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 Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )

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el sombrero
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Mar 30 Sep 2014, 19:26

Mardi 19 Août.
Je suis finalement épuisé.

Je l'avais bien ressenti -au lever- au peu d'entrain que j'avais eu pour petit-déjeuner....sous la pluie.
Je me suis d'ailleurs réfugié sous le auvent du restaurant.

Aujourd'hui: ça sera repos!!!!

Il pleut fort jusqu'à 11H00.

Je profite alors de ma journée pour faire des courses et pour me dénicher un transfo pour ma glacière.
Rien, et.....pareil pour les pneus avant de mon trike.
J'aurais dû appeler à l'aide sur le forum.....

La pluie s'est calmé.
Je passe tout l'après-midi à bricoler et à me reposer paisiblement, j'en ai besoin!
Je bricole, en particulier ....pour la grosse réparation de mon pare-soleil.
Le ruban adhésif m'a certes bien dépanné jusque là depuis Les Arcs, mais ce n'était pas cela.

--------------------------------------------------------------------------
Je peaufine donc la réparation :
-re-façonnage à la pince,
-collage à la colle époxy bi-composant à prise rapide (5 mn),
-et regainage extérieur (comme un tube-manchon) avec une lamelle métallique découpée dans une conserve
et enroulée sur elle-même et encollée pour en faire un composite.
Le tout maintenu en compression à l'extérieur avec du ruban adhésif, facilement retirable à la fin.

Pendant ce temps là, je change un câble de frein, un peu dégradé.
Le rayonnage de la roue arrière n'a pas bougé: impec!

En fait 5...10...60 mn ne suffisent pas pour la colle.
L'air ambiant est frais, et avec un emplacement ....ombragé......

Je mets le tout dans un sac et au soleil: la température y monte en flèche, comme dans une voiture exposée au soleil.
Ça devient enfin du béton.

Une course cycliste va avoir lieu dans le col de la Madeleine: il y aura un monde fou!
Je pars en voiture -sous la pluie revenue- pour explorer les lieux pour ne pas être pris de cours afin d'y dénicher une bonne place de parking.
Je retrouve un parking déjà usité un peu en retrait, près de la gare et qui sera à l'ombre l'après-midi.

De retour au camping, il pleut toujours et fort.
Je me regarde un film (trop fatigué pour aller au cinéma).
Et me couche tôt, bien au chaud, grâce au chauffage.
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el sombrero
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Mar 30 Sep 2014, 19:44

Mercredi 20 Août.
Col du Glandon et col de la Croix de Fer en suivant, en boucle.

Je connais par cœur ce tracé, il me fera revenir juste au camping.

8H30
Départ.
Il fait encore très frais, il y a un peu de nuages, mais le temps s'améliore.
Comme c'est une longue sortie et pour éviter un orage de chaleur, je pars assez tôt.

Le bedon va mieux.
Surtout : je peux marcher un peu plus rapidement,mais sans faire de folie.

Je remonte un peu dans la ville avant de commencer la descente, à l'ouest.
Ça roule bien, mais à l'ombre, ma combi thermique fait encore la différence.

Pas trop de circulation,
déjà 30mn de roulage, je tourne à gauche vers St Etienne de Cuines, où je peux abandonner gants et bandeau polaire.
La brume finit de remonter et le soleil n'est pas loin, vers la sortie du village.

19 Km du col:
Ca monte cool, je ne fonce pas, je me mets en mode économique, pour être certain de finir la sortie sans soucis.
La traversée du village n'est pas désagréable, mais c'est plus sauvage dès sa sortie.

16.7Km du col:
Avec le froid, comme j'ai consommé très peu d'eau, je délaisse la fontaine à droite au dessus d'une sorte d'énorme baquet.
Le relief est encore doux, on n'a pas trop de vue, car la végétation est dense, mais la route est très plaisante.
Surtout toujours régulière, ce qui n'est pas le cas de la Croix de Fer.

Les zigzags commencent, puis encore une longue ligne droite sinueuse.
J'avance bien.

12 Km du col:
le paysage s'ouvre plus.
Village de St Colomban des Villards.
A la sortie du village: bitume tout neuf:....cool!
Je roule bien.

7Km du col:
j'y fais mon arrêt habituel à droite sur les tables en bois de la DDE.

La route tournicote bien plus, c'est plaisant, j’apprécie.
Des feuillus font de la résistance.

Le petit pont approche,
j'y avait cassé une première fois mon pare-soleil en y trébuchant dessus lors d'une pause.
Le ravinement par les  crues est impressionnant cette année sous le pont.

La haute montagne est maintenant là.
Le paysage est encore plus beau (Alpage de l'Echet), ça vaut le détour!+++++
Les autres cyclistes commencent à peiner et roulent moins vite.

2èm petit pont, nouvel alpage, c'est du plus raide.
Le col ne se devine pas encore.

2.8Km du col:

on voit au loin la route qui oblique, mais je sais que le col est plus haut et sur la gauche.
Des ramasseurs de myrtilles sont nombreux.

1.5Km du col:
Certains cyclistes sont cramés et titubent.
Je continue cool, j'ai encore la remontée de la Croix de Fer!.....
Plus que 500m, on a de la vue panoramique!

Le col.
Je ne m'y arrête pas ,et descend les quelques dizaines de mètres jusqu'à l'embranchement du col de  la Croix de Fer.
Je ne prend pas le risque de faire une ressource à l'aveugle, je stoppe sagement.
Le ciel est nettement plus couvert sur ce versant.
Il y fait aussi nettement plus frais.

La remontée semble bien longue, faute aux si longues lignes droites.
Des marcheuses s'amusent à marcher vite pour ne pas se faire dépasser....

Le col de la Croix de Fer.
Je le passe pour me couvrir un peu plus loin,sans être gêné par la foule.

La descente commence rapidement, mais je me ravise pour faire quelques photos.

J'arrive ensuite bien vite à la station de ski, je sais que c'est du raid dans l'autre sens.
Je dois dépasser quelques voitures pour ne pas trop lambiner et ne pas cramer mes plaquettes de freins.
Je sens une première goutte sur les lunettes.
Je fonce!
Le bitume est nettement plus dégradé, je dois ralentir: mes pneus avant n'accrochent pas assez.

Fichtre! ....déjà au petit barrage!
Je relance.
Ensuite il y a les "3" remontées, toujours pénibles pour le moral et surtout pour les jambes.

La dernière -interminable- me pompe beaucoup de jus, je ne suis pas loin d'être cuit, la pluie est proche, je sens encore des gouttes.
Enfin la bifurcation, ça redescend, très vite.

La ville se devine en fond de vallée sur la droite.
La ville, le camping, ouf !

Fatigué! , mais....pas mouillé!
J'ai bien fait de monter sagement par le versant plus facile (le Glandon).

-----------------------------------------------------------------------------------------------------
Jamais je n'aurais pu monter le col du Galibier par le col du Télégraphe et...revenir...vivant!?!
J'ai un peu d’anxiété pour la suite.


Dernière édition par el sombrero le Mar 30 Sep 2014, 21:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Mar 30 Sep 2014, 19:50

.


Dernière édition par el sombrero le Jeu 02 Oct 2014, 19:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Mar 30 Sep 2014, 20:50

vite la suite
C'est palpitant.

__________________________________
mais ceci n'est que mon avis
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Jeu 02 Oct 2014, 16:26

Jeudi 21 Août
La chambre 473m-1984m col de la Madeleine  et transportation.

Tout est rangé dans ma voiture.
Je fais le même parcours (jusqu'à "La Chambre") que la veille pour monter le Glandon.
Mais avec la voiture, c'est bien plus rapide et moins froid de très bon matin.

L'altitude de départ est très basse (473m), aussi je n'y souffrirais pas de l'altitude, au moins pour le départ..
Le temps a changé et il fait très beau, mais....frais, comme d'habitude, quoi.

Le parking repéré la veille à l'entrée du village de La Chambre n'est pas encore bondé!...hé!hé!
Il est tôt, le parking est encore plongé dans l'ombre du matin.

8H00:
La re-montée jusqu'au centre du village est très facile.
Il y a encore peu d'animation hormis les banderoles de petits drapeaux triangulaires pendus en travers de la chaussée.
Très peu de cyclistes sont prêts à monter le col, je m'en étonne?!
Pourtant c'est la journée "un jour = un col" avec route réservée aux cyclistes, de 8H00 à 12H00!++++

19 Km de montée:
Rien d'inquiétant à priori, et plus facile que la veille, sur le papier....
La route principale du col (RD213) est ouverte, je vais la prendre à la place de la petite route (RD76* plus à l'ouest), certes plus champêtre,  très nettement en fait.
Je l'ai montée en voiture hier en repérage pour me la remettre en mémoire (comme il pleuvait, j'en ai profité pour passer le temps).

(*:montée que 2-3 fois? et la dernière fois remonte à une quinzaine d'années...).

Le départ de la route est déjà raide, et pas très plaisant: c'est une très longue ligne droite.
En 2em col de la journée et en plein soleil, elle est pénible.
Mais là, le temps est frais et le soleil commence tout juste à réchauffer le bitume.

Je présume déjà que je pourrais caler avant la fin, car c'est un col pentu.
Je roule donc en "mode économique" en gardant du jus sous la pédale.
Ici aussi je vais battre  facilement mon record de ...lenteur!

Le premier Km se passe lentement.
à 4km/h : il me faut ....15mn pour parcourir 1 seul petit Km!

18 Km du col:
Le panneau du camping "Le Bois Joli", à droite, me dis vaguement quelques chose: j'y ai probablement campé là aussi.
Mais je ne prend pas le risque de perdre du jus en divaguant pour vérifier comme j'aime faire, je reste sur la route.


Sortie de St Martin Sur La Chambre: la partie sympa commence.
Il y a des voitures qui passent: probablement des locaux?!

La route monte en balcon, les vues sur la vallée sont plaisantes et font passer le temps.
Je fais quelques photos...difficile de ne pas céder!

L'herbe est encore bien verte.
Mais il n'y a  que peu de fleurs, ce qui est somme toute normal avec l'altitude encore faible,
j'ai déjà un peu de nostalgie des épilobes du lac du Mont Cenis.

16.5 Km du col
avant le virage en épingle à droite, la petite route sur la gauche (RD76) est bien visible et...en plein soleil, car bien exposée.
Zut! Je m'y verrais bien.

Pour l'instant la circulation automobile n' est pas nulle comme je l'aurais imaginée ,
(ils peuvent prendre la RD76!),
mais elle est relativement faible et le bitume assez bon.
J'ai bien fait de "tenter le coup".

D'autres part, c'est pas non plus le grand rush de cyclistes, loin de là.
Mais je ne m'en plains pas.
La plupart me font gentiment des gestes d'amitiés.

15.5Km du col:
lieu dit "La Côte".
Je ne rappelle plus qu'il y avait un robinet sur le côté de l'abri à gauche.
Mais comme j'ai encore de l'eau et je préfère attendre l'autre fontaine plus loin.

Le double bornage après m'avoir surpris, m'irrite maintenant:
les anciennes bornes kilométriques -blanches et jaunes- sont défraîchies et n'affichent plus rien,
contrairement aux nouvelles,.... pas situées....au même endroit!
Je ne comprend pas l'idée?!

13.7 Km du col:
Aaaah ..."ma fontaine" à droite, avec son grand baquet en dessous.
Une table en bois de la DDE est juste à côté: déjà là à mon dernier passage???
J'en profite pour faire la première pause.
En plus de ma gourde, je remplis mes bouteilles de jus de fruits (jus de cerise: miam!) déjà vides.
L'eau est froide pour les mains et presque pour les dents.
La fontaine est toute à l'ombre en cette saison et à cette heure-ci:
il fait frisquet avec le dos trempé de sueur.
Je repars rapidement.

12.8Km du col:
le "virage de la mort" très serré et très pentu+++ a été encore refait:
le bitume est bien noir et sent encore le bitume tout neuf!
Il m'y faudra ralentir en descente sous peine de finir dans le ravin, comme cela avait failli m'arriver un fois.
Il y ont mis la couche!: 1m de bitume côté fossé!!!!
Je suis content de rouler en trike, sinon j'aurais dû y pousser mon vélo.

Encore un passage tout à l'ombre, le bitume en est encore trempé, j'ai froid, je mets mes gants.

Le petit paravalanche est toujours aussi laid, il n'a pas bougé.
Depuis un moment les cyclistes sont bien plus nombreux.
Tous me dépasser...trop vite...j'aimerais bien rouler moi aussi plus vite.
Jusque là j'étais réticent à électrifier mon trike, mais je dois y réfléchir plus sérieusement.

Le bitume est nettement moins bon, parfois bien craquelé dans le sens de la longueur.
C'est pas génant pour la montée, mais je devrais descendre tout cool pour le retour.

10.4Km du col:
Je sors de la foret.
Le paysage change d'un coup, la haute montagne apparaît dans le lointain aux abords de la station de ski de St François Longchamps.
Je refais une petite pause sur le parking de la station, en profitant du panorama.

Lieu dit "l'Epalud":
je profite de la fontaine pour refaire le plein.
Ça donne des idées aux autres cyclistes, c'est vite l'affluence.
Des américains se demandent après m'avoir toiser de la tête aux pieds si...j'arriverais au col.
Ça,....c'est certain!

8Km du col:
St François 1450m: il me reste un bon bout: au moins 2 heures de montée.
Les premiers épilobes apparaissent sur le talus, ils sont sur la fin, largement cramés par le soleil.
Les paysages sont de plus en plus beaux.
Mais les nuages reviennent.

Longchamps 1650m:
pas besoin d'altimètre pour savoir à l'altitude à laquelle on se trouve.
Je regrette de ne pas avoir les panneaux informatifs pour les cyclistes dans ce col, mais bon.
La traversée de la station est lente et longue, je m'y fais vanné pas des imbéciles qui y perdent leur temps.
La circulation automobile a repris, il doit être midi passé.

4.6Km du col:
je sors de logchamps.
Les pierres blanches des montagnes à gauche sous le soleil font penser  à de la neige.
Des touristes descendent par la route, ils sont nombreux, en ayant fait la montée au préalable avec la remontée mécanique (?).

Les alpages sont très plaisants, le relief est doux autour de la route: 7%....fastoche!
Mais à droite les sommets sont accrochés par les nuages qui se densifient.
L'altitude commence tout de même à me faire ralentir.

2Km du col:
finalement c'était de la rigolade!
Je pense aux progrès faits depuis le début du mois, j'en suis très heureux.
C'était plus qu'une bonne idée en fait de venir dans les Alpes.

Bon, le col de la Madeleine n'est certes pas très haute,
mais ça me donne bon espoir pour gravir le Galibier et surtout!....La Bonnette.
Je me languis déjà de re-passer par le chemin carrossable au dessus de St Delmas.
Mais il sera impératif d'y avoir des pneus neufs.++++

Le col:
décevant (parking aménagé), comme souvent, encore plus avec le restaurant-pizzeria très moche qui draine les touristes.
Je tourne à droite sur le chemin, vers mon "petit coin habituel".
Je perd vite de la motricité, j'ai raté ma ressource sur l'herbe qui glisse, je m'y attendais, je stoppe plus tôt que prévu.

C'est venteux, assez pour avoir rapidement froid.
Je m'équipe avec ma tenue thermique presque de suite, malgré le soleil présent juste sur ce secteur.
J'ai peu consommé de calories aujourd'hui: j'ai encore du stock, je tape dedans!

--------------------------
14H00:
La descente va être rapide: j'ai particulièrement bien vérifié mes freins à disque.
Les parties ombragées et humides de ce matin ont dû sécher depuis.

La remontée jusqu'à la route est pénible, je fais le fier devant les touristes, c'est très con, mais bon.
Seulement 2 cyclistes sont là pour "faire la course".

Je lâche les freins, ça accélère vite, je sème très facilement mes "concurrents".
Si lentement monté et si vite descendus!...les km défilent.
La station de ski est déjà là, je freine un peu aux ralentisseurs horizontaux en bois (chicanes).
J'ai fait peur à une voiture, mais il y avait de la marge.
La direction directe de mon trike est merveilleusement réactive et sécurisante dans ces cas là.

Des grands bouts de route presque rectilignes: je fonce, mes vêtements sont déjà tout secs!!!
1650m
1450m
Je ne fais qu'un arrêt minute, le temps de changer la batterie de ma CAM-Sport.
La foret est déjà là.

La voiture devant moi a failli percuter une voiture montante dans le "virage de la mort".
J'ai bien freiné, pas de soucis pour moi, je peux bien me rabattre: j'avais raison.

La température se réchauffe rapidement avec l'altitude, mais je préfère conserver mes gants.*
Car les mains au chaud sont toujours plus performantes en précision de pilotage.
Comme d'habitude en croisant des cyclistes je dois faire des envieux à débouler si vite, arborant en plus un si large sourire de contentement...qui en dit long.

Le village de La Chambre est en vu, c'est la longue ligne droite.
Je respecte la limitation de vitesse (croisements dangereux! et ralentisseurs).
Le village: je tourne à gauche vers mon parking.
Je fais sensations auprès de la foule.
Mais je poursuis (faux-plat descendant: j'en profite).
Petit giratoire...désert...ça file.

Le parking est aussitôt atteint.

Quelle descente!
Je suis bien content.
Et finalement pas très fatigué,....juste "comme il faut"
Je regrette néanmoins de ne pas avoir pu passer par la petite route (si difficile et étroite).
Mais comme les voitures devaient ou "auraient du" y passer, j'ai moins de regret.
J'y aurais eu peut-être aussi trop chaud et bien plus soif???
Mais il est certain qu'elle sera à l'honneur à mon prochain passage.
Mon planning trop serré ne me permettra pas d'y passer demain.

Je replie mon trike  pour le ranger dans ma voiture, sans aucune précipitation,
en pensant nostalgiquement que je vais devoir changer de région, snif!
Le retour au camping en voiture est rapide.


Dernière édition par el sombrero le Jeu 02 Oct 2014, 20:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Jeu 02 Oct 2014, 19:25

Vendredi 22 août:
col du Galibier, mais seulement depuis Valloire.

Je n'ai pas la force de faire l'aller-retour jusqu'au Galibier.
La mort dans l'âme, cette année je dois impérativement zapper le col du Télégraphe.
Mon ventre me fait nettement moins mal ce matin, c'est bien, j'ai bien fait de ne pas désespérer.

(l'année dernière j'étais passé par le tunnel du Fréjus, évitant complètement la vallée de la Maurienne (partie basse).

Tout mon barda est replacé dans ma voiture, tout comme mon trike.
Comme j'ai le temps, je ne prend pas l'autoroute.
Je remonte rapidement la vallée pour atteindre St Michel de Maurienne.

Je bifurque à droite vers le Télégraphe.
Je découvre que la route est rapidement terriblement dégradée: elle est surfacée et rainurée pour une future enduction de bitume neuf et plus plat.
Du coup j'ai moins de regrets d'avoir dû zapper cette montée.
Elle aurait été atroce (les pneus qui se coincent dans le rainurage) et la descente faite à petite vitesse (beurk!).
Les quelques malheureux cyclistes que je dépasse ne rigole pas, dont un cyclo-campeur bien chargé.

Col du Télégraphe.
Il est encore bien tôt (et froid!), le col est au soleil.
Je fais quelques photos, en surveillant du coin de l’œil un automobiliste, très prèèèès de ma voiture.
Je le prend en photo, ce qui le fait fuir de suite.

J'arrive bien plus tôt à Valloire que quand je cyclo-campe (en voiture, on va plus vite aurait dit Lapalisse!).
Il y a nettement moins de monde si tôt.

Heu, non, c'est le salon du 4X4!
Les parkings du bas sont déjà TOUS saturés.
Je remonte d'emblée vers le col d'1 bon kilomètre (je connais chaque parking!).
Bah, je pense hypocritement: autant de moins à monter à vélo?!

Je choisis celui bien au bord de route, à gauche, pour ne pas le rater dans la descente
(et oui, ça arrive!, et pas seulement avec de l'hypoglycémie!).

Mon dieu qu'il fait froid! Il a dû givrer ici cette nuit?!...il fait 1°?
Je remarque que des campeurs ont passé la nuit ici même et sont transis de froid.
Je m'active pour me réchauffer.
Je rouspète pour être arrivé si tôt à ce parking glacial, et je me félicite aussi de l'avoir fait pour y trouver une des dernières places.
En effet, le temps de sortir et de remonter mon trike et les bouchons commencent?
Les gens s’énervent de ne pas trouver de place, sinon de devoir remonter bien plus loin vers le col.

le départ:
il faut que je me décide à déposer ma très grosse polaire, mais à glagla!!!!
J'ai bien sûr -déjà- gants, bandeaux pour le front et le cou, combis thermiques haut et bas et coupe-vent.
C'est à peine assez.

Trop de gens sont là passivement à me tourner autour: je comprend l'énervement des lions en cage au zoo.
J'en oublie de démarrer ma CAM-sport!
De toute façon tout à l'ombre, le résultat aurait été médiocre.

1Km plus loin:
le soleil est là, je ne garde que ma combi thermique, et démarre ma Cam-sport.
(en fait j'ai le soleil de face et je me mélange les pinceaux: le mode enregistrement n'est pas activé!....).

Je suis très familier avec cette montée (25-30 passages?!).

-----------------------------------------
Aparté:
Je ne suis jamais en confrontation avec la montagne.
Aucun sentiment de domination ou apparenté.
Elle est plutôt une amie qui m'offre du plaisir, même avec des conditions climatiques difficiles.
Je roule donc particulièrement heureux, puisque la haute altitude du col va m’offrir encore plus de plaisir!
----------------------------------------
Mais... je m'économise.

Les paysages sont vites somptueux.
J'avance bien, et avec entrain, quelle chance d'être ici à se faire plaisir!
Je respire bien, malgré le froid, les endorphines doivent y être pour quelque chose.
Les km défilent très plaisamment.

J'ai envie (comme à chaque fois quand le soleil est là) de prendre ce chemin carrossable à droite qui descend en fond de vallon au bord du ruisseau où stationnent pas mal de véhicules.
Je ne l'ai emprunté qu'une fois, mais avec bien plus de forme.

Restons sur le bitume!
Le temps est au très beau, seuls quelques nuages d'altitude transparents et inoffensifs circulent tout là haut.

Sur la gauche, descendant de la montagne, il y a des sources qui coulent, pas toujours bien visibles.
Zut! ils ont canalisé "ma source".
Un mini château d'eau en pierres y trône.
Bon, pour l'instant j'ai encore presque toute mon eau (difficile de boire avec ce froid).
La circulation est assez dense, à cause en particulier des 4x4 au moteur mal réglé pour l'altitude, qui se rendent au salon.

8.2Km du col:
Premier petit restaurant à gauche: il y a une petite fontaine (pas très visible) et qui semble privative.
Mais bon nombre de cyclistes y font habituellement le plein ....rapidement, moi je peux attendre.
Mais aujourd'hui il n'y a personne (trop tôt!).

Le pont:
C'est l'équivalent du pont de Pierre de l'Iseran, mais ....avec le parking et les voitures en moins.
J'y fais habituellement une halte, en partant de St Jean de Maurienne, mais pas besoin aujourd'hui.

Encore un gros conteneur -certes en bois (et ferraille)- pour y jeter ses détritus de cyclistes:
Très moches!, mais c'est une bonne idée.
Ils sont hauts: 2m (pour la faune locale?) et donc pas pratiques pour un VC.

La vue plonge à droite sur la route montant de Valloire.
Facile alors de se rendre compte que ça grimpe.

7Km du col:
J'ai largement dépassé les 2000m d'altitude.
je sais déjà que j'arriverai au col assez frais.
J'accélère un peu, ....c'est pas tous les jours.
Les fleurs sont courtes sur tiges, mais il y en a encore beaucoup.

6.3Km du col:
Mini-pont:
Je m'y arrête, il y a beaucoup de place pour mon trike, à distance de la route.
le cours d'eau en dessous est peu visible depuis la route.
L'eau y est potable,je la pratique à chaque montée, mais sacrément fraîche.
Je dois la boire par petites gorgées.
J'en profite pour admirer le panorama en prenant appui le garde-fou du pont.
Je fais quelques pas -avec aisance maintenant- pour me délasser les jambes.
J'avais soif!
J'avale une banane et prend d'autres glucides.

Je repars.
Un cycliste me dépasse -très lentement- mais...sans zigzaguer (= pas encore cuit), malgré l'étroitesse de la route.
Me narguerait-il????
Je le retrouve un peu plus haut contre le garde-fou du virage.
Crampes???...et apparemment des...2 jambes.
Je le laisse tranquille.

5Km du col:
L'herbe des alpages commencent à se faire rare.
La caillasse prend le dessus, ça donne un certain charme au paysage, en tout cas une vraie sensation d'altitude!
Le col est toujours invisible et impossible à situer (enfin pas pour moi).
Ça m'avait déconcerter et décourager lors de mon tout premier passage.
Mais je pédale toujours bien rond.
J'en connais le tracé par cœur.

Le temps est toujours doux et très ensoleillé: quel délice!

Les Granges: c'est le 2èm restaurant.
J'y rattrape un jeune couple de cyclistes...cuits! (la fille en pleure).
Le paysage semble s'adoucir.

Un groupe de cyclo-campeurs me dépassent: 2 filles et 2 garçons de 25 ans.
Une des filles conduit un "15 tonnes", à plus de 8Km/h.
Un bébé se trouve dans la remorque.
J'entend tout juste un léger bruit de moteur électrique, tant mieux ça aurait pu me décourager?!
Ils disparaissent très vite de ma vue.

3Km du col,
je commence à peiner, faute à l'altitude.
De m' être économisé dès le départ fait assurément la différence.
Avec mon trike je peux -heureusement- ralentir d'autant, sans tomber, ni zigzaguer,
comme je le remarque de plus en plus autour de moi.

Peu de neige est visible cette année sur les pics autour de moi.

2.4Km du col:
les sentes finales du col sont bien visibles dans le lointain et toujours aussi impressionnantes.

Aaah ! encore ces désagréables photographes qui misent sur l'égo des cyclistes et....des motards.
Je me fais encore houspiller quand je refuse leur carte.
Mais je suis heureux d'être ici, je laisse glisser, mais un jour je me lèverai pour donner une claque!

Quelques dernières fleurs jaunes, à raz du sol, font de la résistance.

Le restaurant du tunnel.
Le feu tricolore (très long) semble ici toujours aussi insolite, mais le tunnel est...à sens unique,
c'est donc logique, et il est interdit aux cyclistes!

Je suis décidément bien content de rouler en trike.
Pas besoin de me cramer sur le tout dernier Km, c'est PAS LE PLUS FACILE!:
je ralentis encore un peu, juste ce qu'il faut, mais je suis à 100% de mes capacités aérobiques.
Je ventile comme jamais., car ça va mieux,.... j'en profite!!!!

Il n'y a guère plus que de la caillasse maintenant, le paysage devient lunaire.
Le panorama est époustouflant,très ensoleillé, je m'en régale.

Une pause pour retrouver du souffle est nécessaire, je bloque les freins en pleine route et sans avoir à déclipser les chaussures:
que c'est bien un trike!
Je repars sans heurt, mollement et progressivement.
Le cycliste à côté de moi aurait aimé faire de même!

Le col:
j'y suis presque et je commence déjà à me faire mitrailler de photos par les touristes qui descendent vers moi:
il y a foule.
Je fais un 180° pour me réfugier de la foule et du vent, sur la gauche, à 50m du col.

Je vérifie 2 fois le serrage de mes freins de parking (on sait pourquoi!).
Je mets mes vêtements pour la descente aussitôt.
Cela me permet de mieux profiter du paysage et plus longuement (10mn?).

------------------------------------------
Le coupe-vent (en plus de la combi) est un peu juste aujourd'hui.
Le premier Km jusqu'au tunnel va être très rapiiiiiide!

Et puis non!
Je paresse dans chaque virage et fais encore des photos, il fait trop beau.
j'ai aussi moins froid en m’arrêtant régulièrement qu'en fonçant.

Le bitume est tout sec, j'en profite.
Dans les virages, ici encore, je dois plus ralentir pour ne pas déraper, je me languis d'avoir des pneus neufs.
J'ai quand même un peu de mal à me laisser dépasser.
Mais il y a de belles lignes droites.

Le cycliste aux crampes est encore là (depuis 2Heures????).


Le pont, je lâche les freins.

Les Verneys,
j'hésite 2 secondes pour admirer l'exposition des sculptures en paille.
Il fait nettement plus chaud, trop chaud si je m'arrette.....
Non, je fonce!

5mn plus tard, retour au parking.
Je me dévêt de suite, tant il fait chaud en plein soleil: c'est intenable.
Dans la voiture, c'est la fournaise.
Les boissons dans la glacière sont nettement moins fraîches cette fois-ci, mais je m'en contente.
Le fromage Beaufort ne suinte pas, il a encore de la tenue.
--------------------------------------------------------
Je replace mon trike dans ma voiture et reprend le col.
La sensation est toujours aussi désagréable de remonter de suite et si rapidement en VOITURE le chemin si lentement monté à vélo.
Pas question de faire une surchauffe moteur: je monte très lentement.
Même les camping-cars me dépassent.
Je profite des paysages.

Tiens! encore le cycliste aux crampes!
Je ralentis considérablement, mais il détourne volontairement la tête,
il semble ne pas vouloir d'aide, j'hésite à aller l'embêter, mais il est là depuis au moins 2heures et demi!
D'un autre côté, je n'ai pas de place pour le prendre dans ma voiture,
ni son vélo, et en fait pas trop envie de devoir redescendre par la même route.


Je continue ma route, en le regrettant un peu.
Je ra trappe le convoi de cyclo-campeurs: ils ont fait une énorme pause au col (sans doute avec tétée et sommeil pour le bébé).

--------------------------------------------
anecdote./ à éditer ou voir là:
http://velorizontal.bbfr.net/t11109p225-petites-anecdotes-de-cyclo-campeurcyclo-campingcyclocamping
---------------------------------------------
Col du Lautaret.
Je tourne à gauche en direction de Briançon, puis de Briançon en descendant au sud par la RN94 ...
....pour arriver au camping privé des 5 vallées.
J' y ai mes habitudes.
Le camping est pratiquement vide (fin de saison, mauvais temps,...), les formalités à l'accueil sont vites expédiées.
Je profite de l'épicerie du camping pour y acheter -de suite- les 2 dernières baguettes qui m'éviteront de remonter en ville
(et une part de tarte aux légumes, pas indispensable, mais qui me faisait de l’œil).

Je choisis un emplacement électrifié, près du sanitaire (récent) du fond.
Il est :
-certes plus bruyant, de part la proximité de la route RN94 ,
-dissimulée par un gros talus (mais la nuit: c'est calme),
-mais bien plus gazonné
-et très vaste.
J'y monte ma tente en 1 clin d’œil (le bedon va mieux), bien avant que le patron du camping vienne me faire le branchement électrique: il est épaté de ma rapidité.
Vite à la douche (enfin en marchant presque normalement, car trop vite, ça fait encore mal).

Il est déjà tard, je n'ai plus trop le temps (et l'énergie) de faire des courses, mais...j'ai du stock dans ma glacière!
La journée a été formidable.

Le soleil disparaît vite derrière la montagne (j'ai aussi un peu de vue de cet emplacement),
je me couche tôt.
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Jeu 02 Oct 2014, 19:58

Samedi 23 août:
montée au parc des Ecrins via la RD4 et Vallouise (à l'ouest de Briançon)

Je m'offre un peu de changement en prévoyant un petit circuit que je pourrais rallonger ou raccourcir en cas de bonne forme ou de pluie.
Je l'ai fait plus d'une fois, en particulier comme décrassage lors d'une journée de repos.
Mais aujourd'hui ça me fera la grimpette de la journée.

Je n'ai plus très en tête le parcours, mais comme d'habitude, je ne m'en inquiète pas.
Le temps est prévu pas bon, je commence à en avoir l'habitude, mais à choisir: des journées radieuses comme hier, je ne dis pas non.
Comme d'habitude j'ai petit-déjeuné tôt, pour prendre de l'avance sur la digestion.
Mais je ne pars pas trop tôt, pour ne pas avoir froid.

9H00 (?)
Départ du camping:

Le sol est encore humide de cette nuit.
Le soleil n'est pas là et une grosse brume flotte sur les hauteurs, mais il y a de toutes petites trouées de ciel bleu: qui sait?!....
Une bonne partie de la route nationale RN94 est désagréable: trop étroite et avec les voitures qui roulent trop vite "en devant" me raser.
Les 2 descentes font très froid, malgré les gants!!

La "petite" côte de Prelles est en trop!
Mais je vais bifurquer à droite de suite sur la RD4, ouf!

La route est toute mignonne, je m'en rappelle.
La circulation y est d'1 coup très chiche.
Mais il pleuviote déjà....zut!

Sur les bas côté la végétation a changé brusquement du tout au tout avec les jours précédents: plus d'herbe bien grasse et bien verte, remplie de fleurs.
Mais une végétation toute rabougrie, déjà cramée par l'été et le manque d'eau, qui se disputent le terrain aux cailloux.

Le soleil revient vite et réchauffent bien.
Mais au loin les nuages se morcellent bien lentement.
Il n'y a pas du tout de vent.

La route est en écharpe et s'élève régulièrement, très agréablement, elle bien bien exposée au soleil.
Je reviendrais probablement par la route principale du fond de vallon.
Ça sent bon le pin maritime.
Ai-je emporté assez d'eau s'il fait chaud????

J'arrive -enfin- à dépasser un randonneur en montée.
Bon, c'est vrai qu'il vient de s'arrêter pour faire des photos....c'est plus facile.
J'accélère hypocritement pour ne pas le voir me re-dépasser.
Mais la route est moins raide, ça descend même!...ça file, je prends du champ.

Il y a pour le moment des panneaux pour les cyclistes tout au long de la montée.

Ensuite: grosse! descente rapide jusqu'à Les Vignaux et l'intersection avec la route principale :
ça fait un bon bout à remonter si je repasse par ici!

Je délaisse à gauche la direction de l'Argentière, et prend à droite: Vallouise- AileFroide, par la RD984.
Le parcours me semble désormais bien plus familier, mais moins champêtre.
Je ne me sens pas assez en jambe pour passer par la station de Puy St Vincent de suite à gauche, j'y renonce, tant pis!

12Km d'Ailefroide:
La pente est faible, ça roule bien, je suis à l'aise.
Je n'ai plus en tête le final, mais le camping la haut m'est bien connu, car j'y ai campé une semaine pour y randonner
(sans chauffage d'appoint, ce qui était une bien mauvaise idée!).

Pas mal de circulation ce matin, ça diminue l'attrait -pourtant certain- de ce parcours.
Le soleil gagne un peu, sans plus, et curieusement juste au dessus de moi: j'ai de la chance.
Je n'ai plus d'eau, comme je l'avais craint, et je guette le moindre ruisseau, mais ils sont tous à sec.

Vallouise:
Pas grand comme village, mais tout en longueur le long de la route.
Ouf, j'en sors.
Le paysage est de suite bien plus beau.
Heu, pas tout à fait, il y a encore des habitations de ci de là tout le long (Pelvoux, puis: Le Sarret) .

Le Pelvoux.
Le Sarret-Pelvoux.
Encore un peu de descente à la sortie du Sarret, (qui sera à remonter au retour, mais rien de pénible).
Les Claux.

A la sortie de Pelvoux-Les Claux, il y a le mini tunnel très dangereux car très étroit
(à priori pas assez pour croiser une voiture avec mon trike),
avec la route qui tourne brusquement et abruptement à gauche.
Je me rappelle avoir failli y être renversé.
Coup de chance! : cette fois-ci une voiture est à 6m devant: juste assez pour passer tranquille.

Maintenant la route est totalement champêtre, très étroite, obligeant les voitures à rouler très doucement.
La descente sera faite avec prudence.
Pas de borne kilométrique ici, ni de panneau cycliste.

On repasse en foret.
On a moins de vue au loin.
C'est un délice d'y rouler, mais c'est pas du plat!
Une croix sur un rocher à droite , .....ah oui, la voiture qui est tombée dans le ravin et dans l'eau...
Ça confirme qu'il faudra descendre tout cool.

L'altitude et la pente conjuguent leurs efforts: je peine!
Je retrouve "mon arrêt" bien ombragé.
J'y casse-croûte.
Deux autres cyclistes italiens font de même aussitôt.

Panneau "Ailefroide", et au bout de la ligne droite: quelques habitations et l'accueil du camping à gauche avec la fontaine qui coule bien, juste devant.
Je prend un peu d'eau, mais pas trop pour ne pas me surcharger.

------------------------------------------------------------------
Le camping est très singulier, voire déroutant.
La première partie est totalement sous-bois (à gla-gla!).
Il est tout en longueur avec des emplacements non calibrés, très disparates, car plus ou moins naturels et/ou aménagés.
Très peu sont électrisés, ce qui est un problème certain en haute saison.
Mais aujourd'hui, il y a de la place de libre.

----------------------------------------------------------------

Maison du Parc et des guides de montagne, à gauche.
Mini chapelle attenante et grande croix en bois verni de l'autre côté de la route.
Petit magasin, à droite, location de matos,...

Le pont.
Finie la rigolade, le très beau et le très raide sont là à ma disposition.
Les épilobes aussi, y' en a plein, comme j'aime.

La deuxième partie du camping est là: emplacements de part et d'autres de la route, plus vastes,
et à terre: emplacement de feu de camp délimité par des grosses pierres, pour presque tous les emplacements.
Le rêve pour un camping-car.
Seul problème....les sanitaires.


Le paysage s'ouvre: on remonte le fond de vallon.

Plus loin, il y a une foultitude d'emplacements délicieux propres à y camper en sauvage, mais la police du parc veille
(les panneaux sont très clairs!).
Mais pour un cyclo-campeur discret.....(et n'ayant pas peur d'avoir froid la nuit!)...
Pour la journée, plusieurs emplacement sont occupés par des camping-cars ou voitures.
Beaucoup y font de la bronzette.

La pente devient trop forte, je vais caler, et comme d'habitude au...même endroit.
Allez, je me donne encore 5mn de pédalage, mais pas plus!.

Je bloque et pile à "mon endroit habituel".

Je dois patienter 1mn pour retrouver du souffle en plein bitume avant d'obliquer sur le chemin carrossable herbeux
où je m'enfonce un peu pour m'isoler de la route et des voleurs.
Je bloque (à double tour) mes freins de parking et pars faire quelques pas en prospection.

Hé! hé!...y'en a encore!!!: je me régale des toutes dernières fraises des bois,
bien dodues, mûres comme il faut, très goûteuses et de quelques poignées de framboises (les dernières de la saison).
Je casse-croûte paisiblement, mais des taons nerveux avec la chaleur m'ont repéré et me harcèlent aussitôt pour me dévorer tout cru.
J'en écrase quelques uns, mais les renforts arrivent de plus en plus nombreux.

-----------------------------
Je suis obligé de repartir.
Il n'y a plus de circulation, j'en profite.
Je descend le temps d'1 clin d'oeil, les premiers kilomètres.

Déjà le camping d'Ailefroide, c'est plus plat (surtout au pont).
Je re-fonce.
Zut! je suis passé trop vite devant la fontaine (moins visible dans ce sens).

Le ciel bleu est de plus en plus présant.
La descente va bien.
Remontée du Sarret (1Km): ça passe mieux que prévu, j'ai connu des années pires.


Je retrouve la bifurcation avec la RD4 avec laquelle je suis venue.
La grosse remontée ne me tente guère en prenant la RD4,
mais passer en fond de vallon et me coltiner ensuite un très grand bout de route nationale:...non!
Tant pis pour la boucle.

Allez, zou! Sur la RD4.
Pouh, il y fait trop chaud: pas d'ombre...tout au soleil.
Le bitume est chaud.
Ça monte, je me traîne, c'est long.
Combien?....déjà 2 Km? (en....25mn!).
Je fatigue.

Le figuier n'est pas encore mûr, dommage! je lui aurais bien fait un sort.
On a de la vue, on domine le paysage car on surplombe très largement la vallée.
La route en bas ne donne finalement pas très envie, j'ai fait le bon choix.

Oh non! encore une remontée, je l'avais oubliée.
Je n'ai plus d'eau, c'est clair je suis déshydraté, je le sens.
J'avance difficilement, j'ai moins de plaisir, je me languis du camping et de boissons bien fraîches!
15mn...

Je reconnais l'endroit du randonneur: ça redescend enfin!
Calmement d'abord et bien plus vite après.

Je retrouve la route nationale RN94 et fais un petit arrêt pour me donner du courage pour ce passage désagréable.
Il n'y a plus guère de circulation, c'est bon.
Mini remontée jusqu' au point haut du village de Prelles vite passée et.... descente.
J'enroule bien et me donne à fond pour passer le plus vite.
Sinon le paysage est beau, et pour cause!....derrière les montagnes à droite c'est l'Izoard!
L'autre petite remontée arrive, rien de difficile.

Je coupe à gauche pour prendre la route du camping, par St Blaise: le côté de la route nationale est ici peint en orange: bon repère.
Je l'avais repéré à la montée: c'est autant de RN en moins.

Aaaah! quel calme d'un coup.
La route est revêtue d'un bitume atroce, mais c'est un détail.
Je salive déjà aux boissons fraîches, ça me fait pédaler plus vite.

Juste à la sortie de St Blaise, l'entrée du camping est de suite là, à droite, ça descend un peu.
Je passe un peu vite sur les ralentisseurs (y' a personne), mais ralentis à l'entrée.
Ma CAM-sport est toujours en marche, je roule doucement pour faire un beau travelling.

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Je me restaure, me réhydrate et passe à la douche.

Il n'est pas très tard, je pars faire des courses en voiture.
Je remonte à Briançon: pas de transfo au supermarché.
Un ersatz de mini-magasin Décathlon a 2 pneus en 20", pas des VTT, mais des VTC correctes , je me précipite dessus.
Ils y ont aussi des glacières ...électriques, mais plus aucun transfo...je désespère!

Je me rappelle soudainement l'autre supermarché, plus petit (Carrefour Market), presque "en face" du gros rond point sur la RN qui donne au camping.
Il ne leur reste qu'un tout mini rayon-camping de fin de saison, relégué à l'extrême coin, pas engageant.
J'y vais quand même, mais peu motivé.
Les 2 dernières glacières se battent en duel.
Mais c'est quoi -ça- derrière???
Une petite boite? un peu ouverte?...un câble en dépasse un peu: un transfo!!!...et 1 seul.
Ouf!
Prix raisonnable en plus....
Je suis content, ça me requinque.
je termine mes courses avec enthousiasme.

Retour au camping.
Les mots croisés et les sudoku se font avec fulgurance:
la cervelle aussi profite du vélo!
Mais je monterai mes nouveaux pneus.....demain!

Très vite je suis obligé de me vêtir de la grosse polaire.
La nuit arrive tôt désormais.

Je n'ai plus trop de difficulté pour me mettre à genoux pour entrer dans ma tente.
Je me couche tôt.
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Ven 03 Oct 2014, 10:57

Dimanche 24 Août
Vallée de la Clarée
(+ col franco-italien de l'Echelle?)

J'y ai eu de la pluie l'année dernière en arrivant tout juste en haut.
La descente y a été gâché, sans parler de l'Italien en Vespa qui s'est mangé une voiture.
(bon, il roulait trop vite, en coupant totalement les virages aveugles, ce qui lui a été fatal.)

IL fait beau.
Le soleil est déjà passé au dessus de la montagne.
Mais le reste du camping est très ombragé.
Je rejoins la RN94, et dois la remonter jusqu'à Briançon.
C'est pas très raide, mais la circulation de transit est dense.

Je dépasse le centre-ville et le supermarché, en direction de l'Italie depuis le gros rond-point.
Déjà 30mn de roulage: la circulation est déjà moindre.

Je remonte paisiblement jusqu'à la cité Vauban (45mn de roulage: je m'économise!).
Ensuite ça descend, mais je relance mollement, je préfère garder du jus pour le retour.
Je quitte la route principale qui mène à Turin par Montgenèvre.

Je tourne à gauche dans la délicieuse vallée de la Clarée (RD 934), direction La Vachette et  Val des Prés.
On entre de suite dans le village de la Vachette, la "grand route" est parfois très étroite: danger!.
La circulation est immédiatement très réduite, j'apprécie grandement.
Le soleil tappe déjà.
Mon pare-soleil est bien abaissé.
Le 1er camping est à droite, et longe le ruisseau de l'autre côté, peu visible car très ombragé: il donne bien envie!
Il n'y a plus guère de monde, là aussi.

La montée de ce col est très particulière, il n'y a pas de col équivalent.
D'ailleurs la descente du col d'Echelle, versant Italien est aussi très différente du versant français.

16Km du col de l'Echelle:
les panneaux cyclistes du col sont informatifs, mais je ne me contente pas de monter simplement au col,
je vais poursuivre la vallée jusqu'au terminus: le parking pour randonneurs.
Au mieux, en redescendant j'y monterais mais j'ai peu d'espoir, enfin...je verrais bien.
La route est sublime, c'est un de mes plus gros chouchous: le top 5!

Je longe paisiblement le ruisseau.
Ici il est calme, le % est faible.
Un loueur de vélos électriques les a  déjà tous loués.
La route est en ligne droite mais sinueuse, ce qui en augmente son charme, on s'enfonce rapidement dans la vallée.
Là aussi, j'ai l'impression d'y être passé il n'y a qu' 1 seule semaine!....

13 Km du col:
Hameau du Rosier: j'y délaisse la fontaine à gauche, mon bidon est encore plein.
Val des Prés: un feu tricolore pour les touristes y régule le transit dans les ruelles .
Je passe au rouge, pour ne pas gêner: car c'est en côte, et je roule trop lentement.
Je me gare pour bien laisser passer les voitures descendantes.
Je délaisse cette autre grand fontaine à 4 jets cardinaux sur la droite.

12Km du col:
on sort du village.
Le pont.
La barrière de dégel.
On a plus de vue, les pics apparaissent, mais au relief doux, non agressifs, c'est beau!
Le bitume est un peu dégradé depuis l'année dernière, mais rien de bien génant.
Pleins de bons coins pour camper en sauvage.
Quelques camping-cars s'y font discrêts, tout proches du ruisseau.

6.2Km du col:
2em barrière de dégel, à l'entrée de Plampinet.
3èm barrière de dégel....fichtre!
Le relief est toujours doux et paisible.

4Km du col:
le pic -droit devant- fait penser à un mini-Ventoux: que de la caillasse sur son sommet.
Il y a encore des feuillus à cette hauteur, mais ils se font grignoter par les pins.

2.5Km du col:
4em barrière de dégel!
L'intersection!
Je délaisse le col de l'Echelle à droite, direction Italie et je poursuis droit devant.
La première fontaine -à la limite du 2èm camping- est là, de suite, à gauche et en léger contre-bas,
plus agréable car à distance de la route: j'y suis au calme.
Je fais le plein en eau et casse-croûte paisiblement sous le soleil.

Je repars.
Ah oui, il y a une autre fontaine à droite de la route face au camping, que j'ais oublié.
La vallée est large , on y respire bien.

J'arrive enfin au grand parking de Névache, où on peut prendre une navette pour la suite.
La route devient soudainement très étroite: interdite au caravanes et camping-cars de 9H00 à 19H00.

Jusque là c'était de la promenade.
Le coriace arrive brutalement!
Le ton est donné de suite, je suis à fond, je transpire à grosses gouttes.
J'ai pris la précaution de rouler pépère jusqu'ici, ça va faire encore la différence.

500M: un groupe de retraités calent déjà, je fais le fier, mais j'en chie.
C'est -un peu- moins dur juste après je le sais! hé!hé!
Les épilobes m’offrent leur belle couleur mauve, y' en a de plus en plus.

La première épingle à droite arrive  enfin, je la prend toute à l'extérieur (12-13%?).
L'autre épingle arrive plus vite: c'est impressionnant comme ça grimpe.
La petite chapelle avec sa croix, en bord de route et bien plus haut me narguent.
Il me faut un temps fou pour les rejoindre.

Il fait aujourd'hui très très chaud, dieu merci j'ai mon pare-soleil.
Je dois même faire une halte pour reprendre mon souffle et boire un peu, j'avais soif.
Quand c'est trop raide, je ne peux pas et boire et respirer simultanément, au risque de m'étouffer.

La chapelle.

Il y a une petite maison toute blanche aussi,juste après  qui rappelle la chapelle précédente.
Petite descente (Le Vernet), je tente une ressource en mettant les gaz.
Des gros blocs de rochers jonchent les bas côtés.

La Basse Sausse.

Plan Lacha: un vrai petit coin de paradis!!!++++
Les pics en face se font plus imposants, plus massifs, plus élevés: c'est la haute montagne.

La route monte bien, les paysages sont épatants,  le ciel est tout bleu: je me régale.
2 cyclistes italiens très affûtés me dépassent un deuxième fois (la première était juste à l'intersection pour gravir le col de l'Echelle).
Ils ont eu le temps de la gravir, de le descendre et de venir dans la vallée.
Mon moral en patit un peu.
Mais bon, ils doivent faire 50Kg de moins....chaque!...normal donc.

Ils sont déjà hors de vue.

J'arrive enfin au troisième  camping.
Camping d'altitude de Fontcouverte, petit replat.
Il est vaste, à gauche, sur une aire naturelle, il y a encore pas mal de monde: le paradis des randonneurs (quand il ne pleut pas).
Je paresse un peu sur le pont, car après c'est encore plus dur.

Je respire assez bien.
Je peine moins que l'année dernière, grâce au temps tout sec et plus chaud.
J'ai besoin de faire bien moins de pauses!
Il y beaucoup de voitures de promeneurs, ça c'est dommage, mais c'est compréhensible avec tout ce mauvais temps... les gens se rattrapent et on est dimanche.
La beauté de la vallée est très attractive.

Le parcours est délicieusement long.

Je devine enfin le dernier refuge juché  en hauteur sur la droite de la route.
Il trahit le terminus de la route bitumée situé un peu plus haut.

Le parking-terminus.
Impossible de passer sur le chemin qui semblait carrossable en face:
-pas assez de motricité,
-trop raide,
-et je suis notablement fatigué.
Il y un peu de vent sur ce plateau herbeux, je vais y faire une belle pause quand même, pour profiter de la vue sur la vallée.

Je garde ma combi thermique et fais sécher sur un gros rocher mon maillot tout trempé.
Le coin est sympa pour casse-croûter.
Je vois des promeneurs isolés qui se dirigent vers le refuge en contre-bas.

L'herbe est très moelleuse, mais encore humide, elle se prend dans mon dérailleur arrière.
Je reste donc dans mon siège.
Le soleil réchauffe encore juste assez.
je flemmarde 20 mn, contrairement à mes habitudes (pas bon pour mon asthme).

-------------------
Mais je vois de plus en plus de voitures qui redescendent: ça serait trop bêta de rester bloqué derrières elles à 20 km/h en freinant tout du long!
Je pousse mon trike dans l'herbe jusqu'à la terre battue du parking, en faisant attention à mon dérailleur.

Je commence la descente, personne devant sur au moins 500m....je fonce!
Les pneus accrochent finalement toujours assez bien, et je me suis fait à la très grosse bande verte claire qui fait tout le tour sur chacun des pneus avant.
De toute façon , je vais les changer cet après-midi au camping.

Dans ce sens aussi, les paysages sont très beaux.
Une première voiture me cède gentiment le passage.
Pas de mini-car de navette cette année, (toujours difficiles à croiser), je roule plus vite.

Je repasse sur les petits ponts, camping d'altitude, je dois pédaler un peu sur le replat.

La petite remontée à la chapelle est passée en force, je suis épaté d'avoir encore autant de jus, j'ai bien progressé en 3 semaines!
Là je dois ralentir, je vais trop vite, épingle, l'autre épingle, la longue ligne droite sous les arbres, grand parking de Névache.

Ensuite c'est du moins raide, de quoi se délasser les jambes.
Il faut pédaler un peu, ça va.
L'autre camping, et l'intersection du col de l'Echelle.
Je fais un peu la course avec des cyclistes qui en descendent, mais ils roulent plus vite, le pente est plus faible et ils sont en file....c'est de la triche!.

Les barrières de dégel arrivent vite.
La route qui suit le ruisseau.
Finalement je ralentis un peu, rien ne presse, il fait bien plus chaud qu'en haut.
Je retire gants et bandeau polaire.

la traversée des petits villages est encore plus charmante en roulant vite: le dépaysement va plus vite!.
Le feu tricolore se passe en quelques secondes (je laisse passer quand même le flot montant).
J'en oublie encore la grosse fontaine (un peu cachée, sur ma gauche maintenant).

Le faux-plat descendant demande à pédaler avec un peu plus de vigueur.
Croisement avec la route de l'Italie et de Briançon.

La "montée" jusqu'aux fortifications se fait sans grands efforts, mais sous la chaleur.
Pas trop de voitures, on a plus de vue sur ces fortifications dans ce sens, je me régale.
Je vais peut-être y remonter avec la voiture pour les revisiter?!

Le point haut est atteint: ce n'est plus que de la descente.
Briançon,
le camping.
Sortie géniale! Je suis très content.

Ma glacière tourne à plein régime: les boissons y sont trop fraîches....aaaah que c'est bon!....
Le melon aussi a pris un coup de froid, mais je l'engloutis bien vite.

Je passe vite à la douche pour le décrassage et pour que ma lessive puisse avoir  le temps de sécher le soir même, pour une fois.....
Un nouveau voisin arrive: une famille allemande avec un énorme camping-cars, des vélos pour toute la famille et une énorme pompe à pied à manomètre.
Je fais vite connaissance (je parle un peu allemand, il apprécie), et lui emprunte sa pompe (ça le fait rire de voir ma micro-pompe à la main)

je change mes pneus...très vite, le plus long est de re-talquer les chambres à air (et l'intérieur des pneus, encore trop neufs).
Le poussoir de la pompe me remonte presque au menton: c'est bien une pompe pour géants allemands!

Sur la bande de roulement, avec le moulage, il y a de l'excédent.
Je n'ai pas trop envie de jouer du cutter pour bien ébavurer, cela  serait trop bêta d'entailler le pneu neuf!.
De toute façon en roulant, dès la première descente, ça sera fait tout seul!


Mais je pense me faire l'Izoard demain, où j'ai  "l'habitude" d'y rouler un peu (très) vite dans la descente, et avec ces excès je devrais ralentir la cadence?!.
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Dim 05 Oct 2014, 18:28

Récit passionnant El Sombrero! Tu sais t'y prendre pour tenir tes lecteurs en haleine!
Et dire que tu semblais "agonisant" au départ!!
Franchement je te tire mon chapeau car réaliser toutes ces ascensions avec aussi peu de souffle c'est un véritable exploit!!!!
Mais bon ,moi non plus comme Mille Pattes je n'aime pas le titre de ton post que je trouve très dévalorisant !
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Dim 05 Oct 2014, 18:30


---------------------------
N
*:En clair :le cyclo-camping m’est interdit.
Et le plus raisonnable serait de passer le mois d’aout alité en observation clinique à l’hôpital en me gavant d‘E.P.O. et d‘oxygène pur, mais ça …pas question.

Bravo d'avoir fait mentir , au prix de beaucoup d'efforts, la faculté de médecine!!
C'est tout à fait ADMIRABLE!!
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Lun 06 Oct 2014, 09:24

laeti a écrit:
Récit passionnant El Sombrero! Tu sais t'y prendre pour tenir tes lecteurs en haleine!
Et dire que tu semblais "agonisant" au départ!!
Franchement je te tire mon chapeau car réaliser toutes ces ascensions avec aussi peu de souffle c'est un véritable  exploit!!!!
Mais bon ,moi non plus comme Mille Pattes je n'aime pas le titre de ton post que je trouve très  dévalorisant !

Pour certains, les vacances c'est : lézarder sur la plage, et pourquoi pas,
mais ce n'est pas pour moi!
Dans mon cas, l'évidence (quand je le peux) est le cyclo-camping.
Je me repose quand même longuement les après-midis et me couche bien tôt!...pour récupérer++++++

Aussi j'ai l'habitude de rouler longuement.
Certes, ça me désespère de rouler si lentement, mais monter des cols ne demande :
-qu'une bonne gestion de son effort: bien gérer!
-des braquets adaptés, quitte à rouler à la vitesse d'un escargot.
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Lun 06 Oct 2014, 10:00

Lundi 25 Août
Col d'Izoard et transportation à St Queyras.
22Km depuis le camping.

Mon bedon va nettement mieux, mais pas encore question de marcher vite.....
Je vais monter un de mes cols chouchous de mon top 40 (oui la liste est longue!, y' a pas que les Alpes, les Pyrénées, le Massif central,.....).
D'ordinaire en cyclo-camping , je le monte le matin pour arriver au col vers 10H30, en guise d'apéritif avant de grimper le col de Vars en début d'après midi.
Mais je ne suis pas assez en forme pour cela et ma voiture est toujours au camping.


Et le temps m'est hélas compté, cet après-midi c'est obligatoirement transportation!
Toujours ce choix cornélien: je sacrifie la grimpette du Galibier via le Lautaret (car il y a mieux!) faite l'année dernière.
Le but n'est d'ailleurs pas tant de m'épuiser que de me faire plaisir, aussi je me réserve pour des montées d'exception..
En payant le camping hier soir, j'ai eu l'autorisation de laisser ma tente et ma voiture jusqu'à mon retour , que j'estime vers 13H00???
Ce qui me permet de ne pas partir trop tôt, toujours pour ne pas avoir trop froid à l'ombre une grande partie de la montée.

8H30 (?).
Je pars.
Je rejoins la RN94, mais je ne la remonte pas vers Briançon , c'est pourtant le trajet "classique", au moins jusqu'au feu tricolore (près du téléphérique).
Je traverse le rond point pour aller en face et aussitôt le pont franchi je reste sur la "piste cyclable" sur le trottoir de gauche.
Aujourd'hui encore, j'ai l'impression de l'avoir monté il y a à peine une poignée de jours.
C'est presque du plat, c'est bon pour réveiller les muscles.
Plus loin, la piste passe à droite, puis s'interrompt et je continue sur la route: très peu de circulation.
Au bout: des travaux en plein sur la route, les locaux passent sur le trottoir (en sens unique),
je fais de même et repère attentivement les lieux pour le retour (très peu évident!).
Je passe devant la sorte de parking sur la gauche où les voitures des cyclistes peuvent s'y garer.
L'année dernière il y avait foule (course cycliste!).
Aujourd'hui: personne.
La route est pour l'instant à l'ombre.
Ma combi thermique fait du bien, tout comme mes gants pour ce matin.

2Okm du col:
La montée est là de suite.
Ça monte assez raide, instantanément, (il n'y a qu'un tout petit bout de replat plus haut, sinon ce n'est que de la montée!).
Je gère bien, je ventile facilement aujourd'hui, je me garde de la marge, je pédale rond: tout va bien, je suis content.
La bande cyclable dans le sens de la montée est toujours là, de la largeur de mon trike: sacrément bonne idée!
Mais le marquage est déjà à moitié effacé.

On a de la vue de suite sur la vallée sur la droite, certain pics sont déjà baignés de soleil,
qui illumine très progressivement la vallée, c'est de toute beauté.
Quel bonheur d'être ici!!!++++
Je devine dans le lointain la route passant par Vallouise, on voit loin....

Ça tourne sur la gauche, on quitte la vallée versant Briançon.
Pour l'instant il fait très frais, car je suis toujours à l'ombre.

17km du col.
Fontchristianne.

Plus loin je fais un arrêt pipi (le froid!) après la déchetterie,
le soleil déborde tout juste le sommet en face de moi.
Je quitte enfin mes gants et j'abaisse mon pare-soleil au maximum pour ne pas être aveuglé.
La circulation est très faible en cette saison et si tôt.

Quand je pense à mon état il y a 3 semaines, si j'étais dans le même état j'agoniserais depuis bien longtemps,
mais maintenant je suis en "mode promenade", très en deçà de mes capacités maximales.


Le chemin du barrage EDF à droite (j'y ai campé il y a 30 ans environ).
Le ciel est bien bleu, à part quelques  nuages de traînent tout la haut, inoffensifs.
Je passe encore dans des bons tronçons ombragés, il ne fait rien de trop chaud, j'ai bien fait de ne pas partir trop tôt.

14km du col:
Petit faux-plat descendant (tout à l'ombre), qu'il me faudra remonter....
Je ne relance pas trop pour ne pas me geler les muscles dans le vent relatif.

13km du col:
Les feuillus (bouleaux) commencent à disparaître.

11km du col:
le village de Cervières se distingue partiellement dans le lointain.
Je suis en plein soleil maintenant, il fait bon.
Le pont, le village qui se traverse vite, virage à droite, on le voit en contre-bas, c'est charmant.
La haute montagne arrive avec ses paysages.

9km du col (6.9%...facile!):
le pylône ré-émetteur trône sur la droite, je vais y faire une pause sur les marches ensoleillées.

Je prend de l'avance sur le casse-croûte.
La crème de marron -en gourde souple - glisse délicieusement, tout comme la compote de pomme.
Le lait condensé par contre est une mauvaise idée, je l'avale gloutonnement (trop liquide!?),
sans avoir eu trop le temps de le savourer.
Les gaufres au miel commence à me lasser...tout comme l'eau plate, que je bois en me forçant.

Je repars.
8Km du col: Le Laus
(Auberge de l'Arpelin, qui donne envie de s'y arrêter...).
Il y a un beau chemin pédestre en face sur la gauche.

On arrive enfin dans le plus beau, qui en fait la caractéristique du col.
D'abord la très longue ligne droite faiblement sinueuse.
Je vérifie déjà l'état de mes pneus: les bavures de mes pneus se s'usent décidément pas vite, tant pis!.... je roulerais un peu "trop vite" en descendant.

Ils ont bien tondu les bas côtés, il y a nettement moins de fleurs, c'est dommage pour la faune, la biodiversité et....pour le plaisir des yeux.
Mais bon, le col reste splendide.
Un nuage de trop nombreuses mouches commencent à m'irriter.
Elles tournoient bizarrement seulement autour du dessus de ma CAM-sport.
J'en écrase un bon nombre, le support de ma CAM-sport est très solide, il supporte les grosses claques qui règlent le problème.
Le ciel se couvre, les nuages s'épaississent: le soleil devient moins performant, mais pas de risque de pluie.

6.5km du col:
la première épingle serrée.
Puis la succession de virages: j'adore ce passage!, les paysages changent à chaque virage, on a l'impression d'avancer plus vite.
On se rend aussi plus facilement compte qu'on monte pour de vrai (8%), en regardant vers en bas la route déjà parcourue.

Je ventile fort.
C'est facile, bien plus facile que sur le final de La Clarée!!!.
Les autres cyclistes sont toujours aussi contents de me dépasser (probablement que je suis le seul cycliste qu'ils dépassent eux-même???).
Le temps passe ici vite et agréablement.

3km du col:
les pics caillouteux sont en vue, le paysage s'ouvre délicieusement et semble plus plat, on est en droit de penser que le col est tout proche.
La végétation sur les bas-côtés est nettement plus touffue, plus haute, mais la plupart des fleurs sont fanées.
Les alpages se devinent tout autour.

Le refuge Napoléon est en vue droit devant, et semble ...si proche, le col semble là.
Mais c'est long d'y arriver (3 grands virages en plus de la longue ligne droite sinueuse!)

1km du col- le refuge:
L'herbe est toute rase: elle a été toute broutée: plus de fleurs (elles sont passées dans les fromages d'alpages!).
Je roule paisiblement, je sais qu'il y a encore 1Km et raide!....
Je me régale de ces formations géologiques si particulières sur ces pics.
Toujours aussi interminable (15mn!...) à monter ce dernier km.

Le col.
Je me gare sur la gauche à côté d'une voiture, qui me sert utilement de pare-vent.
Je mets ma combi thermique de suite, pour casse-croûter plus confortablement au chaud en contemplant le panorama en direction du refuge Napoléon.

De l'autre côté de la route pas mal de piétons se suivent sur la sente qui monte la grosse butte derrière la cabane aux souvenirs.
Pas de problème d'asthme: aussi je profite longuement de l'altitude en lézardant, c'est pas tous les jours!.
20mn.

Je redescend.
Très mollement au départ, pour profiter des panoramas que je vais devoir quitter!
Le refuge est dépassé, la première longue ligne droite: je fonce!
Je fais de même entre chaque virage, mais toujours mollement: je "déguste" cette agréable descente avec mon trike.
(avec mon VD, je ne disais pas du tout la même chose en devant m’arrêter pour limiter les crampes aux mains !!!...je détestais cette partie si virageuse).

Même en "roulant pépère", personne ne me dépasse.
--------------------------------
J'ai bien maigri depuis le début du mois (8 Kg de gras?), je flotte maintenant dans mon short de ville!.
Mais je pèse encore un bon peu (d'autant que j'ai repris du muscle, et ça ....ça pèse!): ça aide pour la descente.

--------------------------------
Je tronçonne certains virages, bien visibles et dégagés, comme devant le ré-émetteur.
Je traverse un peu vite le village (personne en vue!), ce qui me permet de passer le pont en trombe, comme pour une ressource.

Mini remontée, le cycliste devant moi reprend du champ, je le laisse filer, même si je sens que je pourrais forcer plus.
La descente est très agréable et très reposante avec un trike, bien calé dans mon siège.
Je me contente de piloter.

Je dépasse le cycliste tout doucement avec seulement 10kmh de plus, je m'économise pour plus loin.
Il disparaît dans mon rétro,...pour l'instant.

La plus longue remontée.
Le cycliste force comme un damné, et me re-dépasse.
Je mets les gaz!
Mais je m'étouffe après 300m!, pas besoin  d'agoniser sur le bas-côté,....je ralentis fort et récupère vite.
Sacrément plus longue dans ce sens cette remontée...1Km???

C'est fait, tant mieux car les 2 autres cyclistes dépassés plus haut étaient sur mes talons!
Je relance, et sème aussitôt mes poursuivants, je déboule le reste de la descente.

La déchetterie.
La vue sur la vallée en contre-bas se fait plus ample, mais je n'en profite pas trop:  je suis tout au pilotage.
L' entrée de Biançon, les virages sont plus serrés plus bas, je ralentis.
J'évite ainsi un cyclo-campeur qui roule sur le "mauvais" côté de la route.

Je retrouve plus bas le passage en travaux qui donne sur la piste cyclable,
rond point de la RN94, route toute pourrie en face, camping.

13H30!
Il est bien tard, mais bon, c'est vrai que j'ai pris mon temps et bien flemmarder en haut du col.
Les boissons sont encore trop fraîches dans la glacière.
Elles glissent d'autant mieux dans mon gosier dé-séché.
Ma tente est toute déshydratée.
Je la retourne complètement pour en faire sortir les quelques brins d'herbe sèche qui y sont rentrés.
Un petit coup de lavande pour le tapis de sol et hop, pliée.
Les voisins qui m'observaient semblent déçus de me voir si facilement la plier!!!!?
Je replace aujourd'hui facilement -et rapidement- mon trike dans ma voiture (presque plus mal!).
------------------------------------
Je repars aussitôt en voiture.
Je n'ai pas envie de prendre la même route: ça va gâcher mon souvenir et donc mon plaisir.
Je préfère filer au  sud sur la RN94 vers Guillestre.
La route est rapide.
Guillestre.
Je remonte en partie le col de Vars (camping-car poussif en plein milieu de la route!)
et bifurque en délaissant la route du col de l'Izoard à gauche, et en prenant tout droit (RD947) vers Queyras le Chateau (juste là un peu plus haut, sur le promontoire).

J'arrive au bon moment, le feu tricolore passe au vert, au pied du chateau.
Puis ça redescend jusqu'au camping municipal très boisé, à gauche (l'entrée est parallèle à la route).

15HOO.
L'accueil est encore fermé.
Je remarque que les grands brasero-barbecues près des sanitaires ont disparus, sauf un seul endommagé et casé dans un recoin.
Dommage!... je pensais y faire des brochettes (j'avais même acheté une grille en prévision, zut!)

Je prend le même emplacement:
-borne électrique à proximité,
-très ombragé,
-sous les pins nombreux qui sentent très bon.

Je shoote dans les pommes de pin qui gisent au sol pour dégager le terrain et en 5 mn tout est installé.

Je mets mes gants, mes bandeaux et coupe vent à sécher de suite sur la ligne de linge, pour en parfaire le séchage.
Je remonte à la supérette à 1km -plus en hauteur- en direction de l'Italie.
Retour au camping où je fais bombance paisiblement sous les pins.

-------------------------------------------------------------------------------
Je vais remplir mes bouteilles d'eau au "robinet-abreuvoir" près de la grande sculpture en bois en forme de tête d'indien,
c'est mon petit moment -de divertissement- habituel.
Les voisins du point d'eau commencent à pouffer de rire et à se donner des coups de coude, au moment où je dé-bouchonne mes bouteilles.
Moi aussi je pouffe en les voyant, mais pour...le contraire.
Car je me place bien sur le côté gauche et ouvre la manette*: l'eau gicle très fortement partout,....sauf sur moi (c'était prévu!).
Les voisins sont visiblement déçus, et se détournent aussitôt de moi.
Je gage qu'ils sont à cet emplacement, en partie pour ça?!
*: manette d'arrêt d'eau domestique.
-------------------------------------------------------------------------------

16H00.
Vite à la douche! profitant qu'il n'y a personne encore.
J'hésite:
-douche handicapée pas très avenante et pas super propre....,
-ou douche classique????
Je prend la douche classique, au mitigeur également réglable.
L'eau est bien chaude et très délassante, mais....au bout de 5 mn l'éclairage intérieur s'éteint totalement: il y fait tout noir (pas de vitre).
J'ouvre la porte doucement, personne à l'horizon pour me voir tout nu, je tend le bras et la tête pour réarmer la minuterie, j'aurais dû prendre une lampe.

Après 3 ré-armements, je sors de la douche, un tantinet contrarié.
Et ma lessive n'est pas terminée.

Un coup d’œil à l'accueil:
la responsable est en retard (il y a si peu de campeurs que ça s'explique).

---------------------------------------------------------------------------
Je passe aux éviers de la buanderie pour terminer ma lessive.
J'y rencontre une cyclo-campeuse hollandaise plus âgée qui parle très bien le français.
Je papote avec elle, assise sur les bancs, très gentille.
-"je suis passé 3 fois au Tourmalet", me dit-elle tout fièrement.
Je rétorque que pour moi c'est au moins " veertig (fireteurr en phonétique)!!, ya ya, is veertig! niet....vier (fyre)"  = (40, oui oui, pas...4!).
Elle pense que je me trompe, mais je parle un peu en hollandais et compte avec les doigts.
Je lui explique que j'habite à côté!.... elle comprend mieux.

Elle va monter le col Agnel demain, je lui explique que c'est du dur.
Elle se vante de pouvoir rouler à 3kmh en montée et....sans zigzaguer....après lui avoir montrer mon trike
et vanter ses capacités à monter les cols si paisiblement.
Je soupèse des yeux ses sacoches en tissu, en rajoute ses 50Kg de poids corporel environ...peut-être?!

Ses sacoches sont rosies par les uvées et réparées une multitude de fois avec des rustines de tissu, très habilement cousues.
Je la félicite (au second degré) pour ses sacoches en fin de vie: on se sourient aussitôt avec connivence car elle comprend bien:
si ses sacoches sont bien usées ....c'est qu'elles ont bien servi!

Je ne me rend compte que maintenant que j'ai déjà aperçu ces sacoches il y a peu, mais où donc.
Mais c'est une bavarde, j’abandonne la discussion, je retourne à ma tente me reposer.

Le vent s'est levé, c'est habituel l'après-midi, c'est pas gênant pour mes mots croisés.

Le camping retrouve vite l'ombre de la montagne.
Le froid revient vite, je revêt ma grosse polaire

Je range au sec mon coupe-vent, mes gants,....dans ma voiture, en prévision du  lendemain.
Mais ma lessive est encore trempée (emplacement trop ombragé...), je la laisse sur la ligne.

4 jeunes arrivent et....bien tardivement, après la fermeture de l'accueil?!
----------------
-----anecdote, voir là: http://velorizontal.bbfr.net/t11109p225-petites-anecdotes-de-cyclo-campeurcyclo-campingcyclocamping
---------------
Je me couche tôt.
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Lun 06 Oct 2014, 16:45

Mardi 26 Août.
Camping de Chateau Queyras (environ) 1200m - 2776m Col Agnel (franco-italien).

Je me lève très tôt, malgré le froid, l'humidité ambiante et le noir de la nuit encore présent.
Je finis de petit-déjeuner: 6H30.
Les 4 jeunes sont des lève-tôts! Ils sont debouts.
------------
voir anecdote: http://velorizontal.bbfr.net/t11109p225-petites-anecdotes-de-cyclo-campeurcyclo-campingcyclocamping

-------------

Ma lessive est encore un peu humide.
Je la place de façon adéquate dans ma voiture: elle sera sèche à mon retour.

En partant depuis le camping de Queyras, je m'évite la portion de la longue montée depuis Guillestre
et le flot de circulation de l'Izoard.
La montée est très longue mais plaisante et même adorable pour les 10 derniers Km et avec... tout plein d'épilobes! si! si!.
Néanmoins, je pense caler avant le final, je suis un poil trop juste.
Le temps n'est pas beau du tout! avec de gros nuages noirs, mais pas encore venteux (c'est au moins ça).
Mais dans le lointain (vers l'Italie) le ciel semble plus avenant.

Le départ:
Ca monte de suite, mais c'est relax, jusqu' au village.
Je repasse devant la supérette.

Ville-Vieille:
Au rond point, à 20Km du col:
je délaisse en face la route de la Vallée Du Guil, vraiment très tentante (peut-être pour demain???).
et tourne à droite direction: -Italie-col Agnel-St Véran-.

Le bitume est encore humide.
Le paysage est tout de suite très beau, et rapidement ouvert.
Peu de voitures, pas encore de cyclistes (mauvais temps....).

18km du col- 6-7%:
les premières gouttes me tombent sur la tête et hélas sur ma CAM-sport, la vidéo HD sera moins bonne.
Côté positif: ça a chassé toutes les mouches qui convergeaient vers moi depuis un moment.
De plus les premiers épilobes sont déjà là pour n'enchanter.
Le paysage est calme, nettement plus sauvage, et comme à chaque fois, je me demande bien pourquoi les cyclistes délaissent un col si plaisant.
Infiniment mieux que le Galibier monté depuis Briançon!!!!++++

Les alpages -très étendus- arrivent aux abords du village....

15.7km du col:
La bifurcation arrive:
-St Véran tout droit par le CD5 que je délaisse,
-Italie, col Agnel à gauche par le CD205.

Le fastoche est passé, là c'est du raid!
Je suis content d'avoir si bien progressé, il le fallait.
Le village de Molines en Queyras est là de suite, je suis à fond, les ruelles sont étroites, c'est beau.
Il y a du monde, c'est jour de marché.

Le pain qui sort de la boulangerie semble bien bon : j'en achèterais sur le retour.
Il sera sans aucun doute bien meilleur que celui de la supérette, mais ça ,c'est facile.

La fontaine à droite au grand baquet, maintenant au bois tout délavé par le soleil (et donc moins visible) est là.
Je ralentis à 2.5kmh pour la passer en souplesse, hé!hé!, les gros ralentisseurs ne sont pas agréables à cette vitesse! les roues butent un peu, mais pas besoin de bloquer les freins pour récupérer, même si je suis à fond.
On m’applaudit!

Je sors du village, le paysage me fait du bien au cœur et à l'âme.
A l'épingle, il n'y a plus beaucoup de jolis moulins à eau en expo dans l'herbe comme habituellement (vendus ou volés?).

La pente redevient plus raisonnable (6%) ouf!, le bitume n'est pas très bon, c'est pas gênant.
On domine vite la route très sympa de St Véran déjà en net contre-bas.
On monte vite.

14km du col- 1845m -6%
Je fais ma première vraie pause, en face des pistes de ski très herbeuses.
On y fauche de l'herbe à leur base.

12.8km du col- 1910m:
je sors d'un petit hameau (avec petit point haut).
Les alpages sont encore plus ouverts.
Les meules de foin en rouleaux finissent de bronzer de place en place en ponctuant le paysage.
Le ciel est tout bouché désormais -tout la-bas- sur l'Italie.

11.5km du col:
un groupe de 5 jeunes Vététistes sont arrêtés, roue de devant crevée pour l'un deux.
Je regarde autour de moi: c'est probablement une caméra cachée!!!.
Allez!, rien ne presse, je bloque les freins et descend à leur secours.

-----------------------------------------------------------------
C'est exactement au "même endroit" que l'année dernière....hi!hi!hi!
Je pouffe déjà de rire de la blagounette, cela ne peut pas être du hazard!!!!
Je reconnais le vélo!...je reconnais la fourche avant téléscopique!....son axe si particulier,....
...et l'impossibilité de déposer simplement la roue pour changer la chambre.
Je me mets à genou pour vérifier: absolument tout pareil: il faut déposer la fourche.
Ils n'ont pas la matos, ni moi.
Je leur suggère les chaussettes, de l'herbe, leur chambre de secours (après en avoir ôter la valve), ....au choix à tasser dans le pneu.
Ainsi, 1 seul de ces jeunes sera obligé de re-descendre par le bitume, par sécurité.
Je me fais aussitôt foudroyer du regard, ils pensent que je me moque.
Je n'insiste pas, j'ai déjà bien froid au dos avec ce vent.
Je les laisse en plan.
15mn de perdu!.
--------------------------------------------------------------------
Je me réchauffe lentement en re-pédalant.
Fontgillarde:
Mais où est donc le nounours habituel au pied du panneau d'entrée de ville (que tous les cyclistes photographient)????
Disparu!

J'ai très peu bu avec ce temps pluvieux, je délaisse la grosse fontaine de suite à gauche.
Faux-plat, puis mini-montée atroce (je connais par cœur).
Je suis content d'avoir du jus...mais 2.5Kmh sur les derniers mètres....c'est juste.
Micro descente, je fonce pour la ressource.
Il pleut maintenant et pour de vrai.
Mon pare-soleil est encore bien utile.
Ma chaleur corporelle n'arrive plus à me sécher.
Le ruisseau en contre-bas à droite que la route longe est de toute beauté.
Je reconnais le délicieux chemin carrossable qui le longe tout près: je le prendrais au retour.

10Km du col:
micro chapelle.
La route monte toujours doucement, paisiblement, agréablement, en s'enfonçant dans le paysage ...pour l'instant.
La pluie ne gâte qu'un peu le plaisir d'être ici.
Pas un chat à la mini-auberge en bois à gauche: ils ont dû rester au chaud.
La pluie a cessé, mais il y a des gouttes de ci de là.

9Km du col:
fond de vallée: petit coin de foret, la route est soudainement plus étroite, ça monte plus sûrement.
Avec l'altitude, je suis pas loin d'être à fond, je ventile amplement mais avec moins d'aisance.
Je dois d'ailleurs prendre un peu de Ventoline: je vais probablement faire demi-tour bientôt.

C'est la partie la plus sauvage: plus de champs fauchés.
Des vacanciers campent discrêtement au bord de ruisseau.
Beaucoup ont d'énormes brassées de bois proches de leur feu de camp: à glagla la nuit!
Ils sont tous vétus de grosses polaires et de vêtements de pluie.
Il y a beaucoup de végétation encore bien haute sur les cotés.

....Km du col- 2170m:
Le ruisseau devient plus encaissé.
Les épilobes sont désormais "bonzai" pour résister au vent de vallée.

Je refais une pause, dans un petit recoin à gauche de la route, plus abrité.
J'ai froid, très difficile de boire de l'eau, par contre je termine le jus de mangue en léchant le goulot jusqu'à la dernière goutte
(c'est un signe de déshydratation).
Je me force donc pour boire quelques gorgées d'eau en plus, mais le froid me fait faire pipi de suite....
Je marche en gigotant pour ne pas me refroidir.
Je suis obligé de me couvrir de mon coupe-pluie.

Je repars.
Le vent forcit, mais je l'ai dans le dos, il me pousse un peu et passe à travers les mailles de ma mousse Ventisit.
Quelques vaches frigorifiées s'entassent dans un creux abrité et broutent sans conviction.
Epingle à gauche: la route semble plus vertigineuse.

4.2km du col- 7-8%:
Autre épingle qui fait reprendre le fil de la vallée, en surplomb.
On est trop loin pour voir le col dans le lointain, mais je sais qu'il est là-bas.
Les voitures ont disparu, pas de cyclistes depuis bien longtemps....

3km du col- 2480m- 9.1%
Je souffre un peu, je tourne moins vite les jambes, mais c'est bon pour mes poumons: ça ramone!
Je sens bien les 2500m!!!!...l'oxygène manque, et l'air est trop humide.
Heureusement que j'ai un mini braquet comme il faut, bien adapté.
J'imagine ce que ce pourrait être avec cette nouvelle couronne de 48 dents, à la place du gros pignon de 34 dents?

Encore un petit zigzag.
Le chalet est en vue.

2Km du col- 2575m- 8.7%:
j'y arrive enfin, c'était laborieux.
Des nez sont écrasés aux vitres pour me voir passé.

1.5km du col:
Je fais la dernière pause en profitant du panorama.
La grosse pluie n'est pas loin, je sens quelques gouttes assez grosses, le vent est maintenant fort et glacial.
Je passe la maison du tourisme à gauche, personne sur le parking en terre battue vaguement gazonné.

1km du col:
je suis presque arrivé, le col est juste là.
Le vent devient vif, je supporte, mais la pluie arrive:
il me manque 15mn pour arriver au col....celles perdues avec les vététistes.

Je suis obligé de stopper pour m'abriter sous le porche de l'abri du haut (fermé à clé).
Avec un peu de chance, la pluie va cesser rapidement.

5mn...10mn...15mn....je passe ma combi thermique sèche.
Des trombes d'eau tombent du ciel, parfois presque à l'horizontale sous les rafales.
Mes doigts de pieds sont engourdis de froid: je mets un temps fou pour enfiler le bas.
Mes gants se mouillent déjà avec les gouttes qui arrivent à contourner l'abri,
je mets mes gants en latex par dessus.
La pluie sous les rafales fait des rideaux de pluie dans le paysage.
....20mn!!!!....la pluie ne finit pas : je craque.


Je repars à fond dans la descente sous la pluie cinglante, pour en finir au plus vite.
Elle est vent de face et me pique comme des aiguilles sur les parties de mon visage non protégé par les bandeaux.
Je garde les yeux tout plissés, pour supporter le vent.
Je vois un peu d'éclaircie (à 5-6km droit devant), je me languis d'y être, je suis tout trempé, j'ai très froid.

Personne sur la route: je déboule.
Je sens mon trike décoller parfois un peu, malgré les pneus neufs sur le revêtement faiblement dégradé, car la route est trempée.
Je ne ralentis que dans les épingles.

Je croise enfin d'autres cyclistes (ceux de l'après-midi) qui s'affolent parfois en me voyant si couvert (gants latex!...).

Je pédale un peu sur les faux-plats.
La première petite remontée à l'auberge en bois désertée: ça tire sur les muscles refroidis, mais je passe finalement assez bien, j'en suis presque étonné.

J'arrive sous l'éclaircie:
plus de pluie, enfin!!!, j'ouvre plus les yeux, le ciel se troue de bleu, je fonce encore plus.
Le reste de la descente se fait très rapidement jusqu'au camping.

Camping.
Je coure à la douche, mais en prenant la grande douche handicapée
(avec fenêtre!, il y a aussi un minuteur, mais DANS la douche, mais situé à l'opposé du bac de douche (2m!): quelle ergonomie!).

je me réchauffe lentement avec l'eau volontairement trop chaude.
Il y a un petit banc, je traîne un peu en y faisant ma lessive.
Je tend régulièrement l'oreille pour voir si je dois libérer les lieux: personne dans les sanitaires côté homme.
Les montants du banc collent aux fesses et finissent par me laisser des marques.

Je retrouve la cyclo-campeuse hollandaise en plein courrier,
attablée encore aux tables sur le côté des sanitaires, au pied de l'escalier de la salle télé-lecture.
Elle est restée toute la journée au camping à l'abri de la pluie: elle me prend pour un cinglé doutant même d'être grimpé au col Agnel sous cette pluie.
Elle attend demain et le soleil pour repartir.

Je remonte à la supérette sous la pluie fine pour acheter une cartouche de Camping Gaz, et aussi du pain, mais plus haut à la boulangerie (au rond point, repérée dans la descente).
J'en profite pour faire un tour à la maison des artisans attenante.

Les pralines ne m'inspirent pas (on peut les goûter: bôf!), bien que des enfants en dévorent de belles poignées.
Un nectar frais d'abricot du Roussillon -bien épais et peu sucré- me fait par contre de l’œil.
Je n'en prend qu'1 litre, vu ma gourmandise.

Retour au camping.
Le nectar d'abricot est un pur délice, bien frais, épais à souhait, bon "comme à la maison".
Je dîne en suivant en prenant de l'avance, pour améliorer la digestion.

Il fait trop venteux pour installer mon hamac, qui reste désespérément dans mon sac.
Il pleut encore.
Je consulte mes cartes: plus le temps de monter à l'Izoard par ce versant comme l'année dernière...zut!

Je me couche encore tôt.


Dernière édition par el sombrero le Lun 06 Oct 2014, 20:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Lun 06 Oct 2014, 16:47

Mercredi 27 Aout:
montée de la vallée  Du Guil (décrassage) et transportation à Barcelonnette.

Hier, j'ai eu une grande frustration au moment de bifurquer au rond point vers l'Italie- col Agnel.
Aujourd'hui je vais re-monter paisiblement la vallée en fond de vallon.

Le grand beau est là, comme la météo l'avais annoncé.
Ma lessive est encore toute trempée: mais pas question de la mettre dans ma voiture (certes, qui surchauffera certainement encore plus aujourd'hui sous le soleil), je le laisse étendu sur la ligne.

6H30: la douche, comme tous les jours.
La hollandaise est déjà partie!
Je pars nettement plus tard pour avoir un parcours plus ensoleillé.

Je prend une dernière rasade de nectar d'abricot avec contentement avant de partir.

9H00:
Le soleil chauffe bien de suite.
Mon pare-soleil est tout abaissé face à lui.
Je roule plus vite qu'hier, c'est net: les musclent sont en forme, tout comme le moral.

Au rond-point de Ville-Vieille je continue cette fois-ci tout droit, direction Aiguilles-Abries-Ristolas.
La route est belle ici aussi, mais sur le versant sud du vallon, plein soleil.
J'ai déjà presque trop chaud, c'est agréable.
La route monte paisiblement, c'est reposant, pas besoin de "rouler tout à gauche".
Il y a de la ressemblance avec la montée paisible  de la vallée de la Clarée (montée auparavant).
Le bitume séche rapidement.

Aiguilles.
La route m'est bien connue, même si je n'en ai fait que 5-6 montées, elle est très typique.
Petit pont de style Eiffel.

6km de Abries et 9Km de Ristolas:
Croisement avec la mini-route du camping à droite (j'y ai campé).
Passage à l'ombre juste au bord du ruiseau: à glagla!
Je remet les gaz quand c'est possible pour du pseudo-fractionné, je tourne essentiellement avec le plateau 32 dents, et ça me fait sacrément plaisir.

Entrée d' Abries:
vite arrivée!
Autre camping juste au bord de la route à la sortie du village.

La route devient plus sauvage, elle vaut sacrément le coup!.
Une pincées de cyclistes me dépassent.

Ristolas.
Le pont pseudo-suspendu -en triangle- est toujours aussi surprenant de près, avec ses contre-poidss SOUS le tablier du pont.
A chaque fois, je me dis qu'il devait y avoir  quelqu'un de saoul dans le projet: architecte?, menuisier,.....????
Je fais une mini-pause juste après, à l'écart des voitures.
Je repars en délaissant le village à main droite, derrière le ruisseau.

Autre camping, nettement moins ombragé.

L'Echalp:
premier parking.
Au bout débute un chemin carrossable (refuge du Viso), état moyen, plus ou moins bitumé par endroit.
Ça monte, je me rend alors compte que je suis un peu fatigué d'hier.

La vallée se rétrécie et les paysages valent le détour.
Les derniers prés sont fauchés, déjà bien secs et finissent de blondir au soleil.

C'est plus que de la caillasse sur le chemin, j'avance lentement.

On retrouve un peu de bitume.

Petit pont.
Que c'est beau!

La caillasse revient (chemin inondable à l'évidence: ceci expliquant cela).

Je distingue le dernier parking tout au fond, un peu à droite.

"Petit" raidillon, je suis trop juste en motricité, la roue patine (16%?), je pars en arrière.
Je passe l’obstacle en crabe, et en force, j'y laisse du jus.
Le chemin est tout juste assez sec, je n'y serais pas passé hier.

Ça redescend, je rate la ressource à cause d'une voiture qui prend ses aises.

Je délaisse la partie finale du chemin principal (et donc le pont à droite qui mène au parking) pour bifurquer à gauche.
Ouaf! c'est du brutal (2kmh), je suis tout à bloc jusqu'à la barrière métallique verte qui barre le chemin, ça patine un max,
je vise les côtés plus herbeux.
La barrière métallique.

Pas plus loin,....je n'en peux plus!...houra à la roue de 20"!
De toute façon, c'est encore plus pentu derrière, ça se voit à l’œil nu.
Je l'ai vérifié par ailleurs plusieurs fois auparavant.

Je fais une belle pause casse-croûte.
C'est plus facile de boire de l'eau aujourd'hui mais j'ai encore du stock en jus de fruit, je tape largement dedans.
Je pense déjà au reste de nectar d'abricot bien frais qui m'attend au camping.
Le soleil chauffe, pas de vent.
Je surplombe nettement le parking, je surveille distraitement ce qui s'y passe: les enfants y courent en tous sens, en hurlant.
20mn.
-----------------
Je ne mets pas mes gants et ma tenu thermique pour une fois: pas besoin.
Je descend.
Ça va nettement plus vite qu'en montée!
Les 2 ressources se font en lâchant les freins (et quelques modestes coups de pédales).

Je ne remarque que maintenant un beau bosquet de framboises bien juteuses, je les ramasse et les dévorent.

Le petit pont est vite rejoint, bien que je descend paisiblement pour savourer cette dernière descente dans ce coin.
Puis la route.
Je relance enfin, pour me décrasser les muscles.
1km plus loin, je retrouve la grande fontaine à droite, blotie dans la végétation, invisible dans l'autre sens,
à côté du refuge et donc en face de la fin (dans le sens de la montée)  du camping le plus haut.

Je laisse filer.
Pont de Ristolas,......rond point.....
....camping.


13H00 (?):
La glacière,vite!
Le reste du nectar d'abricot est vite bu: j'aurais du en acheter un autre litre!.
La lessive de la veille est encore humide sous les pins (pas de vent), tout comme ma tente.

Je change de tenue, mange un peu (tomate, concombre, fromage,...) et termine de me réhydrater.
Comme la tente est encore humide, le tapis de  sol encore trempé, etc.,je dispose le tout au soleil, sur le bitume chaud.

Je prend tout mon temps, il est tôt, c'est les vacances (hélas qui se terminent, snif!)
Quoi qu'il en soit, je fais tout cela bien plus vite que quand je marchais comme un grabataire en début de mois.

Je range tranquillement le  tout dans ma voiture: je constate qu'il me manque un écrou de plateau sur les 4!!!.

Un petit check-up pour vérifier sinon que j'ai tout:
-rien sur le toit de la voiture,
-rien en dessous, qui aurait pu rouler,
-tous les piquets sont là,
-ah, la ligne de linge! si souvent oubliée....(elle est moins visible à l'ombre sans ses vêtements et ses pinces à linge).

Je nettoie bien le cable électrique de ma rallonge en retirant les longues épines de pin qui y collent.

Je pars en voiture et redescend jusqu'à Guillestre et remonte en suivant le col de Vars que je zappe (monté l'année dernière depuis Barcelonette).
Je monte relax et me laisse dépasser avec courtoisie.
Puis la descente rapide à Barcelonette.
Je roule sur 1Km (RD902) en direction des cols D'allos et de la Cayolle......pour atteindre le camping le plus éloigné des 2 sur cette route: Le Tampico où j'ai mes habitudes.

Il y a encore un grand groupes de belges, d'allemands,....bref il y a encore pas mal de monde.
Je choisis un emplacement vers le fond, mais pas tout au bout:
-il y a la route derrière trop bruyante....la nuit venue,
-pas de borne électrique tout au fond,
-moins commode pour installer une longue ligne de linge.
-pas assez ou trop ombragé,
-mais certes éloigné des sanitaires, mais puisque les jambes et le bedon vont bien, j'en profite désormais.

Je monte le camp en temps record, tout juste le temps pour mon voisin de revenir des sanitaires distants.
Je pends (sur ma ligne de linge)  ma lessive de la veille encore un peu humide,
elle sent encore le propre, grâce à la Javel que j'utilise systématiquement.

Je file vite à la douche, et y fais ma lessive comme d'habitude.

Puis je fais mes courses, non pas au centre-ville, mais en descendant à St Pons (à l'ouest) sur 1Km (Casino, Lidl).
Plein d'essence, pain, café bio, mots croisés, etc....

-------------------------------------------------------
Sur le chemin du retour, je fais une halte chez le vélociste,
(j'y ai acheté l'année dernière un bidon d'eau basique, tout pourri (fuite du bouchon)  à prix "d'ami"....).
Bon.
Je dévisse un autre boulon-écrou de mon pédalier pour vérifier le bon modèle (pas de vis identique?).
Je fais "gloups" en voyant le prix des boulons en alu*...le prix d'un beau plateau de pédalier....
*:bien plus cher que mes boulons en titane.....
-------------------------------------------------------

Le premier boulon pète de suite, sans même l'avoir serré fort: je suis "un peu" fâché!!!!§*+#!.


Je grignote paisiblement au soleil.
Ça tousse de tous les côtés dans les tentes, demain au petit matin il fera encore 7°: y' en a qui auront froid cette nuit.

J'ai du soleil assez tardivement au camping cette fois-ci, j'en profite (mots croisés, cartographie, etc.,....comme d'habitude).

Il me faut faire mes derniers choix:
la montée à La Bonnette s'impose.
Je me couche tôt, mais cette fois-ci je regarde 2 films sur mon netbook.

L'excitation m'empêche de dormir.
Je ne m'endors que vers minuit passé.


Dernière édition par el sombrero le Lun 06 Oct 2014, 17:09, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Lun 06 Oct 2014, 16:47

Question qui ne m'a pas encore été posée:

comment fais-je pour me rappeler de tous ces détails.....????+++++

....mais avec les vidéos HD de mes montées (et de mes descentes)!!!

Je mets en mode accéléré et hop!.... les souvenirs resurgissent aussitôt.

Au tout début (il y a 2 ans), je ne filmais que strictement la montée des cols (économie de place mémoire des cartes SD).
Maintenant je filme en débutant l'enregistrement depuis mon emplacement de camping.

Je n'hésite pas à faire un tour sur moi-même pour effectuer un panoramique.
Le camping fournit indéniablement beaucoup de souvenirs qui reviennent facilement par la suite
(tente, emplacement, voisins sympas, sanitaires, repas, bricolages, ville d'arrivée,  météo,...)

-------------------------
C'est d'ailleurs la différence essentielle du visionnage de mes vidéos:
-moi j'y retrouve mes souvenirs,
-alors qu'un quidam n'y verra que des paysages et la route qui défile avec monotonie.

Et en descente quand il y a des grosses secousses:
-moi, les passages où le trike décolle par exemple ou simplement le mauvais bitume,
-les autres, que c'est casse-cou..le).


Dernière édition par el sombrero le Lun 06 Oct 2014, 20:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Lun 06 Oct 2014, 17:02

Jeudi 28 Août:
Montée au col de la Bonette par St Delmas et la piste carrossable.

J'y suis!
Tout 1  mois passé "comme échauffement" .....pour en arriver là!


Le chauffage a ronronné toute la nuit.
L'air est humide et frais.
J'ai peu dormi: ça tousse fort partout autour de mon emplacement, le petit jeune tout à côté est mal en point..

Je prend un très solide petit déjeuner, le pain -très bon ce matin- ( qui me restait de Queyras)  glisse facilement et je me suis acheté encore une portion de Beaufort.
La confiture de mûres est une pure merveille, pas trop sucrée, pas trop cuite, presque la mienne: je fais un test comparatif avec une autre confiture bio au cassis à grands coups de cuillerées!

En provisions pour faire la montée:
-un grand stock de glucides (bananes,....),
-et de jus de fruits très goûteux (mangue, cassis,...).

7H00:
La buée est intense dans la voiture, je dois ouvrir ma fenêtre.
En traversant le camping j'entend un concert de sèche-cheveux qui doivent réchauffer l'air des tentes.
Je prend la route pour remonter à Barcelonnette: je suis totalement aveuglé par le soleil rasant 100% de face et la buée du pare-brise. Je roule à 10 kmh avec la tête en dehors du véhicule.
Le gars devant moi fais pareil!

Je remonte rapidement la RD900 jusqu'à Jausiers où je tourne à droite pour monter La Bonette
et basculer en suivant de l'autre côté, par la RD64 jusqu'à l'intersection qui monte à St Delmas.
J'y stationne ma voiture.
C'est pas très écolo tout ça, je sais bien, je culpabilise un peu (c'est une évidence pour un cyclo-campeur!).

La journée est radieuse!, il fait un peu frais mais sans plus, j'ai quand même ma combi thermique pour le bas  (rien que pour éviter les coups de soleil d'altitude) et mes manchettes blanches qui vont moins me faire transpirer, .
La journée va être extra! Je vais en profiter un max.
Gérer une montée de col prend tout son sens ici, où il est plus facile de caler que d'arriver en haut.

Je monte bien vers St Delmas, je connais la route par cœur.
Mais je fais bien attention de rouler en gardant de la réserve pour le final très éprouvant.
Comme j'ai eu du mal dans le final du col Agnel, il est possible que je cale sur le chemin carrossable,
il me faudrait alors  redescendre par là, au lieu de faire la boucle.


Dans le lointain et l'air pur on voit les lacets très pentus de la route.
Lors de ma première montée, je me rappelle avec fait "gloups!" en les voyant, mais pour l'instant je suis confiant.
Je gère bien.

30mn- St Delmas:
Je m'arrête à la première fontaine :
-pour rincer mon bidon (resté dans la voiture au soleil hier), qui sent le plastique,
-boire un peu,
-et faire le plein d'eau fraîche.

Je passe le petit pont en sortant du village (cette fois-ci je n'y grimpe pas, car c'est très raide et mal dallé!).

Je me régale déjà des paysages.
Première épingle, on y est!....ça monte très vite en aplomb du village.
La route est un délice, un paradis!... bien mieux que l'Allos ou la Cayolle, mais chut!

2 taons me poursuivent et en veulent à ma fesse gauche.
En moulinant des bras pour les chasser, je perd bien trop de jus: j'étouffe et m'énerve passablement.
Je fais une pause pour en venir à bout, sans succès.
Je repars.

Une poignée de voitures sont passées, pas encore de cyclistes.

3 fois qu'il pique mes fesses, je n'en peux plus, je stoppe.
Je me lève.
Haaaaaa! mais  ils sont au moins une dizaine, je comprend mieux.
J'en écrase 3...5...1O...., mais il en vient de plus en plus.
Tout le nid!

Je gigote comme un hystérique en pleine crise.
j'en écrase plusieurs parfois avec la même claque.
J'écrase ceux tombés au sol, sinon ils se relèvent et repartent à l'attaque.
Je pense abandonner et redescendre à fond avec mon trike pour les semer.
Mais j'ai fait trop de route pour abandonner si lâchement.


Je m'éloigne de mon trike, un nuage  de taons s'acharnent sur lui!!!! ?!
Jamais vu ça!, je commence à déprimer et un peu à avoir peur.

J'en ai autant autour de moi (l'autre moitié), je suis terriblement stressé, mon cœur palpite.

Je me reprend, je connais la façon de les anéantir.
Ils ont un seul point faible, que je vais exploiter méthodiquement:
si on tourne sur soi rapidement ils ne peuvent pas suivre le mouvement.

Je fais vivement 2 tours, m’arrête, face au soleil, frotte le derrière de mon corps, mais laissent venir ceux en face de moi:
qui se posent illico et frénétiquement sur mes jambes: 10 d'écrabouillés!
2 tours,...encore 10!
et ainsi de suite.
Des renforts délaissent un peu mon trike pour venir me manger tout cru.
J' en détruis ainsi rapidement une soixantaine.
Mais encore autant tournoient.

20 autres d'anéantis.
encore 10, le nombre diminue enfin!, encore 5....., encore 2, les autres sont plus "malins".

Je saute dans mon trike et repars vivement, je manque de souffle aussitôt car "je suis dans le rouge".

Je mouline encore des bras, une bonne vingtaine me poursuivent encore,
je bouscule les récalcitrants sans leur faire le moindre mal, mais ça y est, ils lâchent le morceau 1 km plus loin.
Épingle, quelques uns reviennent me voir, je les claque vivement, je perd du jus inutilement.
OUF! J'étais à bout.

Le ciel est heureusement magnifique, l'air limpide.
La montée est longue, très sinueuse, et raide, en bref....  comme j'aime.

Le pont (panneautage), entrée du parc du Mercantour.
Les mouches ont remplacé les taons, mais elles n' en veulent qu'à ma CAM-sport, elles sont nombreuses.

Je longe le ruisseau d'eau fraîche et potable.
Je m'y arrête pour faire le plein comme à l'accoutumé, ça me fait une pause pour les muscles.
Je prend une grosse ration de glucides, pour l’hyper-dur.

Je repars.
Pour l'instant, ça va encore, les lacets montent au refuge non gardé, blotti en sous bois.
La foret s'ouvre, tout comme la vallée (c'est le paysage qu'on aperçoit  en bas de la route de La Bonnette).

La Bonnette est touuuut là bas: si minuscule et si gigantesque à la fois.
C'est l'endroit où il est facile de caler, tant il reste à monter.

Micro-descente, je pousse pour la ressource.
Je remet tout à gauche illico.
Je commence à peiner, c'était prévu, mais je pense pouvoir arriver tout là-haut.
Les marmottes commencent à siffler de poste en poste à mon passage.

Aucune circulation pour m'inciter à accélérer, je gère à la perfection, je suis à 99% de ma capacité aérobique.
L'air sec aide bien, je fais des pauses à même le bitume, c'est plus que facile avec un trike.
Chaque redémarrage est calme, progressif et moelleux.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Je me rappelle -avec mon VD- quand je devais sauter bien haut en l'air pour avoir assez d' inertie pour redémarrer en côte : quel imbécile j'étais.
Combien de crampes musculaires j'ai pu avoir ainsi!!!!+++++

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

J'ai chaud, il y a peu de vent, je suis à court d'eau.
Je me languis de trouver la source.

Elle est loin....1km....16mn.
Enfin!,
j'en bois un demi-litre de suite et remplis mes bidons.
Finalement l'eau, c'est bon!...quand on crève de soif.

Le paysage devient lunaire, plus un seul arbre, l'herbe restante est rase,
en partie mangée par les nombreuses marmottent qui sifflent pour moi.
La route semble aller nulle part.
Elle contourne en fait La Bonnette, par la gauche.

Je distingue le premier blockhaus à gauche.
J'y arrive assez vite.


Le point haut, avant la belle descente, le versant opposé se devine.
100m plus loin (l'autre blockhaus) : point de vue dans le virage à angle droit: le chemin carrossable opposé serpente en contre-bas.
Je file direct et à fond dans la descente (1km) quasiment rectiligne: ça secoue épouvantablement, je suis content d'avoir des pneus neufs qui accrochent.

Le croisement avec l'autre chemin opposé et celui qui débute en face pour finir de monter à la Bonnette.

Les cailloux du chemin sont tout secs! c'est bien.
La motricité est bonne ....pour le moment, mais mon pneu Matrix arrière s'use et prend du lissé.
Quelques nuages plus denses passent au dessus et dispensent une ombre rafraîchissante.

Les gués maçonnés deviennent énormes (impossibles à passer avec une caravane et la plupart des campings-cars, expliquant leurs interdictions sur ce secteur).
Je suis à fond, je ne tourne pas bien rond, les pierres bloquent vite les roues avant.
La route classique bitumée est bien visible tout au bout grâce à  cette belle luminosité,
on y devine même des petits points colorés: des cyclistes.


Je suis content d'être là, ça fait des souvenirs pour longtemps.
Je gère mieux que l'an passé, c'est moins pénible, je ralentis à chaque obstacle.
Je reconnais chaque passage, et contourne au mieux: mes souvenirs de l'an passé sont très vifs.
Toujours cette impression d'y être passé il y a peu.

Mais ça tire bien dans les jambes quand même.
Le temps est plus beau et plus doux (donc plus clément) pour les muscles que l'an passé, ça joue dans la balance.

Plus que 500m, le route est en aplomb juste au dessus de ma tête , elle est invisible,
un papy cycliste descend dans ma direction, et se fait un plaisir de me mitrailler (il n'y a que moi! sur le chemin!).

Je ne veux pas refroidir mes muscles, bien que je vois à son comportement que le cycliste aimerait faire causette.
C'est du 10% et bien caillouteux!, je continue sur ma lancée.

Le dernier hectomètre est plus facile, le cœur ralentit.
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Un véhicule militaire allemand aux couleurs de l'Africa-corps est à l'intersection: c'est insolite!!!!
Son conducteur porte des vêtements -aux couleurs assorties- (je suis mal à l'aise) et semble expliquer le paysage en le détaillant avec sa cravache.....
Je fais celui qui ne vois rien.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Le bitume:
quel délice....du velours! et quelle facilité, c'est pas du tout plat, mais du fastoche!
C'est à peine si l'altitude me gène ici.

Le final est une formalité pour moi, si souvent monté.
La route part en écharpe devant le dernier blockhaus.
La forme pyramidale du sommet de la Bonnette est maintenant perceptible.

Je ne grimpe pas sur la route panoramique (je suis quand même épuisé),
mais tourne de suite au col à gauche sur Nice, pour rejoindre ma voiture.

Pas besoin du coupe vent, ni des gants, ça fait du vent, c'est tout, je file de suite dans la descente.
Comme le temps est au très beau, je descend paisiblement et fais encore de belles photos.

Je fais une pause à la belle stèle, au panorama époustouflant, à donner le vertige en regardant en bas.

Je finis par me lasser à rouler "lentement", je fonce!
Les pneus neufs accrochent bien plus, je prend les virages plus vite, c'est très net -plus ba-s en rattrapant la foret.

Je retrouve la bifurcation où se trouve ma voiture.
Pas si fatigué, tout compte fait?!

Je me mets en short.
Je replie mon trike et le replace dans la voiture surchauffée (65°!).
Les boissons sont imbuvables et certains jus de fruits ont tourné, avec un net arrière gout de vin.
J'attend un peu que le température chute.

Je repars avec ma voiture pour revenir très calmement au camping en profitant au maximum des paysages.
Jausiers, Barcelonette.

Camping.
Je me laisse tombé dans mon siège de camping, et accuse finalement un peu le coup.
Heureusement ma glacière est gelée, mais -hélas- plus de nectar d'abricot!
Même les tomates, les concombres et les cornichons de ma glacière sont froids: j'ai grand faim, je les mange à la croque.

Je bois vite 2 litres d'eau et de soda pour refaire le plein.

Vite à la douche!, j'y arrive avant la foule du soir, c'est encore désert.

J'étend ma lessive au soleil.
Mon jeune voisin anglais n'a pas bougé de la journée, il est KO de froid, je l'entend toujours cracher ses poumons dans ma micro-tente.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Quelle montée pour demain???
Cela dépendra de mon état de fatigue ou de fraîcheur.

J'ai bien fais d'acheter des mots croisé et des sudoku plus compliqués,
les premiers du début de mois me semblent désormais bien trop faciles.
C'est indéniable: ma cervelle fonctionne mieux, elle aussi!.


Demain sera probablement ma dernière montée, voire l'avant dernière,
et oui!, tout se termine.
Mais pourquoi donc pour cet été  n'ai-je pris que 4 semaines de congés????!
La chaleur de la journée s'atténue lentement ce soir.

Je finis par revêtir mes polaires, pour terminer mes mots croisés,
tout en transférant les vidéos (gros fichiers aujourd'hui!) sur mon netbook, comme je le fais chaque soir..

Je me couche tôt, une fois de plus.
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Jeu 09 Oct 2014, 14:16

Vendredi  29 Août.
Montée de la Bonnette, depuis Jausiers.

J'ai finalement bien récupéré après la grimpette hier par St Delmas, plus rien ne peut me résister!
Enfin, relativement assez bien.
En début de mois, j'aurais aimé qu'il en soit ainsi.

J'ai très envie de re-faire aujourd'hui La Bonnette,....mais depuis Jausiers:
l'effort sera bien moindre, car la pente y est plus faible et sans surprise.
Je pourrais certes partir du camping, comme je l'ai fait si souvent
(ce qui permet aussi de se mettre en jambes avec le faux-plat montant),
mais je préfère plutôt m'économiser en partant calmement depuis Jausiers.

Ma lessive a tout juste eu le temps de finir de sécher hier au soir, je l'ai rentrée à temps.

La journée est ensoleillée, mais sans plus.
Mon trike est resté dans la voiture, c'est pratique pour m'y rendre, en n'ayant que mes collations pour la montée à préparer.
De plus je n'ai pas besoin comme hier de...monter la Bonnette et de descendre de l'autre côté (c'était long!).
Je peux  donc me permettre de partir bien plus tard.

8H30.
Départ du camping.
Je ne suis pas aveuglé par le soleil levant, comme hier, car il est déjà bien plus haut dans le ciel.
La re-montée juqu' à Jausiers se fait vite.

Le parking principal -juste au pied du col- est encore peu encombré de voitures (on est fin août!).
Je fais sensation en sortant mon trike, les cyclistes viennent par curiosité et font des photos amicalement.
Certains, après m'avoir posé la question, et après m'avoir littéralement "soupesé" du regard,
doutent encore que je vais "pour de vrai" monter la Bonnette.
Pour plaisanter je rétorque que j'ai l'habitude de monter ce col (ce qui n'est pas totalement faux),
et d'ailleurs, que je l'ai monté....pas plus tard qu'hier.
(le haillon de coffre de ma voiture étant ouvert, la plaque d'immatriculation qui aurait pu me trahir n'est pas très visible).
Il fait très bon en plein soleil sur le parking, mais je mets de suite mon bas thermique et mes manchettes blanches, comme hier.
La météo a prévu de l'orage pour cet après-midi.

9H00.
Et zou, c'est parti pour 23 km de montée.
C'est long, mais pas si pentu.
La seule vraie difficulté est la gestion de l'altitude.

Je passe le camping qui fait l'angle: je sais qu'ils ont abandonné les jetons de douche! enfin! (ça coûtait cher en douche!!!)
A part sa situation géographique exceptionnelle, je ne le conseille pas....
Je tourne immédiatement à droite en direction de NICE: 143 km! (montée et descente en suivant à faire au moins dans sa vie!)
Je passe paisiblement le pont sur l' Ubaye, pour me mettre en jambes.
Les montagnes visibles tout autour ne semblent pas trop hautes, le col est très très loin.

Le départ est calme, comme à mon habitude, en "mode économique".
D'ailleurs, absolument rien ne presse, mes vacances se terminent, je vais savourer cette montée.
Espérons que les taons laissent mes fesses tranquilles!

Quelques  cumulus sont bien matinaux, et déjà d'un blanc très dense?! Mais il y a aussi pas mal de bleu.
Je monte bien, je ne ressens pas trop les efforts déployés de la veille: pas de risque de crampe musculaire.

La bande cyclable sur la droite de la chaussée -dans le sens montant- est là aussi une très bonne idée.

Je quitte Jausiers (panneau), virage à droite et passage sur le pont.

km 2:
Il y a plus de circulation, vu l'heure déjà avancée, mais on est fin août: ça va encore.
Le soleil n'arrive presque plus à percer la couche nuageuse, mais il fait bon.
Les panneaux cyclistes indiquant: distance, pente, etc. sont beaux: avec un encadrement en bois...
....il y a ici des idées à prendre pour d'autres régions.

Les premiers lacets sont agréables.
Les pins dominent déjà nettement sur cette pente, quelques petites  pommes de pins ont roulé sur la route,
certaines ont été écrasées par les voitures.
Il y a beaucoup de végétation sur les bas-côtés.

km 3- 1367m- 6.6%.
Du fastoche!
Je prend bien garde de ne pas rouler trop vite, pour me réserver pour la final.
Il reste encore 20 km de grimpette et à 4 kmh....cela fait 5 heures!!!! de montée, sans compter les arrêts.
C'est rageant de voir les autres cyclistes me dépasser avec autant d'entrain.
Mais je préfère être sûr d'arriver tout en haut, au lieu de caler sur la route.

J'ai pris très peu d'eau au parking pour m'alléger, mais je vois que j'en consomme déjà beaucoup avec la douceur du temps: je vais en manquer?!
Ferme isolée: dans le grand virage à gauche, qui vend de la laine et surtout du miel.
C'est plus sauvage ensuite, provisoirement.

Il y a maintenant un bon robinet aménagé sur la droite, comme une fontaine: bonne initiative du village plus loin.
J'hésite, je secoue mon bidon d'eau: y'en a encore assez (bidon de 750ml), je ne fais que passer devant.
Je repasse au soleil, haaaa!
La montée est certes moins belle que par St Delmas, mais elle est charmante, avec un petit air d'Izoard.

Petit pont, barré par une barrière de dégel (évidemment ouverte).
Il y a un 1er verrou à passer par la gauche.
Les lacets suivants qui y montent sont déjà impressionnants vus d'en bas et trahissent une pente plus raide.

Ils donnent de la vue et permettent de constater toute la dénivelée déjà gravie.
Au fil de la montée, les paysages changent vite, c'est l'agrément principal de la montée de col.
Ici le changement est plus intense et plus rapide: c'est trop bien!!!.
La route -juste après les lacets- devient en balcon, plus étroite, avec des bas-côtés de soutènement ouvragés en pierre: il fait bon y être.

Haut du 1er verrou:
le paysage et la route s'ouvrent sur un petit alpage cerné de pins qui s'offre à la vue.
La route est délicieusement sinueuse, on ne se lasse pas, c'est bien quand on roule lentement comme moi.

Cette mini-vallée est vite traversée et il faut passer l' écrou suivant, nettement moins impressionnant.
Virage à gauche (toujours un peu dangereux!, car la visibilité est gênée par les arbres) et zigzag.

On reprend la direction du col.
Ma source est là sur la gauche et coule à profusion, comme toujours.
L'eau y est très fraîche, signe de potabilité (j'en bois à chaque montée).
Je fais le plein et mange la première de mes bananes, en contemplant le paysage.
Tout compte fait, j'avais soif, je remplis une deuxième fois mon bidon avant de repartir.

Chalet-restaurant "Halte 2000", en fait un peu plus bas que 2000m.
L'alpage est petit ici aussi, mais très charmant.
La foultitude s'y précipite d'ordinaire, mais il est encore tôt pour déjeuner, de nombreux chemins en partent et remontent la montagne à droite.
J'y faisais une halte par le passé.

Encore un zigzag qui fait remonter au dessus, avant de reprendre le fil du col, là on est à 2000m.
Le col est toujours totalement invisible, mais on devine dans le très lointain des montagnes bien plus hautes,
qui m'avaient fait frémir à ma toute première monté, il y déjà ....bien longtemps.
(là où on se dit: "mais qu'est ce que je fais ici?!).
Maintenant je n'ai que du plaisir à contempler ces paysages montagneux impressionnants: je suis là en grande partie pour ça!

On arrive à la seule micro-descente de toute la montée, je pousse pour faire une belle ressource: je réussis mon coup!.
C'est un de mes coins préférés.

Pour l'instant les marmottes se font discrètes,
toutes ne sifflent pas, en général ce sont les mamans qui sifflent à l'intention des marmottons
pour les faire rentrer au terrier, mais ils n'obéissent pas toujours et pas toujours de suite...).

Des cyclistes descendent déjà! et avec la banane en travers du visage,
ça me fait un coup au moral, je suis un peu jaloux.

Autre petit pont, refuge, et stationnement aménagé, maintenant  trop très large.
Avant les marmottent y sifflaient à tout va, mais là c'est le silence (odeur du bitume qui les dérange?)

km 13- 2084m- 7.5%.
Quelques pins éparses résistent sur quelques  flancs de la montagne, ils sont les derniers.
Les paysages sont époustouflants, on est dans la très haute montagne, je savoure mon plaisir.
Mais plus d'épilobes depuis un moment, même "bonzai".

Je roule déjà moins vite, mais je supporte les 2000m passés, bien mieux que les 500m il y a 1 mois!.....
Impossible encore de discerner le col, de même  pour l'endroit où se dirige exactement la route qui disparaît en serpentant dans le lointain.

D'autres grands lacets au dessus de la tête, pour passer un autre replat, mais ici c'est encore plus raide.
Le surplomb est magnifique.

km 14.
La route devient vertigineuse, très en aplomb et tournicote avec délice.

km 15- 2244m- 6.6%.
Ah! une femme photographe, elle gigote beaucoup pour faire pro!... je l'ignore.
Un peu de soleil revient.
Le paysage est plus plat, le dépaysement est total, on pourrait facilement se croire dans un pays lointain.

km 16- 2310m- 9.4%!!!!.
Plus que 7 km de montée!, c'est mon "repère kilométrique"  qui me permet de faire le point: j'arriverais en haut sans problème.
Petit lac: à gauche et  micro replat qu'il faudra compenser (refuge en surplomb à droite).
C'est ici que je sais qu'il faut faire attention.
Le paysage ne rend pas visuellement la pente, il est facile de rouler trop vite et de caler, pensant qu'on est cuit.
Je ralentis (un passage à plus de 10%), je ventile plus fort, j'approche de mes 100% de mes capacités aérobiques, j'ai très peu de marge,
je perd du jus.
Je sélectionne sur mon MP3 une musique plus pêchue, avec un tempo adapté.

Les marmottes siffleuses m'accompagnent de plus belle? J'en suis content.
Les voitures se font rares, et les cyclistes....encore plus rares.

Sur les 3 km suivants, la route monte beaucoup et on domine de plus en plus les montagnes des alentours.
J'avance lentement, mais sûrement: j'en savoure chaque mètre.
Je retrouve tous les endroits où j'ai pu peiner auparavant, quand je roulais comme un fou et à VD (tiens, c'est un pléonasme!).
Finalement de rouler plus lentement et donc plus paisiblement a bien des avantages?!

J'arrive aux locaux désaffectés de l'armée, le col n'est plus très loin, les tourelles découpées rouillent en bord de route.
J' y fais ma grosse pause casse-croûte.
Un élément métallique posé à l'horizontale a été réchauffé par le soleil, je m'en sers de siège chauffant.
Ma deuxième banane glisse toute seule.
Je tape largement dans mes réserves, mes jus de fruits sont délicieux.
Ils  accompagnent une gourde de crème de marron, goûteuse et sucrée à souhait.
Quelques voitures s'arrêtent, rien que pour me mater (ils m'ont facilement repéré de plus haut).
Aujourd'hui je prend mon temps.
20 mn.

Je repars en direction du col.
Un cumulus tout proche a sa base toute noirâtre: c'est pas bon!

Les lacets passent devant les bâtiments éparses, on les dominent vite.
Le paysage commence à devenir lunaire,  himalayen, l'herbe se raréfie.
Des moutons croisent  une 1ere fois la route -juste devant moi- et remontent poussés par les chiens de bergers.
Mon trike ne les affolent pas plus que cela, mais ils sont méfiants comme à leur habitude.
Le berger est bien loin sur le bitume et hurle ses ordres dans le vent.

2km de parcourus: je finis par rattraper le berger, qui marchait pourtant vite!
On se fait coucou.
J'aimerais bien faire un câlin à son gros chien noir (le chien aussi si j'en juge à sa queue qui remue),
mais je sais que les bergers n'aiment pas cela.

Je devine dans la pente à droite, mais sans encore le voir  le chemin carrossable venant de St Delmas, emprunté hier.

Le grand panneau qui indique la bifurcation du chemin du parc (où hier j'avais vu la voiture de l'armée allemande).

Le col est tout proche, je me permets de faire  une digression en empruntant une partie du chemin du Parc du Mercantour,
car vu d'en haut, je remarque un petit promotoire panoramique, très plaisant et déjà visité.
J' y vais: c'est de la descente, j'y suis de suite.

Le temps de bloquer les freins et -zut!- la pluie arrive: celle qui mouille!
Je me précipite pour me couvrir de mon coupe-vent et de mes vêtements de pluie, mes "sur-gants" en latex font encore merveille.
Le vent accompagne la pluie qui tombe en biais, je me fais saucer!
Je me place sur mon trike et abaisse mon pare-soleil, le temps au nuage de passer.
Je regrette évidement d'avoir lézarder longuement plus bas en casse-croûtant.....!!!!

1mn....5mn.....8mn....je dégouline!
Tout le ciel est uniformément ombrageux.
Pas besoin de rester là à me congeler sur place, je décide de redescendre jusqu'au bâtiment militaire où je connais un recoin pour m'y protéger.

La remontée jusqu'à la route est longue et pénible pour les muscles refroidis.
Mon pneu n'accroche plus assez sur le mouillé, je dérape et dois pousser à fond sur les pédales,
le vent me fouette le visage, mais avec nettement moins de force que dans le col Agnel.
Je plisse les yeux et fonce, mes roues avant projettent beaucoup d'eau sur mes bras:
mais mes manchettes limitent la déperdition calorique.

Je retrouve le  berger, trempé lui aussi, il fume la pipe sous sa cape.
Son chien est blotti tout contre ses jambes.
Les lacets sont avalés en un rien et je ne m'arrête pas au bâtiment militaire.
Je déboule.

J'arrive enfin et soudainement sous un morceau de ciel plus lumineux, la pluie cesse instantanément, ouf!.

J'en profite pour m'arrêter, faire pipi (le froid!), et admirer le paysage lunaire encore une fois.
Le temps de faire quelques photos panoramiques et un autre énorme nuage vient dans ma direction, je repars sans attendre.

Il ne largue que quelques gouttes sur moi,....je roule trop vite, je le sème malgré les lacets et les virages qui me ralentissent!
Plus loin la pluie cesse totalement, le sol est encore sec,.... personne en vue: je déboule avec la "banane".
Les paysages défilent vite, je suis tout au pilotage.

Le petit lac est vite atteint, je gite dans mon siège, pour le passer sans trop ralentir, je frôle l'herbe à gauche.
Les touristes n'ont pas eu le temps de me photographier!

La descente se poursuit génialement, je sèche rapidement.

Je m'arrête au niveau du 2èm ressaut, je peux enfin retirer gants et bandeaux,
et me réchauffe au soleil sur un petit muret empierré à gauche encore bien chaud.
Je me remplis les yeux du panorama.

Puis je file vers Jausiers.
Je fais une magnifique ressource au niveau de la petite remontée, une de mes meilleure!
Je suis satisfait, j'ai la forme!

Toujours personne!....je dégringole.
Les pneus neufs accrochent bien, ils sont maintenant rodés.
Déjà Jausiers.

Parking.
Il y fait très chaud, pas de vent du tout, tout est parfaitement sec aux alentours.
Moi aussi, enfin presque : mais pas le dos et les fesses qui sont encore très humides (à cause du coupe-vent).

La voiture est surchauffée, c'est un four: je la ventile en premier.
L'eau de ma bouteille y est chaude, je ne la bois pas (beurk!),
mais l'utilise pour me débarbouiller  le visage  des projections des roues avant.

Je n'ai finalement pas trop de regrets de pas avoir monté les tout derniers kilomètres du col,
puisque je les ai faits...hier.
La journée était finalement très bonne!
Les merveilleux paysages et le dépaysement au fil de la montée ont largement compensé les désagréments de la pluie.

Je replie mon trike et le range au mieux dans ma voiture.

La radio m'avait  annoncé  qu'il devrait y avoir un maximum de bouchons routiers sur les routes demain.
Je devrais donc partir tôt, plutôt que de monter soit le col d'Allos, soit la Cayolle et de partir ensuite en début d'après-midi,
comme je l'ai fait si souvent.
Je sais que c'était ma dernière montée, snif! snif!.

Aussi, je roule tout doucement en direction du camping pour profiter  des tout derniers paysages.

Barcelonnette.
Camping.

Je prend de l'avance sur le dîner.
Je commence à préparer mes affaires -sans empressement!- bien avant de passer à la douche, pour ne pas me salir après.
Je ne fais pas de lessive ce soir!, mais je mets à sécher mes vêtements de la journée,
(déjà placés au préalable derrière le pare-brise surchauffé à Jausiers et déjà presque secs).
Ca me permet de démonter ma ligne de linge au soir.
Je nettoie à grande eau ma table de camping, mon siège, ma tente, ma glacière, bref tout ce qui me fera gagner du temps demain matin.

Peu de mots-croisés ce soir: j'ai moins d'entrain, ma cartographie est déjà remisée......
Je transfère quand même mes vidéos de la journée, afin de pouvoir filmer mon retour en voiture (8Heures!)
en mettant -pour tester- ma CAM-sport derrière le pare-brise.
le résultat n'est pas si mauvais: les vidéos sont bien plus stables que sur mon vélo!
CA me donne l'idée de faire un support fiable plus en avant: juste au dessus du capot de ma voiture?!

Ma mallette de chargeurs me permet de recharger toutes mes batteries avec facilité et commodité.
voir: .......

Je me couche tôt, mais.....pour la dernière fois de mes vacances.
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Jeu 09 Oct 2014, 14:22

CONCLUSIONS:

Les résultats de mes vacances ont très largement dépassé toutes mes espérances:
-mes chevilles ont dégonflé et je peux: re-marcher normalement, et sans souffrir, idem pour me relever sans effort.
Cela semble dérisoire, mais ça me change la vie!

-j'ai perdu du gras, même si j'ai encore un gros "rab" de ce côté là.
-j'ai gagné du muscle, mais pas autant qu'espéré, car les efforts ont été faibles, particulièrement en début de mois.
-j'ai retrouvé beaucoup de souffle++++, je peux bloquer ma respiration 30 secondes (à comparer aux 3 secondes du début de mois, c'est extraordinaire).
-je n'ai pas fait de crise d'asthme, mais j'ai dû consommer un peu de Ventoline, en particulier par temps humide et froid, et de ce côté là j'ai été....gâté.
-je n'ai pas eu besoin de passer au plan "B", ni "C" (= retour à la maison!),
-j'ai bien bronzé.....ça me donne bien meilleure mine.
-aucune crevaison! (c'est toujours....bien agréable!) et...cela malgré mon surpoids (120 kg)!, en fait comme les années précédentes
(le trike, rien que pour cela est extra et est à recommander pour le cyclo-camping, en répartissant le poids du corps et DU BARDA sur les 3 roues).
-la circulation sanguine -en hausse*- a profité à tout le corps:
...en débit avec l'effort musculaire,
...en qualité: plus de globules rouges avec l'E.P.O naturellement sécrétée (particulièrement vrai en roulant en haute montagne),
et pas seulement au cerveau*!: tous les organes (digestion,...) et les glandes hormonales (glycémie, endorphines, sérotonine,...) en ont profité.
*: particulièrement perceptible lors de la résolution des sudoku et des mots croisés.

et surtout:
-je me suis fait très plaisir en faisant du vélo+++++++, et en montant des cols merveilleux,
-mes vacances ont été somme toute excellentes, malgré un temps froid et humide.
-j'ai pu gérer toutes mes montées, en progressant chaque jour+++,
en grande partie grâce à la parfaite connaissance préalable de chacun des cols.
Refaire (presque) le parcours de l'année dernière était le choix le plus pertinent.
-monter un col présente un gros intérêt quand on est -justement- "trop juste":
il suffit en effet de faire demi-tour quand le besoin se fait sentir (épuisement, crampes, mauvaises conditions météo,...) et de laisser filer pour descendre!
-rouler en trike, c'est plus que bien! en particulier dans mon cas d'obésité......++++++
Car pouvoir rouler à très faible allure, sans avoir à se soucier de l'équilibre.... a fait LA différence.
De plus toute l'énergie qu'auraient pompée mes bras pour stabiliser un vélo droit, j'ai pu l'utiliser pour les jambes.
MON TRIKE est probablement le meilleur investissement fait ces dernières années.
-----------------------------------------------------------------

Mais j'ai beaucoup peiné les premiers jours avec la sensation très désagréable d'étouffer-suffoquer littéralement,
-en manquant nettement de souffle,
-la tête qui "tournait" fréquemment, au début.
-et d'être trop juste pour les muscles des jambes avec apparitions régulières de débuts de crampes,
heureusement plus facilement gérables avec un trike (il "suffit" de ralentir pour soulager muscles et ligaments et de pédaler bien rond).
-j'aurais évidemment aimé pouvoir rouler plus vite....!!!!!
Je me suis posé un bon nombre de fois cette question cet été: dois-je passer à l'électrification de mon trike????++++
Pas tant d'ailleurs pour arriver plus vite au col, que de voir défiler plus vite la route (moins monotone!).
-je sais que je suis globalement fatigué, même si je suis actuellement plutôt proche de l'euphorie (endorphines).
--------------
Quelques autres éléments ont joué un grand rôle:

-chauffage d'appoint électrique 220V, pour un meilleur confort dans ma grande* tente
et surtout pour une meilleure récupération musculaire:
car l'altitude+++ et le froid humide nocturne (et/ou pour mon asthme!) sont parfois difficiles à gérer, après de gros efforts.
*: une grande tente ayant plus de volume, la perte calorique y est plus forte.

-alimentation bio, nettement moins "riche" en polluant chimique , mais plus riche en "bons" nutriments.
-utilisation d'huiles essentielles bio pour gérer mon asthme,
en limitant -DANS MON CAS- drastiquement la consommation de médicaments allopathiques
(qui certes peuvent soulager mais qui -hélas- ne guérissent absolument PAS, loin de là!...).
----------

Il me reste encore 1 élément à bien gérer, dans les jours à venir:
-la chute brutale de la sécrétion des endorphines -inévitable- qui va venir au 3èm jour,
en cessant ces efforts considérables, avec la reprise sédentaire du travail professionnel.
____________________________________________________________________________________
------------------------------------------------------------------------------------


Beaucoup (dans mon cas) pourraient faire comme moi!, à condition toutefois:

-de rouler avec un trike (3 roues):
..pour sa stabilité à toute vitesse (même très faible!), son confort,
..la possibilité de ralentir et/ou de stopper à tout moment, et de repartir en côte très paisiblement,
..sans avoir à déclipser-reclipser ses pédales automatiques.

-de parfaitement bien gérer ses montées de cols, c'est primordial!
par exemple:
..de planifier une progressivité des parcours (distance, pente, altitude),
..de prévoir une bonne hydratation et des en-cas suffisants en quantité, en qualité et en diversité (suffisamment goûteux quand on n'a pas d’appétit, pour lutter contre la lassitude?).
..de se limiter en temps de roulage, pour avoir un maximum de temps de repos et de récupération!++++
IL est souvent plus intelligent d'en faire moins que trop: il faut penser au lendemain!++++
Prévoir des jours de repos, relatifs ou complets pour éviter le sur-entrainement, quitte à faire en final moins de montées.
Alterner des parcours très éprouvants et d'autres plus calmes.
..de ne pas rouler trop vite au départ,
..et de ne pas se laisser entraîner par les autres cyclistes! Ça, c'est très difficile!
..de ralentir! (bien plus difficile à faire avec un vélo droit traditionnel!):
.....au fur et à mesure de l'altitude pour compenser la rareté relative en oxygène,
.....dans les virages en épingle plus pentus,
.....dans les micro-raidillons,etc....
..d'avoir des petits braquets bien adaptés:
.....à son poids,
.....à ses capacités musculaires et cardio-respiratoires,
.....et aux pourcentages de pente rencontrés.
En bref, il faut pouvoir monter du "12%" -sans caler- plusieurs km durant.
Dans mon cas, j'ai dû passer à une roue motrice plus petite* pour diminuer drastiquement mes braquets.
Cela a conduit aussi -avec avantage- à plus de souplesse et de progressivité lors du passage des pignons++++

*: voir là: http://velorizontal.bbfr.net/t16898-monter-1-roue-arriere-vtt-en-20-24-a-9v-versus-26-a-mini-prixresolu?highlight=roue+20


Merci de m'avoir lu, et à bientôt! pour un prochain récit.
El Sombrero.

------------------------------------
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Jeu 09 Oct 2014, 14:24

Si il y a de bonnes suggestions pour un nouveau titre de ce fil, PLUS EXPLICITE?.....

Je vous écoute!
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Jeu 09 Oct 2014, 14:59

Peut-être "Un long fleuve tranquille"? scratch  Laughing


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MessageSujet: De la bonne utilisation des forums en général (et du notre en particulier)   Jeu 09 Oct 2014, 17:38

Ma suggestion à moi, (si je puis me permettre), ça serait que tu te fasses un blog à toi.

Je justifie ceci de la manière suivante :

Les administrateurs de ce forum sont responsables de ce qui y est écrit. Bien sûr, dans ton cas, rien à dire quand au contenu, la charte etc... Mais quand même, les modérateurs sont tenus de lire tous les messages, et mine de rien, ta prose représente un assez gros travail de modération (ne serait-ce que par la seule lecture)

Dans un blog, tu pourrais écrire la même chose, tu serais certainement lu par les mêmes personnes (et même davantage), la seule différence, c'est que tu serais responsable de tes écrits, pas nous, et que ça nous simplifierait quelque peu la tâche...

J'ai moi-même un blog pour raconter mes trucs perso, lorsque je fais quelque chose qui concerne de près ou de loin le forum, je crée un post pour signaler le truc en question, je mets un lien vers mon blog, je réponds aux messages s'il y en a sur le forum, et point barre.

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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Mar 14 Oct 2014, 01:02

Merci el sombrero,
mon trike dort depuis trop longtemps maintenant, etant un peu epais aussi, te lire m'a redonné grandement envie de rouler (peinard a un rythme qui ne fait pas mal)
Perso ce soir je suis revenu sur le forum juste pour lire la suite de ton récit, personnellement si tu l'avais écris ton ailleurs (blog ou autre), je n'y serais pas allé.
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Mar 14 Oct 2014, 09:10

aleajactaest a écrit:
Merci el sombrero,
mon trike dort depuis trop longtemps maintenant, etant un peu epais aussi, te lire m'a redonné grandement envie de rouler (peinard a un rythme qui ne fait pas mal)
Perso ce soir je suis revenu sur le forum juste pour lire la suite de ton récit, personnellement si tu l'avais écris ton ailleurs (blog ou autre), je n'y serais pas allé.

Bonjour et merci pour ton intervention.

C' était en effet le but!

----------------------------------
Il est vrai que la narration de mon récit tranche assez avec les performances -très sportives- de certains forumeurs.

La diversité: ....c'est bien?!
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Mar 14 Oct 2014, 11:13

Salut,

moi aussi je te dis merci pour tes beaux récits.
Qu'est ce que j'aimerais t'accompagner dans tes périples, mais grimper comme tu le fais n'est pas donné à tous le monde, et surtout pas à moi Sad .

Prends bien soin de toi pour que l'année prochaine, je puisse à nouveau grimper ces cols magnifiques, même si ce n'est que depuis mon fauteuil.
Encore bravo et merci.
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Mar 14 Oct 2014, 12:02

Il y a quelques temps j'avais lancé l'idée d'un rassemblement dans les Pyrénées ,
pour monter des cols* paisiblement**, autrement dit :....à faible allure,
mais sans exclure les plus sportifs qui pourraient faire plus de km.

(*: ou pour quelques jours de cyclo-camping?)
(**:souvent synonyme de trike).

Pour l'instant je n'ai pas encore assez de santé pour tout organiser,
mais c'est à suivre!.
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   

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