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 Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon

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MessageSujet: Re: Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon   Ven 23 Juil 2010, 22:10

Pierre et son Quest sont à environ 30 kms après Besançon. Toujours sur une piste cyclable qui lui semblait être l'EV6. Journée froide. Il galérait pour trouver un endroit où dormir. Je lui avais trouvé un camping à Quingey, mais je ne sais pas s'il y est. Visiblement, il avait pas mal de côtes du côté de Besançon. J'espère juste qu'il a pu trouver un endroit où dormir et manger. Il a aussi rencontré Antoines68 ( à qui je retourne le bonjour et mes amitiés ). Bon courage Pierre, demain le temps sera meilleur et le vent de dos.
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M
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MessageSujet: Re: Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon   Ven 23 Juil 2010, 23:09

Pierre à 220 km de Lyon ce soir
Il montait sa tente vers 21h00. Donc il a dû trouver le camping!
Journée assez fraiche, mais il a bon moral, d'autant qu'il sent Lyon se rapprocher.

A quelle heure pars tu à sa rencontre demain Pitchoun. Et par quelle route? Je devrais de mon côté pouvoir partir vers 15h00 sans doute. Dis moi par où?

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MessageSujet: Re: Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon   Sam 24 Juil 2010, 00:17

Citation :
A quelle heure pars tu à sa rencontre demain

Je peux pas, je rentre du boulot vers 14H et ensuite je suis pris à 16H30.
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Eärendil
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MessageSujet: Re: Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon   Sam 24 Juil 2010, 07:27

Dommage, j'aurais bien été à sa rencontre aujourd'hui...
Sauf qu'en faisant 9h - 20h à Décathlon aujourd'hui, ça va être dur !
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zouav
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MessageSujet: Quest 71 est mort en me sauvant la vie   Sam 24 Juil 2010, 11:25

pas dispo ce week end
gros travaux peinture tapisserie
bon retour Pierre
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MessageSujet: Re: Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon   Sam 24 Juil 2010, 13:23

Proposition d'itinéraire de Lyon vers le nord d'où Pierre doit arriver:
http://www.openrunner.com/index.php?id=650871
(pas encore sûr qu il passe par là!)
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pierre1911
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MessageSujet: Re: Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon   Sam 24 Juil 2010, 21:41

Bonsoir à tous et toutes,

Voilà je viens de rentrer il y a quelques heures. J'ai bouclé les 1 240 km en 5 jours 4h30 avec Q418 en quasi totale autonomie.
Quasi car j'ai du conceder dormir une nuit à l'hôtel au lieu de bivouaquer comme le reste du temps.

J'ai beaucoup appris pendant ce voyage et pas ce que je croyais y trouver.
J'écrirais dans les jours prochains un post sur le voyage en lui même le temps de rassembler les souvenirs, les cartes les dates.

Ce que je garderai comme souvenirs c'est avant tout les rencontres : antoine68 croisé sur l'eurvélo6 avec un sourire d'une oreille à l'autre et Mathieu venu à ma rencontre cet après midi. Et puis Pitchoun aussi qui a su être là par téléphone au moment où la fatigue, le froid, la pluie avant grignoté le capital optimisme.
Merci a Mike, Teff, Xeal, Meuh et Barbara pour leur sms et à tous ceux qui m'ont encouragé ici par leur messages.

J'ai eu ausi de belles rencontres sur la route comme cette famille à Lons le Sonnier, la gérante d'un camping en allemagne, les gendarmes qui effecutaient un contrôle aux jumelles mort de rire de me voir passer à 35 tout de même...

Ce sont ces mots, ces paroles, ces sourires qui m'ont donné du courage.

Je suis heureux de l'avoir fait.

Q418 comme les autres Quest est taillé pour pour la route et pour le voyage. Faire des journées de 220 km de moyenne avec comme aujourd'hui +1 100m de dénivelé positif à 24 km/h de moyenne avec un PTR de plus de 150 Kg c'est dire si c'est une machine performante.
Je suis heureux d'avoir des chiffres significatifs pour qui a déjà voyagé en vélo.

A bientôt

Sportivement
Pierre
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Eärendil
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MessageSujet: Re: Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon   Sam 24 Juil 2010, 22:21

Wouahou, magnifique voyage, Pierre ! Heureux que tu sois de retour ! J'ai l'impression que tu es parti hier !
Je n'aurais jamais cru qu'il était possible de faire une telle distance en moins d'une semaine ! On attend avec impatience le récit Very Happy !!! Que dis-tu de l'Eurovélo6 ?
Je regrette de ne pas avoir pu aller à ta rencontre aujourd'hui, mais le boulot ne m'en a pas laissé le temps. En tout cas, j'ai hâte de voir le nouveau Quest...
Reposes-toi bien, en tout cas. J'espère que tu n'as pas souffert du genou.
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MessageSujet: Re: Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon   Sam 24 Juil 2010, 23:16

Juste un petit tour pour moi (63 km) aujourd hui. J'étais en train de pester contre la granulométrie des départementales quand j'ai été réveillé par le klaxon du quest.
Très classe ce Quest en noir et blanc!

Pierre en super forme s'est permis de rouler un bon moment à plus de 40 sur les quais de Lyon, comme au retour d'une petite sortie ... avec tente, sac de couchage, vêtements et nourriture pour tenir encore quelques jours !!!

J'espère qu'il ne m'en voudra pas de publier ici les premières photos du 418


J'ai une bouteille de cidre au frais pour le baptême... dis nous quand!!
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La Tortue
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MessageSujet: Re: Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon   Dim 25 Juil 2010, 13:10

Incroyable comme vitesse au vu du poids... Mais t'es super entrainé ou même pas tellement????

Et ton nouveaux véhicule est vraiment très joli!!! Le noir, c'est le panneau solaire???

Je te souhaite une très longue et belle route à bord de 418... Qu'il t'accompagne et te protège des chauffards! En espèrant qu'ils passeront loin loin loin de toi!

Bonne route!
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pierre1911
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MessageSujet: Re: Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon   Lun 26 Juil 2010, 10:35

La Tortue a écrit:
Incroyable comme vitesse au vu du poids... Mais t'es super entrainé ou même pas tellement????
J'ai mis deux jours à te répondre car je ne sais pas quoi te dire :
Je fais facilement 1h à 2h de sport par jour entre les déplacements et les activités diverses. J'ai pas l'impression d'être ridicule quand nous sortons avec les membres lyonnais même s'ils sont affutés comme Pitchoun ou M.
Plus en forme que la moyenne ça oui aucun doute, bête de course pas certain.

La Tortue a écrit:
Et ton nouveaux véhicule est vraiment très joli!!! Le noir, c'est le panneau solaire???
Merci
Oui ce sont les panneaux solaires qui servent à rien puisque après 3 semaines de gestation le magasin d'électronique a coté de chez moi m'a soutenu mordicus que le contrôleur solaire fonctionnait bien même si toutes les diodes étaient éteintes... Et c'est vrai que nous avions du courant en sortie. Que neni. J'ai trimballé presque 5kg de matos pour rien (poids des deux panneaux, le contrôleur, les rallonges et les prises...)

La Tortue a écrit:
Je te souhaite une très longue et belle route à bord de 418... Qu'il t'accompagne et te protège des chauffards! En espèrant qu'ils passeront loin loin loin de toi!
Bonne route!
Merci beaucoup!
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MessageSujet: Re: Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon   Lun 26 Juil 2010, 10:44

pierre1911 a écrit:

Q418 comme les autres Quest est taillé pour pour la route et pour le voyage. Faire des journées de 220 km de moyenne avec comme aujourd'hui +1 100m de dénivelé positif à 24 km/h de moyenne avec un PTR de plus de 150 Kg c'est dire si c'est une machine performante.
Je suis heureux d'avoir des chiffres significatifs pour qui a déjà voyagé en vélo.

Bravo Pierre, pour une telle aventure.
1100m D+ pour 220km c'est un profil idéal pour VM car très roulant. En moyenne je crois qu'il faut compter 1000m D+ pour 100 km pour un parcours pas trop vallonné. Tu as donc bien profité de l'aérodynamisme et le poids n'est là pas trop pénalisant. La même chose en trike avec une remorque serait de l'ordre de l'exploit à mon avis.
C'est vrai le VM doit être un formidable véhicule.
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MessageSujet: Re: Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon   Lun 26 Juil 2010, 15:25

Citation :
J'ai pas l'impression d'être ridicule quand nous sortons avec les membres lyonnais même s'ils sont affutés comme Pitchoun ou M.

La sortie de dimanche aurait pu te plaire, mais nous ne sommes pas si affutés que ça, d'ailleurs faut que je huile ma chaine, ça commence à grincer et je n'ai fait que 59 km/h sur les quais......et devines quoi ?? même pas un PV
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pierre1911
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MessageSujet: Re: Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon   Lun 26 Juil 2010, 15:28

pour avoir un PV a Lyon mieux vaut maintenant faire pipi sous un arbre que de faire le zouav sur les quais...
http://www.lepost.fr/article/2010/07/22/2160623_une-contravention-pour-avoir-laisse-sa-petite-fille-faire-pipi-sous-un-arbre.html
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MessageSujet: Re: Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon   Lun 26 Juil 2010, 15:56

et rouler à plus de 50 sur les quais tout en faisant pipi en roulant, y a pas une majoration ?
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MessageSujet: Re: Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon   Lun 26 Juil 2010, 16:00

je me disais bien que c'était bizarre ces gouttes et qu'il ne pleuvait pas...
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MessageSujet: Re: Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon   Lun 26 Juil 2010, 16:06

Citation :
je me disais bien que c'était bizarre ces gouttes et qu'il ne pleuvait pas...

Ah non, c'est pas moi, j'ai trop loin devant Razz
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chtite_meuh
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MessageSujet: Re: Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon   Lun 26 Juil 2010, 23:21

Salut Pierre !!!
Bon retour parmi nous !
Un peu déçus avec xael de ne pas avoir pu venir t'accueillir mais le coeur y était et j'espère qu'on va arroser ça bientôt !
Il est trop trop Bôoo !!!
Bises
Sabine

PS: Deux nouveaux tricycles lyonnais dans la même semaine, wwwaouh !
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MessageSujet: Re: Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon   Mar 27 Juil 2010, 06:18


- superbe, ta Quest !


tout de bon avec. :]
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pierre1911
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MessageSujet: Re: Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon   Mer 28 Juil 2010, 11:25

Jour de départ du car :
Nous sommes samedi soir le car s'ébranle. J'ai la certitude de ne pas être prêt pourtant il plane une grande sérénité. La surprise est toujours au bout du voyage, là, elles seront téléphonées.
Le bus est étonnement vide et file vers chalon sur saône. Un groupe d'une quarantaine de scout hollandais monte alors dedans. Le fond sonore est en adéquation avec l'adolescence. S'installe devant moi un bébé de 120kg qui mesure près de 2m et fait ployer son siège qui vient en butée sur mes genoux. Le bus est plein, pas moyen de changer de place. A Dijon il est minuit passé j'active pour la seconde fois le forfait multimédia Europe et 10min de communication gratuite Europe. La climatisation est a fond, tout le monde gèle de froid, l'un des deux chauffeur de perd dans le ville et s'énerve. Non content d'avoir téléphoné plus de 20km au volant le voilà fumant au volant avec son collègue. Ils roulent bien au delà de la vitesse réglementaire, un comportement exemplaire. J'enfile la goretex capuche vissée sur la tête écouteurs sur les oreilles et essaye de trouver le sommeil. Toutes les heures je me réveille. A 5h nous sommes au Luxembourg. Mon téléphone ne trouve pas d'opérateur. Aie. Nous faisons une halte a Liège. L'occasion pour les scouts de soulager les ventres pleins filles y comprises sans aucune pudeur sur la rampe d'un garage a la vue de tout le monde.
7h nous sommes a Bruxelles et les chauffeurs nous demandent de débarquer. Nous soles livrés a nous même dans une gare qui s'éveille sans savoir ou et quand un prochain bus va nous prendre. L'enorme sac sur le dos je m'enfonce dans les couloir a la recherche de quelque chose s boire et manger. Les scouts abdiquent et montent dans un train abandonnant leurs places. Il est 8h. Ils viennent d'apprendre comme nous que le bus ne viendra pas avant 9h. 5 français se rassemblent ;nous échangeons quelques mots dans un froid qui a surpris tout le monde. Les sacs s'ouvrent a la recherche de couches chaudes. Nous serons une douzaine de personnes dans un bus de 50 places. Nous pourrons trouver la place pour étendre nos jambes et trouver un sommeil réparateur. Je sympathise avec un cadre pompier habitant saint Claude. Nous vérifions nos réglages d'iphone respectifs. Je me range a l'évidence : orange n'a pas ouvert l'international pour ma ligne. Pourtant j'ai deux SMS de confirmation. Le jurassien me prête gentiment son téléphone pour envoyer des SMS afin d'essayer de régler mon problème. Il va falloir attendre l'ouverture lundi du service client...
Nous sommes a Amsterdam a 11h30 donc avec presque 2h d'avance. Je n'ai pas le temps descendre du bus que mon sac a dos est largue sur le trottoir par un chauffeur qui range son bus plus loin. Le pompier jurassien a disparu. Je prends un bus pour aller a la gare centrale. 5 stations pour 2€60 Des travaux sur la voirie nous oblige a finir a pied. Je comprend pourquoi je n'ai jamais pu prendre mon billet via internet. Dronten ne possède pas de gare ferroviaire. Je prends un billet pour Lelystad 9€30. Le train est a 12h35. Arrive a 13h15. Je trouve un bus pour aller a Dronten pour 3€50 qui part a 13h35. Descidement les transports en commun sont très chers. La conductrice du bus est une quinquagénaire très sympathique. Elle n'a aucune idée où se trouve le camping. Nous parlons d'éducation des enfants. Je reconnais une usine électrique vue sur Google maps. Elle me laisse sur un arrêt improvisé. Une seconde rencontre sympathique. 1km plus loin je retrouve le camping. Il est 14h15. L'accueil est toujours aussi chaleureux. Je demande une place avec deux arbres éloignés entre 4 et 7m. Les yeux sont tout rond. Après des essais sur les quais de dernière minute le jour du départ j'ai opté pour le hamac surmonté d'un tarp avec une moustiquaire. J'hérite d'un emplacement entre deux cabanes techniques un peu a l'écart. Un jeune frêne d'un coté un piliers de cabane de l'autre "ça joue".
Une douche et une lessive plus loin je peux me poser vers 16h30. il fait bon et je m'écroule dans le hamac pour une sieste a l'ombre des arbres.
Repas pris au bar du camping j'essaye de me coucher tôt. Au moins une heure essayer trouver comment ranger le hamac et les affaires dont je ne sais pas trop quoi faire. Difficile se faire une place tout en mettant les choses essentielles a l'abris du vol. Le sommeil va être difficile a trouver. Demain c'est une journée importante. Premier contact avec Q471, trouver la place de caser tout le matériel, un peu de bricolage électrique pour le GPS, la musique et normalement une demi-journée de pédalage. J'aimerai faire 100 km histoire de donner le ton. Et continuer sur une moyenne de 150 200km par jour. Je ferme le journal a 21h30.
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pierre1911
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MessageSujet: Re: Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon   Mer 28 Juil 2010, 11:26

Première étape
Le jour se lève et je saute du hamac pour aller a la rencontre du Quest, l'exitation au ventre. Le bivouac plié, le gros sac de 130l sur le dis et celui de 30 sur le ventre je marche sur la piste cyclable puis coupe a travers les bois de Dronten Ouest. Il doit y avoir 7 ou 8 km avalés bon train le cœur léger en une heure. Il est 8h20 je suis devant velomobiel. Fidèles à eu même l'accueil est timoré. On pousse un Quest blanc dehors: c'est lui!
Il n'a qu'un phare et pense que ce n'est pas le mien. Et si. C'est une erreur de leur part et ce n'est pas la seule malheureusement. Je prends cet oubli avec beaucoup de philosophie. Dehors les allemands de velomobiles.de s'affairent autour d'un très long utilitaire qui contient 4 Quest et 2 Mango. Un Quest a un veltop noir, option que j'avais demandé de coter il y a 1 mois restée sans réponse.
Nous passons la mâtiné à finir l’équipement du Quest. J’insiste pour avoir de quoi installer moi-même le veltop et je fini par obtenir une perceuse les cotes pour positionner les fixations. Selon ma demande le faisceau électrique possède une arrivée supplémentaire aux batteries. Je soude une prise spécifique pour rentrer dans le contrôleur solaire qui est installé ainsi que le GPS de route, le GPS de trek, la tripe prise allume cigare pour être le plus universel. Je fixe le panneau solaire avec du duck tape qui épouse assez bien le capot avant et tien aussi grâce aux fixations du veltop. Tout cela prend toute la matinée. Ymte me remet une trousse de chez Radical Design avec une chambre avant, une arrière un nécessaire de réparation, un outil pour démonter la roue arrière. La batterie n’a pas été chargée avant et elle prend la charge uniquement le temps des travaux. Nous faisons une photo vers midi, mais le temps de tout mettre dans le Quest je quitte l’usine vers 13h. Au dernier moment je demande une pompe qui a été oubliée d’être mise dans le Quest. Je me rends au centre de Dronten pour faire le plein de nourriture et de liquide. Il y a trois mois nous nous étions régalé d’une dans une boulangerie que je retrouve. Les courses effectuées un bon repas avalé je ressors tout l’équipement pour essayer de tout repositionner pour avoir plus de place. Il est 14h14 quand je me mets aux commandes. Je prends la direction de EPE qui me permet de sortir du polder. Mon objectif est de me rapprocher de la frontière allemande. Je passe les vitesses doucement pour apprivoiser Q418, roder les pignons et toute la ligne de chaine. Le Veltop est un peu juste en hauteur le casque audio touche un peu. Je sens immédiatement la différence avec Q71. Le nouveau Quest est beaucoup plus silencieux. Il glisse sans bruit et la ligne de chaine même neuve est un vrai bonheur. Les commandes tombent bien sous la main. Les nouveaux équipements électriques comme l’indicateur de clignotant gauche droite, le même système avec l’indicateur auditif, le système de réglage du phare, tout est mieux.
Les kilomètres glissent doucement mais je manque cruellement de place. Je fais quelques arrêts pour me trouver de quoi mettre mes coudes et avoir une position avec les poignets moins cassés. Je retrouve assez facilement le canal que je vise. Mes premiers km sont fait lentement mais dès que j’accélère le rythme les pistes cyclables tracées sur les trottoirs ne sont pas adaptées. Si la piste cyclable est prioritaire au voiture en revanche elles sont toutes pavées et au-delà de 20 km/h les vibrations sont pénibles. La moindre ligne droite en bitume lisse et le Quest prend de la vitesse. J’ai pris avec moi deux gourdes de 700 ml et un Kamelback isotherme d’un litre. Très vite je me rends compte que ma consommation est importante. Je m’impose de ne jamais lâcher la pipette de la bouche et d’avaler très régulièrement une petite gorgée. La température extérieure est de l’ordre de 25 degrés mais j’ai très chaud. Je ruisselle. Les coins ombragés sont nombreux et les pistes cyclables sont bien aménagées pour les vélos traditionnels. En revanche toutes les intersections avec des feux tricolores sont une perte de temps immense. Si la sécurité des cyclistes est optimisée le processus est chronophage. Si vous arriver un croissement pour aller tout droit et que vous être sur la piste cyclable si les voitures qui sont dans le même sens que vous ont le feu vert vous devez effectuer un contournent qui vous emmène 20m sur la droite et vous avez systématiquement le feu rouge pour vous. Ceci pour vous protéger des voitures qui venait de votre direction et qui veulent tourner à droite. Donc vous devez obligatoirement actionner un bouton à l’usage des cyclistes car par défaut le feu n’est jamais au vert. Après une à cinq minutes, le feu passe au vert vous pouvez traverser la moitié du carrefour. Ensuite il faut attendre sur le terre plein central que l’autre feu vert s’allume. Ce qui prend encore une demi-minute de plus. Puis vous devez passer la chicane en face avant de vous relancer sur la piste. Cette configuration est la plus favorable. Ors très régulièrement la piste double sens, change de coté de chaussée. Ce qui implique au moment de ce changement un double arret pour passer deux intersections comme mentionné avant. A chaque carrefour avec le feu vert pour les voitures je perds au moins 3 minutes jusqu’à 7 minutes et les feux tricolores sont légion. Mais les hollandais sont tellement respectueux que j’essaye de me noyer dans le flot. Il y a un nombre innombrables de cyclistes. Et beaucoup de personnes du troisième age qui roule en couple de front. J’use de la sonnette classique du Quest pour les doubler et les inciter à se mettre en file indienne. Mais je suis très régulièrement cassé dans mon élan que je finis par ne plus vraiment vouloir prendre. C’est une période d’observation. J’arrive à la première grande agglomération XXXX et ne manque pas de me perdre. Ceci ne sera que la première fois d’une très longue série. Le gps route paramétré en mode vélo, ce dernier ne connait pas les pistes cyclables mais me fait passer par tout un tas de petite route en plein milieu des lotissements immenses comme savent en construire les hollandais. Tous les 20m je change de direction, tombe sur des culs de sacs… Je regarde le compteur, le temps passé et ma moyenne n’est pas fameuse alors que j’ai toutes les ressources physiques pour aller beaucoup plus vite. Je trouve enfin une piste superbe en sous bois qui me permet de me lancer sur quelques kilomètres et gouter à l’incroyable potentiel de cette machine même chargée. Je me motive pour essayer de faire durer le plaisir. J’ai des vivres, je viens de refaire le plein d’eau et j’avais pris des bouteilles en sus le matin. Mais les pistes cyclables restent toujours les mêmes, avec les pavés, les autres usagés qui roulent lentement et cote à cote, les feux tricolores…Mais doucement je m’approche de la frontière et je prends confiance en mes pronostiques. Je suis sur une belle piste cyclable double sens située à gauche de la route. Comme toutes les autres pistes la piste est prioritaire et chaque intersection avec stop pour les ayant droit venant de la gauche doivent marquer un double stop. Je suis à 30km/h quand surgie une mini cabriolet qui me grille le stop pour piler au plein milieu de la piste cyclable. J’évite l’accident d’extrême justesse en empiétant sur la voie a contre sens…Et la propriétaire de la voiture râle ce qui lui vaut d’écoper de nom d’oiseau dans la langue de Shakespeare.
J’ai mal au dos à force d’être secoué comme un prunier je n’avance pas et je viens de manquer de me faire renverser. Je quitte définitivement les pistes cyclables hollandaises au profit de la route. Là, la vitesse n’est plus la même. Je tiens des moyennes de 30 km/h et n’est pas de peine garder les 40km/h. Je passe la frontière avec 110km au compteur autour de 19h et m’arrête dans la ville de XXX. Je demande au GPS de me trouver un camping proche en direction du Rhin tout proche. Je n’ai pas de réponse positive. Je questionne deux allemands qui prennent l’apéro sur leur balcon. Ils me proposent de me laisser un bout de jardin où je pourrais planter mon hamac. Je préfère aller de l’avant. Je mets les watts car le seul camping est à plus de 30km. A la sortie d’un village la route se met a serpenté. Ma première cote. Je ne cherche pas à forcer sur mon genou qui ne donne aucun signe de faiblesse. Au premier tiers de la cote qui s’accentue, je me fais doubler par un solex. Puis un second, un troisième suivi d’un cycliste fluoré qui appui fort sur les pédales. J’avance à 10 km/h suant très fort et dans l’odeur du deux temps je n’arrête pas d’être doublé par une nuée d’autres Solex avec des jeunes et des moins jeunes qui semblent bien s’amuser. Un modèle de duo solex me double avec deux filles à son bord hilares de doubler une fusée blanche. La pente s’adoucie, le dernier solex me double mais tombe en panne 50m plus loin et ne peut pas lutter sur mon retour malgré son pédalage forcené. Je reprends de la vitesse et maintenant c’est le plat. Q418 s’élance. La descente au bout du capot. 40 Km/h, 50, l’oiseau blanc fend l’air, je rattrape les derniers les double avec des coups de klaxon, j’appuie sur les pédales sans plus, 60, 65, 70 j’atomise le groupe et double le fluoré qui fait un bon sur le coté même si je le dépasse à l’opposé de la route ayant anticipé sa surprise. Quelle image ! Le bonheur de la performance malgré les kilomètres ; je reste sur un rythme soutenu sans être au dessus de mes forces. Je trouve le camping à 21h pile et affiche les données
Distance de la journée :152 km
Temps de déplacement : 6h34
Temps estimé de déplacement > 30 km/h : 2h
Vitesse moyenne de déplacement 23.1 Km/h
Vitesse max 71.5 km/h

Le camping est situé dans une ferme. La gérante est vraiment très gentille et ferme l’accueil des que j’ai franchi la porte. Je me trouve une place contre l’atelier couture, une petite cabane en bois. Le restaurant pourtant encore ouvert refuse de servir à manger et de charger ma batterie du Quest avec le petit transformateur… Pitoyable.
Un couple de personnes âgées dans son camping car accepte gentiment de me charger la batterie toute la nuit. Je n’ai toujours pas de réseau international alors que mon amie en France à fait toutes les démarches.
Je monte mon bivouac fait une lessive mange un petit bout et éteins les feux vers 23h.
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MessageSujet: Re: Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon   Mer 28 Juil 2010, 11:28

Seconde étape
Le jour se lève sur une nuit très reposante perché dans mon hamac. En moins d’une heure le camp est levé et je prépare l’étape sur la carte de la hollande étendue. La carte possède la partie Sud Ouest de l’Allemagne jusqu’au moment ou le Rhin entre dans les montagnes. Cette fois, toutes les villes importantes sont notées et les directions suivantes anticipées. Le hic c’est qu’à 9h mon couple de personnes âgées est toujours dans les bras de Morphée. C’est seulement à 9h20 que le camping car s’ouvre et que deux têtes endormies voient le jour. 9h40 addition payée je m’élance sur la route à la recherche du Rhin. Je suis dans les chiffres de la veille j’essaye de maintenir une vitesse de moyenne de déplacement autour de 23 km/h. A chaque intersection avec des feux tricolores la moyenne chute inexorablement en dessous des 20 km/h. Que de temps perdu. Mais aussi que d’énergie perdu à chaque relance. Je commence à mesurer un peu mieux les éléments. Je n’arrive jamais à avoir plus de 2 km sans interruption de rythme voir même d’arrêt total. J’essaye de multiplier les parades pour optimiser mon effort. Je suis très en dessous des capacités dynamiques du Quest. Je brule des calories à relancer le poids important jamais à maintenir une vitesse soutenue. Un petit sentiment de frustration commence à naitre. Je ne trouve toujours pas de piste le long du Rhin et il est près de midi alors que je suis tout prêt du fleuve. Je mange frugalement et me relance dans la recherche de mon chemin de hallage fantôme. Je prends un bac qui m’amène de l’autre coté du Fleuve. Je trouve des usines en pagaille qui sont desservies par des très longues avenues de plusieurs km mais pavées pour encaisser les transports lourds. Pas moyens de rouler plus vite. Je repasse le Rhin dépité. Le fleuve est très large et le trafic fluvial est très important. Le GPS me donne un vague cap, la carte est beaucoup trop imprécise. Je suis en face de problème de navigation et de repérage. Doucement les Km avancent. Je traverse des grandes villes et me perd à chaque fois. Je perds plus d’une heure à chaque fois. Vers 16h alors que je me trouve face à une autoroute que le GPS m’évertue à vouloir me faire prendre, je fini par prendre un chemin qui plonge en contre bas seule issue encore possible ; Et ô miracle ma piste le long du Rhin apparait sous les arches de l’autopont. Je piaffe. Je lance le Quest à l’assaut de sa voie promise. Très vite je dois modérer car la qualité de la piste n’est pas au rendez vous. Mais je peux rouler à trentaine de km/h avec beaucoup moins d’obstacles récurant. Ils sont en revanches très traitres. Ce sont des canalisations pavées qui coupent la voie pour évacuer les écoulements qui traverse le mur de soutien à droite, roulant rive gauche du Rhin. Impossible de passer au dessus de 5 km/h sans tout casser. La moyenne augmente lentement, très lentement. Mais par contre le spectacle est au rendez-vous. Le Rhin est différent beaucoup, moins industriel, plus sauvage. La végétation arrive au bord de l’eau. Je rentre dans une phase de dépaysement, le voyage visuel est entamé. J’en oublie les instruments de navigation et profite du spectacle. Je ne roule plus pour abattre du km mais pour jouir de ce qu’il y a derrière la prochaine boucle du Rhin. Seulement voilà, à chaque ville c’est la même sinécure : je me perds et ne peux pas faire confiance au GPS. Je dois refaire le plein de liquide pour la quatrième fois de la journée et compte qu’avec les bouteilles achetées j’en suis à plus de 8L avalés. Vers 16h je rentre dans Collogne. Je me perds encore une fois dans le début de la ville qui est superbe et très touristique. Je décide d’acheter une carte. J’essaye en vain dans les bureaux de tabac/presse. Je trouve une librairie qui me renvoie a une autre à l’autre bout de la ville. Je me perds plusieurs fois demande ma route à des policiers hilares. Je finis par trouver une immense librairie avec à l’étage des cartes dont une de l’Allemagne du Sud. Il est 18h passé. 2h de perdues pour une simple carte. Je m’extirpe de la ville et reprend le fil du Rhin. Il est 19h et je cherche un camping. Le GPS m’indique un emplacement dans un peu moins de 30 km. La route est très bonne et c’est légèrement éloignée du Rhin mais me permet d’appuyer sur les pédales. De nouveau le GPS m’indique de prendre toujours la même autoroute. Pour la énième fois je vérifie qu’il est bien en mode vélo. Je le reset même pour être certain. Vers 19h45 je ne suis plus qu’à 5 Km mais le paysage à changé. A ma droite la montagne commence à se dresser réduisant l’espace plat entre le Rhin et elle. Ce qui me ramène de plus en plus souvent sur cette autoroute. Je dois rebrousser plusieurs fois faire de nombreux crochets pour ne pas être sur ce cordon routier qui m’est interdit. Je traverse les zones industrielles. Il est 20h30 et je suis bloqué à 2 km du camping. Impossible d’éviter l’autoroute. Pour la quatrième fois j’enjambe le même pont au dessus de l’autoroute dont l’issue est la voie rapide interdite aux vélos. Je n’a plus le chois il est presque 21h et le jour baisse très rapidement. A cet instant un cycliste fluoré vient à ma rencontre. Je lui fais signe de s’arrêter. Je lui demande comment contourner le problème. Il m’indique qu’il n’y a pas d’autre solution sauf à prendre une route 15 km avant qui rentre dans la montagne. Un billet de plus de 2h au minimum au vu des dénivelés. Il m’annonce que de toute façon il allait prendre la portion d’autoroute sur 1km5 comme il le fait à chaque fois. Il passe devant s’élance aussi vite qu’il le peut. Je profite de la voie d’accélération qui est en pente pour laisser glisser le Quest en roue libre. J’ai beau ne pas pédaler la vitesse croit. Je n’ai pas le cœur à freiner et au bout de 500m sur la bande d’arrêt d’urgence, je le double alors qu’il est couché sur son guidon pédalant comme un diable. Il est vexé comme un pou et ne répondra même pas à mes signes d’au revoir et de remerciement quand je bifurque à droite pour rentrer dans le village. La route serpente dans la montagne et je dois allumer les feux. Heureusement le camping est très vite là et l’interphone répond. La gérante est encore une fois très gentille mais ne sait ou me mettre avec ma demande de deux arbres espacés de 5 à 7m. Cette fois je fini dans le parc pour enfant accroché d’un coté à la balançoire et de l’autre à un arbre. J’ai du sable sous les fesses du hamac. Parfait. Je peux acheter deux bouteilles de boisson cacaotée et une bouteille d’eau gazeuse qui ne feront pas la soirée. Je commande pour le petit déjeuner 3 exemplaires d’une spécialité locale dont je ne serais dire le nom à base d’œuf de farine m’explique la gérante. Je règle l’addition sur le champ du tout.
Comme tous les soirs une bonne douche, la lessive des vêtements qui sentent très forts. J’ai dépassé les 10l de boisson et pour ne pratiquement rien rejeter en urinant. La perte en minéraux est énorme. Le teeshirt et le short sont couverts de sel.
Je discute longuement avec un Belge dont c’est la première expérience en cyclotourisme. Il souffre de la chaleur et de sa mauvaise préparation physique et logistique. Peut être devrait-il réviser son besoin d’espace en ne dormant pas seul dans une tente de 3 places pesant presque 5 kg… Alors forcément mes 200 km de la journée sont à des années lumières de son voyage puisqu’il ne les a pas cumulés au bout de 5j de calvaire. Il est tard je file me coucher. Je n’ai pas rechargé la batterie.
Distance de la journée : 192 km
Temps de déplacement : 9h36
Temps estimé de déplacement > 30 km/h : 1h
Vitesse moyenne de déplacement 20.1 Km/h
Vitesse max 47.4 km/h
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MessageSujet: Re: Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon   Mer 28 Juil 2010, 11:29

Troisième étape
Il est 6h du matin et le soleil avec l’aide des oiseaux chantants dans les bois avoisinant réveillent la campagne. Des ouvriers qui doivent séjourner longuement sortent des mobiles homes et montent dans des camions de chantier en faisant ronfler les moteurs. Je lève très vite le camp. A 7h j’ai tout bouclé, préparation de l’itinéraire inclus. Je prends beaucoup de soin à noter sur un calepin les prochaines étapes et anticipe les pièges pour traverser les villes. Le petit dej ne sera servi pas avant 8h. Je vais perdre 1h30 minimum. Tant pis je laisse mes spécialités payées et prends la route.
Dès la descente effectuée au milieu du village je trouve des petits panneaux blancs avec un vélo vert dessiné dessus et des indications de villes ainsi que les distances. C’est parfait car ils correspondent à mon itinéraire. La piste cyclable ainsi tracée n’est pas très roulante puisque régulièrement je suis sur des portions non goudronnées, traverse des villages et des petites zones industrielles, entre la voie de chemin de fer et l’autoroute toujours présente. Je roule à vitesse modérée et fait une bonne pose déjeuner à 8h au bar d’une boulangerie dans une zone industrielle. Un enfant de 10 ans environ avec un casque de vélo vissé sur la tête, me garde le Quest pendant que je me ravitaille en boissons au super marché à coté. C’est le fils de la boulangère. Il m’accompagnera pendant quelque Km avec son VTT. Les petits panneaux me refont longer le Rhin sur une piste cyclable en pavés. C’est si étroit qu’il me serait impossible de croiser un autre vélo. A ma droite un mur de soutien et à ma gauche un grillage rigide. Parfois le grillage disparait. Régulièrement la piste rentre dans des villages typiques en faisant un crochet avec de fortes bosses à passer sans élan.

A Koblenz je confonds la Moselle et le Rhin et entame une remontée inutile sur plus de 15 km. Je dois rebrousser chemin. Je me perds dans la ville pentue et peine à trouver la sortie vers le Rhin. Je perds encore une fois plus de 2h. La vitesse moyenne est inférieure à 17 km/h. A 11h je suis de nouveau sur la rive gauche du Rhin et le relief est accidenté des deux cotés. Le paysage est celui d’une carte postale. Il y a de nombreuses péniches pour touriste. Je fais la course avec un immense bateau à aubes qui remonte le Rhin plein gaz. La piste cyclable est superbe, large et si elle est cimentée les joins entre chaque plaques sont bien faits. Le Quest est dans son élément. Je roule à plus de 40 km/h avec un vent de face de 30 à 40 km/h. Les nombreux cyclotouristes présents et dans le même sens, ploient sous la force du vent. Ils sont tout droit sur les pédales pour des vitesses très faibles alors que je fends l’air. Le rythme s’accélère étant régulièrement à 50 km/h, mais étant prudent avec les autres vélos qui sont arrêtés. Je suis aux anges. Je brule beaucoup de calories mais la vitesse de défilement du paysage superbe est grisante. Je maintiens ce rythme près de deux heures et me pose dans un restaurant italien le long du Rhin juste après 13h. Je me commande selon les conseils de la gentille serveuse un plat conséquent de viande blanche grillée et de riz. Je trouve enfin un cyber café d’où je donne des nouvelles comme je peux car le pc plante. A 14h30 je reprends ma course au même rythme qu’en fin de matinée ; La moyenne grimpe sensiblement et les Km défilent. C’est un endroit magnifique. Je profite ainsi pour la première fois de 4h de vitesse. L’efficacité est époustouflante car le poids n’est plus trop un problème car les relances sont pratiquement inexistantes. J’approche d’une série de villes que j’essaye d’éviter comme le fait la piste cyclable. Cette fois la piste est en pleine campagne sous une chaleur de plomb au milieu des moissonneuses batteuses en plein travail. Mais ce ne sont pas les seuls engins agricoles en action. Toute la bute qui surplombe la piste cyclable a été fauché et le foin chardons et épines y compris est sur la piste. Seul un minime passage pour un vélo a été préservé ce qui crait des complications à chaque croisement de vélo. Ils ont ainsi fauché plus de 10 km de piste avec sur les 10 km suivant des balles rondes gerbées pas la botteleuse en plein milieu de la piste. C’est le parcours du combattant avec le Quest. Ensuite la piste s’enfonce dans des jardins ouvriers mais ou l’état de la piste est un champ de mines. La moyenne si gaiement acquise s’effondre. Mais j’avance. Pas pour longtemps car l’affichage devient chaotique. Je dois faire 3 fois demi tour sur une dizaines de km. Le GPS de nouveau veut me faire prendre l’autoroute. Je fais le point avec la carte les deux GPS mais impossible de trouver le chemin. J’essaye de garder mon calme. Un couple de cyclotouristes anglais eux aussi complètement paumés pas les indications erratiques m’envoie sur les roses lorsque que je les aborde. C’est vrai qu’avec mon teint halé j’ai plutôt la tête d’un vendeur de fausse Rolex chevauchant un suppositoire publicitaire. Qu’ils aillent au diable. Je ne vois qu’une solution : éviter l’autoroute en m’enfonçant dans la ville et me laisse guider par le GPS. Mal m’en a pris. Je me retrouve sur des pentes de plus de 10% en pleine agglomération qui subi aussi de nombreux travaux histoire de bien noircir le tableau alors que la chaleur est écrasante. Je reste très motivé mais les performances sont anéanties. Je suis en haut de la ville à sa périphérie et trouve une superbe piste cyclable avec un enrobée dans des sous bois. Je me laisse glisser dans la végétation et profite de la fraicheur. Je ne sais pas pourquoi dans un virage aveugle à droite je freine très fort par prudence. Et à 10m de là en pleine descente, sans aucune signalisation en amont, une superbe barrière à la hauteur de mon cou traverse toute la piste ! Il faut sortir du Quest et le tortiller pour le faire passer dans un trou de souris. Décidément ce voyage souffle le chaud et le froid des performances. Je suis de nouveau sur le plat et met le cap sur Worth. Mais il est déjà tard et je tente quand même de gagner Germesheim qui est encore à 60 km. Pour la première fois de mon voyage mon abonnement international fonctionne. Je peux lire mes emails et recevoir des sms. Tout le monde s’inquiète de ne pas avoirs de nouvelles et pour cause! Je réponds rapidement et essaye de relancer mais je suis à plat en eau et vivres à sucres rapides. A peine ai-je retrouvé la piste cyclable que je dois la quitter pour ravitailler. Je vais avaler deux litres de boisson cacaoté au comptoir de la caissière et ai acheté plus de 5l de liquides divers. Je suis au delà de 10l avalés. J’essaye de retrouver la piste. De nouveau je me perds dans les lotissements. Enfin les petits panneaux indicateurs blancs et verts apparaissent. Je me retrouve sur une piste cyclable qui est une simple trace pavées de cailloux, trace mono roue située en haut d’une butte de 3m au milieu de nulle part. Le terrain privilégié du Quest… C’est à croire que l’on m’en veut. Impossible de dépasser les 10 km/h sur 13 km…. Je retrouve une piste plus large mais l’état est déplorable. Je ne vois pas un trou dans le soleil baissant et la roue gauche descend dedans dans un bruit fracassant. Je crois avoir tout cassé. Je me résigne encore une fois à rouler à 20km/h faute de sécurité. Je suis encore à 40 km du but fixé. Je quitte la piste pour une nationale afin de gagner du temps. Les phares allumés les clignotants deviennent très rapides. Il y a un camping dans Worth le long du Rhin. A 21h passé je demande mon chemin car je suis arrivé d’après le GPS mais pas l’ombre d’un camping. Personne ne sait m’indiquer le chemin. Je n’ai plus de batterie, plus de clignotants, de feux de position de klaxon. L’orage éclate. Je demande encore une fois mon chemin en vain. Il commence à faire très sombre et je ne trouverai pas le camping. Je n’ai plus aucune affaire sèche malgré la chaleur de la chaleur de la journée ni de propre. De plus je me rends compte que la ville n’est pas très bien fréquentée. Je suis dans un quartier assez suspect. Sur les conseils d’un gérant de bar turque, je devrai bien mieux chercher un hôtel. Je comprends que son avis est plus qu’un conseil. 2 km plus loin je trouve un établissement très correct pour 40 euros la nuit avec garage fermé. Affaire conclue. Je sors tout du Quest car tout est trempé entre la sueur ou non sec des lessives de la veillle. Je lave l’intégralité de mes affaires et squatte toutes les prises de ma chambre pour recharger la totalité des éléments électrique. Toutes les serviettes de bains sont étendues dans la chambre pour tenter d’éponger les vêtements que je viens de laver. Dehors l’orage gronde.
C’est une journée ou avec les conditions pour les pistes cyclables comme le matin j’aurai pu sans problème dépasser les 300 km parcourus. Je m’écroule vers 23h sans avoir mangé
Distance de la journée :218 km
Temps de déplacement : 10h08
Vitesse moyenne de déplacement 21.5 Km/h
Temps estimé de déplacement > 30 km/h : 4h
Vitesse max 55.9 km/h
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MessageSujet: Re: Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon   Mer 28 Juil 2010, 11:30

Quatrième étape
Je me lève à 6h30 et fait le bilan. Toutes les batteries sont pleines (GPS, Iphone, celle du Quest, accus et batterie de secours pour électronique). Ma nuit a été très mauvaise. Je ne suis plus habitué à dormir dans un lit et j’ai l’impression d’étouffer dans une chambre. A 7h je suis devant un petit déjeuner pantagruesque. Je dégoute mes voisins, un couple de quinquagénaires, qui ne comprennent pas que je puisse ingurgiter autant de nourriture. Ils sont allemands et font des commentaires à mon encontre à voix basse. Un VRP assis plus loin entame la conversation en anglais et demande des infos sur la vélomobile. Le couple inquisiteur tend l’oreille. C’est une très bonne conversation sur l’éco mobilité. A 8h l’addition payée le Quest plein je quitte l’hôtel et traverse gaiement la ville de Worth qui semble moins austère. Je me suis préparé une liste de villages qui sont en direction de la frontière française vers la ville de XXX où j’ai potentiellement rendez vous avec Mike du forum. D’entrée de jeu je dois rebrousser chemin après avoir été contraint par des travaux à ne pas prendre la route indiquée par le GPS. C’est très motivant de commencer la journée par 12km d’aller retour. Mais je suis pas au mieux de ma forme et je ne veux plus entendre parler des pistes cyclables réductrices et chronophages. Au bout de 20km les attaches du capot qui tiennent la jupe cèdent. Je m’arrête à une boulangerie pour acheter encore à manger et réparer. Je croise à quelques km de Germesheim. Ma vitesse de progression est bonne sans être exceptionnelle. J’échange des sms depuis hier au soir avec Mike qui malheureusement va avoir du mal à se libérer. Ayant fixé rendez-vous à 13h à la frontière française je ne force pas la cadence. Je note un très grand changement d’attitude des automobilistes qui n’hésitent pas à me raser et arriver vers moi à grande vitesse et de tout planter au dernier moment. Il pleut beaucoup. . Je jupe pour me protéger de la pluie. Je suis sur une nationale dans les bois extrêmement fréquentée sous une pluie battante. Je créai bien involontairement une file de voiture mais surtout de camion de plus d’un kilomètre car même si le bitume est d’excellente qualité je ne peux pas maintenir plus de 40km/h ni n’ai de place pour les laisser passer. Je n’y vois rien les lunettes sont embuées j’ai froid de partout mais surtout aux pieds. Je dois reconnaitre que les chauffeurs routiers sont très patients et me doublent avec une infinie précaution moi frêle bouchon blanc dans cette marée de 38T. Je ne peux en dire autant des voitures.. A 12h30 je passe la frontière sous une pluie fine qui ne s’arrêtera pas. Je profite du réseau français pour appeler mes proches inquiets de ne pas avoir eu de nouvelles. J’ai brulé beaucoup d’énergie dans le stress de cette nationale. J’ai vraiment très froid aux pieds. Je ne sors même pas du Quest pour manger un petit bout. Même si je consomme un peu moins d’eau j’ai toujours une impression de soif incessante. Ors avec la jupe et le temps froid ma sudation est largement diminuée. Donc tout naturellement je dois m’arrêter pour me soulager toutes les 45 à 60 minutes. Je perds beaucoup de temps à déjuper et m’extraire du Quest. Comme il pleut je dois tout protéger en mon absence même pour une minute. J’essaye de trouver une solution. Il me faudrait un tuyau sur la colonne de direction avec un entonnoir pour m’éviter de sortir et évacuer mon urine ainsi par les trous des pieds au fond du Quest. La température a chuté de plus de 15 degrés. J’essaye de me protéger le haut du corps. Vers 14h j’ai un gros coup de barre et m’arrête dans un super marché pour m’acheter un repas et des gâteaux. Je me suis sous alimenté roulant sur le très gros petit déjeuner du matin. J’ai une discussion hallucinante avec 3 jeunes totalement défoncés à je ne sais quoi. C’est là que j’apprends médusé que Pixelman a copié honteusement sa décoration d’une vélomobile couleur force de l’ordre car je cite « les flics ils ont des véhicules comme ça pour intervenir à fond ». Lyon est à moins de 600 Km. Cap sur Strasbourg que j’atteints vers 17h avec les indications laissées gentiment par Mike. Je visite un peu la ville avec ses innombrables pistes cyclables. Les aménagements sont vraiment nombreux preuve que lorsqu’une volonté politique est là, les choses avancent. Je trouve le canal Rhin-Rhône que je suis à allure modérée car les cyclistes sont très nombreux et sont surpris lorsque je le double. Dans les pays nordiques les réactions sont plus modérées. Mais je ne sorts pas très bien de Strasbourg puisque « grâce » au GPS, je me trouve de nouveau sur une voix rapide où les voitures roulent très vite. Je roule sur la bande d’arrêts d’urgence truffée de branches et de cailloux. C’est la première fois du voyage que je passe si tôt dans la journée la barre des 200 km. J’ai profité de routes très roulantes mais n’avait pourtant pas les conditions météo idéales ni la meilleure forme. Je passe devant l’usine de chewing-gums Wrigley que l’on sent des km en amont. La pollution olfactive est impressionnante. Ici tous les lapins doivent sentir le cocktail exotique ou la menthe extra forte. Ils vont tous les soirs s’éclater au bulle populaire. Le ciel est très sombre et à 19h et la visibilité est réduite. Je n’ai plus le choix je dois trouver un camping le long du Rhin car il pleut encore et les batteries me lâchent. J’avais largement devant moi le temps de faire au moins 60 km de plus. J’ai roulé toute la journée avec les feux et n’ai pas d’autre solution. Si seulement les panneaux solaires avaient fonctionnés. J’ai hésité au moment de quitter Dronten à acheter une batterie 12V supplémentaire. Je trouve très rapidement un bel établissement. Encore une fois la gérante est charmante et l’accueil chaleureux. J’ai beaucoup de difficulté à trouver un emplacement pour mon hamac et vais finir contre le bloc sanitaire entre deux arbres espacés d’à peine la longueur nécessaire. Il pleut à saut. Des enfants viennent me poser des questions constructives. Leur papa nous rejoint sous le Tarp tendu alors que la pluie redouble. Nous sommes accroupis sur la terre battue à parler de vélo alors que leur auvent avec chaise trône à 20m de là. Sourire. Il est 21h je m’échappe du petit groupe pour trouver une solution électrique. La gérante accepte de me prendre toutes mes batteries et nous essaimons les appareils sur toutes les prises du local d’accueil. De nouveau lessive et cette fois je craque et achète un jeton pour le sèche-linge. Une allemande me vole mon tour avec un sourire de courtoisie que je ne relève pas. Je mange dans la buanderie en attendant mon tour. Je commence à réfléchir au reste de mon parcours et échange des sms. J’ai l’idée d’essayer un 24h non stop. D’après mes calculs et le GPS je ne suis plus qu’à 500 Km de Lyon et avec une moyenne de 24km/h que j’arrive à tenir je devrais arriver en 24h avec les arrêts. L’idée me tente beaucoup. J’ai de plus en plus de facilité à faire la distance de 200km même si je suis conscient d’une fatigue générale qui s’accumule. Nous verrons demain si les conditions s’y prêtes. J’ai accès au hublot à seulement 23h et décide d’aller me coucher sous une pluie battante laissant mes affaires dans le sèche-linge en action.
Distance de la journée :223 km
Temps de déplacement : 9h20
Vitesse moyenne de déplacement 23.9Km/h
Temps estimé de déplacement > 30 km/h : 5h
Vitesse max 50.2 km/h
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pierre1911
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MessageSujet: Re: Le voyage du Quest 418 de Dronten à Lyon   Mer 28 Juil 2010, 11:30

Cinquième étape
Il est 6h la pluie vient juste de s’arrêter. J’en profite pour lever le camp. Je glisse le Quest dans une grande avancée abritée où je peux charger au sec. Je retrouve tout mon linge bien sec et enfile donc des vêtements chauds. Il fait vraiment froid. L’accueil ouvre à 7h et je prépare ma journée en grignotant des biscuits. 7h15 je suis sur la route essayant de mouliner pour me réchauffer. La route est assez bonne mais comme tous les matins les 60 premiers kilomètres sont difficiles pour relancer la machine. D’ailleurs je ne m’impose pas un gros rythme pour me ménager. La pluie me rattrape. J’avance assez bien. J’atteins Mulhouse mais passe énormément de temps à en sortir. Je suis décidément fâché avec toutes les villes. Je suis perdu sous une pluie battante dans les routes de campagnes jusqu’à un pont. Je viens de retrouver le canal Rhin Rhône. La piste qui coure le long est d’une qualité irréprochable. Tout est très bien entretenu. Seulement voilà les très nombreuses écluses qui relèvent la route sur une bosse de 3 à 4m de haut, cassent le rythme. Je ne peux pas arriver dessus à 30km/h et me laisser glisser car je ne vois pas ce qu’il y a derrière et avec le pont avant du Quest cette sensation dure encore plus longtemps ne sachant pas ou j’ai mes roues. Ma moyenne s’écroule. J’ai vraiment très froid et la pluie est tellement forte que je dois mettre à m’abris mon casque stéréo qui pourtant à toujours été protégé par le veltop. Je m’arrête sous un pont pour enfiler la polaire. Je suis trempé malgré la protection. Je dois au bout d’une heure enlever la polaire gorgée d’eau. La moyenne est catastrophique. C’est la contre performance. Je comprends que je ne pourrais pas faire le trajet en 24h. Le moral en prend un coup. Je ne peux plus porter les lunettes car je n’y vois rien. A 13h je suis rincé. Il faut que je me réchauffe reprenne de l’énergie car j’accuse une fatigue morale et physique. Je passe dans plusieurs villages en vain. A droite un peu plus loin le village à flanc de coteau semble beaucoup plus grand. Je quitte la piste cyclable pour m’y rendre au moment ou la pluie cesse. Je trouve une pizzeria où la tenancière est un ange. Pitchoun me rappelle et me regonfle les batteries. J’avale une énorme pizza et me paye même un dessert histoire de me remonter le moral. Il n’a pas plu pendant tout le repas. Au moment où je regagne la piste cyclable le long du canal la pluie redémarre. Je ne verrais pas mon ami Rouk au territoire de Bellefort car il doit travailler et n’a pas trouvé mon message vocal au moment où je croise la ville. Je rentre dans Montbéliard. C’est la panique car il y a de très très nombreux travaux et déviations. Avec le Quest qui ne braque pas beaucoup je me retrouve dans des situations impossibles. A un Y je dois entamer la piste en face qui n’est pas la bonne route puis me laisser couler en marche arrière pour prendre ma route. C’est ma plus mauvaise moyenne. En revanche malgré des dizaines de zones en travaux, la voirie a toujours mis en place des indications très claire pour orienter les cyclistes. C’est la première fois que je vois des panneaux déviations que l’on connait pour les automobilistes qui sont utilisés avec un petit carton du sigle eurovélo6 dessus pour indiquer le chemin. Chapeau bas !. Je sors de la ville. Je me retrouve à un croisement avec les panneaux de l’eurovélo6 qui m’indiquent une belle cote. Et effet c’est très raid. Je n’ai même pas la démultiplication nécessaire et doit faire plusieurs pauses. J’ai l’impression d’étouffer avec la jupe tout en ayant froid. Je m’insupporte avec mon odeur car je marine dans une carcasse pourtant avec les pieds gelés. Il pleut des hallebardes. Je redescends sur les freins à 20km/h car impossible de distinguer nettement la route et j’ai encore du enlever les lunettes. Je retrouve le canal qui coure le long du Doubs. Les paysages sont superbes. J’ai quelques éclaircies puis de nouveau la route s’éloigne et je me paye de grosses côtes sous la pluie comme si les deux s’étaient donnés rendez-vous. C’est pourtant avec les gorges du Rhin le plus bel endroit du voyage et je ne me lasse pas de profiter du spectacle quand les rayons de soleils veulent bien dardés entre deux averses. Je reviendrais avec plaisir. Plaisir un mot qui n’est pas vraiment celui associable à cette journée vu les conditions météo. Enfin une accalmi. Dans une ligne droite je vois arriver un trike surmonté d’un drapeau. Wouha un pote ! Mains levées au ciel le couché d’en face à compris. Et le sourire en face c’est le meilleur rayon de soleil que je pouvais espérer. Je viens de trouver Antoine68 qui remonte de la concentration de vélo couché depuis Dole. C’est une des meilleures rencontre de ce voyage un super souvenir. Nous papotons un peu plus d’une demi-heure mais je dois repartir et il se remet à pleuvoir. Quel temps de cochon ! Je finis par arriver à Besançon à 19h précise. Je fais une pose orientation et alimentation. Impossible de trouver camping. Je sollicite Pitchoun par sms qui m’avait proposé assistance plus tôt dans la journée. La pluie a cessé. Quest a des ailes. Je prends la direction de Saint Dit toujours le long des berges sur l’eurvélo6. Pitchoun me rappelle j’ai dépassé un camping situé au nord de Besançon. Et mince. Il n’y a rien d’autre à Saint Vit. Aie aie. Je roule à plus de 40 sur les quais alors que je suis à plus de 200km dans la journée exécrable. Olivier m’indique un camping à Parcey‎. C’est à moins de de 10km à vol d’oiseau mais en pleine montagne. Je quite les berges et grimpe dans la foret. J’ai un regain de force même si c’est ma plus mauvaise journée. Les pentes sont vraiment très raides et fait 500m de dénivelés en moins de 10km. Peu importe je vais y arriver la rage au bide. Je ne cesse de grimper mais le paysage est superbe. A la sortie d’un village un monospace curieux qui m’a suivi s’énerve et me dépasse dans un vombrissement. Le sens de la pent c’est inversé et c’est une longue ligne droite qui fonce vers la vallée. J’ai des watts plein les jambes, et j’accroche le gros plateau 60, 70, 80, 82, 83 le conducteur n’en revient pas que je suis à 200m derrière lui à fond la gamelle chargé comme un âne. Quel pied. Une nouvelle grosse montée nous sépare car je monte péniblement à 10 km/h. Le GPS n’en peu plus de reculer mon heure d’arrivée mais je garde mon optimiste. De nouveau une grande descente qui plonge dans une vallée avec au fond une rivière la Louve qui est ma destination. Je trouve le camping à 21h mais l’accueil est fermé. Un panneau indique que nous pouvons nous installer et régler le lendemain. Le camping municipal n’est pas entretenu. Je peine à trouver un emplacement pour mon hamac car les arbres sont très larges et très espacés. J’échange un coup de téléphone avec Mathieu du forum en même temps que je fais mon camp. Je suis complètement gelé. Je me refugie dans les sanitaires pour me faire une soupe improvisée avec un sachet de fondue aux 4 fromages et prendre une bonne douche pendant que le lyophilisé s’hydrate. Ce soir pas de lessive car demain je suis à la maison. Je ne peux pas recharger les batteries ce qui m’embête passablement car j’ai beaucoup sollicité les feux de route toute la journée.
Extinction des feux vers 23h complètement gelé j’enfile mes tenues techniques pour garder de la chaleur
Distance de la journée :225 km
Temps de déplacement : 10h47
Vitesse moyenne de déplacement 20.9 Km/h
Temps estimé de déplacement > 30 km/h : 4h
Vitesse max 83.5 km/h


Dernière édition par pierre1911 le Mer 28 Juil 2010, 11:36, édité 1 fois
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