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 Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )

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el sombrero
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Lun 08 Sep 2014, 09:35

randowatt a écrit:
Je suis passé hier avec bcp moins de merite que toi en moto par les saisies et le cormet de rooselend, quelle région magnifique à faire et à refaire en velo.
Le Galibier n'a pas été pour cette année apparemment, j'espère t'y croiser une autre fois, continue a te soigner le moral et le reste en trike pour revenir plus fort l'année prochaine

Pour le Galibier,
et depuis la Maurienne,ça me faisait bien trop copieux dans la journée de monter le Télégraphe depuis St Jean de Maurienne (puis le Galibier en suivant)
et de RE-monter le Télégraphe pour le retour....voir plus loin dans le fil!
Le temps était aussi GLACIAL!+++++

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
A signaler lors de mon passage que le DDE avait nivelé presque toute la montée du Télégraphe (rabotage-rainurage avant re-bitumage):très désagréable pour monter à vélo et impossibilité de prendre de la vitesse en descente.
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el sombrero
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Lun 08 Sep 2014, 18:55

Jour 7
Jeudi 7 aout.
Beaufort 683m - 1968m Cormet de Roseland


Les muscles des jambes ont tiré un peu cette nuit, mais rien de comparable avec les nuits précédentes.

Je n’ai toujours pas de rougeur de frottement à l’intérieur de mes énormes cuisses, bien que je n’ai toujours pas encore utilisé préventivement ni crème anti-frottement ,ni talc le soir après la douche.
Je javellise tous les soirs mes vêtements et ma serviette qui me sert à me laver et à me sécher: ce doit être la raison.
La fraîcheur des nuits a limiter aussi la transpiration au camping.

La nuit a encore été bien fraîche, c’est toujours avec efficacité et plaisir que j’utilise mon chauffage d’appoint dans ma tente.
Il est alors très facile d’en sortir, même avec les frimas du petit matin en revêtant une grosse polaire bien réchauffée, et de petit déjeuner au grand air dans le froid du matin.
Je marche quasiment normalement: plus de courbatures de petits vieux, j‘en ai profité pour faire un aller-retour aux sanitaires rien que pour chercher de l‘eau :plus besoin de m‘économiser sur ces trajets.
Du coup le choix des emplacements dans les camping sera bien plus vaste.

Je me sens d’attaque pour le Cormet de Roseland, mais raisonnablement….par la route principale.
Je l’ai monté une multitude de fois, peu de chance donc de caler avant son sommet, sa gestion sera de la routine.
Je n’ai que ce col à monter pour la journée (pas d’Iseran en suivant).
Et il est plus facile que le col du Joli, mais avec plus de circulation automobile (et de motos!)
J’ai mis ma combinaison thermique d’emblée, pour être certain de conserver les muscles bien au chaud.

8H00:
Le départ.
Je monte toujours laborieusement mais je sens que je n‘ai plus besoin d‘1 ou 2 pignons supplémentaires (et….des gros!),
je suis en mode économique pour me réserver pour le final = 85-90% de ma VO2 max environ.
Je passe Beaufort rapidement (le pavement routier de son  centre  est abominable, ça secoue sec!) .

Ça monte bien.
Je passe l’endroit où l’année dernière un cyclo-campeur était trempé sous son tarp par le déluge de la nuit et du matin.

La combi thermique fait du bien aux muscles plus sujets à la crampe en les gardant plus au chaud, c‘est flagrant.
Le pantalon gaine aussi mieux mes trop grosses cuisses.
Quel bêta, j’aurais dû l’utiliser dès la première ascension!!!!gre!!!!.
Heu…sauf que mes cuisses étaient trop grosses pour l’ enfiler….

Et!…..plus besoin de tartinage de crème solaire; les mouches ne chatouillent plus, ni les gouttes de transpiration qui dégoulinent sinon.
Je fais un gros arrêt  à la maison dans l’épingle, je me ravitaille.
Les épilobes font déjà leur apparition, ils sont très hauts et dominent la végétation.
La vue panoramique est déjà sympa.
Je marche toujours bien plus facilement et….sans douleur.
Pas de doute :mes chevilles ont nettement dégonflé.

J’ai calculé au plus juste mon eau: autant de poids de gagné.
Mon bedon en a déjà perdu, mes bras aussi: mes manchettes thermiques anti-UV s’enfilent plus facilement et semblent plus longues.

L’intersection avec l’autre lac:
il faudra bien un jour qui j’y fasse un détour.
Je vois le col du Pré sur ma droite: on voit nettement qu’il est bien plus haut que le lac, j’ai bien fait de ne pas y passer, ça m‘aurait épuisé.
Un cycliste sort en douce son vélo de sa voiture, et se cache derrière elle: il ne va faire que les tous derniers km de montée.

Ouf, j’arrive au niveau du lac.
Je suis dégoulinant de transpiration.
Une voiture est garée devant les conteneurs de tri, la fontaine est dissimulée derrière,
il faut tourner la molette en laiton pour faire monter l‘eau..
Je fais le plein en eau bien fraîche.
D’autres cyclistes me voient faire et en profitent aussi.
Un groupe de motards fait pareil.
Je prends une autre ration de glucides, pour le final.
Je me sens bien: je sens dans mes jambes que ce sera une formalité aujourd’hui.
Le temps est maintenant doux avec un peu de soleil.

Je suis le dernier à repartir, les motards se sont arrêtés au premier restaurant au bord du lac, avant la chapelle,
le paysage  est toujours aussi somptueux.
Les épilobes sont encore très nombreux et contrastent avec le bleu du lac et le vert de la verdure.
L’air est très pur: on voit loin et très nettement.
2 embarcations font du nautisme:….une nouveauté!
Je pousse doucement sur les pédales sur le faux-plat pour ne pas faire de vent apparent, pour garder mes muscles bien au chaud.
Le dernier chalet du bout du lac, et la petite descente, là je fonce pour la ressource.
Le pont, ça remonte.
C’est pas du très raide, mais ça grimpe ….avec vue++++ sur le lac.
Après les virages c’est la longue ligne droite.
Je m’en amuse à chaque passage en me remémorant mon premier passage à fond, tout jeune, pensant que le col était juste là.

Je me suis bien économisé, le reste sera abordable.
J’arrive sur le plateau.
Les autres virages arrivent.
Le paysage est d’emblée celui de la TRÈS haute montagne.
Énormément de voitures sont garées là, au chalet pour le casse-croûte, comme d’habitude.
Je fais attention à celles qui cherchent à se garer.
Les marmottes abondent par ici, et elles se mettent à siffler seulement à mon, passage,
blasées sans doute par les habituels vélos droits.
L’altitude se fait sentir, je suis moins vaillant.
Je passe le petit pont où j’ai fait plus d’une fois de l’eau en cas de canicule, je sirote ma dernière briquette de jus de fruit,
je commence à avoir plus de mal à ne boire que de l‘eau plate.

Le virage suivant est plus raide, ça tire un peu, je ralentis et me fais  mitrailler par des touristes en embuscade.

Le col se distingue vaguement dans le lointain, le dernier km est facile.
Je dépasse le panneau en béton à droite du col et oblique sur le chemin carrossable à gauche.

Je suis bien fatigué et je ne pousserai pas jusqu’à mon  "coin habituel" là haut .
Après 100m je me gare pour être en hauteur de la route qui vient de l’autre versant.
Je lézarde un peu face au soleil, bien lové dans mon siège de trike, mon canopy déployé pour ombrer mon visage.

Pas grand monde au col aujourd’hui?!
Une pincée de cyclistes montent par l’autre versant.
Ceux déjà présents au col traînent et semblent attendre.

Pas de camping-cars depuis un moment, ni de voitures: c’est l’occasion de redescendre à vive allure sans risque de bouchon.

Je dégringole rapidement le chemin carrossable, (ma cam-sport a été réactivée) et hop ça descend.
Pas bien vite au départ.
1er virage serré et c’est du raid, ça fonce, je double aisément une voiture.
Déjà une épingle, je ralentis, personne sur la route à l’horizon: je lâche les freins.
Pas trop le temps de saluer les cyclistes qui montent.
Et pas question de lâcher les manettes du guidon.
Le parking du chalet est déjà passée, ça va plus vite dans ce sens!
La longue ligne droite surplombant le lac :je vais faire une belle pointe de vitesse.
Non finalement je m’arrête, le ciel est si clair, je ne suis pas si pressé, ça mérite un petit panoramique avec vue sur lac.
Ça donne des idées aux voitures derrière…..
Je repars, la ligne droite à fond, ça sèche mes vêtements.
Les premiers zigzags et déjà le pont.
Faut pédaler un peu pour remonter.
Un cycliste en profite pour faire la course sur le replat, et bien sûr me dépasse.
Je mets le turbo, je manque d’air très vite mais je sais qu’après ce n’est que de la descente.
Il est à 10m, je le rejoins et le dépasse en trombe dans la première ligne droite.
Une voiture me poursuit puis abandonne à l’épingle, je roule vite.
La descente se fait très rapide, la route est bien sèche , je la connais bien.

Déjà Beaufort, encore ce revêtement routier tout pourri.
Et retour au camping.
Les gamins tournent et retournent sur l’anneau bitumé du camping, ils sont frénétiques,
surtout dans le sens de la descente, ravis d’être au camping.

En fait, je ne me sens pas plus fatigué que cela.
Je dîne copieusement avant l’heure pour récupérer au plus vite, en même temps que des Hollandais,
qui sont mes voisins: les français trouvent ça louche?!.

Je passe à la douche avant le rush du soir.
Les mots croisés se remplissent encore plus rapidement, les solutions jaillissent spontanément sans effort.
La polaire du soir est vite enfilée, dès que le soleil disparaît derrière les cimes.

20H00,
Le soir arrive vraiment,mes vidéos sont déjà transférées sur mon netbook.
Le camping est déjà très silencieux (les campeurs sont fatigués).
je suis content d'être là!

Je discuterai bien avec le cyclo-campeur australien, mais je suis fatigué.
Je sens que la fraîcheur n’est pas bonne pour mes muscles, malgré la polaire.
J’ai commencé à regarder un film sur mon netbook,à ma table de camping,
je le laisse allumé et le rentre dans ma tente  pour profiter du chauffage, pour finir de le regarder.
21H30,le film est fini, je m’endors.
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Mar 09 Sep 2014, 17:47

je connais bien le secteur du grand Bornand, j'y étais juste avant que tu n'arrives, c'est dommage on aurait pu se rencontrer, en tout cas tu as du te régaler au niveau paysage.
Bravo pour ton périple car ça grimpe quand même (c'est la que j'ai fait mes premiers pas avec mon trike (Collombière, Arravis, Croix Fry, en partant 'Entremont)
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Mar 09 Sep 2014, 19:52

Jour 8:
Vendredi 8 août.
Montée aux Saisies par la D123

Mal dormi: ….trop chaud avec le chauffage.
Je me suis peut être couché trop tôt.
Pas pour les muscles ,mais pour le cerveau.
La sécrétion d’endorphine doit être  maintenant importante, ce qui trouble le sommeil.

Je le devine par habitude par ce que d'une part je sens la fatigue qui s’accumule dans tout mon corps:
une journée complète de repos serait la bienvenue si j'avais plus de jours de congés devant moi.
Et d'autre part, les muscles disent le contraire.
Ils ne se contractent pas encore tout seul comme quand on est bien affûté,mais ils demandent de tourner.

Il fait très frais, mais la journée s’annonce bien ensoleillée.
Le camping étant dans une cuvette cerclée de montagne, le soleil apparaît tardivement.
J’ai peu d’entrain pour petit-déjeuner: ça, c’est la fatigue!...je me force (le fromage Beaufort et des confitures épatantes aident quand même)
Mais je vaque inefficacement à droite et à gauche avec énervement: ça,ce sont les endorphines.

Pas question encore de monter au col du Pré, ça sera trop long et trop dur comme effort,
j’y ai un peu peiné l’année dernière (surtout sur le final), cette année j’en baverais!….
Et je veux changer d’air.
Ça sera la montée aux Saisies par la D123.
Pour moi, outre la beauté de la route, il y aura très peu de cyclistes ,ça sera moins stressant.

Depuis le camping, petite descente à l’ombre du petit matin jusqu’à Villard sur Doron .
Malgré la combi thermique pour les jambes, ça fait extrêmement froid aux jambes pas encore chaudes.
Je passe le supermarché…je l’avais oublié! bien moins cher que l'épicerie en ville..
Bifurcation à droite dans le village: la route est encore fermée pour travaux,…..comme d’habitude.
J’en fais fi!
En fait ça passe, tout comme le font les locaux en voiture.

Au pire je devrais redescendre et prendre une alternative.
Le raid arrive de suite, ça réchauffe les muscles.
Le soleil darde timidement ses rayons, la route est très calme, très reposante: un délice.
Plein de virages, et donc des vues panoramiques variées sur la vallée encore endormie, ça monte vite.

Du moins pour les tout premiers kilomètres.
Ensuite je faiblis, les km semblent longs à défiler: la faute à la fatigue générale et déjà à l’altitude.


Je vois au fond de la ligne droite le premier immeuble de Bisanne-1500m: le costaud arrive!
-" et moi qui croyais qu’il n’y avaient que des faignasses pour rouler sur des vélos couchés!",  
me fait un papy en titubant en roulant à peine plus vite que moi dans le 11%.
Il dégouline tout comme moi, mais  lui, il est à fond,
moi, je ne suis qu’à 98%,car je sais qu’il y en a un bon bout.

On commence à dominer les alentours.
Les alpages ne sont pas hyper sauvages.
Je sors de la station,c'est plus sauvage,plus beau.
C’est long, long à ….3 km/h,c’est limite horripilant.
Plus de 15 mn pour parcourir 1 seul Km!……

Je sais déjà que je ne pourrais pas faire la petite route étroite et si pentue du Mont Bisanne:
la route est déjà très dure quand on est en forme, mais là je suis sur le point de caler.
Bon, à la bifurcation, j’y fais un arrêt en empruntant un petit bout de piste carrossable mais.....horizontale
(là où les voitures des randonneurs sont garées) :la vue est panoramique sur la station en contrebas et les pistes sur le versant opposé.

Je repars pour le retour.
A la place de la grosse côte, je vais sur la station des Saisies, ça descend bien de suite,  la route est mauvaise,
je roule vite quand même, je connais la route par cœur.

Trop vite la route croise celle des Saisies.
Il y a un petit bout à regrimper sur ma gauche jusqu'au col, mais c’est en milieu urbanisé, pas plaisant que je zappe.

Je croise des VTT tout crottés qui sont montés avec le télésiège, je ferais bien une descente, et puis non,
ne plus avoir mal aux fesses (et aux coucougnettes) est un luxe trop rare pour un cycliste pour s'en priver.
Je me laisse glisser dans la descente: c’est encore plus du par-cœur.

Malgré la mauvais tenue de route de mon trike (je suis trop lourd!),je fonce dans les virages doux.
Je double aisément et en trombe plusieurs cyclistes.
Je freine le minimum et au dernier moment.
Je relance aussi, c’est pas que cela soit utile-efficace, mais je le sens bien aujourd’hui dans les muscles ,
c''est bien la première fois en fait, j'en profite!.

Le croisement avec la route de Hauteluce.
Zut une voiture s'y arrête:pas de ressource possible.
Les quelques hectomètres de remontée semble cette fois de la rigolade.
(mais avec plusieurs autres cols dans les mollets,j' y ai souffert plus d'une fois).
Je relance encore,ça accélère bien lentement.
Je zappe les tables de la DDE à droite ou je me suis arrêté dans ma montée précédente du col du Joli il y 2 jours.

Si vite en bas!
Bon, le faux plat en plein soleil pour remonter à Beaufort se fait très lentement, je me fais vanner par des cyclistes qui montent probablement  à Roseland.
C’est long ,j’ai hâte de déjeuner et de me reposer.

Le camping.
Je me précipite sur ma glacière: les boissons y sont toujours fraîches de la nuit
(impossible de trouver un transfo 220V-12V de remplacement), mais il suffit de la laisser ouverte la nuit pour emmagasiner le froid.
En fait je suis déshydraté.
Les tomates et le concombre subissent le même sort.

Le pneu gauche Marathon présente maintenant une bande verte d’usure sur tout le tour; tout comme le droit qui avait pris de l’avance.
Mais je sais par expérience que je peux faire encore plusieurs centaines de kilomètres avec .
La tenue de route en pâtit toutefois fortement: ça me gâte un peu les descentes moins performantes:.....je dois trouver une solution.

Je pense à me connecter sur ce forum pour un appel à l’aide:.....
....des Marathon! .....en 406mm…..

Mais je n'aime pas déranger les autres,la plupart doivent être d'ailleurs en vacances eux aussi?
C’est le coup de barre: une petite grosse sieste s’impose,...... ensuite, on verra.

Les endorphines m’ont déjà réveillé, tout comme les hurlements des gamins à vélo qui tournent encore sur leur "anneau de vitesse".
Et hop à la douche:désormais je peut faire entrer simultanément mes 2 pieds dans ma boirte à tout faire pour y fouler ma lessive du jour.
C'est certain,il n'y a pas que mes chevilles qui dégonflent au fil des jours!!!

18H00:
C’est l’heure du repas du soir.

Ma cartographie est devant moi, je décompte avec déplaisir les jours de congés qui me restent: plus que 3 semaines!
ça file trop vite, même si j’ai l’impression d’être parti depuis 1 mois déjà!!!….
Je sacrifie d’emblée d’autres cols: le choix s’impose.
L’Iseran sera monté en 2 moitiés: impossible de faire autrement cette année?!
Au pire je sacrifierai la partie : Bourg St Maurice -Val d’Isère,où la circulation auto est dense.
Le temps ne sera pas de la partie, la météo affichée à l’accueil est claire.

Demain cela sera….et puis on verra bien, sans doute une journée de repos.
J’en ai besoin.
Je me couche tôt encore, après quelques mots-croisés étonnamment vites expédiés.
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Mar 09 Sep 2014, 20:42

Jour 9
Samedi 9 août.
Col du Pré.

En fait ça va.
J’en suis étonné.
L’appétit est là, je fais un sort au reste de Beaufort.

En guise de repos, je vais me contenter de ne monter que le col du Pré.
La vue plongeante sera belle sur le lac (et sur le Mont Blanc!).
La montée sera bien raide ,mais plus courte, ensuite je me laisserai glisser jusqu’au camping pour basculer avec la voiture sur le camping municipal de Bourg-St-Maurice, et en profiter pour trouver des pneus, un transfo et d’autres bricoles.

Beaufort est traversée rapidement, je tourne à droite, ça monte de suite.
Des passants me regardent en pensant que je vais caler, mais non, je m’économise.
La vue est de suite charmante, le soleil est déjà là, car j’ai attendu un peu au camping avant de partir (l’année dernière j’y ai eu trop froid en partant trop tôt), ce qui m’a donné le temps de ranger tranquillement mes affaires dans le coffre de ma voiture et de la sortir du camping pour libérer mon emplacement.

J’ai d’ailleurs tout mon temps, pas la peine d’arriver trop tôt car l’accueil de l’autre camping est fermé entre 12H et 14H00.

Je mouline assez facilement, l‘altitude est encore peu marquée.
Une fête au village pour cet après-midi??? Pour l’instant c’est bien calme, aucune route n’est fermée, mais ils ont prévu une grosse déviation pour l’après-midi: pas question de redescendre par là!
C’est vraiment raide!

J’ai bien fait de prendre la petite route d’hier, ça m’a musclé un peu.
Mes quadriceps sont certes toujours noyés dans le gras et leurs contours en sont indiscernables, mais ils sont bien durs ce matin: tout gorgés de sang.

Je zappe l’arrêt de l’année dernière, tout compte fait je ne suis pas si mal.
Ces quelques jours supplémentaires à Beaufort m’ont fait du bien.

Ça oblique sur la gauche; les zigzags sont pénibles car pentus et la route surplombant -vu d’en bas- est occultée par l’herbe verte.
Je croise un randonneur au détour d’un virage,et en me voyant sur mon trike :
-"Oh!..tout confort!" : il est synthétique et…intelligent.

Des jeunes femmes me dépassent en trombe…encore elles! Elles se moquent encore gentiment de moi.
D’autres sont à pied et se hâte de couper les virages pour ne dépasser.
Mais finalement j’ai le dessus, ça m’encourage nettement.
Les autres cyclistes sont aujourd’hui épatés de me voir grimper par là et me félicitent chaudement.


Le dernier virage à droite et la ligne droite:le Mont Blanc apparaît dans l’encadrement du col.
Avec le soleil, la neige tardive brille fortement d’un beau blanc.
Le col est gavé de voitures au chalet, je ne m’y arrête pas, je sais que ça monte encore un peu.
Je ralentis avant le restaurant, les autres cyclistes font de même et mitraillent le paysage, toujours aussi ravissant.
On pourrait se croire au fin fond des Alpes autrichiennes.
Le lac miroite d’un bleu profond.
Je profite du paysage.

Je repars pour rentrer à la voiture.
Pour engranger une belle vidéo panoramique je descend lentement,pour limiter les vibrations du roulage.
Et puis zut, personne sur la route!; je fonce.

Les quelques virages sont vite passés, j’ai de l’élan pour passer le pont, les piétons remontent vite sur les rebords, j’ai dû les effrayer.
Ça mouline bien, il n’y a pas de vent que c’est cool!
Le petit croisement qui remonte déjà, le passage pour la plate-forme panoramique à gauche (un peu dangereux avec les voitures venant de face), je m‘y arrête mais…..bof ,le vue du col était plus belle.

Je repars.
La remontée se fait lamentablement à 3 km/h, je suis à fond, je souffre, je sais que c’est raid, mais là il faut avoir le cœur net, je repasserais avec la voiture pour comprendre.

Enfin le croisement avec la route principale.
La fontaine derrière les conteneurs m’attend encore pour faire le plein.
D’autres vacanciers font de même illico dont 1 urine presque dessus!
Quand même! ….Je lui fais les gros yeux, il ,n’ en a rien à faire.

Le descente est effrénée jusqu’à Beaufort, j’ai battu haut la main mon record,, ce qui était facile vu que j’ai descendu ce tronçon il n’ y avait que 2 jours.

Retour au camping, démontage du siège et de la roue arrière, nettoyage de la chaîne et séance d’origami pour recaser le tout dans ma citadine.
Cette fois-ci c’est de la routine et avec mes chevilles qui vont mieux,c’est facile et rapide.

La remontée du Cormet de Roseland en voiture me fait  encore bizarre, mais moins qui si je l’avais monté ce matin par ce versant.
J'oblique chemin faisant vers le barrage: c'est bien du 11% ou plus! Normale que j'y ai bavé.
Des touristes viennent juste de libérer mon "petit coin ombragé",je m'y précipite pour casse-croûter à l'ombre.

Je repars,je longe le lac ....sans me presser,et monte paisiblement jusqu'au Cormet.
La descente est par contre rapide, je fais quand même très attention dans les 2 series de virages serrés,j'évite ainsi un caranbolage,
Bourg St Maurice, je tourne au rond-point à gauche, puis à droite aux grands supermarchés, c’est déjà le camping.

Il y a beaucoup de monde, j’en suis étonné?!
Mais j’ai le choix en arrivant tôt.
Je choisis un emplacement cette fois-ci pas spécialement proche des sanitaires puisque je peux désormais re-marcher, mais  mi-ombragé et bien herbeux, en prévisions des pluies à venir.
Mon premier voisin est plâtré,il a glissé sur de l'herbe trempée en montagne....


Dernière édition par el sombrero le Jeu 11 Sep 2014, 15:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Jeu 11 Sep 2014, 15:44

Jour 10
dimanche 10 août:

Le temps exécrable est de retour,comme la météo l'avait annoncé.
Le temps de planter ma tente hier après-midi et hop : la première pluie.
Ma lessive est toute trempée de la nuit.

J'en ai profité pour chiner pour mes emplettes ,mais rien!.....enfin.....
-pour les pneus: rien de concret!
-pour la glacière:j'en trouve une! chouette.

Rentré au camping,je m'aperçois que j'ai une "autre" glacière "électrique 12 Volt" toute neuve,
mais.... SANS le transfo qui va avec : quel con!...la fatigue probablement.
Je me retrouve ainsi avec 2 glacières ,sans transfo.....
Au moins elle est mieux que la précédente avec un ventilateur complémentaire (en plus de l'externe) qui faisait défaut à l'ancienne.
Mes voisins m'ont proposé hier de dîner avec eux,bien protégé par leur auvent de caravane,mais j'avais déjà dîner très tôt,mais sur le pouce
C'est vrai je suis extrêmement fatigué,la lassitude des mauvais jours.
impossible de pouvoir et d'avoir la volonté de grimper l'Iseran pour l'instant.
C'est pourtant un col que j'aime bien car dépassant les 2500m, il est divertissant en terme de variété de paysages et de panoramas au fil de la montée.

C'est en fait moins la montée qui me pose problème que le retour avec cette remontée atroce -si je suis cuit*-,quelques km avant le camping.
d'autant qu'à la vitesse où je me traîne,la journée entière y sera consacrée.

*je le sais,car une fois j'étais HS (j'avais certes monté en matinée et en guise d'apéritif:le col du Mont Cenis, depuis l'Italie!)
et en m'arrêtant 10mn tous les 200m,j'ai perdu plus d'1H30.

Pour me remonter le moral mes voisins,présents depuis début juillet, m'indiquent que de la neige est tombée TOUS les jours du 1er au 12 juillet et que c'est parti pour la re-belote.
__________________________________________________________

Mais avant de m'y attaquer j'ai encore quelques ascensions pour finir de me muscler:

-le Cormet de Rodeland, nettement moins escaladé par ce versant (moins joli, puisqu'il n'y a pas le passage au bord du lac, ni le délicieux col du Pré!),
-le col du petit St Bernard,que j'ai appris à détester (on verra pourquoi dans quelques jours!)
-la montée à la station des Angles des Arcs (et très peu probable le tour par Landry,très sympas),
ce qui est un bon petit parcours à faire en matinée avant de basculer dans la Maurienne l'après-midi:je me le réserve donc pour mon dernier jour ici.
___________________________________________________________

6H00.
Comme chaque année,les moineaux sont particulièrement voraces et peu farouches dans ce camping.
Je commence à petit-déjeuner sous mon parasol,mais la pluie est trop forte,aussi je range le tout dans la voiture,fais les 50 m qui me sépare des tables de l'entrée (à côté du barbecue/pizza).
D'autres vacanciers m'envient de cette bonne initiative (le lendemain il y aura foule!).
J'ai mon netbook (branché sur batterie pour une fois) et mange paisiblement tout en consultant ma cartographie numérique et mes vidéos précédentes.
Grâce à mes vidéos de l'année précédente,je calcule mon temps de montée prévisible de l'Iseran ,et en ajoutant de la marge: il me faudra partir TRÈS tôt!

à éditer! patience pour la suite!
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Jeu 11 Sep 2014, 16:45

Bonjour el sombrero,


N'aurais-tu pas intérêt, du moins pendant un certain temps à rouler sur le plat, tranquillement et sur de longues distances, tout en restant dans ta zone d'effort aérobie ?
Cela te permettrait de brûler tes graisses et ainsi remédier à ton problème le plus immédiat.
Certes c'est moins passionnant que grimper un col et le descendre, mais plus profitable et moins dangereux.
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Dim 21 Sep 2014, 20:30

longue pause Sleep
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Lun 22 Sep 2014, 08:44

Il est parti rouler sur le plat selon les recommandations de TRON... !

Philippe
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Lun 22 Sep 2014, 09:09

el sombrero a écrit:
La suite bientôt.

J'y glisserais aussi quelques jolies photos ultérieurement.

Bon alors les photos elle arrivent ?
Tu ne vas pas me dire que tu es encore à l'argentique? Laughing


Dernière édition par Mille-pattes le Lun 22 Sep 2014, 09:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Lun 22 Sep 2014, 09:10

petit coup de mou.....patience!
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Lun 22 Sep 2014, 09:12

Mille-pattes a écrit:
el sombrero a écrit:
La suite bientôt.

J'y glisserais aussi quelques jolies photos ultérieurement.

Bon alors les photos elle arrivent ?
Tu ne vas pas me dire que tu es encore à l'argentique? Laughing

Quelques petites vidéo également, ce serait sympa
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Mar 23 Sep 2014, 12:11

jyvago85 a écrit:
Mille-pattes a écrit:
el sombrero a écrit:
La suite bientôt.

J'y glisserais aussi quelques jolies photos ultérieurement.

Bon alors les photos elle arrivent ?
Tu ne vas pas me dire que tu es encore à l'argentique? Laughing

Quelques petites vidéo également, ce serait sympa

Et bien,il faut bien le reconnaître:
avec ce temps trop humide (pas assez de belle luminosité) du mois d’août et du fait que je filme mes parcours* avec ma cam-sport,
je n'ai plus trop besoin de dégainer mon appareil photo à tout va.

*:cette année,je n'ai pas filmer par exemple ma montée de l'Iseran (pluie et nuages noirs) qui aurait fait doublon avec celle de 2013,
bien plus sympathique sous un ciel bien bleu.



Ensuite,je peux évidemment faire des arrêts image de mes vidéos pour les capturer.
Le hic étant les milliers d'images qui constituent les fichiers vidéos:....lesquelles choisir-discriminer???....dilemme!
Je vais probablement puiser des photos dans mon stock de 2013 (presque le même parcours,mais en énormément plus ensoleillé!++++).
Et comme dit mon frère avec sagesse: "pourquoi t'emmerder puisqu'il y a Google View......."
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Jeu 25 Sep 2014, 15:55

en cours d'édition (:erreurs de dates???)
-suite-

Lundi 11 aout
col de l'Iseran?

La pluie est là, comme....d'habitude ou comme un rituel?!

----------------------------------------------------------------------------
Finalement le temps est un peu moins pourri que prévu et j'ai de bonnes sensations,
les cols précédents m'ont fait sacrément du bien.
Mais je suis plus faible que l'année dernière.

Je décide donc de grimper vers l'Iseran
mais en faisant probablement demi-tour au niveau de Val d'Isère (fatigue,altitude,pluie,...).
Au pire, je ferais une journée totale de repos demain pour m'en remettre?!


Remarque:
Il y a 4 ans je suis parti seulement à 9H30 faute à la pluie
et j'ai basculé très tardivement au col avec mes sacoches de cyclo-campeurs
et j'ai dû m’arrêter dès 18H3O à Termignon, le temps étant trop froid.

-------------------------------------------
7H30:
La pluie est bien plus faible.
je décolle du camping pour 44 km!!!!
Car à la vitesse où je roule, il faut bien me décider en partant tôt, la journée entière va m'occuper!

Je pars.
La pluie cesse quasiment à la sortie du camping: la chance est avec moi.
Le ciel reste super-bouché.
Bon côté des choses et gros avantage: il n'y aura probablement que très peu de circulation jusqu'à Val d'Isère,
hé!hé!

Ça ne monte pas vite,je vais allègrement battre mon record de lenteur!!!
Il est loin le temps où l'Iseran n'était que le col du matin....
d'autant qu'il me faut m'économiser pour arriver au col, que j'ai peu d'espoir d'atteindre.
Arriver à Val d'Isère-1930m (le dernier hameau) me contenterait suffisamment.
Je ferais alors l'autre partie (le final) demain?!

Pas de pluie pour l'instant: coup de bol.
Sortie de Seez, je prend à droite pour le col: "petite descente" (qu'il me faudra remonter. J'y ai souffert une année,
en roulant trop vite depuis La Maurienne et avec un autre col dans les jambes :toujours les "20 km de trop" dans la journée qu'on paye bien plus par la suite)).
Je prend soin de freiner même un peu pour limiter le vent relatif.
.....pas besoin d'attraper une crampe de froid de suite?!.....
Ma combinaison thermique m'y garde les jambes relativement au chaud.

La Thuile:
c'est un peu de "plus raide".
Je connais bien la montée, je ne m'inquiète pas,mais la pluie revient soudainement et même fortement.
Je dois m'abriter sous le tableau* d'affichage à gauche juste à la sortie du village, lové dans mon trike
(*:déjà pratiqué: le trike passe juste au dessous).

La pluie faiblit après....15 très longues mn, je tente le coup.
je repars derechef, car les muscles commencent à refroidir: là c'est sûr je vais caler à Val d'Isère?!.
Aucun cycliste de croisé depuis 2H.
La circulation automobile est décidément très chiche -grâce- à la pluie:ça compense largement les petits désagréments de cette pluie.

Puis la pluie s’interrompt complètement.
1er vrai arrêt.
Je fais quelques pas pour me dégourdir les jambes et je constate que je peux marcher presque normalement.
En effet, je n'ai plus cette sensation dans les jambes de "courbatures de petit vieux".
Et mes chevilles!!!!:elles sont redevenues "normales": plus cet aspect de chevilles gonflées comme avec une entorse.
Les quadriceps sont aussi bien durs au touché ce matin, bien gorgés de sang, c'est net:
Les montées de cols commencent à montrer leurs effets très bénéfiques.

Le premier zigzag se profile et me fait remémorer sa construction....jadis.

Avec le froid et la pluie,je dois me forcer à m'arrêter pour refaire le plein d'eau et de calories.
Je connais les endroits les plus stratégiques pour m'y arrêter: ça m'aide grandement.

2em zigzag, je fais un calcul: à la vitesse où je roule ça va être juste en timing pour faire mes emplettes ce soir au supermarché qui ferme à 19H30!!!+++

Barrage de Tignes.
Passage très dangereux pour les cyclistes (surtout pour moi qui roule lentement), je rase comme jamais la parapet sur ma droite.

J'imagine déjà ce qui sera au menu de ce soir.
C'est le premier signe de l'hypoglycémie qui monte au cerveau:
un autre arrêt s'impose.
2 cyclistes -tout en noir comme des corbeaux- me dépassent enfin, mais non, ils s'arrêtent aussi et casse-croûtent également.
Mais repartent juste devant moi.

Les premiers paravalanches se passent sans problèmes, mais à me vriller les tympans à chaque passage de voiture.
La vue sur Tignes est toujours aussi belle.
Tiens,j'aurais pu faire la montée au lac de Tignes, au lieu de passer pas ici....

Mon phare arrière Cateye TLD 1100 est toujours allumé et me rassure avec ses 2 rampes de diodes qui zigzaguent
(j'ai bien fait de réparer sa patte de fixation la veille grâce à de la pâte époxy).
Tiens, les 2 cyclistes redescendent à pied, ils ont essayé de contourner le premier gros tunnel (par l'ancien chemin),certes peu engageant.
C'est vrai que le panneau triangulaire indiquant "danger cycliste" peut leur faire penser qu'il est interdit aux cyclistes?!
Ils sont tout vêtus de noir,sur des vélo carbone...noirs et n'on aucun réflecteur, ni lampes....no comment!
(et...pas de sac à dos, ni de vêtements adéquats pour descendre un col de plus de 2600m d'altitude....)
Ils traversent le premier tunnel en danseuse (ça monte), probablement....en serrant les fesses.
C'est la partie la plus déplaisante du parcours.
Les tunnels sont toujours aussi affreusement sonores!
Le plus désagréable est passé!


Je débouche -enfin- sur la descente donnant sur Val d'Isère: toujours en travaux!
Le vent est très frais,je ralentis là encore.

La population du village semble encore chez soi, la circulation est pour une fois fluide.

Le camping de Val d'Isère:
on m'y fait des grands gestes d'amitié.

Dernier hameau de Val d'Isère-1930m: mon arrêt obligatoire!
Une mini montée en parallèle de la route est nécessaire pour arriver à la fontaine taillée dans un gros bloc de granit,juste sous le restaurant.
On peut bien s'y asseoir à côté.

Finalement je suis plus en forme que je ne le pensais: il est probable maintenant que j'arriverais en haut,
sauf à subir un trop mauvais temps ou pire!: d'avoir une crampe,
qui compromettrait les 3 km de remontées cumulées pour revenir au camping de St Maurice (j'ai pratiqué!).

Je prend mon temps pour parfaitement me réhydrater tout en dévorant un bon nombre de tranches de pain d'épice.
Avec mon VD carbone , je remontais directement sur la route principale en prenant l'escalier,qui évite de redescendre jusqu'à l'embranchement.

Le temps est toujours sec.
Les paysages sont désormais de toute beauté, et les désagréments du passage des paravalanches sont déjà oubliés.

Le grand virage au pont de pierre arrive vite et me permet d'avoir de la vue.
Un seul et unique autre cycliste circule dans la vallée en contre-bas.

C'est finalement une fille de 35 ans,au look assurément américain.
Elle ne répond pas à mon bonjours: (timide?), c'est vrai aussi qu'elle file vite.
Le jeune petit couple de cyclistes devant moi s'est déjà arrêté à plusieurs reprises devant moi et regardent trop souvent derrière eux.
En montant lentement mais sûrement, je reste à leur portée.

Je sais ce qui va arriver pour l'avoir vu si souvent en montagne:
la fille les dépasse sans un mot et les sidèrent.
Ils posent pied à terre et font.......demi-tour, écœurés.

Non!....ils s'arrêtent et...remontent juste derrière moi, sans doute pour se raviser, j'entend:
-"si le gros y arrive,on doit pouvoir aussi!" ,dis la fille.
-"moi,j'en peux plus, je redescend!!!, réponds le garçon.
-"oui,mais il roule cool!"
Finalement,ils redescendent.

Enfin! un autre obèse comme moi! dans un col!, il est plus grand, mais doit faire presque mon poids,
si je me fis à la taille de ses fesses comparées au miennes.
Il est en simple t-shirt en coton humide qui laisse apercevoir facilement transparaître les bretelles de son cuissard court.
Il roule bien plus vite que moi: un ancien PRO???? qui aurait forci???.
Un gamin de 12 ans le suit, puis de son frère(?) de 14 ans, qui se régalent de me dépasser.
Le petit roule à fond ,comme un pro!
Ils disparaissent rapidement dans le lointain.

Quelques rayons de soleil -très éparses- réchauffent vite mais momentanément,
sinon l'air fraîchit nettement au fil de la grimpette.
La météo a prévu 12° au col (à l'ombre) au mieux, mais ça baisse: il ne doit faire plus que 7°.
Je passe sous le téléphérique (toujours aussi moche).
Depuis des années je m'en sert de balise: maintenant je sais que le col est à ma portée.

Je supporte étonnamment bien la rareté d'oxygène.
Mon esprit est d'ailleurs bien clair, sans aucun signe de mal de tête, ni de crampes.
Je tourne toujours aussi rond, mais en diminuant le rythme au fil de la montée pour compenser.
Pas tant que ça en fait quand je le compare avec les autres cyclistes.

Ça y est: les "autres" cyclistes "de l'après-midi" arrivent enfin à mon niveau.
Tous me dépassent avec plaisir, c'est laaaassant!!!
Certains en m'encourageant, d'autres avec des commentaires moins agréables,
mais ils doivent commencer à manquer d'air puisqu 'ils sont bien moins bavards que...plus bas!

Trop peu ont de quoi faire une descente bien couverts.
Le premier à descendre descend à 10 kmh,les mains congelées sur ses cocottes.
Les 3 autres n'ont qu'un simple coupe-vent transparent qui faseyent bruyamment.
Aucun sourire sur leurs visages déconfits.
Ah?... pour celle-là, c'est son soutien gorge qui lui sert de protection pour le visage....original!

Le petit chalet-abri:
je laisse le gros de la troupe y faire une halte et des photos, en les snobant
(j'ai déjà plein de photos et bien plus ensoleillées depuis cet endroit).
La mini-descente est juste là: je fonce, en prenant un maximum d'élan pour une très belle ressource,
je remonte bien, puis repasse tout à gauche.
La vue des remontées mécaniques signe la fin prochaine de la grimpette, ou presque.

Le vent est déjà plus présent: j'ai franchement froid, j'hésite pour faire demi-tour,
d'autant que ma radio me donne l'heure régulièrement (je n'ai plus de compteur qui me donnait l'heure):
je constate que je me traîne comme un escargot, comme jamais.
Mais bon, grâce au trike je monte quand même, avec grand plaisir d'ailleurs,
et les paysages majestueux valent bien un peu d'effort?!


L'hypoglycémie est pour bientôt:
il m'aurait fallu une banane en plus.
Avec ce froid, il est impossible de boire de l'eau: ça ne passe plus, le bidon fait même froid à la main.

Finalement plus que ....2 km, vu l'heure déjà bien avancée je devrais faire demi-tour,
mais...bah!... pour ce qui reste, ça serait trop bête de s'arrêter en plein vent pour se changer en vue de la descente.
Les derniers cyclistes qui montent avec moi se caillent encore plus:
-"c'est mieux de monter avec avec un vélo couché d'après vous?"
-"je ne sais pas" (bon, là je mens franchement, mais y'en a qui pose des questions tellement idiotes,non?).

17H00, le col est là:
les drapeaux au col sont très agités et très horizontaux avec le vent.
Mais j'ai connu encore pire et pas que dans le Ventoux.
J'ai bien ralenti pour le dernier kilomètre (contrairement à l'usage des autres cyclistes) pour finir de bien me sécher dans le vent.
Beaucoup ont dû penser que j'étais cuit.
En fait:.....toujours aussi facile ce col, grâce à ses faibles pourcentages.
Je ne suis plus en sueur (sauf le dos et les fesses), je ventile paisiblement.

Les piétons sortant de leur voiture au col sont saisis de froid.
Ils prennent les cyclistes pour des fous.

Je stoppe calmement derrière le bâtiment, bien à l'abri du vent, là où il y a des petits bancs en bois.
Je tape pour la première fois dans mon stock de réserve: une grosse gorgée de miel liquide,
qui glisse toute seule dans le gosier: c'est le bonheur!
Je vérifie déjà le parfait réglage de mes freins à disque, avant d'enfiler mes gants.
Les touristes se précipitent vers moi, comme au cirque, je fais celui qui ne les vois pas.
Je laisse un pied sur mes affaires pour qu'elles ne s'envolent pas en me changeant.

Un cycliste sans aucun vêtement de rechange, et encore moins thermiques, voit mon manège et sa figure commence à blêmir.
Je vais l'achever au moral, je le sais.
Mon bandeau polaire recouvre totalement mes oreilles, et par dessus mes gros écouteurs musicaux.
J'enfile mes longues guêtres,mon haut thermique, mon coupe-vent, mes gants et cerise sur le gâteau:
une paire de gants en latex* par dessus (*:pour mieux supporter la vitesse).
Je reprend un autre grosse goulée de miel pour faire une bonne descente.

La pluie est toujours en suspend, pas la peine de traînasser au col à l'attendre!
Je remonte sur mon trike, je fais un gentil coucou (très ostensiblement avec mes gants!)
aux voisins et aux autres cyclistes qui se transforment déjà en esquimaux glacés dans le vent glacial.
Tiens! le "gros" de tout à l'heure est toujours au col (et.....toujours! en petite tenue d'été!!! et...depuis 45mn???, le temps pour moi de le rejoindre) et.... il semble me guetter.
-------------------------------------------------------------------
Je fais quelques tours de pédaliers pour bien placer la chaîne, pour m'assurer de lui éviter tout déraillement intempestif et je lâche les freins:
c'est parti pour une descente à donf!

La vache!
Le "gros" me dépasse de suite comme un fou, et....les 2 gamins .....pareil!
Le "gros" file déjà dans le lointain.
Les 2 gamins ne sont -pas si vite- rattrapés.
Ils prennent trop de risque, aussi je ne les dépasse pas pour ne pas les énerver plus (c'est ma politique habituelle) ,
je reste bien derrière, quitte à enrager un peu en devant freiner.

Je ralentis même un peu en prévision de la petite remontée jusqu'au chalet pour laisser passer une voiture pressée.
(l'avant dernière fois un camping-car a cru bon de stopper juste au point le plus bas!..greeee!)
Cette fois-ci: personne dans les 2 sens: je fonce, j'ai encore de la vitesse avec la ressource en passant au chalet.
Du coup je rejoins les 2 enfants qui étaient dans l'aspiration d'une voiture qui...a freiné dans le bas.
Ils ne sont pas contents de me voir toujours derrière eux!
Ils repartent de plus belle: impossible de les doubler, je suis pourtant à fond: incroyable!!!
On impressionne les derniers cyclistes qui montent dans le froid.

Le grand virage du pont de pierre est déjà là, puis la très longue ligne droite.
Val d'Isère-1930m arrive vite avec ses ralentisseurs.
Les gamins stoppent et rejoignent leur père à leur voiture.

Le père me félicite avec enthousiasme de ma descente.
Je ne m'arrête pas, le temps m'est compté.
Soudainement la mémoire me revient!
Mais oui! c'est la même famille que l'année dernière, et au même endroit et avec ces 2 gamins.

Val d'Isère est (très) vite traversé, toujours très peu de circulation.
La remontée vers le premier tunnel est plus facile que prévue pour les muscles et me semble moins longue: cool!
La traversée des tunnels est aussi plus facile-rapide dans ce sens: puisque c'est surtout de la descente.
Le plus long tunnel aux voûtes acoustiques (énorme amplification des bruits) est traversé à fond: j'y pédale comme un fou.

L'air est maintenant nettement plus doux et plus ensoleillé:
je retire ma combinaison de descente.
Ensuite c'est de la vraie descente calme: je laisse glisser.
Du vrai bonheur que ces descentes interminables.

J'ai encore un peu de jus pour la toute dernière remontée.
J'y suis.
Je mets tout à gauche, et me fais doubler illico par des cyclistes qui roulent 2x plus vite.
C'est un peu démoralisant, et puis non!: c'est normal.
Mais c'est loooong cette montée au moins 1Km!.....Je m'épuise.

J'arrive enfin à l'entrée de Seez, ça sent la fin.

Ça redescend fort jusqu'à Bourg-St-Maurice, sur un bitume tout pourri, ça secoue drôlement.
Je tourne à gauche au rond-point, puis de suite c'est l'autre gros rond avec ses 2 supermarchés et le camping est là.
19H00 !!!!

--------------------------------------------------------------------------------
Pas le temps de passer à la douche, je suis sec mais couvert de transpiration.
Je me change en hâte pour filer faire mes emplettes.
Très vite le magasin commence déjà à éteindre les lampes au fond du magasin (rayon fruits et légumes) pour faire sortir les derniers clients,
mais il y a foule (cyclistes et randonneurs pédestres qui rentrent tardivement tout comme moi),
ce qui me donne juste le temps qu'il me faut.

19H30,
je suis de retour au camping, où j'y fais moult bombance, et sans scrupules,
sachant qu'aujourd'hui j'ai dû perdre au moins 0,500 kg de gras.

Le temps de passer à la douche et d'y faire ma petite lessive et la nuit est déjà là quand je pends mon linge.
Je rentre dans ma tente, la journée m'a semblé en durer 3 et tout d'un coup je sais que je ne regarderai pas de film sur mon PC ce soir,
c'est le coup de fatigue.
Demain c'est décidé: ça sera une journée de repos.
Je vérifie mon réveil-matin pour ne pas me réveiller à 10H00 ou 11H00! et je me couche aussitôt.
Je ferme les yeux et m'endort rapidement.
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Jeu 25 Sep 2014, 16:14

Mardi 12 août
Cormet de Roseland depuis Bourg St Maurice.

Grosse pluie toute la nuit.
Le camping est trempé, voire marécageux par endroit.
On est très peu de personnes debout de bonne heure, et pratiquement que des cyclistes (facilement repérables à leur cuissard).
Le ciel est plombé, mais la météo devrait être plus clémente pour aujourd'hui.
Comme d’habitude mon parasol me sert de grand parapluie pour déjeuner.
Il y a un tout petit bout de bleu dans le ciel et.....en direction de Roseland.
Je tenterais bien le coup, d'autant que j'ai parfaitement récupéré de l'Iseran.
Rouler calmement en trike, fera toujours LA différence!++++


La montée est somme toute facile et sans difficulté (j'ai l'habitude de le monter dans la journée avec le col des Arravis).
L'altitude du Cormet est bien plus modeste que l'Iseran,
mais je prend soin quand même d'ingurgiter une grosse portion de glucides, tout comme hier.
Certes aujourd'hui il y aura sans doute une banane "en trop" dans ma sacoche, on verra bien.

8H00:
Plus du tout de pluie.
Départ du camping, rond-points, et hop ça monte direct et raide.

Encore 19 Km de grimpette.
Zut,j'ai oublié de faire le plein de mon bidon d'eau: ...la fatigue!!!
Bah,comme il fait frais cela peut attendre.
La longue ligne droite se passe bien,puis ça tourne.
Je dédaigne souvent ce versant, puisqu'on n'y voit pas le lac, mais aujourd'hui j'apprécie vraiment.
D'ailleurs,la circulation automobile est encore très chiche,....surprenant!

15.5 Km du col:
Aaah la fontaine: pas bien visible dans le pré à gauche, et un peu en retrait de la route.
J'en bois un bon demi litre de suite et remplis mon bidon.

Tout compte fait, c'est pas si mal ce versant!+++++
Certes, à comparer au col du Pré, c'est bien en dessous en terme de difficulté et de paysages, mais bon....

Je progresse calmement, il y a un très long bout presque rectiligne, très faiblement sinueux.

12.3Km du col:
Je m’arrête aux tables de la D.D.E.,
qui sont placées juste au départ de la série de virages rapprochés en épingles, caractéristiques de ce versant.
J'y ai campé une fois d'ailleurs en sauvage.
Je change déjà une batterie de ma cam-sport, mais j'en ai en réserve.

Je passe assez facilement, j'en suis presque étonné, car c'est physique.
Et comme chaque jour, je me félicite du montage de ma petite roue de 20" à l'arrière qui fait la différence
et me permet de grimper -quand même- les cols.++++
Avec toutes ces pluies, ça glougloute de partout, mais l'eau est moins sûre qu'à la source.

l'autre série de virages.

La montée est assez paisible, l'altitude encore raisonnable?!
Je m'économise.
Encore une très longue droite, le paysage est plus sauvage, des nuages très cotonneux sont justes devant,
à ma hauteur, mais le soleil est en train de les faire fondre.

9Km du col:
le paysage s'ouvre, c'est la haute montagne.

7.5 Km du col:
Je fais une autre halte casse-croûte à mon "coin habituel" (présence d'une poubelle) : il y a un arbre avec une ombre bienfaitrice.
Des touristes italiens aimeraient y placer leur voiture pour faire de la via ferrata, mais ils doivent attendre.
Je sens déjà dans mes muscles que la montée ne sera qu'une formalité, je suis contents

Je repars pour terminer la très longue droite.
Je passe le petit croisement de la route que je délaisse à droite qui mène au village.
On domine rapidement cette petite route:le coin est très beau.

5,5 km du col:
le virage à 90° à gauche donne une dernière vue sur le village en contre-bas, j'y fais une dernière halte.
Le paysage est doux, c'est la montagne, mais sans ces pics vertigineux acérés, le soleil commence à dominer, l'air aussi est plus doux.
Tout y est alpage.

2 Km du col:
....à 4Km/h....encore 30mn...patience....
il y a un peu de douce monotonie dans les paysages, liée à ma faible vitesse: rien à voir avec hier!
Le col est invisible et impossible à localiser.

0.350Km du col:
Un camping-car ,garé au début du chemin carrossable trahit le col.

Je suis curieusement euphorique aujourd'hui.
Il est encore tôt, le soleil est là, il fait chaud, peu de monde.
Comme d'habitude,je vais "me planquer" dans le chemin à droite.
La vue vers Bourg y est toujours aussi plaisante.

Je fais une pause en prenant le soleil et en déchaussant mes sandales (c'est pas tout les jours!).
Et puis non, je ne tiens pas en place.
Je délaisse mon trike et monte à pieds-nus le chemin.
L'herbe encore fraîche de la pluie et le sol amolli sont un délice.
Là encore, je marche sans aucun effort sinon ceux engendrés par l'altitude et par la pente, j'en suis ravi.

Mais je sens que je suis trop euphorique.
Mon taux d'endorphine doit être à son maximum: je dois m'en méfier.
Les derniers cyclistes arrivés me donnent d'ailleurs déjà envie de faire la course.
Je rechausse en hâte mes sandales, enfile quand même gants, bandeau polaire, coupe-vent et dégringole à vélo le sentier.

Les cyclistes sont là, comme d'habitude, prêts à en découdre.
Mais je ne veux pas provoquer d'accident, je fonce de suite!
Je lâche les freins, le vent souffle dans mes cheveux et finit de les sécher en un rien de temps.
Le paysage est encore plus beau à la descente, de tout côté.

Je ne ralentis vraiment qu'une fois arrivé aux virages serrés, où là encore je suis obligé de -trop- freiner à cause de mon sur-poids et des pneus usés.
Je laisse filer le cycliste devant moi: il m'ouvre la route face aux voitures (il a failli s'en manger une!),
et les obligent à rouler plus à leur droite.
C'est une technique en descente très sécuritaire* que j'adopte très volontiers, pour peu que le cycliste roule à fond?!....

(*:mouton, âne, vaches, flaque d'eau ou de boue, ...).

La descente est infiniment plus rapide qu'en voiture.
Je ne vois pas la fontaine dans la descente dans ce sens car le petit abri la dissimule.

Le ciel perd de son bleu, les nuages reviennent.
J'arrive -déjà- à Bourg, rond-point et camping.

Je bloque les freins devant ma tente, je me lève -facilement aujourd'hui!- de mon trike
et salut les cyclistes qui se décident -tardivement- à partir.

Je déjeune avec grand appétit et grand sourire: une merveilleuse journée.
Je suis toujours euphorique.

Je passe ensuite à la douche.
J'y fais un peu de footing sur ma lessive dans mon bac à tout faire, tellement les jambes vont bien.
Je devrais être exténué, mais non.
Je fais des mots croisés et des sudoku à la chaîne! et avec grande facilité.

16H00:
la pluie rafraîchit l'air ambiant nettement.
Je m'abrite dans ma tente en allumant le chauffage, pour me garder les muscles bien au chaud.
La radio annonce un temps exécrable pour demain, confirmé par l'affichage à l'entrée du camping.

17H00:
mes voisins rentrent enfin de leur parcours cycliste, trempés comme des serpillières et congelés:
très mauvaise journée pour eux (ils sont partis trop tardivement).

Je me couche tôt.
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Jeu 25 Sep 2014, 16:15

Salut el sombrero

Tu n'as jamais pensé à écrire un livre?
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Jeu 25 Sep 2014, 16:17

Mercredi 13 aout:

le temps est vraiment trop pourri: que de la pluie.
Mon parasol n'est pas assez performant pour la grosse pluie matinale.
Je suis accablé de fatigue.
Je me sens tout mou, pas d'envie de faire du vélo.
Le ciel est noir-gris partout.
Ça sent la "journée de repos"!
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------

en cours d'édition!
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Jeu 25 Sep 2014, 16:22

Mille-pattes a écrit:
Salut el sombrero

Tu n'as jamais pensé à écrire un livre?

Plus depuis au moins....32 ans....
Si j'en écrirai un, dans une vie future,
le sujet en serait évidemment le cyclo-camping, mais il en existe déjà une foultitude sur le sujet,
souvent assez casse-couille à lire?!......alors pourquoi un de plus????!
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Jeu 25 Sep 2014, 16:30

el sombrero a écrit:
Mille-pattes a écrit:
Salut el sombrero

Tu n'as jamais pensé à écrire un livre?

Plus depuis au moins....32 ans....
Si j'en écrirai un, dans une vie future,
le sujet en serait évidemment le cyclo-camping, mais il en existe déjà une foultitude sur le sujet,
souvent assez casse-couille à lire?!......alors pourquoi un de plus????!

Il t'en manque une ?

__________________________________
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Jeu 25 Sep 2014, 16:41

el sombrero a écrit:
Mille-pattes a écrit:
Salut el sombrero

Tu n'as jamais pensé à écrire un livre?

Plus depuis au moins....32 ans....
Si j'en écrirai un, dans une vie future,
le sujet en serait évidemment le cyclo-camping, mais il en existe déjà une foultitude sur le sujet,
souvent assez casse-couille à lire?!......alors pourquoi un de plus????!

Tu as là réponse inclus dans t'a question.

Certain écrivain sont moins attrayant que d'autre à lire.

D'où l'importance de la diversité.( même il en existe déjà une foultitude sur le sujet)

Ce qui compte ,c'est la façon dont chacun a vécu une aventure.

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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Jeu 25 Sep 2014, 16:48

Jeudi 14 aout
col du Petit St Bernard.
30Km.
col monté que très rarement (10 fois?)

Le temps s'améliore -très- lentement: pas besoin de partir trop tôt.
La pluie a certes cessé,mais on est dans le brouillard qui remonte lentement.
Ma combinaison thermique me fait du bien.
Je m'aperçois -encore- que j'ai oublié de remplir mon bidon d'eau!!!
Je pense à faire demi-tour, mais non, je connais une fontaine pas loin.

La montée jusqu'à Seez est identique car commune avec l'Iseran,
mais aujourd'hui avec beaucoup de circulation,
ensuite on bifurque à gauche en montant (alors que ça descend vers l'iseran).

La journée de repos complet m'a fait du bien, c'était nécessaire.

27.5 Km du col:
C'est le col qui m'a laissé de bien mauvais souvenirs.
Certes,je l'ai souvent monté quand le temps mauvais ne permettait pas de poursuivre mon périple.
Voire en 2èm col de la journée.


Les nuages bas sont en train de se disperser et la chaleur commence à revenir.
On s'élève rapidement, et après les premières épingles, le paysage est déjà très beau, bien plus que dans mon souvenir.

La fontaine est là, au pied d'une maison: elle coule bien.
J'en bois un bon peu et remplis mon bidon et une autre fiole déjà vidée de son jus de fruit.

Villard-Dessus:
le bleu domine nettement dans le ciel, j'ai presque trop chaud.
Et puis non, encore un énorme nuage ombrageux.

24.5 Km du col
La Noyeraie: hameau vite passé.

22 Km du col:
la DDE vient de faucher les bas-côtés, ça sent trop bon, je fais ma première pause.
Je marche encore un peu pour me dégourdir, toujours avec souplesse....

Finalement le col est splendide, bien plus que la même portion de l'Iseran.
Il faut que je le replace dans ma liste des Best-off.

17.3 Km du col:
Le Belvédère,
cette fois-ci sans pluie....c'est.....rare!
Je m’arrête un peu plus loin,pour une autre pause miam-miam.

Les autres pics finissent par sortir eux aussi de la brume: le paysage est majestueux.
J'ai grand plaisir à être ici.
En fait ça monte tout doux avec des pourcentages faibles (4-6%).

De nombreuses  voitures italiennes sont garées ici et là en bord de routes: des ramasseurs de champignons, sans doute.

15 Km du col:
Le ciel se rebouche et ne présage rien de bon.
En plus du bas thermique, je dois mettre maintenant le haut thermique.
Le froid de l'altitude devient mordant.
J'attend encore pour les gants et le coupe-vent, uniquement .....pour ne pas les mouiller de transpiration.

10 Km du col:
du bitume tout neuf!....cool!...ça change avec le bitume dégradé précédent.
Heu.... fausse alerte,le bitume pourri est de retour!
Dernier virage avant la station de La Rozière.
Du chemin carrossable de droite surgissent des enfants (comme d'habitude! dans ce virage) ravis de me voir passer.
Les gens semblent avoir déserté la station.

Des motards m'ont attendu à la sortie de la station pour me mitrailler avec enthousiasme.
Le virage à droite et hop les alpages.
La station est occultée instantanément et on change d'ambiance.

Le vent est là, pas encore brutal, mais je sais que c'est pas bon pour la suite.
Plus que 7Km  à parcourir (3% signalé pour le prochain Km: fastoche!).

Je passe sous le télésiège, toujours aussi laid.
Quelques rares rayons de soleil passent entre les gros cumulo-nimbus, mais pas assez pour me réchauffer.
La pente est faible, je roule bien, pas question de faire demi-tour.

2 Km du col:
6% annoncé.
La première grande battisse du col apparaît dans le lointain, mais comme pour le Mont Ventoux,
si on n'en devine pas le contour des fenêtres, c'est qu'on en est encore à grande distance.
J'en fais toutefois quelques photos, car il ne pleut pas...encore.
Le vent a forci, les autres cyclistes trop faiblement vêtus en souffrent.

La battisse est là (ancien poste douanier).
Mais il y a en fait -encore- 1Km à parcourir.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Anecdote:
Je me remémore la fois où sous une pluie battante avec de la neige fondue tombant horizontalement sous les rafales de vent,
entre des congères de neige, avec un flot incessant de voitures et de camions qui me rasaient, j'ai dû attendre 15mn le bon vouloir des douaniers français de l'époque (pré Chen-guen).
Et seulement  8mn (de trop!) côté italien, même en leur expliquant que je ferais demi-tour illico....
Ce que j'ai d'ailleurs fait pour ne pas rester bloquer 15 autres mn en retournant.
(c'était un dimanche et le tunnel reliant les 2 pays était fermé).
J'ai dû ôter mes chaussettes pour les enfiler sur mes mains gelées pour pouvoir freiner en descente.
C'était dantesque.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Du 3% encore,jusqu'au col, c'est pas dur.

Le col.
Un cyclo-campeur italien affûté m'ignore, trop affairé à se couvrir pour descendre en France.
Sa remorque est une Cargo II (écrit en gros sur son sac) avec un sac PVC tout noir (peu visible sous ce ciel maintenant plombé) ,bien rempli.
Je descend un peu vers l'Italie, mais le ciel est aussi bouché par là-bas.
Je m' arrête donc aux ruines* sur la gauche pour m'y protéger du vent violent  en abandonnant mon trike après en avoir sorti mon dernier casse-croûte
(*:j'y ai mon petit coin casse-croûte).

---------------------------------------------
Anecdote:
Très vite une voiture pile sur les gravillons à 15m de mon trike.
Un jeune de 20 ans en sort pour "un footing", s’arrête -évidemment- à hauteur de mon trike et scrute rapidement les environs comme tout bon larcineur et m'aperçoit:
-"merde,il est là!" doit-il penser, il continue vaguement dans son élan pour donner le change.

30s plus tard: c'est au tour du 2èm jeune, même manège:
-"merde y'a quelqu'un!...mais lui, ne courre plus
1mn plus tard, c'est au tour de la fille: elle se contente de m, il va rejoindre calmement le premier.
archer,commence à se pencher vers ma sacoche latérale encore entre-ouverte:   merde!
Elle fait demi-tour et siffle ses  copains qui rappliquent aussitôt.
Elle fait une photo "dans le vide" du ciel bien noir  pour donner le change.
Je retourne à mon trike, appareil photo ostensiblement en main et je vais faire une photo de...leur voiture.
Ils s'engouffrent dans leur voiture et ça démarre en trombe, en faisant gicler des gravillons de tout côté!....
------------------------------------

Je me couvre chaudement déjà en vue de la descente prochaine.
Mais comme j'ai le temps, je vais faire une sieste.
Et plouf la première goutte sur le visage, puis la deuxième...il pleuviote, je ne m'attarde pas plus.

Bon, c'est l'heure du départ!
Je remonte lentement la pente (c'est dur pour les muscles!) jusqu'au col.
Puis ça a descend vite au poste francais.
Je ne roule qu' à modestement 50 km/h pour ne pas trop me mouiller et sinon je n'y verrais plus rien avec mes lunettes.

La pluie cesse dès l'arrivée à la station de ski.
Je fais quelques photos plus bas, au  point panoramique où il y a des bancs en bois face à la montagne en face.
Il fait déjà bien plus doux.
La descente est très rapide jusqu'à Seez.
Rond-point.
Encore le passage sur le bitume tout pourri et c'est déjà le camping.
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Jeu 25 Sep 2014, 19:25

Vendredi 15 août.
montée simple aux Arcs
et transportation à Lanslebourg.

7°, et encore de la pluie!
Le cyclo-campeur italien est arrivé au camping tardivement.
Avec une tente 3 places!...je comprend mieux la taille de son barda.
Ce n'est pas un lève-tôt comme moi.

Grace à mon chauffage électrique qui à fonctionné une fois de plus toute la nuit, j'ai pu plié ma tente presque sèche.
Toujours en nettoyant à fond le tapis de sol, et en terminant avec un peu d'huile essentielle de Lavande
(je fais cela depuis le Ventoux de l'année dernière). Une famille de perce-oreilles s'en enfuit aussitôt! +++++


Vu le peu de monde relatif au camping, on m'a autorisé à laisser ma tente sur mon emplacement jusqu' à 12HOO, voire 13H00.
Mais si le temps le permet, j'ai en tête une boucle sympa déjà faite maintes fois, qui me prendra bien plus de temps.
Aussi, j'ai déjà rangé toutes mes affaires dans ma voiture que j'ai garée sur le mini-parking devant l'entrée,
à coté des conteneurs de poubelles.


9H00
C'est bien tard, mais la montée est aujourd'hui courte et l'accueil du camping prochain n'ouvre qu' à...16H30!

Le parcours commence dès la sortie du camping : c'est très pratique.
C'est du plat: 1 petit Km.
Le mini-rond-point: l'autre route est  celle que j'emprunterais peut-etre? pour le retour en boucle.
Je commence la montée, c'est du raid.
L'air est aujourd'hui saturé en humidité, il me faut un peu de Ventoline pour ne pas me noyer.
Le froid me fait ralentir pour éviter un début de crampe, malgré ma combi thermique enfilée d'emblée, le temps pour mes muscles de se réchauffer.
La route est belle.
Déserte.
Elle ressemble pour l'instant beaucoup à la montée de Risoul.
Les passages réguliers au gré des zigzags sous les rails du funiculaire ponctue la montée.

11Km des Arcs-1800:
La pluie reprend, celle qui mouille profondément et refroidit les muscles:....zut!
Je pourrais m'abriter sous les rails qui sont juste là, mais je sais que c'est une mauvaise idée pour l'avoir pratiquée.
Trop hauts et avec trop de vent,je vais sinon m'y faire tremper.
Je pousse de quelques hectomètres jusqu'à l'abri-bus  que je connais et qui est toujours là.
Je peux même y faire entrer les 3/4 de mon trike pour garder le siège bien au sec.

20mn au moins de pluie mon lecteur MP3 me tient compagnie....
Ça se calme relativement,le bitume tout comme les arbres sont détrempés.
Je repars.

La chaussée trempée fait gicler de l'eau sur mes bras, les essuies-glaces et les phares des voitures qui descendent sont allumés:
c'est pas bon!.

8.2Km de l'arrivée,
je repasse encore sous les rails.
Le paysage m'est curieusement plus familier.
Le 8% de pente se monte agréablement, sans grand effort, là où j'aurais agonisé il n'y a encore que 15 jours!.
La pluie est très faible désormais.
J'ai bien fait de monter.

6Km de l'arrivée:
première pause miam-miam.
Il ne pleut plus vraiment, que des gouttes , comme quand on traverse un nuage de brume en montagne, c'est d'ailleurs bien le cas.

Maintenant c'est la VRAIE purée de poids, pas de vent.
Il me faut choisir au mini rond-point aux abords de la station: soit continuer sur "Arcs-18OO" pour faire la boucle ,
soit tourner à gauche pour "Arcs-1600/2000".

Je prend à gauche,la mort dans l'âme, car j'ai trop froid et trop tardé à faire demi-tour, espérant un mieux côté météo.
La pluie a repris un peu,mais ma chaleur corporelle arrive encore à l'évaporer.
Je délaisse la petite route à droite "Arcs-1600".

Le brouillard est encore plus épais, j'imagine qu'une voiture roulant trop vite viennent à m'écraser....
Je m’arrête.
Je constate que j'ai les pieds tout rigides de froid.
Je me couvre avec hâte de la tête au pied, les guêtres sont difficiles à enfiler avec mes pieds gelés.
Pour comparer, je n'enfile pas -comme d'habitude par temps humide- mes gants de soie (ni mes mini-polaires)
recouverts par mes gants en latex, mais mes gants de soie et mes polaires.
C'est nettement plus épais, quitte à avoir les doigts un peu moins agiles.

Avant de redescendre,j'enfile ma 2ème tenue thermique sèche, et règle mes freins à disque,
un peu plus serrés que d'habitude pour tenir compte de la pluie.

Dès le départ de la descente le brouillard humide me glace les doigts: ce n'était pas une bonne idée!
Je sors momentanément du brouillard: il y fait nettement plus clair...j'en profite -enfin- pour faire mes premières photos de la journée
(de beaux panoramiques haute définition comme j'aime faire en ce moment),
en sortant mon appareil jusque là bien protégé dans ma grande sacoche latérale que je laisse ouverte le temps de photographier.

Je bloque les freins.
Je me lève de mon trike, monte sur le mini terre-plein et commence la première photo d'un panoramique qui en demande 5 ou 6.
Dans l'écran je distingue mon trike qui s’échappe: zut!

LA CATASTROPHE!

Le frein de parking s'est libéré et le trike traverse la chaussée, certes en allant vers la falaise, mais avec un angle pas bon de 25°:
c'est sûr...il va rebondir.

Je pique un sprint avec mes sandales Northwave qui glissouillent un peu sur le bitume humide.
Mon trike heurte une sorte de mini-trottoir, la roue gauche se lève, la roue droite le fait pivoter: il retombe pile dans l'axe de la route:
300m de ligne droite!!!
Heureusement ça l'a ralenti un peu.
Je suis à fond, mais le trike file plus vite que moi.

Des images atroces traversent mon esprit:
-un autre cycliste se prenant mon trike de face,
-une voiture montante voulant l'éviter qui tombe dans le ravin,
-mon trke qui décolle (comme dans E.T.) et qui vient se coincer dans 1 des grands pins.
-....
je puise alors dans mes ultimes ressources reptiliennes, très au delà de mes capacités aérobiques: et....
-crac en bas de la jambe gauche: claquage musculaire,
-crac en haut de la cuisse gauche: claquage  d'un autre muscle,
tant pis pour la douleur, je continue ma course effrénée....

Mes doigts se tendent, la polaire de mes gants agrippent le tissu de mon pare-soleil qui craque mais qui ralentit aussi mon vélo,
juste assez pour m'affaisser dessus.
Et crac en dedans: un énorme point de côté me coupe en 2.
Je garde quand même ma jambe au double claquage en extension,pour éviter la crampe catastrophique.
Plusieurs minutes me sont nécessaires dans le fossé pour reprendre du souffle.

Le point de côté ne part pas,et d'ailleurs il est du mauvais côté et semble bien trop douloureux:
comme une appendicite aiguë.
Je remonte très lentement et très douloureusement la chaussée pour récupérer ce qui a pu s'échapper de ma sacoche,
mais tout est resté à l'intérieur.
Je me console en constatant qu'elle est vraiment bien conçue, forcément toute faite maison.

Ce n'est pas un point de côté, c'est une déchirure interne abdominale, à cause de mon gros bedon qui a gigoté en résonance
comme le ferais un gros sein chez une femme courant comme une folle.
La douleur est atroce au moment de me ré-installer sur mon trike.
Heureusement c'est plus que de la descente jusqu'à ma voiture.....

Mes vacances vont se terminer plus tôt que prévues!......

----------------------
Retour au parking du camping.
Une voiture est accolée à la mienne et 4 jeunes de 25 ans ont chacun le nez collé à mes vitres pour en estimer le contenu.
J'arrive juste!....je les dérange assurément aux regards désagréables qu'ils me lancent.
Je ne m'attarde pas....ils sont 4....

J'ai un mal fou à soulever mon trike pour le replacer dans mon coffre, tout comme mes sacs que je replace dans la voiture pour une séance d'origami..
La douleur abdominale est très forte.
-------------------------------------------------------------------------------

Je monte l'Iseran en voiture.
La circulation y est presque nulle, faute au temps "humide".
On roule vite, malgré tout certains nous dépassent encore (110-120 Km/h).
On passe en convoi Val d'Isere, on passe le pont de pierre et je reconnais une voiture qui nous avait doublé en trombe.

Son capot est ouvert et ses passagers reviennent du ruisseau avec des bouteilles d'eau à la main: ....surchauffe moteur, ...un classique.
Je commence à en sourire, quand....un voyant rouge s'allume au tableau de bord: surchauffe moi aussi, hi! hi!
Je ralentis aussitôt pour m'arrêter.
Et oui, l'année dernière je m'étais arrêté -exactement au même endroit- pour y faire refroidir....le moteur....
Les autres voitures derrière roulent toutes...lentement désormais....bizarre.
Je continue la montée bien plus calmement, en seconde.
Personne au col.

C'est un peu moins venté de l'autre côté, et nettement plus sec.
La descente est paisible jusqu'au camping privé de Lanslebourg, situé juste à la sortie à gauche du village.
C'est un camping d'altitude (trop haut pour bien récupérer des efforts de la journée sans adaptation à l'altitude),
mais je pourrais maintenant le supporter, grâce aussi et pour beaucoup à mon chauffage d'appoint.

Il est presque vide lui aussi, la saison a été financièrement désastreuse.
Je choisis "mon" emplacement habituel, plus proche des sanitaires (celui du fond ne fait pas "douche").

Le camp est monté en 1 clin d' oeil, malgré la douleur de plus en plus vive.
La douleur des déchirures musculaires à la jambe gauche est toujours là,  mais relativement insignifiante/abdomen.
Je vais à la douche, l'emplacement se trouve finalement ...loin des sanitaires (40m...5mn!).
Je m'y traîne comme un petit vieux, à tout petits pas: ça me rappelle ma situation il y a ....15 jours!

La douche chaude m'a un peu soulagé.
Je vais faire des petites emplettes en ville, et à pieds (à 500m).
J'ai espoir de réchauffer les muscles internes.
Je suis déjà vêtu de ma grosse polaire.

Et non, c'est pire.
Je rebrousse chemin.
D'autres campeurs sont arrivés à moto, des allemands sympas, je leur prête mon maillet, c'est l'usage,
et bien plus pratique qu'une pierre mal adaptée.

Je reste bien au chaud dans ma tente,chauffage à fond.
Mon siège Décathlon a retrouvé sa fonction de déambulateur.
Ses poignées me permettent aussi de me relever en sortant de ma tente.

18H30,
je prend ma voiture (il fait chaud à l'intérieur!) pour faire les 500m jusqu'au village.
Je m'offre une pizza pour ne pas à avoir à préparer mon repas.
Celle prêt de la boulangerie: extra et moins chère,mais pas très grande.

Je retourne au camping et déguste ma pizza, accompagnée de concombre et de tomates à la croque!....Miam!

19H30:
Je m'allonge rapidement, pour limiter la douleur.
Mes vacances s'arrêtent probablement ici, snif!

Je renonce volontairement à la morphine et aux corticoïdes pour limiter les mouvements intempestifs iatrogènes.
Tant pis si j'ai mal, je préfère de loin pouvoir continuer à monter les cols.
---------------------------------

Je dors affreusement mal.
Le "pot à pipi" m'a bien aidé, en me permettant de rester dans ma tente, sans avoir à faire trop d'effort.
J'entend tousser de froid partout dans le camping, toute la nuit.
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Jeu 25 Sep 2014, 20:16

Samedi 16 aout.
Col du Mont-Cenis et....tour du lac!

Le froid est glacial, le camping est tout à l'ombre dans cette vallée étroite,
avec encore de trop nombreux  nuages qui flottent sur le pic enneigé au loin  plus bas dans la vallée (derrière Tignes).
Les tomates de ma glaciaire ouverte toute la nuit ont givrées et sont flétries.

Les jambes:.... ça va.
Leurs déchirures sont gérables, je pense.
Trop froid pour partir très tôt
(je me suis fais avoir l'année dernière! :la montée est à flanc de montagne versant NORD).

Je prend ma douche en premier, pour me réchauffer dans les sanitaires chauffés (et isolés!).
Je fais le plein de calories, car le tour du lac est fatigant (montagne russe!), au moins autant que la montée du col.
Bon, il faut me décider:...tenter de sortir mon trike de ma voiture.
Le sortir et le remonter me prend un temps fou, je bouge avec précaution et lenteur, car j'ai mal.
Le douce chaleur de mon chauffage toute  la nuit m'a peut-être évité de faire un "état de choc"???!
Le soleil arrive timidement.

9H00:
Je m'équipe de ma combi thermique (haut et bas, plus chaussettes*, gants  et bandeau polaire) et je pars du camping.
(*:mes pieds ayant bien rétréci (tout comme mes chevilles), je peux désormais chausser mes pieds dans les sandales AVEC les grosses chaussettes Sealskin).

J'ai "rien de trop" thermiquement parlant.
J'abaisse au maximum mon pare-soleil pour me protéger du soleil  rasant face à moi.
Je fais sensation en remontant le village gavé de touristes.
Rond-point et je tourne à droite.
Des camping-cars stationnent là -encore endormis- gratuitement, après le pont.
La route est lumineuse bien qu'encore partiellement ombragée.

C'est parti pour 10 km de montée: plus de 2H encore de montée?!.
La montée est calme, avec des pourcentages relax.

Je suis obligé de ralentir le rythme pour soulager ma jambe, une crampe serait désastreuse et ingérable.
Au ventre: étonnamment ça va!... tant que je pédale et que je reste bien lové dans mon siège.

Il me semble que ma dernière montée de ce col (l'année dernière) ne remonte qu' à une semaine.
Je retire d'abord mes gants de soie.
Le bandeau frontal attend 1 km de plus.

je donne un coup de guidon à droite vers de bas-côté pour être à l'ombre sur de l'herbe pour mieux régler mon lecteur MP3
(l'écran est peu visible en plein soleil).

-"non!!!nooon!!!! t’arrêtes pas!!!" me hurle le cycliste derrière moi (qui me suit d'ailleurs depuis plusieurs minutes).
Son ton est nettement désapprobateur.

-"non,mais ohh! je fais ce que je veux".
Je le vois alors me dépasser en titubant: à l'évidence il calquait sa vitesse sur la mienne, et il est fâché.
Et il est cuit.

5.5 km avant le col,
je me force pour ma première pause.
L'endroit est heureusement ensoleillé, mais  il fait toujours très frais.
Les jus de fruits variés passent tout juste, je délaisse l'eau trop froide et fade.
Les compotes plus épaisses en gourdes glissent mieux.
Nettement plus de voitures maintenant, mais ça va.

Les paysages sont somptueux et ouverts.
Le ciel est de plus en plus bleu d'azur.

4 km du col:
c'est plus raid, mais je me suis énormément économisé.

2 km du col:
on surplombe toute la vallée en contre-bas, je profite du panorama (le soleil peut ne pas durer!)
avant d'obliquer  sur la gauche vers le col.
Les alpages arrivent, doux au regard, comme dans le Cormet de Roseland versant  St Maurice.

La Croix à 1Km du col.
Il fait très beau.
L'altitude se fait sentir, je peine un peu...probablement une zone plus pentue?!

Le col en lui même est décevant, comme souvent.
Mais on commence à y voir le beau lac qui miroite en plein soleil dans le lointain
.
Les cyclistes ne sont pas assez rapides pour me photographier, tout comme les touristes, devant penser que je m'y arrêterai?!
Je fonce en poussant à fond sur les pédales mais....sur quelques mètres!
Ça descend, je bifurque de suite sur la toute petite route qui descend au lac (bitume affreux! raide: 10%? je fais du rodéo, j'ai mal au ventre).

Je tourne avant le lac (virage très serré!) pour faire le tour* du lac, j'évite de justesse un gros 4x4 : c'est bien d'être prudent.
*:Je n'y avait  pas été autorisé à le faire l'année dernière (course pédestre du tour du lac).

Les épilobes au doux mauve sont au rendez-vous tout le long de cette route et me réjouissent l'âme.
Rien que pour eux la montée vaux le coup.
Je m'y arrête par 2 fois, pour la vue délicieuse sur le lac.
Cette petite  route est plus que sympa: c'est un de mes top 10!
Le croisement avec les voitures est y certes problématique, mais ici peu de gens s'énervent.

Bout du lac et croisée des routes:
j'abandonne la route toujours goudronnée à droite qui monte au col du PETIT MONT CENIS (très physique!),
pour prendre à gauche la piste carrossable.
Je m'attendais à pire, ça secoue pour le ventre, je roule lentement en passant au mieux.
La vue sur la route principale en face de l'autre côté du lac est bien jolie.

Je fais une longue halte au soleil bienfaisant, je m'y fais dorer mon gros bedon pour activer sa circulation sanguine comme le ferait un coup de soleil.
Je repars, ça monte, les cailloux me pompe du jus..... j'ai un peu de lassitude.

Enfin un peu de descente, ouf!...
On s'écarte nettement du lac pour contourner le pic où se situe la forteresse, en se rapprochant de l'Italie,
mais que j'évite totalement en tournant à gauche pour passer SUR le barrage.
Je commence à fatiguer, et je pense déjà aux 3 remontées jusqu'au col!

Le lac est très paisible, je fais une dernière pause pour m'en repaître.

Je tente de remonter sur la route au plus court, mais je suis trop juste en puissance et en motricité sur un semblant de piste (testée à pied l'année dernière).
Je prend donc "au plus long" en descendant un peu en direction de l'Italie.
J'arrive sur la route principale et prend à gauche vers le col: c'est la première grosse remontée.
Je n'ai plus d'eau, j'ai soif car il fait "trop beau"!

La vue sur le lac fait passer le temps des loooongues montées .
Je fais encore des haltes sur le coté pour profiter encore de la vue.

Le col .....enfin.
J'enfile rapidement gants et bandeau frontal tout en roulant.
Les italiens s’apprêtent à venir à ma rencontre et ne comprennent pas: je ne m’arrête pas!
Et non!!!, je fonce!
Tout ....à droite.

Oui, je fonce, le sol est maintenant bien sec et plus chaud, mais mes pneus bien usés n'accrochent plus assez en virages serrés pour "faire un chrono" en toute sécurité.
Pas le temps de freiner pour stopper à la table panoramique, je dévale la pente.
Je double quelques voitures roulant trop paisiblement, et des cyclomotoristes tchèques poussifs et polluants que je reconnais.

Lanslebourg se profile déjà à l'horizon dans la dernière ligne droite, je freine in extrémis seulement au dernier virage avant le pont (danger!).

Trop de circulation, on ne respecte pas ma priorité à droite au carrefour, je m'impose en serrant les fesses.
Je descend lentement le village, les voitures roulent n'importe comment en cherchant des places de stationnement.

Rond-point de sortie de ville, une voiture essaye de me coincer, je m'impose encore en roulant trop vite, la roue gauche était proche de décoller.
Camping.
La journée était excellente!

Je me précipite sur ma glacière (enrobée d'une pare-soleil, faute d'avoir déniché un transformateur 220-12 Volt),  pour me réhydrater en priorité.
Les boissons y sont encore super-fraiches.
Je me mets torse nu, car au soleil il fait au moins 25°.
Je m'assoie dans mon siège face au soleil pour griller mon bedon et je n'y bouge plus, pour ne pas souffrir.
Je me fais un énorme sandwish avec la baguette qui me reste.
C'est un vrai délice, j'avais faim!

C'est encore à tout petits pas que je me traîne à la douche.

D'autres motards allemands arrivent.
On leur a désigné l'emplacement à côté de moi, mais ils zigzaguent étrangement sur les autres emplacements.
Par 5 fois, j'essaye de prendre contact en disant bonjour aimablement et avec sourire,
mais apparemment je leur suis totalement invisible.
Le montage de leur tente est.....trèèèès lent et approximatif (35mn!).
Ils me déplaisent fortement et donc .....je ne leur prête pas spontanément mon maillet.
Je sais ,je suis un gros vilain!

Les canettes de bière vides dégoulinent de leur sacoches quand ils tentent d'y chercher des affaires.
Ils rient bêtement, très bruyamment, et à chaque phrase, comme des ados qui parlent de pipi-caca: ils sont totalement saouls!
Ils éclusent encore pendant des heures, toujours trop bruyamment.

De l'autre côté, le couple de retraités voit bien les avantages de mon  trike, il va probablement se remettre au vélo, et.... à VC!

18H3O:
le soleil passe derrière la montagne, et en 1 minute la température dégringole, je dois mettre  illico ma grosse polaire.

J'accuse le coup, la fatigue arrive.
La douleur semble finalement gérable, on verra bien demain?!

Je rentre dans ma tente, après avoir vérifié la présence d'une grosse réserve de boissons et du "pot à pipi".
J'allume de suite mon chauffage.
Il me permettra aussi de faire moins pipi (plus de transpiration et moins de contraction de la vessie).
Je visionne un  film sur mon netbook, casque sur les oreilles pour ne plus entendre mes voisins.
Le froid les pousse à se coucher tôt.
---------------------------------------------

la suite?....bientôt!
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Mar 30 Sep 2014, 15:48

Dimanche 17 août.
mini montée (raccourcie) du col de l'Iseran.
camping 1320m autre camping au dessus du col de la Madeleine,avant Bessans - col 2770m

Encore un petit matin glacial (4°?), c'est d'ailleurs normal vue l'altitude (1320m).
La journée s'annonce comme la plus ensoleillée de la semaine, je dois en profiter.
Le grand bleu est d'ailleurs déjà là, expliquant le froid nocturne.

Mon chauffage a ronronné toute la nuit.
Je dois le sortir pour le placer sous mon siège pour petit-déjeuner,
car le froid traverse mon pantalon polaire et m'irrite les muscles déchirés.
Je prend une solide collation.
Dehors, ma lessive est encore trempée.
Les motards se sont levés très tôt (le froid!) et me disent -enfin- bonjour ce matin , ils semblent enfin me voir.
Ils ont mal au crâne....., et semblent ne pas avoir dormi à cause du froid, si j'en juge à leurs grosses cernes.
Le pic enneigé rougeoie sous le soleil naissant, la journée s'annonce fantastique!

J'ai peu dormi moi aussi , mais ça va.
La douleur abdominale est un peu en baisse, sans plus.
Contrairement à l'année passée, je ne pars pas trop tôt, pour ne pas souffrir du froid.

Je ne me sens pas de partir depuis le camping, car il y a le col de la Madeleine à passer.
Certes pas si compliqué (mais une grosse heure de plus de montée DANS CE SENS).
C'est pour le retour que je m'inquiète: il serait trop bêta d'y caler, je vais donc le zapper.
Je suis là en fait pour passer de bonnes vacances en me faire plaisir.
Tant pis si la montée est abrégée.


Je replace mon trike dans ma voiture :c'est dur pour le bedon.
8H00:
Je conduis calmement sous le soleil naissant et remonte la route jusqu'au camping naturel avant Bessans sur la gauche juste avant le pont ....
(trop coûteux! pour un cyclo-campeur et avec peu d’intérêt, car trop isolé: pas d'épicerie etc., et encore endormi à l'ombre glaciale en cette saison. ...).

Je remonte mon trike paisiblement, en attendant que le soleil monte dans le ciel, il fait très froid tout à l'ombre.
Les montagnes environnantes s'embrasent.

9HOO:
J'ai mes gants aux mains, mon bandeau polaire et ma tenue thermique complète.
Je pars,
je reviens sur la route principale, tourne à gauche et presque de suite après le pont,
je me dirige sur ma gauche vers Bonneval, en passant par Bessans.
Là encore, j'ai l'impression d'y être passé la semaine dernière, tant mes souvenirs sont vifs.
De bon matin la route y est enfin nettement plus ensoleillée et plus paisible, avec un  faible pourcentage de côte.

Des épilobes sont encore en fleur,pour mon plus grand plaisir.
J'arrive paisiblement à Bessans que je traverse rapidement (très calme!).

Je rattrape la route principale et l'ombre projetée par la montagne.
Petite descente et partie encore à l'ombre: qu'il fait froid!
Mes pieds s'engourdissent rapidement.
Je passe devant le camping* à la ferme encore tout engourdi dans l'ombre.

*:J'y ai fait un détour l'année dernière, pour ma mémoire:
une fillette à peine levée y ramassa un chat qu'elle étouffât aussitôt avec amour contre sa poitrine  comme le plus grand des trésors.
Son frère caressait un gros lapin presque aussi grand que lui....un paradis pour les enfants!


Bonneval est en vue, la route à flanc de montagne est bien visible aussi sur la gauche, sur le versant bien ensoleillé.
Le plein soleil revient.
Une foultitude de voitures y sont garées: randonneurs et cyclistes.
J'aurais certes pu m'épargner ces 10 km d'echauffement, mais j'aime bien.

Je fais le plein d'eau à la fontaine du village: les enfants y sont frénétiques en me voyant.
-"vous allez où?" me demandent des  adultes.
Je ne répond pas....évident,non?!

Ça monte pour de vrai maintenant.
Ma combi thermique me donne un peu trop chaud, mais le temps va encore fraîchir avec l'altitude.
Je monte en mode économique, en gardant du jus pour le final, toujours bien plus éprouvant de ce côté (11%).
La vue est belle  partout et change à chaque virage, ça en augmente le charme.

Assez vite, on perçoit les cimes encore partiellement enneigées.
Grand virage à gauche qui fait changer d' endroit.
Le premier pont, au replat, propice pour la rando pédestre.
Je fais une petite pause casse-croûte.
L'altitude se fait bien sentir, je respire moins bien, je manque de souffle.

Bien plus haut:
le petit tunnel,
puis le pont.
De grosses plaques de neige y sont encore présentes et les enfants se régalent d'y patauger.

Je sais que je suis en jambes.
Le col se devine vaguement dans le lointain, mais en fait c'est la station de ski (le col est plus à gauche, dissimulé).
Le temps est doux, très peu de vent,....un temps idéal.
Mais l'altitude est là, je roule presque à fond, je ventile comme un asthmatique.

4Km avant le col,
un trike me rattrappe vite (Catrike Speed? en roues de 20").
Il roule bien trop vite, moi je suis déjà à fond, on se fait juste un petit coucou de la main et je le laisse filer.
Pas la peine de me mettre dans le rouge juste pour causer un peu.

Je reste à tout juste  4 Kmh (voire moins), et je suis à 100% de ma capacité aérobique.
Je suis déjà content, je ne l'aurais pas espéré il y 15 jours ou....au cen bas des Arcs.
J'en oublie ma douleur.
Je monte lentement, mais le paysage est beau.
Il n'y a que cette si longue ligne droite....interminable qui me chagrine!

Je croise le trikiste qui redescend déjà, à très vive allure!..il ne ralentis pas je le comprends.....
Encore 2Km pour moi: soit une grosse demi-heure.
Les 11% sont pénibles à gravir cette fois-ci: à....3 Km/h.

Dernier Km:
je ralentis progressivement comme à mon habitude sur les 500 derniers mètres,
mais je transpire encore trop pour me sécher.
Mon cœur ralentit.
j'arrive au col sereinement.
Je ne m'y arrête pas, joue de la sonnette pour écarter les touristes et prend de suite à droite le chemin qui va au lac près des remontées mécaniques.
Mais je stoppe bien avant dans l'herbe à Gauche pour avoir de la vue sur l'autre versant et sur la retenue d'eau, et pour m'abriter relativement du vent très présent et frais.

Cette fois-ci je prend grand soin à bien à verrouiller mes freins de parking!!!! hé! hé!
Je casse-croûte rapidement et dois me couvrir pour lutter contre le froid (gants, bandeau,coupe-vent, ...).
Lové dans mon trike, je savoure cette journée très ensoleillée.
Rien ne presse d'ailleurs, car je n'ai plus que de la descente à parcourir pour retrouver ma voiture.
--------------------------------------

Je repars, remonte les quelques mètres de dénivelé qui me font surplomber le col.
Des touristes sont surpris de me voir débouler de là, je rejoue de la sonnette,
j'accélère aussitôt vivement, et c'est parti!

Avec du 11 % et des lignes droites, ça décoiffe.
La très longue ligne droite, pas de circulation,je coupe les virages en doux "S" que je coupe à la tronçonneuse.
J'y bas mon record de vitesse de ce côté.
Je freine juste ce qu'il faut.

Déjà ....le pont, ....le tunnel,
un cycliste trainouille à 60Kmh et bloque camping-cars et voitures.
Je double le tout,
puis Bonneval, je zappe la fontaine,
c'est alors bien moins raide: 10 Km de descente plus douce.
Des cyclistes sont déjà redescendus et récupèrent leur voiture.

Petite remontée, vite passée cette fois-ci! mais qui réchauffe le corps, puis je bifurque à droite pour re-passer par Bessans comme à l'aller (ça évite aussi la petite remontée de la route principale).
Je fais une dernière pause pour retirer déjà gants, bandeau polaire et tour du cou polaire, en contemplant cette jolie montagne à gauche, en énorme pain de sucre.

Je fais un peu la course avec d'autres cyclistes (a voiture n'est pas loin), j'appuie sur les pédales.
Mais je cale rapidement, je les laisse doubler, ils sont contents.

Camping de Bessans/voiture:
Je me mets torse nu, il fait trop chaud.
Je replace mon trike dans ma voiture.
La voiture est surchauffée par le soleil d'altitude, les boissons y sont imbuvables,
j'ai hâte de retrouver le camping et ma glaciaire.

Je retourne au camping paisiblement: trop belle journée!
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MessageSujet: Re: Le bien trop gros El Sombrero dans les Alpes :le FOU! ( Obésité -santé )   Mar 30 Sep 2014, 18:40

Lundi 18 Aout
2èm montée du col du Mont Cenis
et transportation en bas de la Maurienne


Il fait un chouilla moins glacial ce matin, le temps est au très beau: bleu d'azur!
La montagne enneigée est embrasée par le soleil, je ne suis pas le seul à la prendre en photo.
Ma lessive est encore trempée, je suis content d'avoir un change tout sec.

Petite journée aujourd'hui: simple montée au col du Mont Cenis,

puis transportation en bas de la Maurienne au camping municipal de St Jean de Maurienne, situé au pied du col de la Croix de fer.
J'ai toujours très mal à mon abdomen et je dois marcher encore comme un papy grabataire à 1km/h.
J'ai essayé un gros bandage pour me maintenir comprimé mon bedon, mais c'est pas mieux.
Comme j'ai monté somme toute assez facilement ce col  il y a peu,
ça devrait-être du gateau.

Je pars.
Je pousse plus sur les pédales, bien calé dans mon siège.
J'avance nettement plus vite aujourd'hui, et je respire plus librement.
J'ai une vue splendide sur le pic enneigé, tout blanc.
Un joggeur me dépasse en marchant courant paisiblement
Je profite du beau temps pour faire un peu de fractionné, dès la sortie du village.
Mais je présume de mes forces ,je dois ralentir un peu.

Je suis toutefois très content de pouvoir rouler -encore- malgré mon soucis de douleur.
Quand je suis face au soleil, je fais rougir mon bedon au soleil, il me semble que ça me fait du bien.
Le grand rush de la première quinzaine d’août est passée, la circulation est plus calme.

J'ai déjà gagné 30mn sur ma dernière montée et le col n'est plus qu'à 2 Km.
J'accélère un peu le rythme au passage de cyclistes peu affûtes comme le trahissent leurs mollets, mais je ne fais pas le poids,
je dois les laisser filer.
Avec du soleil et du ciel bleu, ce col est encore plus beau.
Aujourd'hui on a de la vue.

Le col est vite atteint.
Il est encore tôt, le temps est génial, finalement je décide de pousser plus loin.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------

Je bascule donc au col en direction de l'Italie sans stopper ,
puis je reprend la même petite route à droite si sympa qui permet de faire le tour du lac.

Mais aujourd'hui je vais pousser jusqu'au refuge du col du Petit St Bernard.
La petite route est toujours un vrai délice.
Je laisse passer les convois de voitures en me garant gentiment, j'ai le temps.
Au bout, à l'intersection, je délaisse le chemin carrossable du tour du lac à main gauche , je reste sur la route bitumée à droite.

C'est du raid de suite!
Je peine un peu,l'oxygène se fait rare.
Tout compte fait, il y a encore des touristes sur cette route, mais ils me laisse gentiment passer.

Il y a beaucoup de fleurs encore présentes dans les alpages.
C'est toujours aussi beau, quel bonheur d'être ici: un vrai petit paradis!.
Ça me fait un bien fou pour mes poumons.
Il fait assez doux, malgré l'altitude.

J'en connais chaque virage, ça aide pour bien gérer la montée.
Mini-descente au croisement avec le parking, je fonce pour le ressource.
La route est maintenant très étroite: les voitures doivent manger de l'herbe voire à monter un peu sur le talus pour me doubler.
Dernière grosse montée: je regarde dans mon rétro, zut...une voiture.
Je suis à fond à 3km/h: elle doit attendre.
Ça s'élargit: elle me dépasse après 3mn.

Je devine le refuge, mais bôf, pas besoin de pousser jusque là (encore une mini-montée mais moins rude), je pense faire demi-tour.

Et puis j'ai le temps, je monte ....jusqu'au refuge,
le dépasse (comme d'habitude en fait) et poursuit sur le chemin carrossable en face,
jusqu' au parking.

Je poursuis sur le chemin.
J'arrive cette fois-ci à passer les 2 premiers virages,mais c'est juste en motricité, en particulier sur les grosses pierres.
Je finis par bifurquer à gauche dans l'herbe grasse en sortant du chemin, tout transpirant et haletant.

J'y casse-croûte paisiblement en profitant du paysage.
J'en profite déjà pour vérifier et régler mes freins à disque pour la descente.

D'être inactif me fait percevoir la température ambiante: 20°, mais....en plein soleil, c'est peu.
Je mets ma tenue thermique, pour ne pas avoir de crampe.

-----------------------------------------------------------------
Pour le retour, je me laisse glisser sur le chemin, je roule paisiblement pour ne pas endommager mon trike.
Puis à fond sur le bitume: personne à l'horizon...Youou!.
Les vues sont encore plus belles dans ce sens!!!
Je dois donner quelques coups de pédales ici où là, mais en gros ça fonce!
J'ai maintenant vue sur le lac tout bleu, je ralentis pour en profiter.

Au bout, il y a cette remontée au bitume tout pourri d'au moins 10% pour retrouver la route du col.
Le cheval commence à s'habituer à moi et ne s’affole plus, il me suit paisiblement en longeant la route pour obtenir un petit câlin.
Mais 2 fillettes sortent en courant d'une voiture pour le câliner.
Le cheval préfère les fillettes: il s’arrête.

L'effort est violent, et je m'en passerais volontiers, surtout en plein soleil.
Avec mes gants et mon bandeau frontal, j'ai trop chaud.
Mais la route est là, avec seulement encore un peu de remontée, et nettement plus facile.

Le col:
Les autres cyclistes sont toujours effarés de me voir ne pas m’arrêter,
bien au contraire, je fonce!

Le bitume est plus chaud et bien sec: les pneus usés accrochent bien plus.
La descente est très rapide: ....un pur délice.
10 Km à parcourir....à peine 1O mn....

Je suis déjà au camping, la sortie a été excellente!.

---------------------------------------------------------------------------------------------------
Je bous  au soleil, à l'abri du vent, je retire tout mes vêtements, je suis torse nu.
Les boissons dans ma glaciaire sont encore bien fraîches, c'est très agréable ,
c'est une des choses qui me font le plus défaut quand je cyclo-campe en autonomie.

Ma tente est bien sèche et se replie facilement en...."3 secondes".
Un petit nettoyage interne du tapis de sol de la tente et ...un peu d'huile essentielle de lavande.
Je plie mon vélo et place le tout dans ma voiture.
La femme de l'accueil ne revient qu'à 16H30: j'ai tout mon temps.

Je me transporte à St Jean de Maurienne.
La circulation est très faible à cette heure-ci.
J'en profite pour faire une halte au grand Intermarché: essence,courses et...transfo.
Mais non, rien côté transfo, je désespère.

St Jean de Maurienne.
J'arrive du mauvais côté, je rate l'entrée du camping, si....peu visible....
Tiens! ....Le camping a perdu sa 4èm étoile.
Mais il est très bien placé et d'un très grand confort.
J'opte d'ailleurs pour un emplacement bien plat "grand confort" (électrisé) plus coûteux, mais surtout plus ombragé,
pratiquement en face de l'accueil.
Je mets de suite à sécher ma lessive de la veille encore humide.

Je me délecte du beau poulet rôti acheté plus tôt auquel je fais un sort.

Je me rend compte trop tard que j'aurais dû opté pour un autre emplacement,
car il y un petit faux-plat -MONTANT- pour me rendre à la douche*.
(*:il y a des toilettes juste à l'accueil, à 2 pas de mon emplacement, mais pas de douche).

Il me faut lamentablement...5 mn de marche pour y arriver.
La douche est bien chaude, la lessive est plus vite faite.

Pour retourner à la tente, c'est plus rapide en descente.

--------------------------
J'ai de l'apréhension pour les jours suivants pour monter le col de la Madeleine, car j'y ai souvent peiné.
Je monterai bien demain le col du Télégraphe seul, mais il faudra revenir par la nationale,
ce que je n'aprécie guère.
Du coup le col du Glandon ou le col de la Croix de Fer en boucle me tente plus.

Le soleil passe la montagne, la température chute rapidement, je me couche tôt.
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