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 BRM 600 de Carcès 2015

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ALagrange (Alex)
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Dim 14 Juin 2015, 18:29

Ultime orage mais il a fini, dans les temps.
600 bravos.


Dernière édition par ALagrange (Alex) le Dim 14 Juin 2015, 20:02, édité 1 fois
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rouedevelo
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Dim 14 Juin 2015, 18:30

le relais radio est en panne !! radio Carces ne peut émettre par manque de nouvelle !
cherchons à joindre le relais grenoblois ... Alex va devoir de nouveau se faire du mal ... finie la sièste il y a une épreuve à terminer !
je suppose que bison couché au sec depuis la dernier contact doit avoir la banane ... Cool

radio rétablie et messages dans le désordre, veuillez excuser pour cet incident, le dernier orage que bison couché a affronté à tout pété Shocked

 x 100 de plus !


@bison couché : pas trouvé de trace dans la liste de zapilon ... pas de PBP au programme ?
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Pimprenelle
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Dim 14 Juin 2015, 19:44

Génial, il fallait vraiment avoir le moral avec cette damnée météo. Bison est un pugnace, 1000 bravo
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Tijojo
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Dim 14 Juin 2015, 19:56

"Bison ! Bison rincé ! Bison crevé ! Bison martyrisé !... mais Bison libéré... libéré par lui-même, libéré par sa pugnacité avec le concours de ses cuissots de grimpeur, avec l'appui et le concours du forum tout entier, du forum qui se marre, du seul forum, du vrai forum, du forum maternel !"  clown

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"Ce n’est qu’en essayant continuellement que l’on finit par réussir... Autrement dit : plus ça rate, plus on a de chances que ça marche."  (Les Shadoks)  

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Pimprenelle
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Dim 14 Juin 2015, 22:38

Bonne nuit au Bison rétamé, je pense que cette fois… il est vraiment couché Sieur Bison Very Happy
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laeti
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Lun 15 Juin 2015, 13:31

Bison couché BRAVO!!!
Malgré ces conditions météo pourries tu as réussi!!
C'est formidable!
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bison couché
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Mar 16 Juin 2015, 00:02

Héhé, quelle aventure!
"Venez donc rouler dans le sud, Il y fait beau, chaud, sec, ..."
Plus jamais je ne répondrais à ce genre d'invitations

Départ donc vendredi-soir après le travail, je dormirai dans la voiture afin d'être au plus frais samedi-matin. Il y a 5 heures de route à faire.

Très rapidement le ciel s'assombrit et il commence à pleuvoir, à pleuvoir fort. La sagesse populaire me trotte dans la tête: "Tout ce qui tombe maintenant ne tombera plus demain."
De toute façon, la météo annonce de l'orage samedi après-midi et dimanche après-midi sur des périodes assez courtes, puis la nuit sera sèche. Vraiment des bonnes nouvelles après les prévisions plus que maussades des jours précédentes.

Arrivée à minuit à Carcès, sur place il y a un camping-car et quelques fourgonnettes. Pas grand monde mais ayant compté sur le site de jpba le nombre de 600's organisés ce weekend (il y en avait 21) je comprend bien que personne ne veut risquer sa qualification pour pbp en choisissant de rouler ici.

Reveil au petit matin, je m'affaire autour de mon vélo, lui accroche ces dernières sacoches, je me prépare mon premier camelbak pour ce brevet, je prépare mes autres affaires. J'ai hésité un moment à prendre mon imperméable 2,5 couches (je n'ai jamais compris cette demi couche, comment font-ils?) et finalement je l'embarque (il se range de façon très petit dans un petit sac). De toute façon j'ai plein d'espace de stockage. A droite une sacoche terracycle pour le camel, à gauche la même pour la nourriture* et derrière une bacchetta brainbox pour tout le reste, à l'exception de ma trousse de secours qui se trouve accroché à l'extérieur à la brainbox.

* J'ai décidé de faire ce brevet en autonomie alimentaire, à l'exception de l'eau bien sûr: 190 kcal de malto par heure et je table sur 33 heures. 100 g vallant 380 kcal, me fait 1,650 grammes de nourriture à transporter. Je sais, ce n'est pas très glamour mais au même temps j'aime bien profiter de l'avantage du confort du vh par apport au vd: je n'ai pas du tout besoin de faire autant de pauses qu'eux. Et puis c'est mon premier 600, il faut que j'essaye des choses ;-)

Sophie arrive et installe le petit déj. Sympa de sa part!

Je vois qu'il y a à peine une dizaine de participants, encore un ou deux randonneurs sont arrivés au matin puis ceux de hier-soir, c'est tout. Dans quoi je me suis lancé?  pale

06.00, c'est le départ. Je dis au revoir et je commence à rouler quelques uns sans déjà partis, d'autres sans doutes dans quelques minutes, assez rapidement on se retrouve à 4 pour tailler un bout de route ensemble.



Carcès ce n'est pas la montagne, mais ce n'est pas plat non plus. Et déjà ça fuse. Ensemble on tient une moyenne de 30. Col de St-Paul (6% sur 500 mètres) en sortie de Carcès: 25 de moyenne, Cotignac (4% sur 1 km) 23,5 de moyenne. Purée je me suis trompé: j'ai pris le départ d'une cyclosportive!
Le petit groupe, constitué visiblement de vrais guerriers de la randonnée et moi, continue à tenir cette allure et ne fléchit pas. J'aime bien le côté jeu de ce début de brevet mais au bout d'une heure et demi (41km, 550 mètres de d+) j'arrête, je laisse filer le gruppetto et je décide de continuer à mon rythme.

Enfin un peu de temps et de tranquillité pour mieux profiter de ce qui m'entoure. Ici et là je vois des panneaux mentionnant la Provence Verte, ce weekend exceptionnellement on aurait pu écrire la Provence bleue, toute est mouillée, des flaques d'eau partout dans les champs témoigne des caprices météorologiques de ce derniers jours. Mais pour l'instant Il fait beau, il semble que les prévisions soient bonnes.

Je roule et malgré l'absence des cyclos de toute à l'heure je tiens une bonne moyenne. Vite, après Saint-Paul-lès-Durance, les paysages parfois un peu monotones laissent la place à un peu plus de relief. En entre dans la Vaucluse. Beaumont de Pertuis, La Bastide et c'est déjà le premier contrôle: Reillanne, 100 km et les premiers 1300 mètres de d+ franchis en pile poil 4 heures.



Même si je me suis fait en plan de route avec des estimations de temps entre les contrôles, je roule quand-même assez au feeling. Là j'avais prévu plutôt 4,5 heures de route pour ce premier arrêt mais puisque je me suis fait entraîner par le groupe c'est avec une bonne demi-heure d'avance que j'arrive. J'en décide pas pour autant de faire une grande pause.
Un autre de mes objectifs était d'atteindre au moins le col du fau, au km 380, avant de dormir. Or si j'y arrive à 6 heures du matin ça ne vaut plus la peine ...
Faire tamponner la carte, j'achète de quoi remplir mon camelbak et c'est reparti!

La deuxième étappe, Reillanne - La Motte Chalançon, s'annonce déjà un peu plus compliqué. Pas que j'ai à me plaindre: il n'y a presque pas de vent (ma bête noire à moi) ni de grande chaleur (encore une) et il n'y a pas de grands cols non plus (ça par contre j'aime ;-) en tout 109 km pour 1800 mètres de d+. Puisque nous sommes sur un brevet de 600 km, j'y ai collé au hasard et de façon toute à fait raisonnable un temps de vers les 6 heures. Mais ça c'était il y avait quelques jours. Roulant bien, en me fatiguant très peu, je trouverais bien de pointer mon nez à la Motte après 5 heures de route supplémentaires. Les objectifs fixés au préalable sont très importants pour moi pour ce genre de défi, mais je reste quand-même ouvert au changement, surtout si c'est pour une tendance à l'accélération. Ayant cerné les difficultés du parcours sur papier, je souhaite éviter d'être à la traîne sur cette première moitié. C'est celle avec le plus de difficulté, il faut mieux la prendre avec tout l'élan de sa fraîcheur, ensuite on peut toujours donner du mou pour la deuxième moitié.



Après Reillanne ça monte, le paysage devient toute de suite montagneux, Banon, Montbrun-les-bains, quelques belles vues du Ventoux s'offre à moi.



Mais ça sera pour une autre fois, maintenant le brevet m'amène dans la Drôme et ceci par les gorges du Toulourenc. Magnifiques!



Quelques petits cols aussi: col d'Aulan, col de Peyrergue et finalement le col de Soubeyrand. Si aucun de ces cols n'était vraiment difficile, Soubeyrand m'a quand-même fait me surchauffer les pieds. Il faisait chaud et mes pieds me bouillissaient dans mes chaussures, à chauqe fois c'est pareil dans ce genre de situation: je donnerai mon vélo pour une bassine d'eau glacé pour que je puisse y mettre mes pieds. Mais en général, quand un col est chaud c'est qu'il est exposé sud et souvent les sources s'y font rare, du coup mes pieds doivent attendre. 18 km du col vers La Motte, prochaine contrôle, ça va aller.



Il y a de ces hasards qui sont heureux: arrivé à La Motte il y a le panneau de la commune, puis à 10 mètres une fontaine d'eau. Je n'hésite pas, après cet étape de 5h10 je m'arrète, j'enlève mes chaussures et chaussettes, je sors mon camelbak, bref, je m'amuse un bon moment avec l'eau et quand je repars je fait encore une petite photo de mon vélo devant le panneau du village.



Sait on jamais que je ne trouve pas de commerce. Mais si, une superette est ouvert, j'achète un orangina, une bouteille d'eau gazeuse, une tomate et le tenancier me donne une poire et un tampon sur ma carte.
Quand je sort sur la cour devant le magasin pour déguster tout ça, un cortège d'oldtimer passe devant et au même moment une solide averse me tombe dessus. Etonnant, je n'avais pas vu arriver celle-là, mais c'est vrai qu'il fait lourd et l'air est chargé.
Il est 16 heures et des poussières, après cette arrêt de 50 minutes à La Motte je repars. Quand Alex m'avait demandé quand je serais à saint-Nizier j'ai estimé que dans 5 heures serait bien mais un peu rapide (117km 2000 mètres de d+, ça me paraissait raisonnable) du coup je donne un fourchette de 5-6 heures.

Pour y arriver, au départ de la Motte, il y a toute de suite le col de Prémol, ça grimpe gentiment, comme tant de cols et de côtes qui s'offre à moi sur ce magnifique parcours.



Les paysages sont bucoliques, le ciel se couvre, même si l'averse de toute à l'heure s'est rapidement arrêté. Sur la montée du col les mouches me trouvent, des dizaines. C'est vrai que je ne vais pas vite -j'ai quand-même pu constaté qu'à partir d'une vitesse de 15 km/h environs elles ne suivent plus, mais c'est trop rapide à tenir sur une montée entière et je décide de m'en accommoder. Il recommence à pleuvoir mais la chaleur de la journée reste bien présente mes jambières et manchettes restent bien dans la brainbox pour l'instant.

La descente vers Die est rapide - 40 minutes pour 27 kilomètres - et il pleut de plus en plus fort. Je suis constamment giclé par la pluie ainsi que l'eau qui est projeté par ma roue avant.
Vers Montlaur-en-Dois je dépasse 2 des randonneurs de ce matin qui faisaient parti du petit groupe, ils se mettent en vêtements de pluie au bord de la route.
Je survole vraiment ce tronçon et c'est sans gouter la Clairette que je m'engage sur ce versant du col de Rousset, pas très pentu (4%) mais sur 20 km ça compte quand-même.



Le temps continue à se dégrader et les premiers grondements se font entendre en provenance des crêtes qui entoure le col. D'ailleurs, le relief la haut en forme d'entonnoir, est un vrai attrape-nuages et le temps de la montée du col j'aurai tout le loisir de contempler comment les cumulus s'engouffrent et s'entassent pour remplir la combe.



Et puis, même s'il a arrêté de pleuvoir, je sais que ce n'est qu'une question d'instants avant que ça ne recommence. Je préfère ne pas trop traîner sur ces versants, mais 20 km c'est long. Les éclairs se font de plus en plus fréquents mais ils restent bien sagement là haut pour frapper les crêtes. Je prends mon mal en patience et constate que j'ai croisé étonnamment peu de voitures. Vers le dernier tiers du col il se remet à pleuvoir et d'emblée assez fort. Je suis toujours habillé court mais je décide d'attendre le col pour mettre des couches en plus.
C'est presque le déluge quand j'arrive en haut.



Au moment que je prends le tunnel sur le col, je suis littéralement poursuivi par les nuages qui s'engouffrent aussi dedans. Je vois dans mon rétro comment ils me poursuivent, je décide de leur faire la course mais ils ne sont pas une partie pour moi, je gagne avec plusieurs longueurs d'avance en sortant du tunnel de l'autre côté. Je m'arrête et je dois constaté que le temps s'est encore dégradé, de ce côté il y a un paquet de vent en plus et la pluie tombe dru.

Manchettes, jambières, coupe-vent, surchaussures, gilet orange afv, et pour une ou l'autre stupide raison je ne mets pas mon imperméable. D'ailleurs mes gants sont restés dans la voiture aussi, ce n'est pas un oublie mais le souvenir de la descente de l'Iseran lors du 400 du mois d'octobre m'a appris que ça ne fait aucune différence. Mitaines ou petits gants, quand on descend dans des conditions comme ça on a froid. En m'engageant sur la route je remarque que la surface est trempe certes, mais large et propre. Alors s'offre le choix à moi: descente tranquille, froide mais peut-être pas trop mais durant plus longtemps ou descente plein pot afin d'abréger les souffrances. Je retiens la deuxième option.
C'était une séance de peeling faciale à la haute pression. Tout en tremblant comme une machine à laver en plein essorage sur toute la descente. L'eau pénètre partout dans mes vêtements et le froid partout dans mon corps, malgré des cigoureux coups de pédale je n'arrive pas à me réchauffer.



33 minutes plus tard je me retrouve à St-Julien-en-Vercors et me dirige vers les gorges de la Bourne.

En temps normal les gorges de la Bourne sont impressionants. La route y est taillé -sûrement à dur labeur- dans la roche. Du coup l'aplomb de la falaise se trouve constamment suspendu par dessus la route. La plupart du temps entre le milieu et l'extérieure côté rivière. Partout il y avait un véritable rideau d'eau qui glissait de la rochce et faisait une séparation entre le côté "sèche" de la route, sous l'aplomb, et le côté mouillée. Mon sens de circulation et le traffic -rare mais existant- couplé à l'existence de nombreux méandres de ces gorges, font que je dois emprunté le côté mouillée. Quand on sait que c'est souvent la pluie qui arrache la caillasse de la montagne ... C'est le seul moment (ensemble avec un orage presque à la fin) que j'ai vraiment vécu comme dangereux.
D'ailleurs la route des gorges est en légère montée et est totalement défoncée, il faut avoir les yeux partout ...

Le début des gorges, ensuite ça devient un vrai boyau:



Dernière édition par bison couché le Mar 16 Juin 2015, 15:44, édité 1 fois
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laeti
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Mar 16 Juin 2015, 14:13

la suite la suite!!
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Papy volant
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Mar 16 Juin 2015, 16:00

je sais pas comment "ils " font
je mets Jejon et bcp d'autres dans la même musette..
*ils se prennent la flotte
*ils roulent a des vitesses pas possible
*ils prennent des photos
je me pose des questions..
ils ont une secretaire qui prend en sténo??
ils ont un dictaphone??
ils ??
mais "chapeau "Rolling Eyes
Papy volant
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bison couché
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Mar 16 Juin 2015, 19:10

La Bourne qui gronde, sa route pourrie, l'eau ruisselle de partout, ces quelques kilomètres dans ce décor invraisemblable laisseront des souvenirs extra-ordinaires.
Un autre randonneur m'a raconté qu'il y est passé vers minuit et qu'il a du s'arrêter épuisé pour se coucher à l'intérieur d'espèces de mini-niches qui existent ici et là dans la paroi rocheuse. Ca n'a pas du être de tout repos.

21.50, j'arrive enfin à Lans-en-Vercors.
J'arrête, fait une petite photo.



Continue, traverse le village, m'arrête de nouveau pour envoyer quelques sms. Je dois recommencer plein de fois, mes doigts sont engourdis et l'eau sur l'écran de mon smartphone n'aide pas non plus. Debout sous la pluie, mouillé jusqu'aux os, le moral me tombe dans les chaussettes. Heureusement Alex me répond ce qui me fait du bien, il sera à St-Nizier à mon passage. Après avoir roulé seul depuis 7h30 du matin ça sera mon premier contact mis à part les quelques échanges dans les épiceries.
Même les cyclotouristes se faisaient absent aujourd'hui.

Allez hop, je me remet en route pour Saint-Nizier. 150 mètres à monter sur une bonne dizaines de km, pas bien compliqué.
Heureux d'arriver, je commence à chercher un endroit pour me poser et attendre, je tapote sur l'écran de mon garmin et là ... plus rien. L'écran s'est figé. J'essaye de le redémarrer mais rien, page de démarrage puis écran noir de nouveau ;-( Je connais les symptômes, ainsi que le remède mais les effets secondaires seront lourdes de conséquences. La seul chose à faire est un hard-reset de ce foutue garmin, ce qui implique que les paramètres du fabricant seront restaurés et surtout que la mémoire -donc aussi le parcours- sera effacée ... La colère monte et j'ai une grande envie de smasher ce foutu appareil en mille morceaux sur le sol. L'arrivée d'Alex sauve le Garmin d'une mort atroce.

Totalement fortuitement (en vrai ange salvateur, je ne sais pas jusqu'à quel point ce genre de rencontres sont permis sur un brevet) il m'amène du thé chaud, du chocolat et je ne sais pas s'il a du ruser mais ces enfants ont du découvrir le lendemain que des compotes manquaient dans le frigo ;-)

Je fais une bonne pause, nous discutons un peu, je lui dis que je vais bien mais en réalité je suis épuisé. Depuis le col de Rousset je n'ai eu du répit et les conditions météo étaient plus que costaudes. Connaissant la route Alex m'explique par où je doit rouler, je retiens à peine les carrefours et autres embranchements. En fait c'est que sans gps je suis perdu moi, une fois à Vif la route sera facile à trouver au moins jusqu'à Aspres, mais de Saint-Nizier jusqu'à Vif c'est plutôt compliqué pour quelqu'un qui n'a plus toute sa lucidité après toute une journée de pédalage. Je décide de resetter le schmilblick pour pouvoir au moins utiliser la carte. Ca marche évidemment mais toute trace de la route à venir a disparu. Et la feuille de route je l'ai bien avec moi (sur papier a4 recto-verso plastifié à chaud sous la mousse de mon siège) mais c'est impossible à utiliser en vh en roulant.

Je repars, une bonne descente m'attend mais qu'est-ce que j'ai froid de nouveau, avec la nuit tombée depuis un petit moment il fait plus froid et il recommence à pleuvoir, après une dernière indication d'Alex pour la route nous prenons congé. J'arrive à Claix et il me faut 15 minutes pour sortir d'un bled d'à peine 2,5 habitants. 2,5? Bien sûr, comme mon imperméable qui est sagement rangé dans sa pochette. Quel con je suis, je m'arrête, j'enfile ma veste et je me resaisis. C'est vrai quoi, encore quelques km de galère (mon gps tentera entre autres de m'envoyer en haut d'une colline par un chemin minuscule en gravier, pourtant il était réglé en mode voiture ...) et je serai à Vif, à partir d'où je pourrai tranquillement attaquer la grimpette qui me sépare du col de Fau.

Une heure après mon départ de St-Nizier je me retrouve à Vif. Ce sont sûrement les kilomètres le plus lent du parcours.
A partir de là la route est facile, pas besoin de réfléchir et c'est avec un grande fatigue que j'arrive à Monestier-de-Clermont 2 heures plus tard et 600 mètres plus haut.

En cherchant sur google maps des endroits propices à y passer quelques heures pour dormir, j'avais vu qu'une ligne de train longeait la route pour le col de la Croix Haute. A partir de là il était facile de repérer les différents gares du trajet et celle de Clermont a eu ma préférence ce soir là. D'un côté ça correspond au col du Fau -symboliquement pas mal (on tient avec ce que l'on a à disposition)- puis à Clermont l'autoroute s'arrête et rejoint la d1075. Ce qui veut dire que même à ces heures nocturnes on peut s'attendre à une densification du traffic sur la route pour rejoindre la Triève. Et au vue du temps (pluie à volonté de nouveau), mon état de fatigue (j'ai du m'accrocher pour la dernière moitié du chemin pour le col à partir de Vif), je me suis dit qu'il était mieux de m'arrêter un moment.

Clermont -tout abandonné la nuit- m'a accueilli à bras ouvert. En arrivant dans le centre du village je décide de marcher un peu à côté de mon vélo, ça changera un peu. Le bruit de mes cales sur le revêtement de la petite place sonne étrange. Il pleut plus de nouveau. Presque toute de suite je tombe sur une fontaine qui me permet de faire le plein pour le départ du lendemain. Un plus loin, un peu à l'écart du village, je trouve la gare et sur un quai de la gare -au miracle- un abri qui disposait d'une porte.
Je rentre mon vélo, sors ma couverture-sarcophage, et me couche sur ce matelas tout doux fait en asphalt avec un granulé suffisamment fin pour ne pas percer le sac. Idéalement quelques morceaux de cartons délaissés auraient pu servir de surmatelas mais bon, on ne peut tout avoir.

Ma chambre était donc faite d'un structure métallique dont les parois étaient en verre. L'intimité n'était pas grande mais au même temps sa semblait être la seule chambre de l'hôtel, donc pas trop gênant. L'isolation acoustique semblait pas trop mal aussi et -ça vaut la peine de le mentionner car souvent ça coince dans des petits hôtels sans classement- la chambre était extrêmement bien aérée. En fait au niveau du sol sur tout le pourtour il avait une fente d'une 10-aine de cm.

Je décide de dormir 2 heures. Il était 2 heures et demi. Je me couche tout habillé, il fait froid mais s'est supportable. Toutes les couches de vêtements que je portais qui sont séparés entre elles non plus par des couches d'air (ce qu'il faudrait pour l'isolation) mais par des couches d'eau, étaient devenu bien difficile à chauffer. Coucher ainsi, détrempé dans un sac humide je me faisais penser à un morceau de mozzarella emballé dans son emballage plastique au fond d'un frigo d'un supermarché.
Visiblement je m'endors facile, quand je me réveille 2 heures plus tard, c'est sous un vacarme assourdissant.
Il avait recommencé à pleuvoir et visiblement audiblement pas qu'un petit peu. D'ailleurs, si ma tête n'avait pas été trempe au préalable, elle l'aurait été car les milliers de gouttes qui s'écrase sur le sol à côté de l'abri se pulvérisaient et vaporisaient l'intérieur du pourtour de la paroi, ma tête aussi donc.
Face à tant d'insistance des cieux je n'ai pas eu besoin de longtemps pour être convaincu qu'il fallait mieux que je rempile avec deux heures de sommeil. Je savais bien que plus tard quand je roulerai il allait se mettre à pleuvoir fort de nouveau -comment pouvait-il en être autrement- mais au moins pour le départ, juste pour ces quelques minutes au pire qu'il me fallait pour me remettre en route, une accalmie était nécessaire.
Et c'est ce qui se passa. 6 heures et demi pile je me réveille -même pas eu besoin de mettre une alarme- je savoure un délicieux petit tube d'énergie liquide (c'est une blague si jamais, c'est vraiment infecte) et je me mets en route pour le col de la Croix-Haute. Dix minutes plus tard il pleuvait de nouveau à volonté.

Question circulation je redoutais ce tronçon, d'abord il y a une petite descente après le col de Fau, mais après ça remonte durant 20 km pour le col de la Croix-Haute, et ça n'a rien d'une petite route de montagne dans sa fréquentation. Mais finalement il n'y a aucune situation dangereuse, les nombreuses voitures m'ont dépassé en faisant des grandes écarts, parfois en m'encourageant, et à chaque fois que des coulées de pierres ou de gravier obstruait le côté de la route, j'ai pu contourner sans devoir m'arrêter d'abord pour laisser passer des voitures.
A 8h26 j'étais sur le col et il ne me fallait plus que descendre à Aspres-sur-Buech dans l'espoir de m'y trouver un petit déjeuner.



C'était également un lieu de contrôle et j'espérais en profiter pour me refaire la route manquante sur mon Garmin.

40 minutes plus tard, sous une pluie soutenue, je rejoins Aspres pour y trouver une petit bistro.

Avec bonheur je vois qu'ils y ont installé une terrasse, je préfère m'y installer qu'à l'intérieur par peur d'incommoder les autres clients. Je commande un petit-déjeuner, un chocolat chaud et un latté. Un quoi? Un renversé svp? Connais pas. J'explique et on me répond, ah vous voulez dire un café allongé! Oui tout à fait, ça doit être ça!

On me sert à table et je commence à envoyer des sms. Toujours le même problème: mes doigts engourdis ont de la peine à taper les lettres correctement, l'eau s'écoule de l'intérieur de mes manches, je mouille constamment tout et la peau de mes doigts est tellement fripée à cause de l'eau que mes doigts ont pris du volume. Enfin, j'ai l'impression.

C'est dans ces conditions que je me suis retrouvé en tête à tête avec mon gps pour le reprogrammer. C'était très difficile et long. J'ai commencé à prendre froid en plus et grelotter allègrement. Il fallait que je trouve des passages obligés sur la carte de mon gps -à partir de la feuille de route- pour ensuite les transformer en position à enregistrer.
Ensuite il fallait que je re-ouvre chaque position enregistrée pour la renommer, afin de pouvoir m'y retrouver rapidement sans réfléchir en roulant. Car les nom 'natifs' com d40/d105 n'aident pas grand chose. Je les change donc en 01, 02, 03, ... parfois en y laissant le nom d'une ville derrière. Il y avait encore presque 200 km de route à faire...

En grelottant très fortement je me précipite sur mon vélo et je pars. Je sais qu'il me faudra 10 minutes au plus pour être réchauffé.



Et puis, par miracle, une dizaine de kms plus loin vers Serres la pluie s'arrête et une météo agréable s'installe pour un bon bout de temps.

Les kms défilent, j'avance bien de nouveau. Sur papier et apparemment aussi en réalité, le tronçon Aspres - Oraison est le plus facile, beaucoup de descente et à peine quelques centaines de mètres de montée. Le soleil pointe son nez, les routes se sèchent et à Sisteron, pour la première fois depuis la veille, je m'arrête et je me remets de nouveau en vêtements court.



Plus tard, malgré l'application de plein de crème solaire, je vais avoir quelques coups de soleil sur mes jambes. Je crois que cette marinade que ma peau a subi y est sûrement pour quelque chose.
Mais un autre problème se manifeste: un bruit de plus en plus inquiétant vient perturber mon ouille habitué au douce chant très silencieux qui émane d'habitude de mon Schlitter: la pluie a tellement rincé ma chaîne qu'elle est devenu totalement dégraissée et tourne d'une façon très rèche! Je fais attention en passant dans les villages, mais aucun commerce, stations-service ou vente d'huile d'olive (pourquoi pas au pire, c'est la région) s'offre à moi.


Et juste avant Oraison mon Garmin refait des siennes, il fait (et refait) des resets spontanés maintenant, toute la programmation est partie! Mais ce n'est pas grave, à partir d'Oraison (83 km en 3 heures depuis Aspres) la route devient presque facile et les derniers dizaines de km il y aura simplement les indications sur la route pour Carcès à suivre.
Yes! Plus que 77 km pour Carcès!!!

Je fais une photo devant le panneau et vite vite je repars.



Facile sur papier, la dernière étape a plus d'une côte à monter et c'est avec une certaine inquiétude que j'essaye d'y aller doucement par peur de casser la chaîne (mais non, ce n'est pas parce que je suis fatigué ;-))
Notamment en franchissant la côte qui m'amène à Gréoux-les-bains, sur la route de Manosque (4 km et 200 mètres de d+) je crains vraiment.
A Gréoux une boulangerie est ouverte et pour la première fois je décide de m'acheter à manger juste pour le plaisir. De toute façon j'ai plein de temps, il est à peine 15 heures, ce qui me laisse 7 heures pour faire les dernières 56 km.
Une quiche, un cannelé et un orangina. Puis un grande bouteille d'eau vient complété la commande, je n'avais pas repris de l'eau depuis la veille à Monastier-de-Clermont.
Je m'installe à côté de la fontaine et je mange tout ça tranquillement. Une demi-heure de pause.

En repartant de Gréoux-les-Bains il recommence à pleuvoir et presque toute de suite il faut s'engager sur une montée qui va en haut du plateau dont j'ignore le nom mais qui est celui dans lequel sont creusé les gorges du Verdon, qui seront d'ailleurs parallèle à ma route.
A peine 5 minutes plus tard se sont des bacs d'eau entiers qui me tombent sur la tête.



L'eau ruisselle partout et fait des cours d'eau spontanés partout qui bien souvent finissent par couler sur la route que je monte. La quantité d'eau qui tombe est tout simplement hallucinante. Des éclairs tombent un peu plus loin au fur et à mesure que je monte sur le plateau la distance se réduit et une fois en haut il n'y a tout simplement plus rien à compter entre éclair et tonnerre. Que faire? Autant roulé mais la distance me déplait fortement. Il me reste une petite dizaine de km à faire jusqu'à St-Julien, je sprinte à travers les routes inondées. Arrivée à St-Julien il commence à grêler, je tourne la tête de l'autre côté car ça me fouette vraiment la joue droite. Avec bonheur je trouve enfin la portique de l'école sous laquelle je peux me mettre à l'abri. Grêle, éclairs puis trombes d'eau continuent encore un bon quart d'heure.

Dès que ça s'est calmé je repars, la dernière vingtaine de km s'est passé sans encombre. C'est avec bonheur que je retrouve quelques visages d'autres randonneurs sur le parking qui sont arrivés juste avant moi...


Dernière édition par bison couché le Mar 16 Juin 2015, 22:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Mar 16 Juin 2015, 21:40

A lire ton récit, je n'en suis que plus admiratif !
"Encore" BRAVO !

__________________________________
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Mar 16 Juin 2015, 22:43

après un tel BRM tu es imunisé pour un PBP version 2007.. Rolling Eyes
(pour les novices..il y a eu de la pluie ..de la pluie .. )
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Mar 16 Juin 2015, 23:07

bison couché a écrit:

"Venez donc rouler dans le sud, Il y fait beau, chaud, sec, ..."
Plus jamais je ne répondrais à ce genre d'invitations
Nous avons bien pensé à toi et connaissant le parcours, je savais ce que tu allais endurer. C'est dur, très dur dans ces conditions. Vraiment t'as fait très fort.
Mais quand même, tu pourras revenir dans le coin, ce mauvais temps était prévu juste pour toi, pour que tu ne sois pas dépaysé, pour que se soit comme là-bas, dit ! Suspect

Ton récit est super, bravo champion, nous on était finalement pas si mal au chaud.
Je m'y suis retrouvé dans tes paroles avec les mêmes galères… foutu région, avec le soleil c'est mieux.
You are the best
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Mar 16 Juin 2015, 23:10

Merci à tous, j'ai adoré lire votre show! ;-)
Et puis Alex m'avait transmis vos soutiens divers, ça m'avait fait chaud au coeur!

Malheureusement pas de pbp pour moi pour cette édition. Des obligations familiales et professionnelles m'en empêchent tout simplement mais c'est sûr que j'aurai bien voulu participer à ce grand événement sportif et social que semble être le pbp.

En attendant une édition plus propice il y a quand-même plein d'autres brevets à faire.

Pour les curieux: j'ai terminé le brevet en 35 heures et 45 minutes, dont 27 heures pédalées (ça me semble peu mais ma montre gps est assez fiable, je peux la croire) J'avais prévu 33 heures, au vue des conditions je ne suis pas mécontent.

J'avais plutôt bien intégré ma feuille de route, repéré les difficultés, les abris, etc et si par beau temps tout ça aurait été un peu exagéré, c'est en cas de difficultés imprévues que ça semble vraiment porter ses fruits. C'est essentiel d'avoir des répères auxquels s'accrocher.

C'est essentiel aussi d'avoir un bon vélo, ce n'est pas pour faire de la pub mais le Schlitter était tout simplement parfait! Aucun soucis, il a fait exactement ce que j'attendais de lui et le gros plus du freinage a disque a pu être pleinement mis à contribution sous toute cette pluie.
Zero défaillance!
C'est bien dans cette intention qu'il a été acquis: faire des brevets montagnards.

Puis les pneus pareils: après avoir crevé sur une bonne moitié de toute les grosses sorties de ces deux dernières années, j'ai enfin changé de marque et ils ont parfaitement tenu le coup, malgré leur rodage rude sur la cyclomontagnarde du Haut-Bugey la semaine passée.
Je suis passé des ultremo au endurance pro, toujours en 23.

Et puis merci au forum, parce que sans le forum et les récits par les gens qui le font (le forum) je n'aurais même pas été au courant de l'existence des brevets...
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bison couché
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Mar 16 Juin 2015, 23:19

@Nico merci, mais j'ai plus confiance, la prochaine fois que je viens dans la région pour rouler ça sera en wetsuit! ;-)

@Papy volant faire des photos etc ce n'est pas mal comme moyen pour occuper un peu l'esprit pendant que l'on pédale. Puis les récits sont sympa à faire, on le vit presque une deuxième fois. J'avoue regarder de temps en temps sur la carte car me souvenir de tous les noms des villages n'est pas évident, mais je situe très bien où j'ai vu, entendu tel ou tel autre truc ...
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Mer 17 Juin 2015, 08:01

Bravo! On peut dire que tu t'es mouillé pour éprouver ton organisme et ton matériel en brevet montagnard !
Merci pour ce récit, il sera source d'inspiration et d'encouragements dans les moments difficiles des prochains brevets.
Si PBP ne cadre pas dans ton agenda, tu peux envisager le 1000 du Sud, il y pleut aussi parfois Smile
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Mer 17 Juin 2015, 11:51

Pour ceux qui ça intéresse, ma préparation a consisté (depuis janvier) en 5700 km et 83.000 mètres de d+ dont 3000 km et 48.000 de d+ en Encore.

Avec notamment 4 sorties spécifiques de préparation:
- le 13 avril 120 km et 2500 mètres de d+ dans le jura
- le 8 mai 138 km et 2900 mètres de d+ Salève/jura
- le 18 mai une grosse sortie de 216 km et 5000 mètres de d+ dans le chablais et les aravis
- le 7 juin le brevet cyclomontagnard du haut-bugey de 220 km et 4400 mètres de d+

Et puis 2 sorties antérieures pour découvrir le Schlitter encore:
- le 10 mars 105 km et 1800 mètres de d+ dans le jura
- le 19 mars 125 km et 3150 mètres de d+ aux glières

Je ne mentionne pas les innombrables petites sorties qui parfois m'ont amené, au gré de la météo et de mon temps à disposition, à faire un simple col.

L'année passée, en préparation du 400 qu'avait concocté jpba pour la fin de saison c'était tout autre.
Ayant très peu roulé durant l'été 2014, je me suis fait un entraînement de ouf pour le mois de septembre: 2000 km et 35.000 mètres de d+, souvent lors de sorties très lourdes dépassant les 130 km et les 2% de ratio en d+ (dans le cas de 130 km ça donne au moins 2600 mètres de d+)
Résultat début octobre 2014: j'avais une condition très très bonne, sûrement mieux que maintenant, mais j'étais fatigué et vers la fin du mois de septembre les genoux avaient commencé à protester. Tellement même que durant le brevet, au km 200 (d+ cumulé de + de 5000 mètres) j'ai eu très très mal et terminé l'Iséran presque sur une jambe. Après ça allait car en descente et plus plat. Mais bref, en me préparant un peu plus doucement et en allant un peu moins vite durant le brevet ça se serait passé aussi.

Je me demande en fait, sur des distances pareil, jusqu'à quel point la première partie du brevet peut être constitutif d'une élévation de sa condition physique pour les parties suivantes.
Ce qui est sûr, c'est que la condition à la fin, n'est plus celle du début...
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Mer 17 Juin 2015, 12:42

bison couché a écrit:

Je me demande en fait, sur des distances pareil, jusqu'à quel point la première partie du brevet peut être constitutif d'une élévation de sa condition physique pour les parties suivantes.
Ce qui est sûr, c'est que la condition à la fin, n'est plus celle du début...

Sur mes 2 diagonales, (1200 km/ 4,5 jours environ), je suis convaincu d'avoir amélioré ma condition physique. Par exemple il me semblait que sur le dernier jour, mon rythme cardiaque redescendait plus vite à chaque pause. Par contre j'étais profondément fatigué la semaine suivante.
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Mer 17 Juin 2015, 13:39

**l'accumulation des kms avec denivelé ne peut être que bénéfique mais
sans atteindre la saturation
pour celà il faut pouvoir
-accepter de faire 1000kms /mois
-d'avoir les cols ..à proximité
*si comme Bison couché on ajoute
-approche dététique
-moral "anti-pluie''
c'est tout bon ...
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Mer 17 Juin 2015, 15:06

Papy volant a écrit:
-d'avoir les cols ..à proximité

Je n'ai pas d'expérience avec mais je crois qu'à défaut de cols, un HT peut aussi faire l'affaire.


Alagrange a écrit:
Sur mes 2 diagonales, (1200 km/ 4,5 jours environ), je suis convaincu d'avoir amélioré ma condition physique. Par exemple il me semblait que sur le dernier jour, mon rythme cardiaque redescendait plus vite à chaque pause. Par contre j'étais profondément fatigué la semaine suivante.

Quand on fait du sport la fatigue s'accroît plus vite que la condition physique et quand on s'arrête la fatigue décroit plus vite que la condition physique.
J'ai essayé de jouer un peu là dessus. Arrivé entraîné mais pas fatigué.
Evidemment que ce 600 n'était en rien une diagonale, mais je suis content de constater que l'impact après-coup se limite à une petite fatigue générale sans aucun problème musculaire ou articulaire. Je me demandais depuis quelque temps si je serais capable de terminer le 1000 dans les délais et jusqu'à vendredi je pensais que non, aujourd'hui j'ai changé d'avis (mais il faut quand même avoir un paquet de facteurs favorables) de toute façon, ce n'est pas possible pour cette année.
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Mer 17 Juin 2015, 15:39

Wouaw ! Magnifique reportage, merci et bravo !
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Mer 17 Juin 2015, 15:50

Bison couché
remplacer un col par un home trainer.??!!!
Sleep
-si je compte le nombre d'heures passées à grimper un col et l'efficacité de cette ascension..par rapport à
-pédaler.. sur un HT sans le panorama environnant
--pour moi le plaisir et la répercussion sur les performances vont être très différents Smile
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Mer 17 Juin 2015, 16:23

@Jéjon Merci!

Papy volant a écrit:
remplacer un col par un home trainer.??!!!

Surtout pas! Non, je pensais plutôt à remplacer rien du tout par un ht, cad pour ceux qui n'ont pas de col à côté de chez eux.
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Mer 17 Juin 2015, 17:06

ht ?? c'est Suisse??!! confused
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MessageSujet: Re: BRM 600 de Carcès 2015   Mer 17 Juin 2015, 17:12

Papy volant a écrit:
ht ?? c'est  Suisse??!! confused
Papy  volant
ht = ça veut dire chocolat Suisse en suisse jocolor
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