nouveau cette année, à l'issue du BRM200, une hernie discale a interrompu ma préparation pendant 2 mois. Heureusement, le calendrier des BRM est très fourni et j'ai pu réaliser mon BRM300 en compagnie de Carenca. Grâce à la gentillesse de Jean Philippe Battu, j'ai pu réaliser le BRM400 en mode solo et finalement j'étais prêt pour le BRM600 d'Albertville. A nouveau une tendinite à la rotule m'a inquiété, mais le délai important entre les BRM et le PBP permet de se refaire une santé et achever sa préparation. Pour moi 3 semaines d'arrêt puis environ 1000 km de vélo en juillet sur des distances entre 70 et 170 km. Hors vélotaf.
A 2 semaines du départ, je pars en vacances en Ardèche où je me fais plaisir avec quelques sorties montagneuses courtes puis pars une semaine en Bretagne, près de Morlaix pour m'imprégner du pays. Une semaine de mauvais temps donc sans vélo.

Le départ
Samedi 15, je prends le TGV pour St Quentin en Yvelines pour le contrôle du vélo. Je dois y retrouver Marcel et Canard.  L'après-midi me permettra de retrouver des membres du forum jaune et de faire leur connaissance irl. Dommage cependant que nous n'ayons pas établi un point de rendez-vous avant le départ pour mieux faire connaissance. Il est compliqué de raccorder nom-pseudo-visage dans ces rencontres furtives.
La soirée se passera parfaitement chez Marc et Isabelle, des amis de Marcel et Canard qui m'hébergent. Des gens merveilleux et un accueil parfait: pain maison, lasagnes le soir, riz-ratatouille le lendemain c'est idéal pour entamer un PBP.
Des amis de longues dates, Laurence et Guilhem, sont venus me faire la surprise de m'encourager au départ. Super. La tension monte, heureusement rapidement nous nous dirigeons vers le sas de départ. L'occasion d'apercevoir une bentrideuse Brésilienne. Une des rares, bentrideuse et Brésilienne. Nous nous souhaitons réciproquement bonne route.

Première nuit:
Ça y est le départ est donné, je suis tout devant et c'est impressionnant de suivre les motards avec une foule applaudissant sur le bord de la route. Juste le temps d'encourager Jéjon pour son défi et je prend un rythme de croisière. C'est incroyable le nombre de personnes installées par cette belle soirée de dimanche sur le bord de la route et qui nous félicite.
Le rythme est un peu rapide, mais c'est le départ. Je m'inquiète car je n'ai rien mangé depuis midi et je sais que j'aurai faim. La nuit sur le vélo me fait soucis aussi. Peu importe, en attendant je vise Nogent-le-Roi et le ravito de Papy volant. Le temps de faire le plein d'eau, de prendre un biscuit breton et c'est reparti.
Canard est passé sans s'arrêter, Marcel repart juste derrière avec Pimprenelle. J'accroche la roue d'un Américain en Carbent Bike (Tim) qui prend des relais. C'est son 4ème PBP. Nous filons bon train. A l'occasion d'un ravitos sauvage, je m'arrête pour prendre un café qui doit m'aider à passer la nuit éveillé. Longny au Perche, je pense à Zapilon en tournant autour de la place, en prenant le virage à droite. Mon dérailleur est prêt et la côte passe sans problème. Je m'arrête en haut de la côte mettre mon gilet jaune. Tim n'arrive pas, je repars. L'enchainement des bosses jusqu'à Mortagne se fait très bien. Je garde toujours une dent en réserve sur la cassette pour ne pas me fatiguer, malgré tout je remonte des groupes de vélos sans pour autant me faire remonter.
Mortagne, première ville étape sans contrôle. Je découvre le parc à vélo et retrouve Jean Lou qui m'explique le fonctionnement. Je file prendre un plat chaud et comme je le mange, Marcel et Canard me rejoignent. Nous décidons de partir ensemble. Jean Lou est juste devant nous.
Il fait froid au départ de Mortagne, il fait nuit également, et la route est encombrée. Je roule avec Canard et nous perdons Marcel à l'arrière. Nous nous retrouverons à Villaines.
C'est impressionnant de voir la longue procession de vélo qui serpente sur les coteaux des Alpes Mancelles. On les distingue sur plusieurs km. La navigation n'est jamais une surprise, on sait longtemps à l'avance les changements de direction. Si le profil n'est pas trop difficile, l'ascension est longue et nous sommes content de rejoindre Villaines vers 2h du matin. Jean Lou est là qui nous attend et Marcel nous rejoint rapidement. Après une pause sandwich, nous décidons de dormir 2h. Jean Lou ronge son frein, mais reste avec nous. Le confort est total: douche+ serviette, couchage, réveil 4h30. Ça me convient bien, car je pense prévenir les coups de barre ultérieurs et j'ai tenu le rythme de Canard qui vise moins de 80h. Tous les voyants sont au vert et la compagnie est excellente.

Première journée:
Le réveil est difficile, mais contrairement à mes compagnons, j'ai réussi à dormir 1h30. Et surprise, dans la courte nuit, Christophe74 nous a rejoint dans le dortoir. Nous repartons néanmoins vers 5h30 à 4 (Jean Lou, Canard, Marcel et bibi). Il ne fait pas trop froid, mais le nombre de vélos sur la route a nettement augmenté. Alors que la veille (?) il y avait une file indienne continue, ce matin, c'est une succession de pelotons compacts qu'il faut klaxonner et doubler. C'est lundi aussi et rapidement la circulation auto et camion augmente.
Les aléas de la circulation et des pauses techniques éclatent le groupe. Mais nous retrouvons à Fougères vers 9h. Sébastien et Bertrand79 y sont déjà et repartent. Jean Lou se joint à eux. Je préfère prendre un repas chaud avec Marcel. Canard souhaite pousser jusqu'à Tinténiac qui n'est qu'à 50 km. Marcel ayant de la famille à voir sur la route, je repars seul vers Tinténiac. A 5 km du contrôle je trouve Canard sur le bord de la route en train de faire une mini pause. Son compteur a des ratés et il croyait qu'il restait 30 km.
Comme j'arrive à Tinténiac, à midi, j'aperçois Sébastien qui repars du contrôle. Je lui fixe rendez-vous au stand AFV de La Chèze dans 70 km.  Je ne m'arrête que quelques minutes, le temps d'un sandwich, quelques SMS et des étirements. Marcel rencontre son frère, je ne sais pas où est Canard, Sébastien, Bertrand et Jean Lou sont juste devant. Je languis le ravitos AFV pour une bonne pause.
La montée de Bécherel passe très bien, les descentes s'enchainent. Le passage vers St Meen le Grand sur la national est désagréable car il y a des camions qui vont vraiment vite. En quittant cette national j'aperçois un ravito sauvage devant une maison: les enfants offrent de l'eau du café et des gâteaux sous un parasol. Ils crient "foot and drink" car la majorité des cyclistes n'est pas française. Je prends un café accompagné de quelques mirabelles et laisse un pièce dans la tirelire pour remercier les enfants de l'accueil.
L'après midi se passe calmement, sans difficultés notables. Il n'y a que la montée avant La Chèze qui m'inquiète un peu. Je l'avais trouvée dure en 2009 lors du BRM600 Rennes-Brest-Rennes. Finalement elle n'est pas longue et juste après  je rejoins Jean Lou qui roule tranquillement. Il m'indique que Sébastien et Bertrand sont juste à quelques hectomètres, aussi je force l'allure pour finir avec eux à l'arrêt AFV.

Premier arrêt AFV
Enfin, je l'attendais depuis longtemps. Je suis un peu désorienté car je ne connais ou ne reconnais pas grand monde. Mais l'accueil est chaleureux, efficace. J'en profite pour prendre une douche, me restaurer et échanger quelques mots. Le temps passe vite et il me faut déjà repartir. Je pensais attendre Marcel, mais il n'arrive pas.
En tout je tiens à remercier chaleureusement toutes les personnes sur ce ravito. Il était parfait.

L'après-midi est bien avancée et je ne traîne pas à Loudéac après le contrôle. Je sais Sébastien, Bertrand, Tijojo et Michel juste derrière moi. J'espère croiser Jéjon sur son  retour et me prépare à lui crier mes encouragements. Nous avons estimé que nous devrions le croiser entre Loudéac et Carhaix, plutôt vers Carhaix. Mais les routes aller et retour diffèrent légèrement.
Les bosses s'enchainent assez facilement, car elles sont courtes. La montées de Trévé est tout de même bien raide. C'est là que je croise le peloton de tête. Il me semble même voir un VD seul détaché quelques hectomètre devant.
Juste avant Corlaix, je m'arrête faire le plein d'eau à un ravito sauvage très sympathique. Puis à St Nicolas du Pelem il y a le contrôle secret. J'y rejoins Jean Lou et nous repartons ensemble vers Carhaix que nous atteignons vers 20h30. Je vais rapidement à la cantine, car j'ai envie, voire besoin d'un repas chaud. Mais j'ai du mal à manger, je suis un peu nauséeux. Bien qu'il soit tôt, je suis prêt à m'arrêter ici pour dormir. Marcel, au téléphone m'informe qu'il dormira à Carhaix également, mais il compte se réveiller trop tard pour moi. Jean Lou n'est pas au mieux, non plus mais pense continuer avec Pimprenelle. Nous prenons notre temps et c'est alors que nous rencontrons Jéjon. Il est en retard sur son objectif et a déjà renoncé à faire moins de 48h. Mais il est très fort et souhaite continuer sans dormir et retrouver du plaisir à rouler. Il fini de me convaincre de continuer jusqu'à Brest avec Jean Lou. J'apprendrai ensuite qu'il était au bord du malaise, mais n'en laissait rien paraître. Quel gaillard!
Mes soucis gastriques ont disparus, Jean Lou, Pimprenelle, sont partant pour continuer. Nous repartons finalement vers 22h40, Jean Lou, Tijojo, Michel et moi. Nous rattraperons Pimprenelle en arrivant sur Huelgoat. La montée sur Roc'h Trévezel est assez facile, si ce n'était le sommeil. Mais j'apprécie le ciel parfaitement dégagé et étoilé. Après une pause au sommet, je m'habille chaudement et nous attaquons la descente. Je prends la roue de Jean Lou et ne la lâche plus. A Sizun, Michel tarde un peu. Il a besoin de dormir et décide de rester sous un porche avec Tijojo. Nous apprenons que Sébastien et Bertrand viennent de prendre une chambre à l'hôtel de Sizun devant lequel nous nous trouvons, et apprécient leur douche. Avec Jean Lou nous décidons de continuer. Pimprenelle est derrière quelque part. Il est 1h50 je crois, et il reste 36 km jusqu'à Brest.
Entre Sizun et Le Queff, il n'y a pas que de la descente, ce qui nous permet de nous réchauffer. Au Queff, une association fait des crêpes et des galettes. Je m'arrête prendre une galette jambon fromage gratuite avec une bise de la crêpière en plus. La route jusqu'à Loperhet descend bien, il reste une 10 zaines de km bien vallonnées jusqu'à Brest. Jean Lou souffre du froid et n'avance plus. Gruig nous dépasse vers Albert Louppe. Après la longue remonté jusqu'au contrôle que j'atteins vers 3h40, je me précipite vers le dortoir en donnant rendez-vous à Jean Lou vers 7h. Je commande un réveil à 6h.

Seconde journée:
Que le réveil est difficile! Je pars prendre un petit déjeuner où je ne vois pas Jean Lou, mais Christophe74 qui arrive. Il est bientôt 7h, aussi je pars sans attendre ni l'un ni l'autre. Ma famille étant sur Morlaix, je leur ai proposé de venir me voir à Carhaix entre 12h et 14h. Je roule un peu plus vite que prévu, et la circulation sur Carhaix me paraît compliquée à cause de toutes les assistance, aussi leur donné-je rendez vous à Plounévez Quintin à 13h. Il faut donc que je file.
Je monte bien sur Roc'h Trévézel en empruntant la même route que l'année dernière avec Magnum et Zenedavtri. Je me souviens à quel point j'avais tiré la langue derrière le Milan non assisté sur cette côte. Landerneau est dans le brouillard, mais Sizun en plein soleil. La montée sur le Roc'h est magnifique! Je ne tarde pas en haut et file sur Carhaix, c'est très roulant, avec 2-3 côtes tout de même. Carhaix est effectivement très encombré en ce mardi midi. Je passe le contrôle rapidement, passe un coup de fil pour confirmer le rendez-vous familial et repars vers St Nicolas du Pelem. Juste avant, à Plounévez Quintin, je vois 4 enfants qui hurlent mon nom. Ce sont mes filles, nièce et neveu qui on fait des pancarte en mon honneur. Ça fait chaud au coeur, je suis heureux de le voir, ainsi que mon épouse et son frère. Nous pique-niquons sur la place. Je n'ai 1h30! les enfants crieront leur encouragements à tous les cyclistes qu'ils verront. Il me diront ensuite, qu'après mon départ, ils sont allés jusqu'à Trévezel faire la claque. Leur enthousiasme  leur vaudra des pin's de l'Oregon offert par un Américain faisant le PBP. Dans 4 ans ils seront à nouveau au bord de la route du PBP!
Pour ma part, je repars vers Loudéac. A St Martin des Prés, je verrai Pimprenelle attablé devant une bière et une crêpe. Je ne m'arrête pas, je viens juste de quitter ma famille. Dans ce sens la portion Corlaix Loudéac est plus facile. A Loudéac je passe le contrôle et prend une collation chaude avant de repartir pour 9km jusqu'au stand AFV. J'y reprend une douche, mets une tenue propre et diner avec Michel et Tijojo d'une salade de pâte, du jambon, une salade de fruit et d'un verre de vin rouge. Le paradis, quoi! (Désolé Annabelle pour la nappe). Je m'offre une sieste de 15 minutes et je repars. Je vise Fougères.
A St Meen le Grand, je crains d'être à cours d'eau pour la montée vers Becherel. Je m'arrête devant une maison décorée aux couleurs de PBP et demande l'eau. Le propriétaire me fait le plein du bidon. Nous échangeons quelques mots. Il a fait un PBP en 2003 pour ses 66 ans. Son petit fils s'intéresse à mon vélo dont je lui explique le principe et les avantages. Sa petite fille accourt de la maison avec une crêpe au sucre que vient de préparer sa grand-mère! C'est la magie du PBP!.
J'arrive à Tinténiac à 21h30. Je vois les vélos de Gruig et Pimprenelle qui doivent être au restaurant. Je ne prends qu'un Perrier-Orangina et repars en croisant Christophe74 qui arrive. L'étape jusqu'à Fougères est courte (55 km) et plate. Mon éclairage Luxos U me fait des frayeurs, mais au-delà de 20 km/h fonctionne très bien. Je me fait rattraper par un groupe de 4 Finlandais qui tracent. Je m'accroche pour les garder en point de mire. Cela facilite la conduite et permet d'anticiper les virages. En effet, ma lampe n'éclaire absolument pas au dessus de l'horizon, et je ne vois qu'à 30 ou 40 m. Un peu avant Fougères je recolle au groupe pour ne pas les perdre, car ils en rattrapent d'autres qui prennent la roue avant de lâcher. Puis dans les derniers kilomètres, je passe devant pour finir plus rapidement. Arrivée Fougères à 0h12. Je tamponne ma carte et file directement au dortoir avec un réveil demandé à 4h30.
Troisième journée:
Je prends un rapide et copieux petit déjeuner. J'aperçois le vélo de Jean-Lou dont je n'avait pas de nouvelles la veille. J'aperçois également Tijojo et Michel qui se dirigent vers le contrôle. En repartant je double Rouedevélo, pardon Roulecouché, dans son VM. Je sais que la sortie de Fougères grimpe un peu. Je me réjouis de rouler au matin vers Ambière les vallées, une magnifique régions. Tout se passe sans difficultés, sauf les 15-20 derniers kilomètres avant Villaines la Juhel qui font un détour et offrent de bonnes montées. Je double un tandem mixte américain dont j'ai retenu la plaque. A la place de leur nom est indiqué Thing 1 et Thing 2 Smile.
L'arrivée sur Villaines est grandiose, même si à 9h du matin c'est encore assez calme. Je connais bien les lieux et vais directement au contrôle puis au restaurant pour un bon repas chaud. En retournant au parc à vélo je fais la connaissance de Cyclaudax et je repars gaiement pour Mortagne.
La portion après Villaine (sens retour et de jour) est vraiment magnifique. La lumière est parfaite et je me dit que ces collines méritent bien le nom d'Alpes Mancelles. Bon après Fresnay sur Sarthe, c'est une autre histoire: grandes routes, grandes lignes droites, gros camions. Notamment l'arrivée sur Mamers est désagréable. Je ne m'arrête pas à Mamers (je n'apprendrai que plus tard que le ravito sauvage y est remarquable) et vise d'atteindre Mortagne rapidement. Depuis ce matin, je couve l'espoir de finir en 72h. Théoriquement possible car il me reste 300 km depuis Fougères. Mais faire 300 km en 12h après 900km c'est présomptueux pour moi. N'empêche, je force le train et m'offre un sprint dans la, que dis-je les montées vers Mortagne. Le plus dur est l'accès au contrôle avec une rampe à bien 10% après un virage à 90°. Il est 12h50. C'est cuit pour 72h, il faudrait que je fasse 140 km en 4h30.
Je rencontre Mangeole du forum, prend une bonne boisson désaltérante, et un sandwich que je mets dans la sacoche.
Les 20 km jusqu'à Longny sont vallonnés mais passent tranquillement. Je peinerai plus dans le petit coup de cul vers Senonches. Une petite douleur tendineuse apparaît au pied gauche, mais je n'en tiens pas compte. Je trouve les derniers kilomètres vers Dreux très long. N'y a-t-il pas une déformation de l'espace temps par ici? Non, c'est juste la fatigue.
J'atteins Dreux à 16h30. Je ferai plus de 72h, mais je finirai ce soir. Je prends le temps d'un bon repas chaud et je repars. En sellant mon destrier (je remettais les sacoches sur mon vélo), j'aperçois Gruig qui repars. Sa remarque sur l'horaire de départ se confirme. Partir à 17h15 le dimanche permet de ne rouler que 3 nuits si on fait moins de 80h.
Je rattrape Gruig, mais les routes étroites ne sont pas pratiques pour rouler ensemble et envisager de finir ensemble. Je pars devant en me disant qu'on se retrouvera à Gambaiseuil. J'ai ce point en ligne de mire également. Je m'y prépare, et souhaite faire bonne impression dans ce mur. J'ai même vidé mon bidon avant la côte pour cela. J'attaque le mur  juste derrière un groupe de VD. Parfait, je mets la puissance max et les double comme j'aperçois Papy Volant. J'allais m'arrêter, mais…..mais je suis à gauche de la chaussée et surtout j'aperçois que nous ne sommes pas en haut. Et là je prends une sotte décision: je ne coupe pas l'effort et ne m'arrête pas. Je le regretterai sincèrement. Pardon.
Dans la portion finale de la côte, un VD que je double me dit "Respect" avec l'accent anglais. Dans portion plates suivantes, même à 43-44 km/h je ne le distancerai pas: "Respect" pensé-je avec l'accent français. En entrant dans une agglomération (laquelle?), je m'arrête téléphoner à Marylou (la femme de Marcel) pour l'informer de mon heure d'arrivée. Je pensais être à 4-5 km, alors qu'il en restait plus de 15! Encore cette déformation de l'espace temps (surtout l'espace). Je rattrape "Respect", un cycle Allemand. Je l'entend dire "8km to finish". J'ai l'impression d'être déjà à St Quentin et d'apercevoir le rond point des Droits de l'Homme. "Es kann ja nicht sein, 8 km!!!" lui dis-je et je sprinte. Mais il a raison, nous faisons un grand tour par le parc de loisir, gigantesque, avant d'atteindre la ligne d'arrivée que je franchis à 19h47! en apercevant des amis (Laurence et Guilhem déjà présents au départ).
Le jeu des sas ne permet pas poser son vélo juste derrière la ligne et de se précipiter dans les bras des êtres chers qui vous attendent, peut-être une amélioration à suggérer. Je me retrouve dans le parc à vélo, grand, plein de vélo, gris et loin de tout le monde. Je téléphone à ma femme pour lui annoncer mon arrivée. Des larmes me viennent aux yeux. C'est déjà fini!

Bilan:
Temps total: 74h31
Temps roulé: 48h50 (d'après mon compteur)
Temps sommeil: 9h15 (2h+3h+0h15=4h)
Temps pauses: 16h40 environ soit environ 1h par contrôle
Distance 1250 km (d'après mon compteur) soit une vitesse moyenne roulée de 25,6 km/h

C'est très largement au-delà de mes prévisions, même si j'ai un moment caressé l'espoir de faire moins de 72h (soit 3x24h). J'ai roulé avec une petite réserve tout le temps et n'ai jamais souffert sur ces 3 jours qui sont passés très vite.

Matériel:
vélo: Sokol, j'ai longtemps hésité avec mon Bacchetta Corsa, pour le confort. Mais depuis que j'ai acheté une mousse de siège "grand confort" de Novosport, le Sokol est très confortable.
roues: 559 avec des pneus de 28 mm pour le confort.
éclairage: Luxos U pour la recharge du tél portable. Aucun souci de recharge, mais il n'est pas possible de charger et d'éclairer en même temps. Je ferai un post à ce sujet.


Dernière édition par ALagrange (Alex) le Lun 31 Aoû 2015, 21:57, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: PBP: Je raconte mon aventure   Dim 30 Aoû 2015, 08:21

bravo, cela remémore des souvenirs encore bien frais!
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marcel
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MessageSujet: Re: PBP: Je raconte mon aventure   Dim 30 Aoû 2015, 09:33

Bravo
Superbe compte rendu
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MessageSujet: Re: PBP: Je raconte mon aventure   Dim 30 Aoû 2015, 09:37

J'ai toujours admiré et envié la capacité qu'ont certains à mémoriser tous les détails de leur PBP et d'en faire un récit-réalité très agréable à lire

mais ouf, il y a des limites ... ou des hallucinations " En repartant je double Rouedevélo dans son VM."

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MessageSujet: Re: PBP: Je raconte mon aventure   Dim 30 Aoû 2015, 09:57

Excellent compte rendu   , bravo     pour le compte rendu et surtout aussi pour ce PBP (que j'appelle des exploits pour vous tous   ).
Pat.
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MessageSujet: Re: PBP: Je raconte mon aventure   Dim 30 Aoû 2015, 10:23

Bilan:
Temps total: 74h31
Temps roulé: 48h50 (d'après mon compteur)
Temps sommeil: 9h15 (2h+3h+0h15=4h)
Temps pauses: 13h40 environ
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Bravo pour ce PBP 2015 Très bien géré et bravo pour la moyenne entre les contrôles.


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denisfes
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MessageSujet: Re: PBP: Je raconte mon aventure   Dim 30 Aoû 2015, 10:53

Bravo , merci pour le récit .
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Chambaré
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MessageSujet: Re: PBP: Je raconte mon aventure   Dim 30 Aoû 2015, 10:58

Encore bravo à tous.
Mais bon vous êtes pénibles avec ces compte-rendus !  Ca donne trop envie d'y participer... Very Happy
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Papy volant
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MessageSujet: Re: PBP: Je raconte mon aventure   Dim 30 Aoû 2015, 10:59

ALagrange
**merci pour ces details..on s'y croit
mais tu as un dictaphone??tu prends des notes ??!!
*pour Gambaiseuil..a ++ en 2019
*tu as une des meilleures moyennes roulées
Papy volant
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JJF
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MessageSujet: Re: PBP: Je raconte mon aventure   Dim 30 Aoû 2015, 11:49

Franchement j'en suis baba et sans voix.
A toutes et tous, je vous tire mon chapeau.
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