À PROPOS DES COMPACTS, DES CLASSIQUES, DES DOUBLES OU TRIPLES PLATEAUX.
sujet techniquement débatu à
http://julmtb.com/forum/viewtopic.php?t=18120je trouve bizarre cet acharnement manifeste dans le monde du vélo droit à rester en double plateau alors que mécaniquement c'est mieux en triple. je pense que ce qu'on perd en mauvaise ligne de chaine est pire que le poids d'un plateau de plus.
on entend souvent dire...
"avec un meilleur look qu'un triple"
je suis sur qu'on verrait souvent des triples dans les revues techniques et à la télé on trouverait un meilleur look, ça fait plus de mécanique, plus complexe, ça peut être aussi super comme look.
si il y avait la demande ou le souhait de le faire vendre, techniquement, on pourrait le faire, à 100 gramme près (le poids de la rondelle) équivalent au double... et.. encore, vu qu'alors, il n'y a plus besoin de toute une gamme de pignons assez gros (allant de 26 à 29), le poids équivalent est gagné sur la roue libre! (Les deux derniers pignons de 24-26 maximum au lieu de 26-29 font une sacré dose de métal en moins!
il semble donc que ce soit EN GRANDE PARTIE cette histoire de look qui justifie un double plutôt qu'un triple, que ça soit pour les désigners des fabricants que pour les clients.
avec un triple on peut tabler sans avoir à faire de compromis pour le petit plateau pour 10 à 20km/h le moyen pour 15 à 30 km/h, le grand pour 25 à 50 km/h... et ce sans connaître les problèmes des doubles plateaux actuels: étagements de roue libre, différence entre plateau, rendement optimal en toute situation par ligne de chaine.
Mais pourquoi alors on est arrivé en standard à des plateaux de 34-50 qui semble un choix aberrant en raison de la ligne de chaîne et de l'écart trop grand entre les plateaux? Je pense en résumé que
- c'est un transfert des -30% puissance pro -> amateur et -20 à -30% vitesse.
- une affaire de marketing: ce choix multuplie les compromis obligeant les pinailleurs à tester des tas de configurations qui seraient toute permises sans rien changer avec un triple: pour le commerce c'est très profitable:
l'aspect le plus évident de cet effet marketing qui fait attribuer "un meilleur look" au double plateau est le transfert du monde de la compétition, vécu ou vu à la télé, rêvé à travers les revues, vers un monde amateur les cyclistes s'identifiant au pros se sentent (parfois) "con" avec un triple (la présence d'un triple sous entend que vous n'êtes pas "un bon" qui passe partout sans cet artifice... d'un plateau DE PLUS que les courreurs, eux.. ont,. Cette "tendance" se remarque si on regarde les photos de matériel "pro": de la communication au client, en passant par les intermédiaires, on sent cette réticence au triple avec une sorte d'effet de "ça ne se fait pas". On ne voit jamais de triple sur du très haut de gamme "compétitif".
un vague sentiment de "ça ne le fait pas" est partagé du concepteur au client et aboutit à l'élimination de ce choix, à tel point que ce qui décide souvent le client qui aurait prouvé par les calculs de cadence vitesse et examiner les croisements de chaîne, que c'est... la pénurie de haut de gamme en triple qui le décide! (par exemple campagnolo qui ne fait plus de triple plateau dans les haut de gamme). Si les pros ignorent l'usure rapide de matériel qu'il change systématiquement préventivement, ce critère devient important chez l'amateur. L'amateur, contrairement au pros, à supposer qu'il soit aussi fort physiologiquement n'est pas dans un contexte comparable: il a un moindre choix de ses trajets d'entraînements.
pour s'entraîner à la bonne cadence avec une bonne ligne de chaîne sur une côte à 12% par exemple, même les champions en auraient besoin. La solution adoptée... est, d'aller rouler ailleurs que sur des pentes casses pattes.
- une affaire commerciale juteuse? en raison des forts écarts de ligne de chaîne, ça s'use bien plus vite. l'obligation d'avoir des petits pignons, et aussi plus de pignon diminue la largeur de la chaîne, des pignons, et leur circonférence. Les contraintes locales au niveau des matériaux se multuplient.
RAPPELEZ VOUS LE MICRODRIVE! avec des petits plateaux et des petits pignons, des "débutants" en vélo arrivaient avec seulement 100 watts en endurance à user aussi vite leur transmission que des pros. Les arguments tels que grandeur de chape de dérailleurs et autre ne sont fait que pour faire passer la pilule (sur mon VTT transformé en vélo utilitaire j'ai mis 12-26 et 28-38-48, au lieu de 11-26 22-32-42!, je suis passé de 2500km à 8000km par chaîne)
par exemple 10% de plus de couple donc de tension de chaîne, plus 10% de moins de circonférence car pignons plus petit plus 10% de plus d'usure par désalignement font
1.1 au cube = 1.33 fois plus rapide pour l'usure
l'acceptable en croisement semble de utiliser en face 1 pignon, et écart de 2 pignons en face du plateau = 5 par plateau)
le 34-50 semble permettre de juste passer de petit plateau et 2 pignons à droite de la ligne de chaîne à grand plateau et 2 pignons à gauches de la ligne de chaîne. cela est limite: faire la transition demande donc de changer de 4 à 5 pignons en même temps que passer le plateau! c'est peu pratique et cela arrive avec un 13-25 dans la gamme de vitesse 20-25km/h.
si on raisonne ainsi
TDF pro -----> amateur seul
amateur: veut "que ça fasse pro" (marketing); donc 2 plateaux et non 3.
effet "bénéfique pour l'économie". La mauvaise ligne de chaîne fréquente augmente l'usure: on change chaîne et pignons tous les 5000km au lieu de tous les 10000 à 15000. chez les pros cette question est absente, on change par sécurité à 30% du temps normal d'usure, pour ne pas risquer le moindre incident mécanique. Chez l'amateur, la question de passer 3 fois 50 à 100 euros en pièces d'usure au lieu de 1 fois, ça rapporte.
pour le choix des rapport on a
- 30% de puissance
-20% de vitesse sur le plat (car on est seul), 50/13 au lieu de 55/12
-30% de puissance en côte (car on est moins puissant, mais aussi dans une zone d'effort adaptée à un effort constant et plus long)
34/26 au lieu de 44/26
braquet logiquement adaptés au pro 55-44 et 26-12... pour les épreuves de montagne. a t'on bien ça?
c'est la différence amateur pro qui a du aboutir au compact, partant du 42-55 en plateau.
mais maintenant, on s'aperçoit que en solititaire on ne fait pas non plus les mêmes parcours: en fuyant les voiture on tombe plus souvent sur des situations intermédiaires.
quant au vélo couché, il cumule les problèmes des amateurs en côtes (plus lent, moins puissant ou plus lourd, et des coureurs en pelotons. la passage au triple est alors obligé.
mécaniquement on devrait avoir pour couvrir le même écart entre minimum et maximum soit un double plateau avec une roue libre fortement étagée mais avec peu de pignons (maxi correct mécaniquement semble 7)
soit un triple avec une roue libre à 10 dentures et moins étagée.
il faut semble t'il prévoir 80 de cadence possible en toute situation.
c'est à dire entre 5 et 40km/h non entraîné, lourd ou tricycle, et entre 10 et 45km/h entraîné, léger et en vélo droit .
si on veut avoir à la fois la bonne ligne de chaine, et un bon étagement, la question du triple ne se pose plus.
j'ai encore bien réfléchi là dessus sur 71 km (là c'est du vélo droit)
j'ai fait ce parcours.

c'est en gros l'idéal pour le test: de la route plane sur plaine sédimentaire, une route de montagne avec une traversée de coteaux et enfin une petite route de campagne avec des bosses dont une traversée de village est réellement à 20%, pour voir si ça passe bien.
je me suis observé, je passe souvent beaucoup de temps à sauter des pignons de 2 en 2, alors qu'avec le peugot, ça me parait plus confortable (13-26 en 8 pignons c'est plus étagé mais je rêve de tant à autre de plus gros pignons, que je pourrait justement avoir si il y en avait 2 de plus sur la roue libre et Sur le coup de Q à 20% j'apprécie réellement le 34/26 (dont l'équivalent peut être 37/28 )
je constate aussi que le 13 dent est le plus utilisé (sur mes deux vélos)

entre 35 et 40km/h je suis systématiquement dessus. Or, c'est la seule plage de vitesse où je passe autant de temps par rapport aux autre (j'ai trié les catégories par tranche de 5km/h.
voici ce que j'en conclu, valable pour le vélo droit.
le 13 apparait que c'est celui ci le plus utilisé (mesure du temps entre 35 et 40km/h), or il n'est pas en ligne, le plateau étant plutot en face du 3eim pignon coté extérieur. le pignon le plus utilisé serait donc mieux en 2 ou 3 partant du bout, c'est à dire sur une roue libre commençant à 11 ou 12 dent: il serait en effet en ligne de chaine meilleure et en plus, il y a des pignons donnants de la marge.
le 11 semble un pignon réservé à des condition rare: valable seulement en course. correct est donc de démarrer en 12, 11 si compétition
pour quand meme respecter le critère "moins que 40% d'écart entre plateau" il faut avec le 50, ne pas descendre en dessous de 37 dents. et pour passer partout aussi bien qu'avec le 26 dents en 34 il faut donc le 28 ou 29 dent.
donc il faut 37-50 et 12-28 ou 11-26 en cas de compétition.
en cas de compétition, mécaniquement, 40-53 est bien plus cohérent (usure moins rapide, plus fiable), sauf execption qui consisterait à faire un chrono sur des cols très raides.
mais l'avantage, qui me fais personellement revenir au compact et que je ne suis pas limité en côte si je prévois des défis sur les cols les plus durs d'europe, plus de 1000m de dénivelé à plus de 8% de moyenne qui sont en effet... chez moi)
je donne les liens sur ce que j'ai écrit sur le plus beau du coin...
http://thevenet.jean.free.fr/colombier-itineraires.htmlhttp://thevenet.jean.free.fr/2007-colombier.html