Le Forum du Vélorizontal, vélo couché et autres véhicules à propulsion humaine

Le forum francophone de tous les amateurs de cette pratique cycliste
 
AccueilPortailCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Très grand Tour autour de TOULOUSE:morceaux choisis,été 2011.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
el sombrero
Accro du forum
avatar

Messages : 5040
Âge : 56
Localisation : Hautes Pyrénées (65)
VPH : Trike Gforce xts suspendu 26"-20"
Date d'inscription : 04/09/2007

MessageSujet: Très grand Tour autour de TOULOUSE:morceaux choisis,été 2011.   Ven 16 Sep 2011, 20:10





Pensant que certaines étapes sont rébarbatives à décrire et à lire,j'ai donc décidé de ne décrire que certaines étapes.
Pour les rendre plus vivantes,j'essaye de les décrire en temps réel,m'aidant de ma mémoire et de mes supports vidéo et photographique,sachant que j'en fais la description tranquillement chez moi,à distance dans le temps.
Equipement:trike et barda habituel de cyclo-campeur dans les sacoches (tente,duvêt,popotte,...).

Les étapes ne seront pas décrites forcément dans l'ordre,mais au gré de mon temps libre et de mes aspirations.
Désolé d'avance pour les erreurs ou imprécisions topographiques,toponymiques,chronologiques ou autres!.....

Mon seul but étant de faire partager mon plaisir de rouler à vélo en tant que cyclo-campeur.
Certains paysages méritent le détour,c'est indéniable,voire d'y revenir!.
Et si je peux le faire avec mon sur-poids,...d'autres peuvent aussi le faire.
Le cyclo-camping c'est vraiment bien !!!
Aucun exploit sportif n'est ici décrit,puisque je roule paisiblement ,lentement,mais ......sûrement:un des meilleurs moyens de se faire plaisir en gravissant des cols.
je ne donne pas de moyenne kilométrique en général,exception faite pour des grosses vitesses atypiques en descente,où des vitesses particulièrement lentes en montée de col:où le trike montre son avantage indéniable (on ne peut pas tomber à faible allure!).

je pratique plutôt la montagne,par choix personnel:il est donc évident que je décrive plus d'étapes de montagne,d'autant qu'on y rencontre en fait bien peu de cyclo-campeurs.
Une "bonne étape" de montagne laissera bien plus de souvenirs et de sensations dans le temps qu'une étape plus plate ="plus lisse" =plus insipide.
Sans faire de sexisme,j'utilise le vocable cyclo-campeur et ses déclinaisons au masculin simplement et uniquement pour me simplifier la vie en écrivant ces lignes:je m'en excuse d'emblée auprès des femmes qui restent chères à mon coeur.

-------------------------------------------------------


Dernière édition par el sombrero le Lun 19 Sep 2011, 18:51, édité 5 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
el sombrero
Accro du forum
avatar

Messages : 5040
Âge : 56
Localisation : Hautes Pyrénées (65)
VPH : Trike Gforce xts suspendu 26"-20"
Date d'inscription : 04/09/2007

MessageSujet: Re: Très grand Tour autour de TOULOUSE:morceaux choisis,été 2011.   Ven 16 Sep 2011, 20:10



Le Puy-Marie en boucle depuis Mauriac (Cantal) en boucle par le Pas de Peyrol .

j'ai eu assez chaud la veille,et j'ai terminé l'étape un peu fatigué.
Je suis content de me faire une petite journée de "repos",d'autant que le camping est un vrai 4* très plaisant.
Je campe en laissant tout mon barda au camping municipal 4* de Mauriac,nettement en contre-bas de la ville (car au bord du lac).
J'ai laissé mon porte-bagage et mes tendeurs sur mon vélo pour faire des courses sur le chemin du retour,car le camping est très en contre-bas de la ville et des supermarchés.
Les batteries de mon caméscope sont chargées à bloc,grace à la prise de courrant de l'emplacement:les vidéos seront certainement agréables à visionner!
La journée est annoncée bien ensoleillée et chaude.
Je n'ai pas pris beaucoup d'eau en réserve:j'acheterai une bouteille de jus de fruit en cours de route.
Pour l'aller,je passe par Salers:une éternité que je n'y suis pas passé...je ne visualise plus le village!

Je pars au matin,"à la fraiche" (8H30).
La remontée me semble très facile:j'ai dû bien récupéré de la veille.
Mais je fais attention de mouliner paisiblement de suite,car il y a de la montée à faire pour monter le Puy-Marie par le Pas de Peyrol.
Le parcours est bien balisé et est très facile à suivre.
Il n'y a pas beaucoup de circulation car il est encore tôt.
Dès la sortie de Mauriac,la route est plaisante.
Il y a encore un nombre extraordinaire de fleurs sur les bas-côtés,comme s"ils n'avaient pas été fauchés.
Par moment je distingue déjà assez bien les montagnes dans le lointain qui semblent encores endormies dans la brume matinale.
Ou plutôt non,le ciel est bien gris et je pense que j'ai rien pris comme vêtements chauds pour descendre le col:gloups!!!!.....
Je reconnais le camping* de Anglards de Salers sur la gauche,j'y ai dormi...sans doute un jour de pluie ou de fatigue?!....(*:4.5 € + taxe de séjour! qu'on se le dise!)
C'est pas très plat,et en tout cas bien moins que dans mon souvenir:je perds un peu de force sur le trajet,roulant sans doute (à tort) un peu trop vite,et le trajet me semble très long jusqu'à Salers,alors que sur ma carte Michelin,cela semblait si facile.....

J'arrive enfin au village de Salers et reconnait de suite ses contre-forts où se garent (payant) une foultitude de touristes.
Comme j'ai du rab en temps,je m'offre cette fois-ci une petite visite de ce si joli village:j'en profite aussi pour me reposer.
Le ciel semble un peu moins gris,et l'air se réchauffe lentement:pas besoin d'arriver trop vite en haut du col.
Certaines côtes du village sont bien raides (14%?),mais avec mon trike ça passe facilement.
Rouler sans gêner les piétons en slalommant entre-eux est un jeu d'enfant.
Je fais un tas de belles photos et je n'oublie pas de me ravitailler conséquemment pour le reste de la journée.
Je reconnais facilement la boulangerie et l'épicerie,mon trike a un succès fou,comme d'habitude.

Je sors du village et me dirige vers le col:ça monte plus nettement plus raide:d'ailleurs je commence de suite à surplomber le village qui reste sur la droite.
je retrouve rapidement les tables en bois de la DDE sur la droite qui semblent m'attendre pour un premier casse-croûte conséquent.
Je m'hydrate aussi largement et prend mon temps:c'est aussi ça de "bien savoir gèrer une montée de col".
Je consulte avec soin ma carte routière et je me dis que pour une journée de "repos",je vais en baver?!...car je n'ai fais pour l'instant que.... le plus facile.

Je repars,
La route devient plus étroite et il y a encore plus de fleurs sur les côtés,étrangement ici aussi:pas d'abeille et d'insectes..
Les campings-cars commencent à avoir du mal à se croiser sans ralentir,et doivent souvent patienter avant de me dépasser.
Les montagnes ,tout à l'heure si lointaines,sont maintenant à portée de main.
Le paysage est très beau et me change agréablement des paysages peu ouverts de la haute montagne pyrénéenne,d'autant que le ciel s'éclairçit et que la chaleur commence à se faire sentir:mes provisions d'eau diminuent.

Je roule maintenant en très longue écharpe sur le côté gauche du vallon:cette portion est longue ,mais vraiment plaisante:le paysage n'est pas encore de la haute montagne,mais il est montagneux.
je mouline toujours sagement et les pauses photographiques me permettent de souffler quelques-fois sur les renflements de la route dédiés aux croisements des véhicules.
Il devient rare de voir ces anciens parapets en béton reliées par de simples poutrelles métalliques:autant je les trouvais moche étant jeune,autant ça me donne un petit coup de nostalgie maintenant,et ajoutent au charme pittoresque de la route!.
Un camping-car très large ,et en voulant bien faire, s'est encastré contre la falaise:il y a un beau bouchon et je me plais de remonter toute la file de voitures.
La route est vraiment belle et vaut véritablement le détour.++++

J'arrive ainsi midi passé au joli Col de Neronne (1242m),point haut qui offre de la vue.
Beaucoup de touristes sont là à vouloir me mitrailler,aussi je ne m'y arrête pas et poursuis mon chemin.
Ca descend à peine:c'est un faux-plat descendant sur plusieurs km,en terrain qui est devenu brusquement délicieusement boisé et ombragé:ça sent bon la mousse.
Je m'éloigne rapidement du col ,sans trop voir dans quelle direction je vais.
Puis ça accélère sur (2?) km:c'est la vraie descente ,et maintenant un peu vite même:je dois freiner (c'est toujours dommage,car il me faudra remonter toute cette decente!).
Je reconnais la source d'eau fraiche à droite;je freine en pilant pour refaire le plein d'eau et un brin de toilette.

-500 m de plus de belle descente et j'arrive à l'intersection du chemin de retour par la Vallée du Mars.

Jusque-là je pensais soit:
-être en forme,
-soit que le col était très facile.
Mais là,ça monte pour de vrai,nettement plus que dans le col précédent..
Il y avait un panneau plus bas,mais je ne l'ai pas trop regardé.
Le suivant est dédié aux cyclistes er affiche :Col du Pas de Peyrol ,1588 m, 9.62 de % (quelle précision!):rien d'insurmontable,d'autant que ça monte facilement ....pour l'instant..
Je mouline toujours et je pense déjà au retour voluptueux quasiment "tout en descente" jusqu'au camping (j'en ai fais un bout hier),ce qui me reconforte déjà pour terminer cette ascension.
Pour du 9%,je trouve que je mouline bien:fastoche ce col!
D'autant que les sous-bois ombragés sont agréables à la vue et me font perdre moins d'eau par transpiration.
Autant le paysage était bien ouvert précédemment,autant on se retrouve sur une route très ombragée ,en fôret dense.
Les conifères commencent à être plus présents,la végétation au sol se transforme aussi.
Je ne reconnais plus du tout cette portion de route,mais toujours fort belle.

Quelques cyclistes me dépassent enfin,mais sans précipitation,ça monte!
La route est longue,ou plutôt...je ne roule pas très vite...les 2 sans doute?!

Oups! je coince tout d'un coup,quelque chose me bloque en m'arrêtant presque...pourtant je n'ai pas entendu la chaine descendre un pignon?!
Si avant c'était pas du 9%,là ,c'est plus que du 9!!!!...je dirais un bon 12%???...je dois sur-ventiler et en ralentissant encore pour tenir le coup sur la durée.
Heureusement que j'ai un siège en résine:il couine fort car je suis "presque" à fond:ça faisait bien longtemps que je n'avais pas autant poussé sur les pédales:mon pédalier/ cassette 22/34 est une bénédiction.
je rigole en mon fort intérieurs en pensant il y a peu :"être très en forme" aujourd'hui!
Les côtes du village de Salers me semblent bien lointaines et faciles en comparaison.

Si j'avais eu le barda derrière moi:pas dit que je puisse passer sans devoir m'arrêter fréquemment pour souffler.
Le bon côté:à la vitesse où j'avance (3-3.5 km/h),les photos seront moins floues,hi!hi!.

Le paysage semble s'ouvrir.

Sur la crête à gauche se profile une route en net surplomb avec beaucoup de voitures,mais ce ne doit pas être le col?
Je repasse rapidement en forêt:la végétation a encore changé.
Je vois une route devant mais....fichtre....super-haut par rapport à moi et ......perpendiculaire:probablement 1 des zig-zags de l'autre route d'accès???.
Vu comme ça,c'est effrayant,d'autant que ma carte Michelin est trop imprécise:je ne sais plus trop où je suis réellement,mais je ne m'en fait pas plus que cela.
Je me concentre sur ma respiration,les quelques autres cyclistes qui me dépassent sont eux-aussi à fond,même s'ils roulent plus vite que moi,pour ne pas tomber.

Je suis maintenant sur une portion en écharpe accrochée au flan droit de la montagne:la route est très très étroite,mais de toute beauté:difficlile même avec mon trike de croiser une voiture.
Du coup les voitures roulent très sagement à faible allure:c'est agréable,d'autant qu'il y en a très peu.
La luminosité s'améliore nettement,et des coins de ciel beu apparait:plus aucun de risque de pluie!.

Je rattrappe et double 2 cyclistes qui poussent leur vélo,mais je ne roule qu'un chouillla plus vite qu'eux:j'ai l'impression d'être cuit!
La musique de mon MP3 me donne le tempo qui faut pour m'aider à monter à gravir le final.
Il n'y a plus de campings-cars sur cette route,car ils y sont interdits en après-midi,enfin pas tous.....apparemment?!
Une épingle à droite,pas trop raide,mais je la prends au large quand même.
Les derniers épilobes dressent leurs hampes florales de leur si joli mauve pour me satisfaire l'âme.
Le paysage s'ouvre de plus en plus,le ciel bleu azuréen arrive enfin au dessus de moi.
J'apperçois les marches en bois qui montent depuis le col jusqu'au Puy Marie:le col est donc tout proche.
Je comprends que la route "perpendiculaire" est bien l'autre route d'accès depuis Aurillac,car elle se poursuit en écharpe elle-aussi pour rejoindre ma route.
Il y a foule au col (13H45) ,et ne n'ai pas envie d'être importuné,d'autant que je suis finalement assez fatigué.
Je fais demi-tour pour m'arrêter au niveau des dernières voitures garées:un panneau routier indique:pente à 15% par où je suis monté et par où je redescendrai:tout compte fait;je n'étais pas en si mauvaise forme.

Je profite du confort de mon siège pour me reposer en baissant mon pare-soleil au maximum,pour être au calme,tout en profitant du paysage.
Les rares voitures ralentissent exagéremment à mon niveau pour me prendre en photo.....comme d'hab!
Il fait bon:le soleil bien présent dans le bleu du ciel aide bien.

J'ai prévu de remonter ce col depuis Aurillac ,avec tout mon barda,dans 2 jours:ce sera une montée beaucoup plus fastoche.

Je branche la batterie externe sur mon caméscope pour être sûr de pouvoir filmer aussi la descente:hé!hé!.
Je controle mes 2 freins à disque surpuissants (BB7 couplés à des rotors de 203mm!).
Et je lâche les freins:.....comme on dit:je sens bien les 15%:ça accélère très fort!
Je suis déjà à la 1ere épingle que je négocie en gitant dans mon siège pour le fun et pour ne pas trop freiner.
-70 km/h...80....(...)...ça fonce!
Et hop un premier VD de dépassé (30 km de plus?).
Je coupe les virages en "s" au mieux,je sais que je dois faire "un peu" peur aux cyclistes qui en bavent dans cette section car ils sont obligés d'être dans le rouge pour ne pas tomber.
Je freine le moins possible,comme à mon habitude.
La route est bien moins large que celle du Ventoux en descendant vers Malaucène:je suis très vigilant.
J'ai une une large babane dessinée sur le visage.
Mes vêtements sont déjà déshydratés,mes freins chauffent fortement,mais j'ai encore de la marge:aucune voiture pour me ralentir.
Déjà je retrouve le sous-bois, .....puis .....l'intersection:.....trop vite descendu.
Je me rappelle au temps où je cyclo-campais à VD:le dernière fois j'avais dû verser un bidon entier d'eau pour refroidir mes jantes,surchauffées pas le freinage continue:j'en avais des crampes au mains!!!.....

Ensuite ça descend bien,mais avec des petites remontées ici et là:c'est très roulant,très reposant et le paysage est encore beau et souvent très ouvert.
Avec les remontées,je perds du temps que je rattrappe sur une bonne première partie de la descente et 2 cyclistes semblent étonnés que je reste derrière eux.
Les mini-villages de cette jolie vallée sont traversés rapidement,le paysage est très changeant au fil des virages,ce qui est très agréable.
Je fais enfin le plein d'eau à la fontaine d'un village où je reconnais 2 autres cyclistes attablés m'ayant dépassé il y a une bonne heure dans la montée.
je repars de suite,pour ne pas laisser les muscles se refroidir.
L'eau m'a fait du bien et me permet de relancer:je sens que j'ai encore pas mal de jus.
Je rejoins la D678 pour prendre à gauche en direction de Mauriac ,comme je l'ai fait hier.
La route me semble bien plus facile aujourd'hui qu'hier et les remontées dérisoires:sans le barda,c'est plus facile!
----------------------------
Je n'oublie pas de faire mes courses à Mauriac,avant de glisser rapidement vers le camping,car il y a peu de choix au point "superette" du camping (qui m'avait pourtant bien dépanné la veille).
Tout compte fait:j'aurai dû retirer mon porte-bagage?!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
el sombrero
Accro du forum
avatar

Messages : 5040
Âge : 56
Localisation : Hautes Pyrénées (65)
VPH : Trike Gforce xts suspendu 26"-20"
Date d'inscription : 04/09/2007

MessageSujet: Re: Très grand Tour autour de TOULOUSE:morceaux choisis,été 2011.   Mar 20 Sep 2011, 20:48

Aurillac-St Flour avec passage au Puy Marie (Pas de Peyrol) par la D17 .....


La veille j'ai fait une étape plus facile et plus roulante au départ de Mauriac avec quelques digressions (la Roquebrou...) pour éviter la grosse route menant directement à Aurillac.
J'ai dû traverser toute la ville (pas agréable à vélo) pour arriver au camping 3* de Arpajon s/ Cère où,après discution le prix du camping est passé mystérieusement de 14 à 10€...
Le camping est bien,mais trop cher pour un cycliste,d'autant que l'emplacement "attribué" n'est pas électrifié (mais je me suis débrouillé).
Aucun autre cyclo-campeur n'est au camping et donc ce matin je ne fais pas "la course" pour savoir qui partira du camping en premier:je sais...c'est idiot,mais c'est souvent le cas,d'autant qu'on est bien souvent les premiers levés pour pouvoir partir à la fraiche.
Le départ du camping se fait le 14 août ,à 7H45:c'est quasiment du plat pour le départ.

Je ne fais pas de bruit pour ne pas réveiller les autres campeurs.

Il me faut une bonne demi-heure pour sortir vraiment de la ville.
La bande cyclable est bien dessinée sur la chaussée et ne pose pas de problème avec mon trike.
Pour l'instant,les voitures sont encore bien rares.
Le soleil est déjà là,même s' il y un de petits cumulus dans le lointain.
Le relief est encore très doux à l'oeil et à la pédale.
L'herbe dans les champs et prairies est extraordinairement verte,pour un peu on se croirait en Suisse.
Je pourrais allez plus vite,mais je préfère m'économiser,ce qui est dur aujourd'hui avec les cyclistes me dépassent en trombe!...
Les bas-côtés semblent peu ou pas fauchés:très cool ,ils regorgent de fleurs de haute taille qui enchantent le paysage.

La route commence à être un peu plus étroite,mais ce n'est pas encore ces petites routes de montagne.
Le paysage est toujours très beau et très ouvert,ce qui repose les yeux quand on regarde au loin,mais le ciel perd de son bleu.

Après Velzic,la route est nettement plus étroite,sans marquage au sol,les bas-côtés sont toujours merveilleusement verdoyants.
Mais la route s'élargit de nouveau.
Je croise la D60 qui donne sur la gauche accès au Col de Legal,par...la Route des Crêtes:c'est assez tentant...mais je n'ai pas la grande forme cette année,alors je reste sur mon itinéraire,sachant qu'il y a encore pas mal de route après le col et pas tout en descente!!!
Au niveau de St Cirgues (9H30),le paysage est déjà bien montagneux:comme j'aime,le relief n'est plus doux du tout,mais rien à voir avec mes Hautes Pyrénées.
Il fait aussi plus frais,même si je transpire encore beaucoup,et.....va-t-il pleuvoir?

Après Mandailles,la haute montagne apparait et pourrait faire peur au néophyte.
Le camping du Puy Marie sur la droite me semble familier:j'ai un doute si je l'ai pratiqué?...peut-être il y a ....25 ans?!.

Ca y est :la pluie commence:je sors ma veste de pluie faite sur mesure (elle tient compte de la présence de mon pare-soleil qui fait aussi pare-pluie et me permet de ne pas avoir de capuche ,ni de col serré,assurant une bien meilleure ventilation que le K-Way traditionnel) .

Je fais quand même beaucoup de photos,car je sais que le résultat au caméscope sera aujourd'hui désastreux (gouttes d'eau sur l'objectif),d'autant que le paysage est un vrai délice.
Dans un pareil décors,il n'est pas grave de rouler lentement,bien au contraire.
Quand la pluie s'arrête,je retire mon vêtements de pluie,mais il fait assez frais maintenant.
Difficile de boire de l'eau,heureusement que j'ai du jus de fruit:ça passe tout seul dans le gosier.

Le col approche,je vois enfin le panneau à l'intention des cyclistes (11h30) qui mentionne:
"Pas de Peyrol,1588m,6km,5.96%" (quelle précision ici encore!!!):....une bonne heure sans me presser.
Par rapport au Tourmalet,ce final sera une formalité.
Il n'y a pas beaucoup de cyclistes ,hormis ceux qui redescendent et me saluent pour m'encourager.
La vue s'ouvre largement sur la route qu'on devine sur la gauche zigzaguant mollement,mais le col est invisible.
Les nuages tentent de m'emprisonner,mais la pluie revient et nettoie le ciel.

Je suis sur la route en écharpe sur la gauche de la montagne,je ne voie pas le col,mais je sais que c'est le final.
Les dernières brumes s'élèvent rapidement poussées par le vent qui se fait plus présent.
Le col est enfin visible:....2km??? il se dégage rapidement.

Le col n'est pas bien impressionnant pas ce côté,mais le paysage est très beau.
Il y a une toute petite descente jusqu'à un semblant de col qui permet de voir sur la droite ,au delà de la montagne auquelle est accrochée la route.Je ne suis pas le seul à m'être arrêté pour contempler le paysage,même si certains me mitraillent de leur appareil photo.
Le vent souffle maintenant fort (vent de crête) et je repars vite pour ne pas me refroidir.
Le col arrive vite,le final est très facile.
Assez peu de voitures y sont garées par rapport à il y a 2 jours.
Je me change rapidement au niveau des grandes portes métalliques du hanger où le groupe électrogène ronronne (pas de vent à cet endroit) ,en prévision de la descente que je compte faire à donf,comme d'hab.
Mais comme il ne pleut plus,je traine un peu au col avec mon appareil photo pour contempler la route d'accès si raide empruntée la dernière fois.

Mes gants et mon bandeau frontal me gardent bien au chaud,tout comme mes autres vêtements thermiques.
J'ai pitié des autres cyclistes qui sont montés par l'autre côté en maillot et cuissard,sans rien d'autre!....
----------------------------------------
Ca y est ,la descente commence:pas de voitures à l'horizon (mauvais temps),quelques tours de manivelles suffisent pour prendre de la vitesse

passage à éditer!
--------------------------------------
Après cette belle descente,.....mais trop courte à mon goût,et une fois passée Dienne ,je suis déjà obligé de pédaler pour rester dans le rythme et pour ne pas trop me refroidir,car il ya de la remontée dans l'air:ça remonte même pas mal :c'est toujours bien d'en avoir gardé sous la pédale.
Je fais une petite halte pour me recharger en calories,au niveau de l'intersection avec la D3.
Le Col d'Entremont (1210m) est vite remonté (merci les galettes au miel!),d'autant que je me rappelle avoir ramé au même endroit ,il y a un certain temps déjà,pour être monté trop vite au col précédent (erreur du débutant).
Le paysage n'est plus que vallonné,mais très charmant.
La pluie semble revenir,et je n'ai pas très chaud.
Je préfère écourté le parcours en trouvant un camping rapidement que de risquer de forcer sur les muscles froids.
Ca redescend bien,d'avoir remis mon vêtement de pluie fait la différence,et j'ai toujours mes gants aus mains.
On approche de Murat:c'est du raide en descente,heureusement il ne pleut plus,en tout cas pour l'instant.
Je lâche les freins:la voiture derrière moi renonce à me dépasser:faut dire que je roule...un peu vite....
Très vite j'arrive sur la N122 qui m'oblige à freiner,et qui arrive plus bas qu'une partie de la ville.
Je vois le panneau du camping municipal (2*) pratiquement en face:pas d'hésitation...j'y vais.
Le petit pont à droite juste avant de rentrer dans la ville est un peu dur à passer;je dois être finalement fatigué?!
Mais ensuite ça descend...ouf!.
Les abords du camping (en travaux) sont peu attrayants,mais bon?...voyont.
La petite route s'éloigne de la ville et s'enfonce dans la campagne:le panneautage est évident:ils ont fait des efforts..
Je reconnais alors sans hésitation l'entrée caractéristique du camping.
Le tableau d'affichage indique qu'il faut s'installer et s'inscrire à l'accueil aux heures d'ouvertures.
Je passe sans trop prêter attention sur ma droite au bureau d'entrée (qui semble ouvert!)...je sais pourquoi...!
Je m'amuse à faire du VTT avec mon trike sur les pelouses bien vertes et humides pour choisir au mieux mon emplacement.
J'évite avec soin le "carré réservé aux tentes",pourtant bien tondu,pour lui préférer le bord plus buccolique et ravissant de la rivière et surtout pour profiter de la proximité d'une des rares bornes électriques (avec emplacements disponibles pour ma rallonge).
L'herbe est assez haute à cet endroit:ce qui est un plus en cas de pluie:le drainage n'en est que meillleur et c'est plus moelleux sous la tente (mon matelas à fait son temps:il a un petit trou difficile à repérer qui le fait dégonfler lentement)
Ce n'est qu'une fois que ma tente est plantée que je me rend à l'accueil que je me fais houspillé:"qu'il fallait passé à l'accueil AVANT!...et blablabla...","que c'est pour les caravanes et pas pour les tentes,blablabla"...(je connais le couplet,le même individu me l'avais déjà servi autrefois et.... j'ai de la mémoire!).
Je lui fais remarqué que j'ai pourtant obéi aux indications affichées sur le tableau à l'entrée du camping (quel hypocrite!)....
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
L'avantage du camping municipal est son faible coût (ici:4.6€!!!+++++),et qu'on y est rarement dérangé par...le personnel:pas de problème donc pour tirer ma rallonge électrique et faire le plein de jus.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tigouille
Accro du forum
avatar

Messages : 2999
Âge : 64
Localisation : limoges
VPH : tica
Date d'inscription : 09/09/2006

MessageSujet: Re: Très grand Tour autour de TOULOUSE:morceaux choisis,été 2011.   Mer 21 Sep 2011, 09:31

merci!
admiration, car je connais les routes (et je ne suis pas pret à les monter en vélo!)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tigouille.free.fr/
jagut
Modo sortant
avatar

Messages : 1767
Âge : 60
Localisation : nord Corrèze
VPH : trike à venir
Date d'inscription : 28/08/2010

MessageSujet: Re: Très grand Tour autour de TOULOUSE:morceaux choisis,été 2011.   Mer 21 Sep 2011, 22:31

Chapeau bas el sombrero. Moi je connais la région et je la pratique en marchant car mon vélo n'est pas fini, mais je mesure la qualité de ta "performance".

Pour ceux que la marche ne rebute pas il existe depuis Salers une rando de 32 km (D+ 1200m) le dernier WE de mai, çà s'appelle La Pastourelle. Bon y a un peu de monde et il faut s'inscrire dès janvier, mais çà vaut le déplacement. Il y a aussi course à pied 32 km et plusieurs parcours VTT.
Je l'ai déjà faite 4 fois avec autant de plaisir à chaque fois.

__________________________________
Pour de belles balades à pied ou à VTT :
http://ladordognedevillagesenbarrages.e-monsite.com/
https://www.facebook.com/LaDordogneDeVillagesEnBarrages

Ouvrier, il te faut baisser la tête pour manger la soupe, certes, mais pas plus bas que la table.
En retraite on travaille 24h/24.....Bon, euh, souvent on passe 22 h à réfléchir!!!!!!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
el sombrero
Accro du forum
avatar

Messages : 5040
Âge : 56
Localisation : Hautes Pyrénées (65)
VPH : Trike Gforce xts suspendu 26"-20"
Date d'inscription : 04/09/2007

MessageSujet: Re: Très grand Tour autour de TOULOUSE:morceaux choisis,été 2011.   Jeu 22 Sep 2011, 14:28

Il n'y a aucune performance,puisque je roule paisiblement en moulinant au maximum.
C'est plus une question :
-de bons braquets adaptés (plateau:22/cassette:34,pour une roue de 26") ,
-et une bonne gestion des montées ,qui comprend entre autre une bonne hydratation et une alimentation calorique suffisante (en volume et en timing).

Cela dit,dans du 15%,c'est pas si facile à négocier,surtout quand il y en a un bon bout.
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Par exemple,hier,
je me montais le Tourmalet:il y avait encore beaucoup de cyclistes,mais..... infiniment moins qu'en juillet/aout.
Ces mois là,beaucoup s'y essayent et beaucoup roulent doucement,car il n'y a pas que des pros.Ce qui est réconformant pour le sportif occasionnel qui ne va pas forcément essayer de dépasser les autres cyclistes.
Mais hier,ce sont surtout les habitués comme moi qui y grimpent,pas forcément vite d'ailleurs (quoi que...) mais en gérant mieux la montée.
Les "touristes" essayent de coller au train ou de nous dépasser coûte que coûte et finissent.... par caler.Résultat:un grand nombre de cyclistes finissent à pied (dont un couple,pour les 8 derniers km:c'est long!avant le premier paravalanche côté La Mongie pour ceux qui connaissent) pour avoir débuté la montée .....trop vite.

je rappelle qu'il est fréquent que certains cyclistes partent de très peu loin du col (en faisant une grande partie de l'ascension en voiture),et peuvent alors rouler bien plus vite que ceux qui partent de plus loin,voire de chez eux.
De plus,tous les cyclistes n'arrivent pas au col,certains le savent avant même de commencer l'ascension (ça m'arrive aussi,en particulier l'hiver):il est alors facile de rouler plus vite sur uniquement une partie du col;et en redescendant aussitôt,ils découragent ceux qui montent paisiblement à leur main et qui se disent que les cyclistes qui descendent doivent déjà avoir atteint le col?!
On se dit alors qu'on est nul,qu'on roule trop lentement,et on met le paquet pour "rattrapper le coup".
On se met dans le rouge.....et on cale.
Car le plus difficile en montant un col quand on est "juste",c'est de laisser son égo à la maison et d'accepter de se faire dépasser par les autres cyclistes durant TOUTE la montée++++.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Très grand Tour autour de TOULOUSE:morceaux choisis,été 2011.   

Revenir en haut Aller en bas
 
Très grand Tour autour de TOULOUSE:morceaux choisis,été 2011.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Très grand Tour autour de TOULOUSE:morceaux choisis,été 2011.
» Esacalade autour de Toulouse
» Petit recensement des minis presentes autour de Toulouse.
» [Amazon Prime] The Grand Tour
» La taille en escalade, pas très grand des solutions ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Forum du Vélorizontal, vélo couché et autres véhicules à propulsion humaine :: Les Activités du Vélorizontal :: Forum du Voyage-
Sauter vers: